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Les robinsonades 2021 d'Amzer zo

Texte et photos: Patrick M

 

Du 9 au 13 juillet, Amzer zo au pays des Traou-mad

Comme chaque année au printemps, Amzer zo ça le démange ! Il n'a qu'une envie, emmener son fidèle compagnon en mer pour vivre de belles aventures, et cette année ce sera après avoir participé à la '' semaine OFF'' du golfe du Morbihan qui fut une bonne entrée en matière (le vent n'est pas descendu en dessous de force 5 !! )

Donc navigation pendant 5 jours et 4 nuits en Bretagne Sud entre Belon et les Glénans

Belon, Brigneau Merrien Doélan, Port Manech, Concarneau , et les Glénans pour finir.

J'ai lancé une invitation à mes amis en leur proposant de me suivre dans mes robinsonades et c'est ainsi que : Vincent avec '' Muddy '' le Nantucket de VAP est venu de La Rochelle, Emmanuel Mailly avec son épouse et son Ilur ''Tournepierre '' de beaucoup plus loin (région parisienne), mon copain Jeanlou Guilard avec son Seil ''Seiltic'' depuis Brest. Olivier Langlet était sur place avec son canot 12 pieds construit de ses mains s'il vous plait, ainsi que notre grand ami Roger Barnes venu de Douarnenez avec son Ilur Avel Dro, et .....cerise sur le gateau, Jean David Benhamou sur son cata nous à rejoint en pleine mer près de l'Ile aux Moutons l'avant dernier jour, juste au moment de l'apéro !! (nous arrivions de Concarneau et lui de Loctudy ).Et puis il y a eu aussi Jean Paul et sa femme sur leur nouveau bateau (Blue Djinn): ils nous ont retrouvés pour un soir à Doélan.
Donc une belle virée en perspective.

Arrivée le Jeudi soir par la route, nous nous retrouvons au camping de Belon avec comme entrée en matière une dégustation d'huitres accompagnées du petit blanc qui va bien, avec une vue magnifique face à la rivière Belon.

Puis nous avons visité le château de Belon guidé par son propriétaire, ce fut un grand moment d'échange avec le personnage .
Pour des raisons de marée nous mettrons à l'eau à marée montante, les vans, voitures et remorques nous attendront au camping, bien sagement.

Vendredi 14 h après avoir tiré pas mal de bords pour sortir, nous piquons vers Doélan (7 ou 8 nautiques) avec une belle brise de travers. L'arrivée à Doélan fut épique car nous avons été accueillis par le zodiac du port de façon inélégante ! Nous demandant de ressortir du port !!.... rien que çà ! '' Pas de voile dans le port et ce sera 13 € pour la nuit '', même tarif pour tous les bateaux, et en plus sur bouée sans service de rade, tout cela dit sur un ton pas très sympa
Evidemment Roger avec son accent bien à lui leur à répondu ''oui oui monsieur ''et...... il a continué sous voile.
Nous avons opté pour nous échouer en fond de grève ce qui nous permettait de descendre à terre pour gouter le cidre et les crêpes du coin.

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Après avoir refusé de payer et sous les menaces que la police vienne nous verbaliser nous avons réglé notre nuit à contre cœur.

Heureusement la soirée au resto et la nuit dans ce lieu magique face à la maison de Benoite Groult nous à fait oublier ce petit accroc.

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Samedi matin avec du vent au près et du soleil, nous remontons vers Port Manec’h sans oublier de rentrer dans le magnifique port de Brigneau qui lui, n'a pas de capitainerie ...donc plus de problèmes ! Cet endroit que je connais est magnifique et je ne me lasse pas de le voir.
Arrivée à Port Manec'h nous nous échouons sur la grande plage pour le pique-nique de midi avec sieste.

Après s'être concertés, je propose de ne pas dormir à Port Manec'h mais de continuer vers Concarneau pour 2 raisons: premièrement nous avons du temps devant nous et c'est dommage de rester sur le sable la moitié de la journée; deusio étant donné la direction du vent, en partant de Concarneau pour les Glénans nous pourrons ne faire qu'un seul bord.
Cette proposition étant adoptée, nous appareillons. Nous passons l'ile de Raguénes en laissant l'ile Verte sur notre bâbord, puis nous contournons la pointe de Trévignon avec ses nombreux rochers et enfin nous rentrons dans une petite anse (Pouldohan) et allons nous échouer dans la rivière où un calme absolu nous attend (cet endroit est magnifique).

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Soudain un kayak avec une jolie maman et son bébé de 1 an ou 2, harnaché dans un gilet orange, vient à notre rencontre. Elle nous félicite de naviguer comme Robinson et nous propose ses services si nous en avons besoin (sa maison était à 100m de notre mouillage) voilà un bel accueil ! Merci madame pour votre gentillesse. Nous cassons la croûte en partageant nos émotions et nous irons, sans nous faire prier, sur nos bateaux pour passer la nuit.

Dimanche nous partons vers les Glénans. Le but est de profiter pleinement de ce lieu magique en prenant notre temps pour bien s'imprégner des paysages; ce sera donc deux nuits et une journée pleine sur place en plus de la fin d'après midi du jour de notre arrivée (l'idée de passer plusieurs jours aux Glénans à bien plu à mes camarades).
Nous laisserons Olivier rentrer seul à Belon; il préfère assurer car le boulot l'attend. Son bateau est sûr, le marin aguerri et le temps clément donc pas de problème.
Il nous confirmera son arrivée sans encombre par téléphone, merci Olivier de t'être joint à nous.

De beau matin nous partons en direction de l'Ile aux Moutons où doit nous rejoindre Jean David; petite brise et soleil pour cette traversée. Soudain la VHF crépite: "Amzer zo et les autres, je vous vois, j'arrive ! je suis à 1 nautique"

Nous nous mettons au mouillage avec 1m d'eau, dans l'anse Sud des Moutons au ras de la grève,et tous amarrés les uns aux autres, nous partageons bonne humeur, pâté, saucisson, ''guin ru'' (vin rouge en breton ) et le fameux whisky de Roger.
Les Glénans ne sont qu'à quelques miles de nous et c'est en fin d'après-midi que nous allons nous échouer sur le sable de l'ile saint Nicolas coté chambre.

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Lundi matin du vent, et le temps est moyen. Nous partons pour l'ile du Loc'h en laissant sur babord Fort Cigogne puis nous longeons l'ile du Loc'h. Petit passage à côté du rocher ''la bombe'' et nous embouquons le chenal de Brilimec en évitant les roches Mehabans. Nous sommes vent arrière à 2 ris 3 pour certains (1 seul pour Muddy qui n’en a
pas d’autre !) avec une houle bien formée qui nous fait surfer. Après ce passage musclé nous remontons derrière Penfret pour nous abriter un peu puis, finalement le vent ayant faibli, nous contournons Penfret par le Nord pour aller casser la croûte sur l'ile de Drenec près de l'école de voile où nous sommes abrités du vent. Nous passerons une deuxième nuit à St Nicolas ou nous dinerons au resto tous ensemble.

Mardi, retour vers Belon. Nous laissons seul Jean David qui rentrera à Loctudy au près dans le clapot pendant que nous déboulons ""à fond les manettes "en restant groupé à moins de 300m pour les plus éloignés, et à 10m pour le peloton de tête (petit sms de Jean David: bien arrivé mais trempé).
Ce retour fut un excellent souvenir, une belle et longue navigation ou nous étions groupés et pour finir de nombreux bords dans le Belon par pétole après un temps venteux au départ des Glénans.

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Voilà encore une belle escapade qui fait plaisir, qui donne des souvenirs et qui rapproche les hommes. Pas de moteur, juste un peu de godille dans les ports et la voile, la voile, il n'y a rien de mieux,

Le plaisir d'avoir découvert des coins superbes, ce qui n'aurait pas été possible ou tenté en étant seul sur l'eau.

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Merci à vous de m'avoir accompagné et je suis heureux que cela vous ait plu.

Hé bien .....à l'année prochaine, je l'espère.

Le capitaine d'Amzer zo, Patrick.

 

Muddy

L'association VAP dispose d'un canot que les adhérents peuvent utiliser à leur convenance pour aller sur l'eau, à La Rochelle ou ailleurs.

Il s'agit de Muddy, un Nantucket Beetle Cat (cat boat houari en bois) dont le plan d'origine vient de la côte Nord-Est des Etats Unis

Sa description se trouve ici: Muddy : un Beetle Cat

Une photo en navigation (merci YGG):

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Des catboat de ce type furent fabriqués sous le nom de Nantucket Cat Boat en France par le chantier de notre ami Franck Roy, alors actif à Marans, et notre coque est une construction polyester amateur issue du moule de ce chantier ; elle nous a été donnée par Sylvain Berthelot, entre autre créateur des couteaux et montres Farol à La Rochelle. A partir de cette coque nous devions tout faire. Des recherches à la construction en passant par la récupération des matériaux, tout a été réalisé par les adhérents bénévoles de VAP en 2014 (particulièrement par Thierry B). Un exemple de collaboration (auto-financement et construction) qui a aussi fait participer une dizaine de marins et certaines associations amies comme BTLG (Charles B) pour la réalisation de la voile et les amis du Musée pour un mat retaillé par les VAPistes. Le Beetle Cat est utilisé pour la régate dans son pays d’origine, mais c’est à une utilisation véliramique (sortie à la journée, randonnées nautiques, manifestations de vieux gréements …) que Muddy est destiné.

Dépourvu d'avirons latéraux, Muddy fonctionne particulièrement bien à la godille. Vincent L. pour sa part a mis au point une brillante manière de pagayer, quand il n'y a pas le mat, en s'asseyant sur la point avant du bateau qui relève alors le derrière, diminuant terriblement la surface mouillée permettant une avance à une vitesse plus qu'honorable sur les eaux calmes de la Sèvres Niortaise. Le safran d'origine nous posait quelques difficultés dans le clapot en sortant de l'eau. Un essai avec un safran relevable de Caravelle Herbulot, qui allait pile-poil dans les aiguillots d'origine, s'est révélé concluant et la nouvelle pelle fut adoptée sans barguigner.

Dans les travaux envisagés, on prévoit de rendre le mât rabattable grace à une charnière ad hoc et installer une deuxième bande de ris pour étaler des vents un peu forts pour la taille actuelle de la voile.

Enfin pour ce qui est de la stabilité vous pouvez consulter cestte page sur ce site : Chavirage volontaire 2

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Dans la risée

Textes VAP

Photos VAP et Opengoose.com


Notre ami David que son origine anglaise handicape parfois pour quelques textes français, nous a envoyé un appel à l’aide au vu d’un article du Chasse-Marée. Un échange épistolaire numérique entre vapistes s’en est suivi que nous reportons ici :


bonjour a tous
Pour ceux qui prennent le Chasse-Maree, sur la page 18 (No 322), il y a un article titre "Pour en Finir Avec la Bonne Vieille Maniere de (Mal) Barrer Dans le Risees". Ca m'interesse mais, voyant que je n'ai pas un cerveau qui marche
toujours, je ne suis pas sur que je le comprends suffisamment. Ma petite fidele Larousse ne peut pas m'aider, avec les phrases et les expressions "trop marine".
Donc est-ce que quelqu'un peut me donner une explication - de preference en utilisant seulement les mots d'une syllable pour ce pauvre sans-cerveau - de cette veille maniere?
Merci en avance et tres bon dimanche
amicalement
David

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Storerchassemaree

Bonjour
Le Chasse-Marée n'a pas mis de lien vers la page originelle.
La voici :
https://www.storerboatplans.com/event/sailing/new-upwind-sailing-methods-more-performance-less-effort/

Pour ceux qui lisent l'anglais comme si c'était leur langue d'enfance, ça évitera de traduire!
Il y a plein d'autres infos sur le site de M.Storer, notamment sur les voiles au tiers.
Cordially
Daniel

Bonjour à tous.
Intéressant ! Et surprenant pour moi. En effet, dans les risées j'ai le réflexe de laisser le bateau lofer de lui-même, mais sans que j'aie à "pousser la barre" comme le dit l 'article (est-ce une mauvaise traduction du texte original de Storer, qui parle anglais ?) Il suffit de relâcher un peu sa main mais sans cesser de tirer.
En effet le bateau lofe de lui-même quand le vent forcit par le simple effet de la gite, puisqu'elle décale sous le vent le point de poussée vélique. Et si la risée est brutale on va en effet relâcher un peu la barre (mais sans la pousser !) ce qui augmente la rotation au vent. Et si vraiment ça force on va choquer (relâcher un peu) l'écoute, jusqu'à perdre un peu de pression dans la voile pour limiter la gite quand on craint d'embarquer de l'eau sous le vent.
Donc, en dehors des cas de risée forte et brutale qui fait craindre une gite trop forte, on va gagner au vent sans ralentir sensiblement le bateau ... à condition de ne pas louper le moment de fin de risée où il faudra tirer un peu sur la barre pour revenir sur son cap. Sinon on va se trouver quelques instants avec la voile fasseyante, et du coup ralentir.
Mais je dis tout ça de mon expérience limitée à quelques bateaux particuliers.
Peut-être que sur les Oz Goose de Storer les réactions sont différentes. Je vous dirai ça quand j'aurai fait les 1ers essais avec le mien (toujours en chantier mais presque fini)
Cordialement
Yves


Bonjour
En fait tout dépend du bateau
Si celui-ci est très ardent, il faut jouer uniquement sur l'écoute
Sinon il monte au vent, et naturellement on tire sur la barre pour contrer le lof
mais c'est un frein ( à � )
Si le bateau est bien équilibré dans les risées ( Dragon , Requin ) effectivement ont peu le laisser lofer , je dirais plutôt monter au vent mais il faut pas se laisser surprendre et se retrouver face au vent car le bénéfice devient nul.
Patrick

Bonjour,
Je me reconnais dans la description de Yves : quand on veut gagner au vent, on lofe en profitant au max des risées, tout en évitant de trop gîter d'une part et de se de se retrouver face au vent d'autre part. Perso je gère la risée en jouant à la fois sur la barre et sur l'écoute : sans action sur la barre, ni sur l'écoute je "laisse monter", et le bateau gîte et lofer. Puis il se rétablit et je reprends mon allure au près. En cas de survente cela dépend si je suis déjà un peu surtoilé. Dans ce cas je préfère choquer pour éviter un trop fort coup de gite, et je reprends ensuite de l'écoute. Si je ne suis pas surtoilé et que je ne crains pas les embardées, alors je laisse giter (mais j'ai un peu de franc-bord sur mon canote) :
le bateau se redresse de toute façon tout seul lorsqu'il se rapproche du vent.
C'est pratique quand on a une main sur la barre et l'autre qui tient un sandwich ou un godet...
Séb

Je viens de lire l'article et donc je complète. Pour ma part, pas d'ancienne méthode ou de méthode plus récente, mais un choix à faire selon l'objectif. Lorsque je laisse le bateau lofer dans la risée
c'est surtout que je cherche à gagner au maximum au vent pour passer une bouée, une balise, la pointe d'une ile, etc... Dans ce cas je privilégie le gain en cap à la vitesse. Si je suis sur ma route et que le gain en cap m'est égal alors je recherche effectivement plutôt la vitesse : j'essaie de garder le bateau à plat (sur son bouchain) en jouant à la barre, en me mettant au rappel ou en choquant l'écoute de GV , selon les conditions de vents, de mer et selon la garde robe sur le bateau à ce moment là.
Pour autant l'article me fait réfléchir : dans le cas ou j'essaye de gagner au max dans le vent, et que je tire des bords, est-ce qu'il vaut mieux accélérer quitte à moins gagner au vent, ou bien laisser lofer quitte à ralentir ? Dans le 1er cas on tire plus de bord mais on va plus vite. Dans le second cas, on ralentit mais on peut espérer faire moins de route. Histoire de feeling ou de trigonométrie ?
Séb

OZ Goose dans la brise

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Sur la photo de la page du Chasse-Marée, on aperçoit en colonne de droite un article sur le non-rocambeau. Voyez notamment cette page sur le site VAP : http://www.naviguerautrement.org/blog/voile-au-tiers/greer-sa-voile-au-tiers-a-la-storer.html

Cales de Rivedoux

Texte et photos VAP

 

Panneau rivedoux sudLes cales de l’ile de Ré sont à notre connaissance toutes gratuites. Celles de Rivedoux-plage n’échappent pas à la règle.

 

Dans cette commune, il y a deux cales accessibles à nos bateaux et remorques, celle qu’on privilégiera est au nord, donc coté Pertuis Breton, l’autre au sud, côté Pertuis d’Antioche.

 

Cale nord

Cordonnées : Nord 46,16455° , Ouest 1,28134°

Cale rivedoux nord

 

Cet accès à la mer est tranquille, peu fréquenté et relativement bien protégé de la houle et du clapot par vent d’ouest dominant.

Rivedoux nord acces

L’accès est aisé et la place ne manque pas pour manœuvrer. Le stationnement des remorques à proximité fut longtemps interdit, mais le premier mai 2021 nous avons eu la bonne surprise d’une absence totale de panneau comminatoire. Hors saison il sera donc facile de laisser la remorque à proximité. En haute saison touristique, cela s’avèrera nettement plus problématique.

Bati ciment rivedoux nordCote440 rivedoux nord

À la cote 4,40m l’eau lèche le ciment de la cale, soit environ trois heures avant et après la marée haute. Le seul vrai obstacle à une approche sereine est le reste d’un bâti en ciment dont le sommet est à peine moins élevé que le bas de la cale et qui n’en est éloigné que de 40m.

 

Cale sud 

Coordonnées :

Cale rivedoux sud 1

 

Cette cale se trouve sur la grand-plage sud, à proximité du parking à bateau (soumis à autorisation) entre les baraques saisonnières des loueurs et paillotes plus ou moins culinaires. L’endroit est très fréquenté et encombré dès les beaux jours, piétons, pneuboats, planchistes, catamaranistes, sans compter les laséristes locaux qui ont leurs dériveurs juste à côté.

Le stationnement des remorques peut se faire sur les parkings alentour… s’il y a de la place.

Cote 420 rivedoux sudÀ la cote 4,20 l’angle de la cale est atteint par l’eau.

À noter qu’un ressac peut gâcher le plaisir en rendant difficile le maintien du bateau.

 

Remarque désagréable : il n’y a aucun moyen, tant au nord qu’au sud, d’amarrer momentanément le bateau pour garer la remorque. Il est donc quasi impossible de mettre à l’eau seul, idem pour la sortie quand il faut aller chercher la voiture.

***

 

Étrier de sécurité

Texte et photos : Daniel M.

Vidéo : VAP

 

Remonter à bord de nos canot de voile-aviron peut s'avérer difficile . Quand on est dans l'eau le franc-bord qu'on trouvait pas assez élevé étant bien assis sur un banc, parait soudain beaucoup plus haut.

L'échelle est une bonne solution quand on peut en mettre une sans que les pieds disparaissent sous la coque dès qu'on s'appuie sur le premier échelon. Mais quand la solution échelle s'est soldée par des déconvenues, il reste encore le coup de l'étrier.

Il suffit de prendre un morceau de cordage ente 10 et 15mm de diamètre, par exemple un morceau sain récupéré sur une drisse fatiguée et de confectionner un étrier à une extrémité grace à un simple noeud de chaise. L'autre bout sera fixé sur le coté à un point solide de la coque comme la serre bauquière s'il y en a une, Un deuxième appareil est installé symétriquement sur l'autre coté du canot.

Etrier hors coque

Image : l'étrier sorti de la coque : il pend sufisamment bas pour qu'il n'y ait trop d'effort pour insérer le pied.

En cas de chavirage, ou après un désir urgent de se baigner, pour remonter à bord on passe un pied dans l'étrier qu'on a fait pendre sur l'extérieur de la coque, on s'accroche au plat bord de telle manière que la corde passe le long de la cuisse le plus près possible du tronc du baigneur, puis on pousse verticalement fortement pour se hisser dans le bateau selon une technique quasiment semblable à celle du cavalier qui veut se mettre en selle.

Peu de personnes sont capables de hisser leur propre poids à la force des bras, mais tout le monde chaque jour entraine ses jambes à le supporter. Les muscles des cuisses sont parmi les plus puissants du corps et chaque jambe peut soulever la masse corporelle de chacun. Pour peut qu'on s'aide aussi des bras, on s'élève aisément au niveau du plat-bord, même si à la fin  on n'est plus du tout aidé par la poussée d'Archimède. Après on bascule plus ou moins élégamment dans le canot, mais le moment est de toute manière mal choisi pour la coquetterie.

Le bout' et son étrier de cordage ne prennent aucune place dans le bateau, ça  coûte presque rien, c'est facile à faire même pour les peu bricoleurs, aisé à mettre en place pour la remontée et bigrement efficace même pour des capacités physiques amoindries par l'age ou le peu d'entrainement.

Etrier dans bateau Etrier eau

Voici à titre d'illustration une vidéo déjà publiée sur ce site, où le marin mouillé, qui n'est plus exactement un jeune homme, remonte dans son embarcation grâce à un étrier. D'accord ce n'est pas très explicite, mais il faut bien  guetter le moment où le corps s'élève avant de basculer dans le canot.

Godille, épisode 2

Texte et Photos: VAP

 

Une nouvelle sortie godille a eu lieu en ce début d'été dans le Marais Poitevin, encore organisée par David.Img 0723

Un très joli endroit, le "port" du Vanneau Irleau, nous a accueilli pour une nouvelle journée de convivialité autour de l'apprentissage de cette pratique bien utile.

L'arrivée des uns et des autres avec les bateaux s'est échelonnée entre 10h et la pause repas.

Six bateaux et un kayak étaient présents, qui ont pu accueillir les participants enthousiates.

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Plusieurs tours sur l'eau ainsi que le pique nique qui nous a rassemblé à l'ombre ont permis des échanges sympathiques autour du plaisir de se retrouver.

La presse a mis en valeur ce rassemblement:

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Quelques photos de cette agréable journée:

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Biscarosse - Parentis (2ème partie)

Texte et photos: VAP

La suite du séjour de membres de VAP au lac de Biscarosse - Parentis

Mercredi: encore beau, encore chaud !

La flottille sort du port le matin vers Biscarosse au Nord du lac.

Après plus de deux heures d’un vent très léger nous atterrissons sur la petite belle plage de Gastes. 8 beaux bateaux alignés : quelle belle image !

La plage de parentis en born

Une autre pause, d’autres moments partagés. Ah la belle vie !

Pour notre retour, nous bénéficions d’un très bon vent d’Est et c’est donc un très agréable voyage qui nous ramène pour une soirée musicale : Serge à l’accordéon, Patrick à la guitare. Quel beau moment de convivialité!

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Jeudi: le matin, certains sont allés au marché de Parentis visiter les lieux et effectuer le ravitaillement.

L’après-midi, Water Rat avec Miles et David, Vincent sur Muddy, Daniel et Catherine sur Beau-Merle et Serge et Patrick sur Tosca sortent en direction de Biscarosse avec un très bon vent d’Ouest.

Une très bonne après-midi sur l’eau, malgré une averse, courte mais puissante.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 2Vendredi: déluge toute la matinée !

Vincent faisait un petit tour sur Muddy avant de partir ; Daniel et Catherine ont également navigué, sous la pluie.

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Certains membres de VAP repartent vers leurs activités. Miles et Lyn prolongent leurs vacances vers Bayonne pour un petit séjour de trois jours.

Samedi: encore très beau, très chaud, mais pas de vent !

David et Niky sur Valentine IV, Daniel sur Beau-Merle sortent mais après une heure sans vent, les deux bateaux, rentrent au port pour manger à l’ombre !

L’après-midi, un vent parfait se lève. Valentine IV quitte le port pour une dernière belle navigation autour du lac.

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En fin d’après-midi, nous sortons  nos bateaux de l’eau, les replaçons sur les remorques en vue de partir le lendemain.

Certains rentrent chez eux, tandis que d’autres avec leur caravane prolongent leur « tour du monde » ...

Un super séjour, avec une super équipe, une belle flottille, dans un bel endroit avec du beau temps.

Biscarosse - Parentis (1ère partie)

Texte et photos: VAP

Le Lac de Biscarosse-Parentis est un des lacs des Landes. Une superficie de 3600 hectares, entouré par les forêts de pin, typiques de la région Quelques petites plages et quelques ports bordent le rivage, permettant à des canots de suspendre leur navigation.

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A peu près 12 kms de long, environ 7-8 kms de large, ce qui permet de naviguer tranquillement.

Une particularité: au centre-nord du lac il y a quelques 24-25 plates-formes pétrolières ! Une donnée inattendue, à prendre en compte. Par ailleurs, c’est une zone d’amerrissage d’hydravions qui donne parfois un spectacle surprenant pour les navigateurs !

Une sortie d’une semaine est prévue sur ce plan d’eau au début du mois de Juin, organisée par David et Niky.

Dimanche: Valentine IV, Beau-Merle, Takka et Curlew arrivent et s’installent au joli petit port de Sainte Eulalie en Born, au Sud du lac.

Super beau temps, chaud.

Daniel sur Beau-Merle fait un petit premier tour sur l’eau, pendant que J-P, Catherine, David et Niky se trouvent au bar du camping pour un premier apéro suivi par un très bon repas. A chacun sa priorité !!

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Lundi: encore très chaud !

David et Niky sortent du port le matin, suivis par Daniel et Catherine sur Beau-Merle

Le matin le port de ste eulalie

J-P ayant un problème sur Curlew, avec Alain et Véronique, ils travaillent héroïquement, pour effectuer les réparations nécessaires. L’entraide est une valeur marine essentielle, partagée par les membres de VAP.

Bien frustrant cependant pour notre secrétaire, mais le souci est résolu rapidement.

Catherine en a profité pour effectuer son baptême sur le bateau de notre président, Beau-Merle.

Une bonne navigation commence, malgré un vent un peu léger.

Plus tard, Miles et Lyn sur Water Rat Patrice et Brigitte sur Caredig arrivent pour installer leurs bateaux dans le port. Leur venue est fêtée par un apéro au bar du camping.

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Mardi: Vincent arrive avec Muddy, le bateau de l’association.

Notre petite flottille compte désormais 7 bateaux !: Beau Merle, Valentine IV, Curlew, Takka, Water Rat, Caredig, Muddy.

Une navigation en flotille est entamée (qui permet de naviguer en sécurité, autre valeur partagée), un vent léger, chaud  nous porte, qui nous conduit à la plage de Parentis où le pique nique est entamé.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 1Au retour, nous rencontrons Serge et Patrick, bien arrivés sur Tosca. Ce sont désormais 8 bateaux de VAP qui sont rassemblés.

Le retour au port s’effectue de manière agréable, poussés par un vent parfait.

 

Galley Box

Dans le cadre de la pratique du voile-aviron, le sens pratique séculaire de nos amis britanniques les conduit à imaginer toutes sortes de choses pour améliorer le quotidien à bord.

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N’en déplaise à notre appétence pour la gastronomie, ce sont eux qui sont les spécialistes pour imaginer de quoi faciliter la confection de repas à bord, qui permette également le stockage du matériel de cuisine et du repas, et accessoirement de préparer un thé ou un café chaud.

Ils utilisent souvent une « galley box », que l’on pourrait traduire par « boite à popote » qui permet de dépasser la salade maison dans une boite en plastique, le sandwich, la boite de sardines…

Pour une sortie à la journée, le problème ne se pose pas, mais cette boite peut s’avérer utile pour une croisière, une sortie de plusieurs jours.

De nombreux articles sont facilement accessibles sur la toile (il suffit de taper le terme sur son moteur de recherche préféré), mais en anglais pour la quasi totalité.

Différents modèles existent, plus ou moins élaborés, de différentes tailles et formes, qui permettent d’adapter facilement celle que l’on envisage de concevoir et de construire en fonction de l’utilisation que l’on envisage, du type de repas que l’on souhaite pouvoir faire, de la configuration de nos canots.

Quelques vidéos pour aller plus loin (elles sont en anglais, mais on peut, pour celle de Roger Barnes au moins, faire apparaître des sous-titres en suivant la « procédure » indiquée en bas de page) :

Une présentation de la « galley box » de Roger Barnes (avec son aimable autorisation) :

Une autre vidéo qui illustre la fabrication d’une boite de ce type (en s’inspirant du modèle présenté par Roger vu dans la précédente vidéo) :

 

La "procédure" pour traduire le propos de Roger dans sa vidéo: Sous titre

 

Sortie godille

Samedi 8 Mai, la limite des 10 kms étant désormais levée, des adhérents de VAP se sont réunis à La Grève sur le Mignon, un bourg du Marais Poitevin où la municipalité, très accueillante, nous permet de nous retrouver pour la seconde année consécutive.

Cette sortie, organisée par David nous a permis de retrouver le contact avec l’eau (douce), de se revoir (enfin) et de manœuvrer nos bateaux.

Godille en Marais Poitevin

Le rendez vous était fixé vers 10h-10h30 sur le parking de la cale de mise à l’eau de La Grève sous un soleil resplendissant et une température quasi estivale.

Trois bateaux sont de la partie : Takka, Zigoteau et L’insoumise.

Une quinzaine de nos membres sont venus et ont pu s’essayer à la pratique de la godille ou en revoir les subtilités.

Le plus difficile est, une fois le coup de main acquis en s’essayant sur une des « godillettes » présentes, de maintenir la cadence afin de ne pas voir l’aviron sortir de la dame de nage arrière.

(pour davantage d'informations voir notre article La godillette® )Godillette en place 1

Le secret tient en quelques mots: ne jamais s’arrêter.

Le mouvement doit en effet être continu, cadencé pour que le bateau avance sans difficulté.

Pour diriger le bateau, il suffit d’appuyer davantage le mouvement d’un côté ou de l’autre.

 

 

Après quelques tours d’essai où chacun a pu s’essayer, une pause-déjeuner s’imposait.

Le casse croute sorti du sac a fait l’affaire : un moment de convivialité des plus agréables.

L’après midi s’est poursuivi par d’autres essais, sur plusieurs canots, qui ont permis de mesurer leurs différences.

Certains habitants (d’abord intrigués par notre présence) se sont même joints à nous, et ont profité du moment pour faire un tour sur l’eau.

La sortie des bateaux s’est effectuée sans problème sur une cale très praticable.Capture d e cran 2021 05 11 a 09 32 15

Une très belle journée de pratique et de retrouvailles.

Echelle de bord

Avec les beaux jours qui vont revenir, les navigations estivales vont sans doute être aussi, pour certains, le temps de baignades autour de nos canots.

Si se mettre à l’eau ne pose pas de problème particulier, la gravité aidant, remonter sur nos canots peut s’avérer problématique, du fait à nouveau de la gravité qui a tendance à développer une force que notre musculature et la forme lisse de nos carènes ne permet pas de compenser.

Dans notre rapport avec la mer, on sait qu’il ne faut pas lutter, mais plutôt trouver une solution d’évitement contre les forces de la Nature.

Aussi, dans cette optique, le soutien d’un appendice extérieur s’impose : une échelle, bien utile pour remonter au sec.

Une fois définie la problématique, le plan s’annonce plein de contradictions : une échelle oui, mais suffisamment solide et pratique pour pouvoir être utilisée facilement et supporter notre poids, suffisamment compacte pour pouvoir être logée dans nos canots de manière commode.

Si on trouve facilement dans le commerce de « magnifiques » produits en inox ou en aluminium, ils restent onéreux et sont souvent inadaptés à la facture de nos jolis canots.

Alt boarding laddersphoto by west marineL’option « échelle de corde » peut être séduisante au premier abord mais s’avère, à l’usage peu fonctionnelle : le pied sur le « barreau » inférieur a vite fait de se retrouver sous la coque nous contraignant à une position très inconfortable et peu amène à nous faire conserver notre flegme naturel …

Une solution correspondant à l’esprit « voile-aviron » réside peut être dans la conception et la fabrication de cet appendice.

Certains s’y sont déjà penchés, et on peut relever cet exemple émanant d’un Sud-Africain qui a conçu et testé cette échelle pour son canot, un Drascombe. Cet exemple a été reproduit aux Pays Bas, entre autres.

Bien entendu, il demande à être adapté à la forme particulière de chaque coque, mais permet de comprendre le système.

Il utilise du simple contreplaqué, des charnières inox, des vis ou boulons, et un peu d’huile de coude.

L’avantage réside dans le repliage de cette échelle qui lui permet d’être compacte, et donc d’être stockée facilement dans nos petits bateaux.

Capture d e cran 2021 04 19 a 10 53 39Attention, sur le plan, ce sont des mesures impériales qui sont indiquées, à « traduire » en mesures métriques comme dans le tableau ci-contre (petit exercice mathématique plein de subtilités, bon pour des neurones confinés …) :

1e1ab6cc41620f18b50d115728c0bbea

Il n'y a plus qu'à s'y mettre...

Réglementation remorques

Le confinement qui s'impose n'empêche pas les membres de VAP d'avoir des projets de sorties.

Dans la perspective de la libération et des "jours heureux" qui arriveront bien, certains déplacements sont envisagés.

Néanmoins, bien que parfois "gaulois" (au moins au niveau de la pilosité sus ou sous-buccale) nous souhaitons demeurer dans la règle, notamment en prévision de rencontres d'autres moustachus, ceux-là dôtés de képis.

Une attestation ne suffisant pas, il nous faut nous conformer à la réglementation concernant le déplacement de nos esquifs sur leurs remorques.

Au delà de la désormais célèbre règle des 10 kms, certaines discussions (encore virtuelles) se sont développées entre nous au sujet des règles de transport des bateaux, et notamment de la réglementation concernant les remorques.

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La question s'est posée ainsi: pour transporter nos bateaux, la remorque doit-elle être freinée? Doit-elle disposer d'une immatriculation particulière? Quel est le poids à ne pas dépasser?...

Une amorce de réponse s'impose donc: ce n'est qu'une base, rien d'exhaustif:

La remorque doit-elle disposer d'une immatriculation particulière?

Tout dépend du poids total en charge de la remorque (PTAC), c'est-à-dire le poids maximal autorisé : poids de la remorque elle même et de ce qu'elle transporte (bateau, matériel, etc).

Si le PTAC est inférieur ou égal à 500 kgs, la remorque n'a pas besoin d'une carte grise propre. Elle devra cependant disposer d'une plaque minéralogique identique à celle du véhicule qui la tracte.

Si le PTAC est supérieur à 500 kgs la remorque doit disposer d'une carte grise propre, et donc d'une immatriculation particulière.

La remorque doit-elle disposer d'une assurance particulière?

Dans tous les cas, la remorque doit être assurée.

Si le PTAC de la remorque est inférieur à 750 kgs, elle doit être couverte par une assurance (avec au minimum la garantie responsabilité civile). Certaines assurances peuvent prévoir (moyennant ou non un supplément), que l'assurance de la voiture couvre aussi la remorque dont le poids ne dépasse pas 750 kg.

Avant de mettre en circulation une remorque de moins de 750 kg, il faut d'abord vérifier si le contrat d'assurance auto prévoit la prise en charge automatique et sans formalités de ce type de véhicule.

Si tel n'est pas le cas, il faut prévenir l'assureur pour connaitre les conditions d'extension du contrat d'assurance auto à la remorque.

Si le PTAC de la remorque est supérieur à 750 kgs, elle doit être assurée dans un contrat séparé de celui du véhicule.

La remorque doit-elle être freinée?

Si le PTAC de la remorque est inférieur à 750 kgs, elle n'a pas l'obligation d'être freinée si elle est tractée par un véhicule dont le poids à vide est le double du PTAC de la remorque.

Si le PTAC de la remorque est supérieur à 750 kgs, elle doit être obligatoirement freinée.

Quel permis de conduire pour tracter une remorque?

Là, c'est un peu plus compliqué, mais dans notre cas avec nos canots voile-aviron on sera le plus souvent dans le 1er cas:

Véhicule de 8 places maximum + conducteur si le poids du véhicule n'excède pas 3,5 tonnes + éventuelle remorque de 750 kg maximum => permis B

Véhicule de 8 places maximum + conducteur si le poids du véhicule n'excède pas 3,5 tonnes + éventuelle remorque de plus de 750 kg maximum si la somme des PTAC (voiture + remorque) ne dépasse pas 3 500 kg => permis B

Véhicule de 8 places maximum + conducteur + véhicule de 3,5 t maximum + remorque de plus de 750 kg, si la somme des PTAC (voiture + remorque) est supérieur à 3 500 kg sans dépasser 4 250 kg => permis B avec mention additionnelle 96 obtenue par le suivi d'une formation.

Véhicule de 8 places maximum + conducteur + remorque de plus de 750 kg sans dépasser 3 500 kg, si la somme des PTAC (véhicule+remorque) dépasse 4 250 kg => permis BE

 

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Sources: 

https://www.service-public.fr (consulté le 11 Avril 2021)

https://www.demarches.interieur.gouv.fr (consulté le 11 Avril 2021)

 

 

 

 

Pirmil chaviré!

Let'er Buck fait le vilain dans la Vilaine

Texte et photos Philippe et Françoise Lucas

Retour d’expérience, analyse du chavirage et du redressement de notre Pirmil

Contexte :

Navigation en Vilaine le 26 Août 2020 avec Jean-Michel et Marie-Annick C., sur leur Bayraider « Fleur d’Orient ». Sur Let’er Buck, Philippe et Françoise. Mise à l’eau à la cale de Marzan en fin de matinée. Vent d’ouest, annoncé force 3 à 4 (12 à 15 noeuds), rafales 5 voire 6 (18 à 22 nœuds). On décide de partir au moteur direction ouest vers le barrage d’Arzal pour aller pique niquer dans un petit étier sur la rive droite en face du hameau de l’Isle (~PK 127). On en repart vers 15h, toujours au moteur et peu de temps après, le vent semblant faiblir un peu, on décide de mettre la voile. Let’er Buck est gréé en catboat, avec un ris dans la grand voile.

Pirmil a l enversLa navigation et le chavirage :

On avance avec un vent arrière à 3/4 arrière avec changements de bords sous empannage. La dérive est partiellement baissée, on marche bien …. Une première rafale sur babord aurait dû m’alerter (écoute choquée, ça passe). Un peu plus tard, nous sommes sur l’autre bord et une rafale par tribord couche le bateau très vite et, malgré l’écoute larguée, celui-ci se retourne complètement. Nous sommes à l’eau, gilets de survie gonflés.

 

Le redressement :

Françoise est au nez du bateau, qu’on essaie de mettre bout au vent sans grand succès. Je monte sur la coque et m’arc-boute sur la dérive pour tenter de redresser le bateau sans arriver à le faire réellement décoller. On avait un bout en place à l’étrave que j’arrive à passer derrière une dame de nage restée en place. J’envoie le bout à un voilier qui rentrait au port sous moteur. A nous deux (moi à la dérive, lui en traction sur le bout) on arrive à le relever légèrement mais pas suffisamment …. On est tout près du port de La Roche Bernard et le bateau du port avec deux personnes à bord nous vient en assistance. Françoise embarque sur le voilier venu en aide. Après plusieurs tentatives infructueuses, moi seul sur la coque à agir via la dérive, un de nos deux sauveteurs me rejoint sur la coque et nous parvenons à le redresser. Après avoir copieusement écopé (merci à mon équipière d’avoir bien arrimé le seau), on repart, Let’er Buck à couple du bateau à moteur jusqu’à la cale de Marzan.

Pirmil a la bonne main

Pirmil sous grand voile seule amurée sur l'avant naviguant "à la bonne main" en Hollande

Le bilan et « l’arbre des causes » :

1. C’est normal, mais chapeau quand même pour tous les équipages qui se sont arrêtés, ont aidé ou tourné autour de nous jusqu’à ce que la situation apparaisse sous contrôle et merci à tous ces anonymes. Merci aussi à Jean-Michel et Marie-Annick qui étaient en arrière de nous au moment du chavirage et qui dès leur arrivée nous ont soutenu, ont vérifié autour de nous à la recherche d’éventuels objets flottants, prêts à intervenir si nécessaire, ne serait-ce que pour nous embarquer. Ne pas naviguer seul est quand même un atout réconfortant.

2. Tout s’est passé très vite mais le premier facteur d’embardée est (évidemment) le coup de vent violent par tribord alors qu’on était vent arrière à 3/4 arrière.

3. L’écoute larguée rapidement le bateau a néanmoins chaviré très vite vers babord. J’y vois 3 causes :

3a. La grand voile était gréée au point d’amure avant (version catboat) qui se situe 50cm en avant du point d’amure utilisé quand je grée avec foc. Tribord amure, la partie avant de la voile vient s’appuyer sur le mât, qui est alors sous le vent, offrant ainsi une surface que je viens d’estimer à 1,67 m² (avec un ris). Ces 1,67 m² ne sont pas « larguables » lorsque l’écoute est libérée et offrent une prise au vent conséquente !

3b. Nous étions vent arrière et la dérive n’était que partiellement descendue … elle fut de peu d’effet lorsque la rafale nous a pris par le travers.

3c. Pour équilibrer le bateau qui était sous vent arrière nous étions positionnés chacun sur un bord et nous nous sommes trouvés très rapidement sur le mauvais bord et dans l’impossibilité de faire rappel …

Point d amure avant allure a la mauvaise main

Pirmil grand voile amurée sur l'avant navigant "à la mauvaise main" en Hollande

Les leçons à tirer (et vous en trouverez sans doute d’autres)

 

1. Il aurait été plus prudent de revenir au moteur,…, mais c’était tellement tentant d’essayer quand même de faire un bout à la voile ….

2. Je n’utiliserai plus le point d’amure à l’avant. Je comprends mieux pourquoi sur les séries suivantes, une deuxième emplanture de mât existe positionné 50cm en avant de l’emplanture « voile + foc ». Amurer près du mât ne retire que 0,5 m² de surface offerte au vent mais autorise une rotation plus complète de la vergue autour du mât lorsque l’écoute est larguée1.

3. Je garderai plus de dérive (voire toute la dérive) même aux allures portantes ( ne serait-ce que pour ne pas avoir à la débloquer quand on est retourné ...).

4. J’utilise rarement les ballasts, c’est sans doute une erreur. Je pense que les remplir n’affecterait que peu les performances du bateau mais offrirait une meilleure stabilité bien utile en cas de coup de vent.

Grement foc voile point d amure pied de mat

Pirmil avec foc et grand-voile amurée en pied de mat toujours en Hollande

En guise de conclusion :

Personne n’est blessé. C’est l’essentiel.

Nous avons perdu le gouvernail qui a coulé2.

Les gilets se sont bien gonflés au contact de l’eau mais le mien s’est très vite dégonflé et j’ai réalisé qu’il était percé3.

La VHF était à bord mais dans un équipet … Du coup cela ne devient plus très utile quand on est sur la coque….4

Le moteur …. Ben, on aurait mieux fait de continuer à l’utiliser, … parce qu’après le redressement il était devenu bien inutile …

Le mât … intact mais la fixation au tableau avant a lâché et une partie du brise vague sur laquelle cette fixation s’appuie s’est cassée. C’est vraiment un point de fragilité qu’il faut renforcer surtout si on veut s’aider d’un bout fixé au pied de mât pour redresser le bateau.

 

 

Philippe et Françoise LUCAS, Let’er Buck.

 

 

1A analyser ce chavirage, je réalise aussi qu’amurer trop en avant explique sans doute le coiffage du mât qui m’est arrivé une fois dans le Golfe du Morbihan.

2Je savais ce risque, 2 propriétaires de Pirmil ayant demandé des photos pour faire refaire les gouvernails perdus après chavirement. Depuis, j’avais pris l’habitude d’assurer mon gouvernail avec un bout …. sauf cette fois là. Il me reste à me satisfaire d’en avoir fait des plans cotés pour accompagner les photos demandées....

3Je ne sais pas s’il était percé avant ou s’il s’est percé quand je me bagarrais avec ma dérive, ou en montant sur la coque. Quoiqu’il en soit, il peut être utile de tester son gilet en le gonflant de temps en temps à la bouche ou mieux avec une pompe (air sec) pour s’assurer qu’il n’y a pas de fuite…

4Elle a baigné une bonne heure dans l’eau mais quelques coups de séchoir à cheveux et quelques heures sur un petit matelas de riz dans une boite hermétique au soleil lui ont rendu la parole.

Chaises amovibles

Texte Danilus

Photos VAP

 

L’ennui avec les belles coques, c’est qu’on hésite à les affubler d’appendices utiles mais disgracieux. On pense aux chaises pour moteur par exemple, qui enlaidissent quelques vieux gréments au quai Belle Plaisance de La Rochelle.

Notre association a reçu en cadeau il y a quelques années, de la part de Sylvain Berthommé, le créateur des couteaux Farol, une coque qu’il n’avait plus le temps de préparer. Un Nantucket Catboat de chez Franck Roy.

Des membres de l’association ont terminé le pontage, créé le grément, mât et voiles, et équipé l’intérieur de caillebotis vernis du plus bel effet qui s’harmonisent avec l’hiloire elle aussi toute brillante.
Mais si elle est belle, c’est plutôt inconfortable, comme chacun en peut faire l’expérience, si on veut s’assoir sur le plat-bord pour un rappel efficace. Souvent la solution est une sorte de petite plate forme fixée sur le plat bord qui rehausse l’assise au niveau de l’hiloire. Mais tout va bien si c’est votre bateau et que vous avez déterminé votre place favorite, hélas pour un bateau utilisé par plusieurs personnes aux gabarits variés et aux habitudes diverses, il n’en va pas de même.
Deux petits bancs avaient été confectionnés pour s’assoir au fond du bateau, mais il faut dire qu’ils remplissaient mal leur fonction.
C’est là qu’intervient le coup de scie génial ! Un nouvel arrivé trouvant ces bancs qui gisaient inemployés les a dotés d’une entaille qui se positionne sur l’hiloire, rendant tout à la fois stables mais déplaçables les sièges de rappel ainsi positionnés, sans la moindre modification sur le bateau lui-même.

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Le Nantucket Catboat ne permet pas l’installation aisée d’un moteur directement sur le tableau. Nous avions émis diverses hypothèses pour trouver une solution, mais rien ne satisfaisait tout le monde. Dans l’urgence d’installer un moteur électrique en vue d’une sortie prévue, un autre Vapiste reprenant l’idée de la fente coinçante a créé une chaise amovible en s’appuyant sur l’hiloire et le fémelot de la forte dame de nage de l’aviron de godille.

Vite fait, trois bouts de bois pour faire un U-cadre solide quelque peu trapézoïdal, deux traits de scie bien placés et un aiguillot adhoc, un coup de vernis car on sait se tenir, et voilà une chaise efficace qui s’enlève et se remet en place en un tournemain, là encore sans la plus petite modification du catboat.

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Testée depuis dans des conditions variées avec un moteur électrique puissant, la chaise n'a pas donné le moindre signe de défaillance. Adoptée! Gageons que ce bricolage temporaire va durer longtemps, car il remplit sa mission sans déparer le canot.

***

 

Vive le vent d'hiver

Texte Danilus

Photos VAP

 

Avec seize nœuds de nord-est, naviguer dans le fond de la baie de La Rochelle est plutôt agréable, surtout quand le soleil est de la partie.

Évidemment nous avons dû probablement enfreindre quelques oukazes récents de l’état d’urgence sanitaire car il y avait bien deux heures que nous n’avions pas consulté un site officiel, mais entre la marée qui trainait un peu les pieds et le couperet du couvre-feu, le créneau horaire était étroit pour faire un petit tour entre les deux tours du vieux port.

C’est une petite ballade rituelle des mois d’hiver entre amis de VAP, mais cette fois nous ne fûmes que deux à se motiver l’un l’autre pour sortir de la torpeur où nous ont plongé les diverses restrictions de liberté prises au motif de la covid-19.

Le joli Nantucket catboat mis à l’eau, si le premier bord est attendu comme la première gorgée de bière chère à Philippe Delerm, les autres ne manquent pas de charmes et c’est au près serré qu’on quitta Port-Neuf direction les tours.

Comme à l’accoutumée le vent devint capricieux en arrivant au chenal d’entrée, et comme il faisait très beau, que les badauds proliféraient et que le bateau attire l’œil, et comme noblesse oblige, un peu d’attention à la barre s’imposait pour passer à la voile entre la tour de la chaine et la tour Saint Nicolas sans coup férir malgré le vent de face (sauf quand ça lui chantait de se faire une bonne risée de direction aléatoire) afin d’honorer le pavillon de l’association qui fait le fier sur le hauban.

Ce point délicat assuré, quelques bords jusqu’au fond du port et c’était l’heure de rentrer pour ne pas risquer de se faire prendre par les miliciens après dix-huit heures.

Le retour ne fut qu’une formalité, sortie du port au vent arrière, quelques empannages bien maîtrisés pour éviter le bac-passeur, puis un long bord de grand largue, approche du ponton au vent de travers, vent debout pour finir et sortie du bateau au milieu des catamarans de l’école de voile enfin rouverte.

Ce n’étaient pas les quarantièmes rugissants, ni la transat du siècle, mais un bon vent sur un petit bateau par un bel après-midi ensoleillé d’hiver vous dote d’un moral retrouvé et bien entendu d’habits à faire sécher.

Personne ne nous ayant encore fourni de photos de la séance, voici pour compenser une image de février 2018 où nous étions plus nombreux.

février 2018 La Rochelle

Lier bôme et mât d'une voile au tiers

Texte : Daniel M.

Images : VAP

 

Charline un dorisL’été dernier, entre deux confinements, fut l’occasion de croiser des vapistes éloignés qu’on ne voit pas souvent.

Naviguant de concert avec Nicolas, je remarquais que son doris marchait mieux qu’à l’accoutumée. Je l’interrogeai sur le régime vitaminé qu’il lui avait infligé. « J’ai mis une bôme » fut la réponse.
Le bateau en était transfiguré, tant la voile au tiers voit son rendement considérablement augmenté par une bôme. Mais encore faut-il que celle-ci conserve une certaine dépendance avec le mât pour faciliter le contrôle de la voile.

photo : Charline avant sa bôme sur la Seudre

 

On consultera avec profit le site de Michael Storer, l’un des rares concepteurs naval à s’intéresser sérieusement et en pratique à la voile au tiers et promoteur d’une astucieuse manière de lier la vergue et le mât.
Dans cette ressource https://www.storerboatplans.com/boat/sailing-boat/everything-lug-rig-and-lug-sail/ on trouve toute une page sur la manière de lier cette fois la bôme et le mât.

Bleeter and vanghaul
Dans le précédent billet où il relate l’installation d’un système « à la Storer » pour la vergue, Yves nous montre son montage de balancine-lazzyjack, pour contrôler l’écartement de la voile lors des opérations de hissage et d’affalage.

À mon tour d’apporter mon petit galet.
Après avoir abandonné la balancine lazzy-jack installée comme celle de Yves, car il y avait trop de ficelle pour mon goût, il me fallait quand même pouvoir contrôler le gonflement intempestif de la voile lors des opérations d’établissement ou son contraire. J’avais donc conservé un cordage qui partant du haut du mât descendait à son pied dans une poulie puis un coinceur. La voile prise entre le mât et ce cordage ne pouvait jouer les mongolfière. La liaison mât/bôme était assurée par un boute passé en diagonale des deux espars, mais malgré la simplicité et l’efficacité du dispositif, il me fallait aller à l’avant du bateau juste pour faire ou défaire le nœud plat en enjambant les bancs, ce qui déplaisait à mes arthroses.

Lazzybreleur
Alors j’ai profité de ce cordage qui longe du mât pour lui adjoindre une fonctionnalité. Au lieu de descendre directement, il commence à faire le tour du mât sous la bôme, repasser devant celle-ci par-dessous, faire un demi-tour par-dessus, et rejoindre comme avant la poulie et le coinceur fixé à la main du barreur qui peut ainsi serrer mât et bôme à loisir. C’est un dispositif coup double ! Plus la voile veut se gonfler, plus elle coince les deux bouts de bois. Photos à venir aux beaux-jours.

 

Appendice : profitant d’un jour pas trop maussade entre deux interdictions, j’ai essayé le montage sans rocambeau à la Storer, en le modifiant légèrement : j’ai fait passer la voile, donc la bôme et la vergue, entre le mât et la drisse qui fait ainsi aussi office de lazzy-jack. Comme je n’ai pas modifié la hale-bas, celui-ci se trouve du coté opposé du mat par rapport à la bôme, plaquant celle-ci contre celui-là, rendant semblerait-il tout autre dispositif superflu. L’essai n’a pas été validé en mer, quand le temps et les autorités le permettront, nous vérifierons le bien fondé de cet arrangement.

Gréer sa voile au tiers « à la Storer »

C’est une façon de gréer une voile au tiers sans rocambeau, mise au point par l’architecte australien Michaël Storer. L’absence de rocambeau donne à la vergue la liberté de se reculer pendant hissage et affalage, ce qui facilite souvent ces opérations.

Voici Michaël Storer en train de gréer ainsi une voile de Oz Goose :

Alast capture d ecranToute la vidéo sur :https://www.youtube.com/watch?v=jXjvQPW8z1o

Voici comment faire passer la drisse :

La drisse passe par une manille (ou autre) au niveau du point de drisse de la voile ; passe de l'autre côté du mat ; et vient s'attacher à l'extrémité avant de la vergue. Le mat est donc pris entre la vergue et la drisse.

Une fois la voile hissée à bloc, le point de drisse prend sa position normale, tout près du mat, même quand on a pris un ris. On le voit bien sur les photos suivantes de ma transposition sur mon Skellig 1.

Avant hissage :

Alast 1

 

Début du hissage (c'est l'avant de la voile qui monte en premier) :

Alast 2

 

C'est hissé et étarqué :

Alast 4

 

Alast 5

Il y a sur ces photos des bouts qui doivent vous intriguer.  On y vient !

Mais il faut d'abord savoir que j’ai ajouté à ma GV un espar sur sa bordure. Pas articulé au mat, donc pas vraiment une bôme, mais tout comme ; alors à VAP on appelle ça un « bômestron ». Très pratique pour les prises de ris (voir ici et  ici ). On le voit bien sur certaines des photos suivantes.

On y note aussi une sorte de lazy-jack (le bout en double qu'on voit bien sur la 1ère des photos suivantes).

La combinaison bômestron + lazy-jack facilite grandement le contrôle de la voile quand on hisse, qu'on affale, ou qu'on prend un ris.

 

Bal jack 1

 

Bal jack 2

 

Bal jack 3

Mais pour que ce contrôle de la voile fonctionne il faut que le lazy-jack soit réglable en hauteur. C’est pourquoi il s’agit plutôt de « balancine-lazy-jack ». Explications :

Fonctions :

  • Soutenir ou soulever le bômestron (pendant le hissage, l’affalage, ou une prise de ris, ou une manœuvre à la godille )
  • Empêcher la vergue (et la voile) de partir à l’eau pendant l’affalage.

Parcours de ce bout :

Il part d’un pontet en tête de mat, descend d’un côté de la voile ; puis passe sous la partie arrière du bômestron et remonte de l’autre côté jusqu’à une poulie en tête de mat ; redescend jusqu’à une poulie en pied de mat et va à son taquet de réglage.

Il y a aussi un lazy-jack à demeure le long du mat, pour canaliser la partie avant de la toile et empêcher qu’elle tombe à l’eau pendant hissage et affalage  : Il part d’un pontet en tête de mat, et son extrémité basse est tournée autour de la base du mat. Il n’est pas tendu ; il est même très lâche.

C’est le petit bout qui passe devant le logo de la voile sur cette photo

Laz jack mat

J’ai utilisé ces dispositifs dans diverses conditions de vent et de mer et je suis très satisfait de les avoir adoptés.

 

3 mots qui comptent

  • Par yvus
  • Le 01/01/2021

Souvenirs souvenirs …

Il y a quelques années nous avons eu à VAP des adhérents qui ne sont plus dans nos listes aujourd’hui. Je me souviens d’un gars gouailleur et un peu fort en gueule que nous avions surnommé « Portevoix ». Un jour, pour une navigation en flottille nous étions regroupés sur une grande cale avant la mise à l’eau de nos canots.

Portevoix avait laissé tourner le moteur de sa voiture pendant qu’on tchatchait. Comme je lui faisais remarquer que c’était aussi mauvais pour son portefeuille que pour la planète, il s’est emporté gentiment : « Non mais dis donc mon pote, et ma liberté alors ? Tu vas quand même pas m’dire c’que j’ai à faire ! »

C’est alors qu’approcha un homme à l’allure fort discrète. Il avait entendu notre conversation, et pour y prendre part il s’était interrompu dans son admiration de nos chers canots. Il s’adressa à Portevoix à peu près en ces termes : « Je vous remercie Monsieur de défendre si vigoureusement la 1ère des valeurs de notre devise nationale, la Liberté. J’espère que vous faites de même avec les deux autres. Tenez, si vous chérissez la Fraternité autant que les 2 premières, c’est en toute liberté que vous déciderez de ne pas polluer notre air et notre doux climat, qui font tous deux partie de nos biens communs. Je vous souhaite le bonjour Messieurs. »

Et il partit tranquillement, laissant Portevoix et moi sans voix ! Les copains se marraient. Portevoix mit son doris à l’eau fissa pour ne pas avoir à trancher entre couper humblement son moteur et faire le mauvais coucheur.

Ce jour là, comme d’hab, la flottille fut belle sur la mer jolie !

Que la nouvelle année nous apporte encore de telles chouettes rencontres…

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Chiffres nautisme

Texte Danilus

Images : copies d'écrans depuis www.ecologie.gouv.fr

 

Scruter des statistiques peut sembler une activité frivole, n’empêche que c’est parfois utile pour avoir quelques idées pas trop biaisées par nos lectures, même avouables.

Savez-vous quels sont les bateaux de plaisance qui se vendent le plus en France métropolitaine pour les eaux maritimes? Bien sûr : des bateaux à moteurs ! Des gros ou des petits ? Et bien là c’est plus difficile, car les revues nautiques nous abreuvent de carènes de plus en plus grosses et de plus en plus chères, mais au 31/08/2020, il y avait 587 524 unités de moins de cinq mètres immatriculées pour 18 944 unités de plus de douze mètres, soit trente fois plus. Ces chiffres proviennent du site officiel du gouvernement français (liens en bas de page).

Screenshot 2020 11 29 la plaisance en quelques chiffres statistiques plaisance 2020v2 pdf

Évidemment, on parle de stock, tous les bateaux quelle que soit leur date de production. Il y a même des épaves qui n’ont jamais été déclarées détruites, et les quelques coques qui dorment sous la poussière dans des granges. Mais le monde change. Voici les enregistrements de cette année 2019/2020 :

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Le plus gros marché est toujours pour les moteurs, mais la progression relative des grandes tailles par rapport aux sans-grades est flagrante. Entre les moins de 5 mètres et les plus de douze, l’écart n’est plus que de un à six au lieu de un à trente.

Les curieux pourront se demander quel peut bien être le mode de propulsion qui ne soit ni moteur ni voile pour 817 « autres ». La réponse « avirons » me paraîtrait surprenante pour des bateaux enregistrés, mais sait-on jamais ?

 

Bateaux2020par paysconstructeursParmi ces nouvelles immatriculations, intéressons-nous aux bateaux de la catégorie C qui concerne nos voilavirons les plus courants. En gros il y a neuf bateaux à moteurs pour un voilier, ce qui correspond à la constatation que j’ai faite en comptant les embarcations au mouillage vers chez moi : cinq voiliers pour cinquante bateaux.

Si on s’en tient raisonnablement aux éoliens, on note que la part belle est faite aux producteurs français (281), mais que la provenance du Royaume-Uni n’est pas négligeable (169). Alors que la France est le premier producteur mondial de voiliers, les anglais nous fournissent l’équivalent de 60 % des ventes de productions françaises.

 

On en restera là de ces constatations déprimantes, et on renverra le lecteur curieux à l’intégralité des tableaux statistiques sur le site gouvernemental avec les chiffres pour les dom-tom et les eaux intérieures : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Statistiques%20plaisance%202020v2.pdf

 

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voile catalane

Texte : Danilus

Photos: Bonança et VAP

 

Ponton de bonancaHeureusement qu’il y avait les coordonnées GPS pour trouver au fin fond du monde ce chantier associatif où des bénévoles remettent en état de naviguer d’anciennes embarcations à voile latine. C’est sur l’étang de Barcarès, au bout d’une route de plus en plus étroite et sinueuse dans le marais qu’est établi Bonança, mais comme on dit, ça vaut le détour.

Je recopie un paragraphe de leur site web pour dire qui sont les Bonanças : « Appuyés par les mairies de Saint-Laurent de la Salanque et de Saint-Hippolyte, nous hébergeons des barques catalanes et les restaurons afin de leur redonner vie et les faire naviguer. Le travail du bois, l'étanchéisation, le calfatage, la peinture, le gréement, les voiles, mobilisent nos spécialistes et nous font passer des moments enrichissants. »

Il faisait un vent à décoiffer les chauves, plus de cinquante nœuds venant de la terre enregistrés à la station météo la plus proche, mais ce qui paraît étrange à un rochelais, le clapot demeurait ridiculement faible, vingt à trente centimètres à vue de nez sur l’étang, On comprend pourquoi les champions planchistes viennent ici établir des records de vitesse.

Contrairement à ce qui était mentionné sur le site de l’association, ce n’était pas le bon jour pour visiter, mais on nous reçut quand même, fort gentiment, et c’est guidés par le président que se fit le tour du chantier pendant une heure.

CassouL'étroit ponton accueillait ce jour-là beaucoup moins de barques que sur la photo d’en tête, mais tout au bout quelqu’un s’affairait en plein vent sur le mât d’une embarcation, alors que la corde servant de main courante n’était pas superflue. Après retour à terre et mieux protégés de la tramontane, la discussion s'engage avec un groupe qui installait d’épaisses barres de bois servant de martyrs, sur le dessous d’une coque (le bateau était à l'envers) soigneusement enduite d’un mélange d’huile et de résine, selon une formule locale servant de protection et d’étanchéité.

Une autre barque était en cours de calfatage, et un bénévole parfaisait la peinture d’un joli cassou, petite barque à fond plat, dédiée à la pêche en étang.

< Un cassou en cours de peinture finale

 

Barraca bonanca

Au milieu du chantier trône une barraque, barraca, traditionnelle construction en roseaux qui abritait les familles de pêcheurs.

On y discute à l’abri du vent des techniques de la voile latine, devant un schéma où sont traduits les termes catalans. C’est plus compliqué de manœuvre qu’une voile au tiers, mais offre beaucoup plus de possibilités de réglages, notamment celle de mettre l’antenne à l’horizontale au vent arrière.

Glossaire voile latine

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Comme on le voit la prise de ris se fait par le haut, la toile surabondante étant ferlée sur l'antenne. On notera aussi la drosse qui sert à plaquer l'antenne contre le mât et d'étai  au vent.

On conçoit bien que la manoeuvre nécessite un apprentissage et qu’il faut que de nouvelles générations s’initient à ce type de grément pour que les barques continuent à naviguer.

Le problème n'est guère différent dans d'autres régions avec les vieux gréments, mais peut-être plus crucial pour la voile latine, dont le maniement diffère beaucoup des voiles bermudiennes qui ont envahi les marinas.

Justement, notre curiosité est attisée par deux petites embarcations qui côtoient leurs grandes sœurs. Renseignement pris, ce sont des opticassous.

OpticassouIl s’agit de petites barques récemment créées pour l’initiation à la voile latine. Comme des Optimist, mais avec une coque et un grément à la catalane, des cassous en réduction, d'où leur nom. Ces petites embarcations destinées à l'école de voile voisine devraient amorcer le renouvellement des générations de marins capables de se servir des barques anciennes.

Alors devant un opticassou, le vieillard content s’écrie : Tu quoque mi fili

 

Avec un peu de chance ce lien devrait mener à une page Facebook pleine de vidéos sur cet attachant petit canot :opticassou

Le site web de Bonança ; https://www.bonanca.info/