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Jour de la galette

Samedi 13 janvier le site nautique de Port-Neuf qui héberge plusieurs associations a vu se réunir celles-ci pour une réunion galette en commun. 

Image partagée par Patrice Bernier sur FaceBook

Ce devait être aussi l'occasion d'une sortie en mer, mais la température annoncée en avait refroidi plus d'une et d'un. Mais pas tous. Le kayak club a mis à l'eau sinon une cohorte, au moins une bonne escadrille de leurs embarcations.

Finalement il n'y avait pas grand monde dans la baie de La Rochelle, outre nos kayaks sus dits, on nota un groupe de compétiteurs à l'entrainement sur des dériveurs légers, un esquif collectif d'aviron de mer, un quarteron de jeunes véliplanchistes (pieds nus!) et deux -moins jeunes- Vapistes sur un (fort beau) voilaviron qui n'ont même pas eu froid..

Comme quoi c'était faisable et les absents ont eu tort!

Ronde des Pertuis 2008

En ce début d'année 2018 nous republions le compte rendu fait après la Ronde 2008. Dix ans déjà! 
Les mésaventures de nos hébergements sur Internet avaient fait disparaitre ce document heureusement retrouvé au fond d'un disque dur.
Le revoici donc. Il s'agit d'un document PDF, il vous faudra peut-être le télécharger pour le visionner. C'est sans danger. Bonne lecture.

Cliquez sur ce lien : 

Rondepertuis2008rondepertuis2008.pdf

Ronde2008

Choisir un canot voile-aviron

 

L’art du compromis

AVEL-DRO JY CorsonBien choisir un canot voile-aviron

Soyons clairs dès le départ, le bateau idéal n’existe pas; pas plus en Voile-Aviron que pour les autres types de bateaux (classiques et bateaux modernes). Chez voiles et Avirons dans les Pertuis, nous avons de très nombreux types de Voile-Aviron, plus de 20 séries différentes. Chaque Voile-Aviron répond à une pratique particulière en fonction de différents critères : La taille (de 2,5 m à 7 m), le poids de 70 à 500 kg, la simplicité de mise en oeuvre, les performances, le confort, la praticité des aménagements, la simplicité d’entretien, les capacités nautiques, l’adaptation à l’âge de l’équipage (enfants par exemple) …. Vous choisirez aussi votre voile-aviron selon que vous souhaitez le construire vous-même, l’acheter neuf ou trouver un voile-aviron d’occasion.

Le programme de navigation :

Leecton-Voile-AvironDans un premier temps, il convient de déterminer le programme de navigation de l’embarcation. On peut citer trois familles de canots : Le voile-aviron de travail (ce qui est rarement le cas aujourd’hui), le voile-aviron de ballade (sortie à la journée, rando) ou la version sportive (raids et régates). Un des éléments à ne pas oublier dans le programme est l’utilisation des avirons. Annexe, pour se déhaler ou essentiel pour une utilisation longue, les avirons sont la deuxième composante de la propulsion du voile-avirons (voir plus bas). Certains voile-avirons ont été conçus en fonction d’un plan d’eau particulier et ne sont donc pas toujours adaptés à toutes les conditions de navigation (plans d’eau protégés, lacs, mers intérieures, océan, Pertuis …). Préférez un bateau un peu plus dimensionné que votre plan d’eau habituel si vous avez l’intention de vous déplacer régulièrement. Pourtant, la stratégie du « qui peu le plus, peu le moins » n’est pas toujours la meilleure si vous intégrez l’ensemble des autres critères de choix.

Le poids du voile-aviron :

2013_Tramasset_Yannick-Benaben-6La notion de poids est très importante quand on veut choisir un canot voile-aviron. Il conditionnera, le programme de navigation, les options de mise à l’eau, le confort, la sécurité. Le nombre d’équipiers conditionne aussi le poids et l’encombrement du canot voile-aviron. D’une matière générale, préférez un bateau léger si votre programme est estival , si vous avez peu de force (mise à l’eau), si vous naviguez principalement en eaux calmes ou encore si vous souhaitez faire du raid rapide, voire de la régate. Les voile-avirons lourds sont généralement des répliques ou des bateaux de travail. Leur stabilité et leur capacité de charge sont importants et ils présentent souvent une bonne sécurité et tenue à la mer. Le poids est donc une question des dosage. Pour donner un ordre d’idée, un canot voile-aviron de 4 m pèsera dans les 150 à 200 kg.

La simplicité du voile-aviron :

Ronde050La facilité de mise en oeuvre est aussi un point clef pour bien choisir un voile-aviron. Plus le canot est simple, plus il sera rapide à mettre en oeuvre. Les bateaux les plus simples sont les misainiers au tiers et les canots à livarde. Les cotres auriques avec flèche et tapcul (oui, c’est possible!), prennent plus de temps à gréer. Ces canots haubanés donnent de la rigidité au gréement mais demandent plus de temps de mise en oeuvre (sauf certains comme le Monotype des Pertuis qui est équipé d’un mat basculant). La simplicité s’exprime aussi dans la mise à l’eau. Le choix et le réglage de la remorque sont très importants tant pour la facilité que pour les coûts liés à l’entretien de la remorque. Pensez aussi à observer la fluidité des manœuvres et l’ergonomie dans le bateau (position des taquets, passage de barre, accès aux éléments de sécurité, rapidité dans les opérations de sécurité …). Idéalement un voile-aviron doit être gréé en moins de 10 mn.

Les performances sous voile du voile-aviron :

voilaviron: Yole de Ness : Caredig

La majorité des vélirameurs ne recherche pas la performance; c’est en tous cas ce qui se dit ! Dans les faits, tous cherchent à faire marcher le canot. Certains bateaux marchent pourtant mieux que d’autres. Les voile-avirons modernes sont souvent plus performants que les anciens car leurs carènes sont étudiées pour allier esthétique et efficacité. Il n’en demeure pas moins vrai que les bateaux de travail sont souvent le fruit de nombreuses modifications empiriques qui en font de super challenger voire plus ! Certains canots sont extrêmement rapides et rivalisent avec les dériveurs légers. Les performances vont aussi dépendre de l’adéquation entre le bateau et les plans d’eaux qu’il devra parcourir. Ne négligez donc pas le facteur performance dans votre cahier des charges.

Le(s) aviron(s) :

vélirameursLe vélirameur (pratiquant de la discipline) est plus ou moins vélique ; plus ou moins rameur ! Que vous soyez l’un ou l’autre, voire l’un et l’autre, il vous faudra faire des choix selon les différents critères déjà énoncés. Chacun de ces critères aura une influence sur les qualités « ramiques » du canot (l’adjectif n’est pas dans le Larousse mais il est bien pratique !). S’il est logique de penser qu’un bateau léger marche bien à l’aviron, c’est pourtant loin d’être toujours le cas. Il faut remonter à la conception par l’architecte pour trouver l’ADN ramique d’un canot. A ce jeu, les champions sont les bateaux étroits (les yoles et canots fins par exemple). Depuis quelques décennies, la recherche de performance à l’aviron est devenue une culture chez certains architectes « ex-voileux ». Au risque de me répéter, tout est une question de choix dans votre cahier des charges. Pour faire un raccourci, les meilleurs marcheurs voile-avirons sont, soit des canots modernes, étroits et légers, soit des bateaux lourds embarquant de nombreux équipiers (Yole de Bantry par exemple). Notons que par définition, les bateaux étroits, bons rameurs sont aussi les moins stables.

Il y a un débat entre vélirameurs quant à l’utilisation de la godille comme moyen de propulsion. Si la godille est la seule alternative à la voile, certains disqualifieront ces canots du « label » voile-avirons. Si les discussions sur le sujet vont bon train dans notre association à l’heure de l’apéro, nous ne sommes pas de ceux qui excluent mais plutôt de ceux qui accueillent. Et encore, je ne vous parle pas des propulseurs électriques et encore moins des autres

Un peu d'ordre dans le menu

État du site en décembre 2017

Le site précédent de l'association Voile aviron dans les Pertuis ayant été infesté par quelque bestiole peu recommendable était devenu infréquentable puis quasi inacessible. Il a fallu tout reconstruire début 2017, mais les billets nouveaux où les anciens republiés quand on a pu les retrouver n'avaient pas donné lieu à un classement systématique permettant de s'y retrouver au delà du système chronologique, qui n'est pas le plus pratique qui soit.

Bien sûr il y a la fonction "recherche" en haut à droite de la barre du menu ; hélas la recherche ne s'effectue que dans les titres, ce qui est très limitatif.

Dans l'espoir de faciliter la consultation des articles un peu anciens auxquels on a échapé ou qu'on voudrait revoir, de nouvelles catégories ont été ajoutées pour permettre un affichage plus satisfaisant du menu "billets". Dans l'état actuel, il est opérationnel, c'est à dire que les sous-menus sont suffisamment nombreux pour que tous les titres puissent s'afficher.

Les cales, par exemple, sont devenues un catégorie à part entière, les articles relatifs aux voiles sont regroupés dans le menu "les voiles", ce qui à défaut d'être original présente l'avantage d'une certaine pertinence, il en va de même pour "les rames", rubrique encore peu développée, et une case "des bateaux" regroupe des articles relatifs à divers bateaux de voile-aviron, qu'il ne faut pas confondre avec la rubrique "notre flotille", qui concerne les canots des membres de VAP, et qui est accessible dans le menu propre à l'association qui se trouve à gauche de la page.

Copie ecran site vap 1

Un an après le début de la reconstruction, nous n'avons pas retrouvé tous les lecteurs qui venaient sur l'ancien site et que la menace de virus avait fait fuir, mais dans les tous derniers mois, nous avons presque atteint les chiffres de fréquentation des années d'avant. Ce lectorat croissant nous conforte dans l'effort entrepris et nous espérons que dans l'année 2018, non seulement nous aurons dépassé les résultats antérieurs mais que de nouveaux lecteurs manifesteront leur intéret pour la navigation économique et variée que permettent les canots de voile-aviron dont la polyvalence participe pour beaucoup au charme qu'on y trouve.

Et que quelques uns de ces lecteurs, avec ou sans bateau personnel, nous rejoindront à Voile Avirons dans les Pertuis.

Ramer face à la marche

 

Voir où l’on va quand on nage en tirant sur les bois n’est pas une chose très aisée.

Rien n’est plus ridicule que de se tortiller pour deviner du coin de l’oeil les obstacles qui se dressent devant le bateau quand on rame en s’efforçant de voir par dessus sa propre épaule. De plus c’est douloureux quand on s’avère enclin à l’arthrose cervicale.

Certes on peut utiliser un rétroviseur ou, histoire de faire moderne, équiper son voilaviron d’une caméra de recul que les embruns auront tôt fait de rendre inutilisable. Sinon il reste à adopter les solutions de nage debout comme on la pratique en Adriatique ou sur certains endroits du Mékong, ou se résoudre à se doter d’appareillage inversant le mouvement des avirons.

 

Oar board sup fit on top rower forward facing rowing mirror buy now fun fitness rowing outdoor recreation 2 1000x1000 120x120 1On peut rire de l’idée du rétroviseur, mais il se trouve qu’elle fonctionne assez bien. Nous l’avons vu réalisée sur quelques canots ; à défaut de s’avérer la solution parfaite, elle a le mérite d’être aisément opérationnelle pour un coût assez modique.
Si on ne veut pas se contenter de récupérer un rétroviseur pour caravane de peur de dévaloriser le beau vernis de son tableau arrière, on peut faire venir le modèle de l’illustration pour un peu plus de 200 dollars US.

Les moyens mécaniques

Il y a plus radical : grâce aux vertus d’un inverseur de mouvement, on peut transformer le tirage en poussage, et donc ramer normalement en regardant devant. Nos amis de Escumayres Talasta ont fait venir le modèle de chez Gig Harbor Boat Works, qui n’est qu’une adaptation en matériau moderne d’un système datant de la belle époque du canotage, fin XIXe. Recopions leurs conclusions :

« Le système est particulièrement adapté à une navigation de découverte ou dans des zones de navigation encombrées. Il est également très agréable pour les personnes souffrant de douleurs cervicales car il évite de tourner la tête pour surveiller sa route.[comme quoi il n’y a pas que moi!]

Le modèle essayé souffre de quelques défauts :

- Surdimensionné et donc trop lourd.

- Pour un voile-aviron en configuration voile, le rabattement des pelles et manches vers l'arrière peut gêner la barreur. »

De nombreuses autres vidéos sont disponibles sur Youtube de ce système GHBW, dont on voit bien qu’il est satisfaisant sur un canot uniquement mu aux avirons, mais qu’il deviendrait gênant en configuration voile, sans compter que coupées en deux, les rames ne peuvent servir en nage classique, et sont évidemment inappropriées en usage godille.

D’autres modèles ont existé mais ne semblent pas avoir perduré dans le commerce. Voici pour la bonne bouche en vidéo une séquence nostalgie des années trente du XXe siècle sur l’invention qui se proposait de révolutionner le canotage. À vue de nez le mouvement est transformé par un engrenage simple (deux roues crantées suffisent) et les avirons se rangent plus aisément qu’avec le système GHBW. Mais là encore, ça doit peser son poids d’acier, qu’il faudra compenser par une réserve de flottabilité de huit fois son volume.

 

Plutôt que de transformer le mouvement en son contraire, on peut fixer le bout du manche au centre du bateau et tirer vers soi en tenant les rames entre la poignée et la pelle en regardant droit devant, dans le sens de la marche du bateau. Le problème à résoudre c’est la sortie de la pelle de l’eau : sans un système d’assistance c’est épuisant et peu efficace.

Un modèle très élaboré est commercialisé aux USA sous le nom de « Front Rower », et offre l’avantage de rajouter la force des jambes. De nombreuses vidéos sont disponibles, ne serait-ce que sur Youtube, mais là encore on ne voit pas d’adaptation sur un voilier. Il est vrai que l’appareillage est volumineux.

Pourtant on se dit que le mât du bateau pourrait servir de point fixe pour des avirons demeurant compatibles avec des dames de nages, il suffirait de trouver un système simple pour aider la sortie de la pelle de l’eau. Une vidéo d’un bricoleur offre une piste intéressante, l’aide au relevage est assurée par un ressort ou du caoutchouc, comme une chambre à air de vélo ou un assortiment de sandows.

La nage debout

Si on tient à s’en tenir à la simplicité absolue, alors on optera pour la nage debout, comme dans la lagune de Venise ou quelques rivages du Vietnam. Pour Venise, il s’agit de la « voga alla valesana », pratiquée dans la lagune pour parcourir de longues distances assez rapidement . Les bateaux sont assez étroits et à fond plat pour diminuer au maximum le tirant d’eau. Le rameur se tient à l’arrière de son canot, et utilise une paire de rames qu’il croise, ce qui permet d’avoir un plus grand levier donc plus de force. Les dames de nages, appelons les « forcoles » de leur nom local, sont de belles sculptures à la Boccionni, fabriquées par des artisans spécialisés dans ce genre de travail. Mais on trouve des bateaux qui se contentent de simples planches munie d’une engougeüre, fermement fixées aux parois. Les deux forcoles sont décalées d’une dizaine de centimètres avant de faciliter le mouvement de nage. Voici une vidéo qui montre mieux qu’un discours le geste auguste du rameur.

Au Vietnam, on pratique de manière similaire, mais la forcole de bois sculpté est remplacée par un simple erseau sur un piquet fixé sur l’intérieur du bordé. On aura de la peine à faire plus low-tech. On notera que la hauteur du point d’appui de l’aviron est un peu au dessus du genoux de la rameuse, debout comme à Venise, et que la technique des rames croisées est similaire.

Nagevietnam

Tout le secret est dans la hauteur de la dame de nage ou ce qui en tient lieu.

Sur nos voilavirons on peut s’équiper d’un jeu de dames hautes qui peuvent avoir une emplanture dédiée à coté des dames ou tollets classiques, il faut juste veiller à la solidité du lieu d’effort sur la coque. Un canot traditionnel du lac d’Iseo, dans les Alpes Italiennes, montre un renfort simple aisément transposable.

Argegno 4

Finalement, des techniques traditionnelles peuvent servir à nos petites navigations sur nos voilavirons modernes, garantissant la polyvalence de nos embarcations et de nos rames qui, sans modifications, peuvent mouvoir nos canots de manière variée quand la voile doit être affalée.

Pour preuve certains pêcheurs siciliens qui ne s’éloignant que d’un ou deux milles seulement de la côte, rament alternativement debout dans le sens de la marche ou assis en rétrovision, en utilisant les mêmes avirons au manche épaissi pour un minimum d’effort de relevage de la pelle, sur des barques de la taille d’un de nos voilavirons.

Du nouveau dans le voile-aviron

Le voilaviron ne se limite pas à des bateaux néo-rétro, mais il est assez rare de voir des nouveautés. Une entreprise française de Pontcharra, pas très loin de Chambéry, vient de présenter au Grand Pavois 2017 un nouveau voilier propulsable sérieusement à l'aviron le Lite XP². Petit 2 car le premier du nom est un trimaran voile-aviron mené par le patron de l'entreprise lors de la R2AK 2016, la course sans moteur et sans assistance, 1400km le long de la côte Pacifique du Canada, de Port-Townsend vers l'Alaska. Froid devant!

Litexp voile aviron moderne

Certes, ce Lite XP² atteint 6 mètres de long et joue dans la même cour que le Lili 610 de Montaubin ou le Faering Cruiser de John C. Harris, mais il ne pèse que 150kg tout mâté et voilé de ses 10m² de toile coupée par North Sail (sans bôme mais dotée de lattes comme les catamarans de sport) et équipé de son chariot de nage comme sur les pures yoles d'aviron. On peut lui adjoindre un genacker de 12m² pour le petit temps (voir la video ci-dessous par un petit force 4).

Le mat et les rames sont en carbone, la coque est en composite moulé sous vide, le pont est auto videur et forme un espace abritable par une tente pour le bivouac qui épaule une cabine où deux personnes qui s'adorent peuvent passer la nuit, 

Le tarif n'est pas léger léger, mais demeure dans la logique pour un bateau de 6 mètres.

On notera l'astucieux système de roues amovibles pour le sortir de l'eau sans la remorque, et l'intrigante fermeture éclair qui remplace semble-t-il les garcettes de ris.

Comme je n'ai pas eu le loisir de taverser La Rochelle pour aller au Grand Pavois, je ne connais ce bateau que par la magie d'Internet, aussi je vous renvoie sur le site du constructeur sans faire plus avant de paraphrase de ce qui y est écrit, et sur les videos publiées sur Youtube.

Juste pour le plaisir en voici une prise sous nos fenêtres.

Nordfjordbåt, un film documentaire

NordfjordbatimageQuelques uns de nos voilavirons sont directement issus de la tradition nordique, nous pensons naturellement au Skerry de John C. Harris à la popularité grandissante en France, nous pensons à la Yole de Ness, à certains plans de Iain Oughtred comme son Elfin, au Youkou-Lili de François Vivier, et même dans une certaine mesure au fameux Doryplume de Luc Casær au plan édité en son temps par le Chasse-Marée.

La charpenterie de marine de notre tradition celto-latine commence par des membrures fixées sur la quille, les vikings et leurs descendants font l’inverse, ils montent les bordés avant les renforts intérieurs, comme à leur imitation on le fait aujourd’hui avec certains kits en contre-plaqué à coudre et coller à l’époxy.

 

Voici un très instructif film sur la construction d’un bateau nordique de dimensions de nos canots voile-aviron. Diffusé par la bibliothèque nationale norvégienne, la Nasjonalbibliotetek à Oslo, ce document datant de 1976 montre l’intégralité des phases de construction traditionnelle.

Le commentaire parlé est en norvégien - mais il semble difficile de leur en faire reproche- ce qui peut le rendre éventuellement un peu opaque à quelques-uns d’entre nous, cependant les images sont tellement explicites qu’on aurait presque l’impression de comprendre la langue.

Le petit chantier naval est équipé des machines de l’époque, scie à ruban, raboteuse, perceuse électrique, ce qui n’empêche pas le charpentier de se servir d’une hache et d'un couteau pour faire les biseaux des pièces de quille ou d’étrave, et d'utiliser un vilebrequin ou une manivelle, plutôt que sa perceuse pour certaines tâches.

On verra comment l’étrave ou les varangues sont sciées et taillées dans du bois tord pour en suivre le fil, gage de solidité ; on s’amusera de voir le charpentier mesurer la longueur de l’étrave par des écarts du pouce et de l’index, méthode que, plus au sud, les corses appellent le scumessu, au lieu de se servir d’un mètre ; on admirera la contre-masse sur ressort pour marteler seul les rivets, un marteau dans chaque main ; mais surtout on comprendra ce mode de construction où les bordés sont montés avant les membrures, les écartements étant obtenus par des chandelles s’appuyant au plafond assez bas de l’atelier.

Finalement on aura compris que le coup de hache doit nécessiter un peu d’entrainement et que le maitre ouvrier n’en est pas à son premier bateau.

Accastillage exotique

 

Voici quelques pièces d'accastillage, au sens large, difficilement trouvables chez nos marchands hexagonaux.

Taquetfendu

Le taquet fendu

L'image ci dessus est extraite d'une video sur Youtube relative au grément au tiers bômé d'un canot de Ross Lillistone en Australie. Certes, c'est un taquet, il y en a plein nos magasins, mais celui-ci est fendu et ne nécessite qu'une demi clé pour tenir le bout'. Comme c'est un morceau de plastique, ça doit être assez commun aux antipodes et on se demande pourquoi on n'en trouve dans aucun catalogue d'accastillage chez nous. Un taquet selon le même principe, mais en métal noble, peut se remarquer sur le Scamp, ce voile-aviron de moins de 12 pieds, que Howard Rice emmène du coté du Cap Horn.
Taquetscamp

La grande dame


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Ramer debout, à la mode vénitienne, mais sans la "forcole" en bois massif chantourné, est accessible sur nos canots avec cette dame de nage haute d'origine américaine. On la trouve sur le site du fabricant, mais le prix $180, même avec un dollar faible, est plutot rébarbatif. Au moyen d'un bout de tube pour rallonger nos dames courtes en jambes, on doit pouvoir faire à peu près pareil.

 

Le pare-battage "cornue"

Parebattagecornue 1

Vu sur une photo d'un voile aviron américain, ce bizarre pare-battage en forme de cornue qui se porte haut sur le franc-bord, serait très utile pour nous protéger des pontons où nos bateaux ont la facheuse tendance à passer dessous. Tout particulièrement celui de Port-Neuf à La Rochelle où nous avons nos habitudes! Après enquète il semblerait que ce soit la société Taylor Made qui fabrique ce type de protection qui se positionne par dessus le plat-bord qu'il protège à la fois sur le coté et sur le dessus.

https://taylormadeproductsstore.myshopify.com/products/low-freeboard-boat-fenders

 

Le "Scullmatix"


Scullmatix
"The Scullmatix is made of 1/8″ stainless steel plate and secured with a pair of stainless 5/16″ bolts and wingnuts"
Comme on le devine, il s'agit encore d'un produit américain, distribué par Duck Works. Cet appareil permet de godiller sans apprendre et sans se tordre le poignet. Géniaux les Americains! Heu, pardon, il s'agit d'une invention française, la "godille automatique" qui n'a pas trouvé de fabricant chez nous. L'auteur offre le schéma pour que tout un chacun se le fabrique avec un  morceau de bois et un bout de ficelle. Rendez-vous sur son site : http://nauticaerium.blogspot.fr/2008/08/la-godyoto-devient-le-scullmatix.html

La demi-pince à linge

Taquet pincelinge
De nouvelle-Zélande cette fois, sur ce "cheap-canoe", le très jeune homme qui l'a construit n'avait pas un rond, il a oeuvré avec les moyens de la ferme paternelle, dont les épingles à linge empruntées à l'étendoir familial. Le bateau ne permet sans doute pas de traverser l'Atlantique, mais il a navigué sur le lac Ngaroto ( Cherchez sur Google Earth). L'embarcation a été ensuite améliorée avec un balancier selon le même genre de bricolage.
Ngaroto 2 640

 

Séquence tire-bouchon.

Qui ne s'est pas trouvé prêt aux meilleures agapes, à terre ou sur un canot en attendant la marée, le pâté dégoupillé et le pain prêt à s'en prendre plein la tranche, quand quelqu'un s'écrit "Qui a le tire-bouchon?"

Au lieu de laisser la grise mine remplacer la rougeur du coup de soleil, laisser se dégrader l'ambiance du groupe par des reproches croisés, et le moral descendre en tobogan, apprenez maintenant le geste qui sauve.

Il ne s'agit de rien de moins que remplacer le tire-bouchon en queue de cochon par une simple lame de couteau, suffisamment étroite pour pouvoir s'insérer dans le goulot d'une bouteille. Vérifiez bien ce point avant de vous laisser séduire par un objet coupant "outdoor" quelconque totalement inadapté à cet ouvrage crucial, malgré d'éventuelles qualités par ailleurs.

Lame tirebouchon

 

Il est prudent d'utiliser un couteau à lame fixe ou doté d'un système de sécurité sérieux, genre cran d'arrêt ou virole, afin d'éviter que le couteau se referme sur vos doigts auxquels vous avez probablement la faiblesse de tenir. L'outil type est l'Opinel à virole n°8, bien affuté.

Repérez le sens des fibres du liège et incisez fermement en plantant la lame verticalement dans la bouchon ; il s'agit de couper la matière grace à un léger mouvement alternatif d'avant en arrière de la lame pour faciliter la coupure et la pénétration. Quand la lame est entrée d'environ la moitié de la longueur du bouchon, et que le liège est coupé jusqu'à un bord du goulot, retirez là, infligez une rotation d'un demi tour à la bouteille pour recommencer l'opération de l'autre côté pour parfaire la fente. Cette rotation n'est nécessaire que pour les lames qui ne sont coupantes que d'un seul bord, mais reconnaissons qu'elles sont la majorité.
Quand tout le diamètre est correctement fendu, on peut commencer l'opération extraction! La lame toujours enfoncée dans le bouchon, la bouteille fermement tenue par une de vos mains puissantes, le manche du couteau pareillement entouré de votre autre main puissante, commencez à tourner le couteau dans la plaie. Miracle, le bouchon initie son élévation, comme s'il y avait un pas de vis.
Quand un morceau substanciel du bouchon est visible hors du goulot, enserrez de votre main la plus habile bouchon et couteau et continuez la rotation jusqu'à l'audition attendue du bruit d'une bouteille qu'on débouche!

La video qui suit montre cette phase finale. Notez comme le petit doigt que n'ont négligé ni les pianistes ni les dactylos oeuvrant jadis sur des machines mécaniques, tient fortement le bouchon tandis que l'index fait de même sur le manche du couteau, tandis que le majeur et l'annulaire font semblant de tenir la lame mais en réalité sont juste attentifs à ne pas la toucher.

 

La méthode ici enseignée par l'exemple par un éminent professeur, a  été testée immédiatement par un jeune marin à la satisfaction de tous les convives.

 

 

 

 

 

 

Une boule d'avant sans soudure

Les habitués de ce site connaissent le montage de Patrick sur son fourgon permettant d'accrocher sa remorque à l'avant du véhicule, rendant très facile l'accès des cales étroites ou tordues. Pour avoir vu mettre à l'eau nos canots sur la cale du Passage à Saint Armel dans le golfe du Morbihan, pour avoir essayé la cale en courbe de La Cayenne à Marennes, nous savons d'expérience que le système est tout sauf un gadget inutile. Rendez vous sur la page idoine ICI.

Mais comme on le devine, chacun n'est pas spécialiste en soudure, voire tout simplement pas équipé. Aussi voici un montage réalisable avec les moyens du bord.

tige de remorquageFouillez dans le coffre de votre voiture, et vous devriez y trouver une tige de remorquage, qui épuipe depuis maintenant pas mal d'années les automobiles. En gros cela doit avoir l'aspect de la pièce de la première photo.

Il s'agit d'une tige filetée à une extrémité et terminée à l'autre bout par un anneau. Cherchez devant votre voiture, il y a une sorte de trappe dans le bloc pare-choc, qu'on peut enlever et qui découvre un écrou scellé au chassis. La tige filetée s'y visse afin de pouvoir permettre un remorquage fiable de votre véhicule.

C'est sur cette tige que nous allons fixer une boule standard achetée aux environs de 15/22€ (tarifs 2017) dans votre magasin de bricolage habituel ou commandée sur Internet chez un vendeur par correspondance.

Évidemment le diamètre de l'intérieur de l'anneau et celui de l'axe de fixation de la boule ne vont pas correspondre. L'axe ayant en général une largeur de 22mm, il faudra réduire l'intérieur de l'anneau de remorquage. Par bonheur il traine dans un recoin de votre garage un morceau de tuyau d'évier de 32mm extérieur. Voila qui va faire l'affaire.
 

boule d'attache

couper le tuyauImg 20170521 174239Découpez une rondelle de ce tuyau de la l'épaisseur de l'anneau de remorquage. Certains peuvent faire ça de chic, les moins habiles se serviront d'une boite à coupe. Seul le résultat compte. Comme le diamètre du tuyau de plastique est trop grand, il faut en enlever un morceau, afin d'obtenir un cercle incomplet.

 

 

 

 

Img 20170521 174252Img 20170521 174315En resserant ce presque cercle, on réduit le diamètre à une taille compatible avec l'intérieur de l'anneau ; il suffit alors de l'y insérer.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'est plus alors qu'à introduire l'axe qui prolonge la boule à l'intérieur de l'anneau chemisé (on s'épargnera éventuellement les propos grivois induits) et l'on boulonnera fermement l'appareil ainsi construit.

Comme on le voit, ce montage est non-destructeur, et la tige filetée de remorquage retrouvera immédiatement sa première fonction en dévissant la boule et en extrayant aisément la bague de plastique plombier.

boule d'avant!
Il ne reste qu'à visser cette tige boulée dans l'écrou fixe du chassis et accrocher la remorque de son bateau, pour fièrement effectuer avec aisance la manoeuvre de mise à l'eau sous les regards ébahis des spectateurs inévitables.

 

Et pourtant elle tourne!

Notre ami Patrick, à qui on a emprunté l'idée, fait la remarque suivante "En premier j'avais fait comme ça mais ça ne marche pas sauf si la tige filetée est bloquée a mort !!"

La notion de bloquer à mort dépendant de la force du tourneur, on cherchera quelque chose de moins sujet à caution. Mais pourquoi ça ne fonctionne pas? Car la boule tourne, autour de l'axe comme la Terre autour du Soleil ! Elle a tendance alors à faire dévisser la tige, du fait du bras de levier qu'elle constitue par rapport à l'axe du boulon.  

boule d'attelage fixée à l'avant du véhiculeLa boule doit etre dans l'allignement de la tige sinon elle tourne et par le poids l'attache de la remorque risque de se déboiter lors de la mise ou sortie d'eau, donc gros danger pour les gens autour, au mieux grosse rigolade de la part des spectateurs inévitables, car les cales ayant tendance à être en pente, la remorque pluss le bateau vont dévaler a toute vitesse si ça décroche !

Pour palier cet inconvénient, la boule doit être déportée, donc fixée sur une platine et non directement sur la tige selon le montage de Patrick (qui nécessite quelques compétences et outillage pour sa fabrication) de telle manière que le centre de la boule soit dans l'alignement de la tige filetée, rendant négligeable le moment rotatif, comme on le voit sur la photo du montage originel.

Et si on ne sait toujours pas souder?

On remarquera que la rotation du système ne peut exister que dans un seul sens, celui du dévissage ; il n'y a donc qu'à assurer la tête d'attelage pour qu'elle ne puisse tourner dans ce sens là. Un bout salvateur peut-être, ou un morceau de fil électrique qui ne rouille pas, fixé à la poignée et à la remorque pourrait-il apporter une sauvegarde bienvenue?
Après essai rapide, on s'aperçoit que le risque d'une rotation intempestive de la boule n'existe pas avec la plupart de nos remorques légères sans freinage car la tête d'attelage est fixe. En effet elle est boulonnée sur le timon et ne peut tourner, empêchant par là même la boule emprisonnée de tourner si l'envie lui en prenait. On mettra par prudence un bout de sécurité pour pallier un mauvais accrochage toujours possible ; mais en mettez vous toujours un en accrochage arrière? Finalement, le seul inconvénient du système sans soudure pourrait résider dans la position relativement haute de la boule, ce qui incline la remorque et pourrait dans certains cas s'avérer gênant ; dans d'autres, au contraire, on y verrait un avantage car cela faciliterait plutot la glisse du bateau sur les rouleaux, surtout utile avec les remorques non-cassantes.

 

 

 

 

Préparation de la saison à Port-Neuf

Nettoyage cale port neufLes marins et bénévoles sont venus nombreux pour cette journée de préparation de la base nautique de l'anse de Port-Neuf à La Rochelle.

Trois des cinq associations se sont mobilisées autour du nettoyage de la cale de mise à l'eau, de la tonte de la pelouse et du rangement du hangar. Tout devait être près pour accueillir les jeunes pour le stage de voile des vacances scolaires de printemps. Sous l'impulsion du comité de pilotage, les bénévoles n'ont pas hésité à mouiller la chemise en repoussant la vase qui ne manque pas d'envahir la cale sous l'effet des marées.

Après l'effort, le réconfort ; qui comme souvent passe par la case festivité. C'est donc autour de BBQ que les marins des associations des Plates, les Kayaks et les voile-avirons se sont regroupés montrant que la dynamique collective prend de plus en plus sur la base nautique.

 

Cale du Chateau d'Oléron

Le Chateau d'Oléron

Cale du Château d'Oléron [ 45°53',00''N - 1°11'30'' W ]


Situation

Située au sud-est de l'Ile d'Oléron, le Château d'Oléron est une ville ostréicole dont le port est particulièrement typique avec ses cabanes colorées dont certaines sont
aujourd'hui le siège d'activités artisanales ou associatives. Mais ne vous y trompez pas, l'activité ostréicole y est intense, et on ne s'en plaindra pas.

Depuis Le Château, le choix vous est offert entre naviguer en direction de l'embouchure de la Seudre (visite d'une partie du site ostréicole jusqu'au port ostréicole de La Cayenne ou plus haut) , ou la remontée du coureau d'Oléron vers la zone Île Madame, Île d'Aix, Fort Boyard.
Cale du Chateau dOléron

Accès

Les 2 cales de mises à l'eau sont utilisables jusqu'à mi-marée. Attention cependant car elles sont alors utilisées par les ostréiculteurs pour mettre à l'eau ou charger leurs chalands. Nul doute que s'il vous arrive de les gêner, vous vous sentirez de trop et vous hâterez de finir vos opérations. Préférez donc pour votre propre confort une tilisation de la cale jusqu'à PM+/-2h00. La mise à l'eau ne présente aucune difficulté, le port étant parfaitement protégé des vents et du clapot. Un large parking permet de stationner facilement avec sa remorque.


Autre cale du Château d'Oléron


Comment s'y rendre?
Après le pont de l'île d'Oléron prendre à droite direction le château. Suivre la route jusqu'au premières cabanes et prendre à droite, direction "Le port". Les deux cales de mise à l'eau se font faces .


Informations complémentaires


• Le chenal de sortie de port est très étroit. Longez le balisage fait de piquet de bois sur bâbord en sortant (et l'inverse au 318,5° en entrant !) et vous éviterez de vous planter dans la vase. Remarquez, à marée basse, certains pêcheurs à pied trouvent ici leur compte de palourdes et de lavagnons...
Balisage En « sortant » du Château surveillez bien le balisage et ne vous faîtes pas surprendre ! En montant au nord : rouges à bâbord et les vertes à tribord. En descendant au sud vers l'estuaire de la Seudre : rouge à tribord et verte à bâbord. Le balisage est indiqué pour un bateau entrant par le pertuis de Maumusson.
Patrimoine Le port du Château recèle quelques très jolies unités de bateau de travail traditionnel (tel que Frennâ).
Association «Chantier  naval Robert Leglise» . Restauration, sauvegarde du patrimoine maritime. Reconstruction de la yole à trois mats La Julliard. Visite libre et gratuite pour les individuels.
Histoire Le port est niché au cœur d'une citadelle construite par Vauban, sous les ordres de Louvois. La citadelle participe avec le Fort Chapus, le fort des Saumonard et le fort Boyard

Cale du Chateau d'Oléron

Deux voiles russes

Voici quelques photos pour parler chiffons. Ce ne sont que des images de voiles glanées sur le Web, mais qui présentent quelques caractéristiques qui peuvent intéresser le vélirameur curieux.

Voile livarde russe

Cette première est ancienne probablement et d'origine inconnue, mais si on en juge à la casquette du marin, on lui attribuerait une origine russe. On est conforté en faveur de cette hypothèse par la carène du bateau qui est indéniablement de cette tradition charpentière.
Quoiqu'il en soit, chacun aura reconnu une voile à livarde, mais aura été surpris de la forme triangulaire très allongée de la partie arrière et de l'étroitesse relative de la partie supérieure. Cependant l'oeil est de plus attiré par un bout' qui part du haut du pic de la livarde et va vers la poupe.
A quoi ça pouvait bien servir? Citons Ross Lilistone en recopiant une traduction publiée sur ce site même : "Le système que j’utilise pour améliorer les performances d’une voile à corne est un tire-vergue très simple qui s’accroche à la tête de l’espar. Ce système de hale-bas peut également être utilisé efficacement avec toutes les variétés de voile au tiers, à livarde, etc.
La plupart des gens sont familiers des hale-bas de bôme, mais le hale-bas que je montre ici s’accroche en haut de la voile, et contrairement au hale-bas de bôme, il est très légèrement chargé, nécessitant seulement une légère corde. Ce ne est pas une idée de moi -des hale-bas de ce genre ont été en usage au cours des siècles- cependant, je soupçonne que ma méthode de réglage du gréement est nouvelle.

On en lira un peu plus en se référant à la page idoine, où l'auteur des antipodes nous donne une idée de l'usage éventuel de cette ficelle : ce serait un tire-vergue. Ross Lillistone aurait donc retrouvé une pratique ancienne dont le souvenir nous avait quitté, et que cette photo rappelle à notre curiosité.

La seconde image est au contraire tout à fait contemporaine, puisqu'il s'agit d'une production actuelle d'un important chantier russe, Sigo Marine, présent aussi bien en Baltique qu'en Mer Noire, et dont la production est plutot orientée vers des  unités motorisées de beaucoup plus gros tonnage qu'un modeste voile aviron. On notera qu'à coté de ce canot, l'entreprise construit aussi des Drascombe.
Voile au tiers foquee
Le canot , construit en chêne avec des bordés soit en pin soit en bouleau, mesure 5, 10m de long pour une largeur maximale de 1,61m et peut accueillir 8 personnes. Ontrouvera le descriptif en anglais ici : http://sigo-yacht.com/wp-content/uploads/2015/05/yal_eng.pdf. Ceux qui sont plus à l'aise avec le russe, consulteront  le document dans cette langue ici :  http://sigo-yacht.com/wp-content/uploads/2015/05/yal_rus.pdf
Intéressons nous au plan de voilure qui est donné pour 10m². Il s'agit d'une voile au tiers peu apiquée,  sans bôme, mais dont la caractéristique qui nous intéresse  est sa coupure en deux. Une partie arrière amurée en pied de mat, et une partie avant amurée sur l'étrave,. Cette voile fonctionne donc comme une grand voile et un foc. Nous l'appellerons une "voile au tiers foquée" faute de connaitre un nom classique s'il en existe un en français.


Il n'est donc pas nécessaire de gambeyer, ni besoin d'un bout-dehors interminable pour que le foc ne se prenne pas la tête dans la vergue de la voile au tiers! Au près on comprend aisément comment ce grément peut fonctionner, mais comme on ne voit pas de réglage du point d'amure du faux-foc, on peut donc se demander comment évolue la vergue quand on choque la voile pour abattre. Les lois de la géométrie nous indiquent que si l'arrière de la vergue pivote vers l'avant, la partie avant va devoir pivoter vers l'arrière. la longueur du guindant de la voile étant constante, le point de proue de la vergue va donc décrire un arc de cercle dont le rayon est justement la longueur du guindant de la voile, et le centre le point d'amure, ce qui devrait sensiblement apiquer la voile * ;  mais la poussée dans le faux-foc  ayant tendance à empêcher la vergue de pivoter, il agirait alors comme frein de vergue et limiterait le risque de repliement de la voile à bordure libre, limitant le recours à un tangon aux allures portantes.

On pourrait dire encore que le faux-foc, en limitant le débattement de la vergue, jouerait un rôle analogue au tire-vergue de la première photo en contrôlant la torsion de la grand-voile.


Mais il ne s'agit là que de supputations, et en l'absence de retour d'expérience de pratiquants de cette voilure, quelques essais s'imposent. À vos ciseaux et vos aiguilles!

Voile au tiers foquée russe sur l'eau

note : d'accord, c'est un peu plus compliqué que ça puisqu'il s'agit de géométrie dans l'espace et que le bout de la vergue décrit aussi un arc de cercle dont le rayon est la longueur de la vergue entre son extrémité avant et le mat. Mais la conclusion est la même, le bout de la vergue s'abbaisse.

Moteur : électrique contre essence

Nos petits bateaux peuvent souvent accueillir un moteur hors-bord qui remplace les avirons pour quelques muscles vieillissants. Mais les moteurs à essence font du bruit, dégagent des vapeurs nauséabondes, salissent les cales et polluent forcément les eaux où l'on navigue. D'où la question légitime : "puis-je opter pour un moteur électrique pour aller en mer?

Chercher un éclairage autorisé à cette question entraine vers des abimes de perplexité à vouloir s'y retrouver dans les chevaux vapeurs, les watts et les livres de poussée anglaises, sans compter les détours par la puisssance à l'axe et la puissance à l'hélice.

Peu de littérature sur Internet permet de se faire un avis tant soit peu raisonné. Une revue suédoise, "vi Båtågare" avait, en 2006, fait des comparaisons en utilisant des moteurs thermiques et des électriques sur deux barques identiques. Test torqeedo/mercury Article en Suédoistesttorqeedosuedois.pdf (5.38 Mo)

électrique contre essence

 

Mais comme il se pourrait que quelques-uns d'entre vous ne soient pas totalement à l'aise avec le suédois, nous en faisons ici un résumé qui peut être utile.
Les journalistes de la revue ont testé deux moteurs électriques de la marque Torqeedo et deux moteurs Mercury, dans des puissances compatibles avec nos embarcations. Le premier duel opposait un Torqeedo 801, d'une puissance de 800W, aujourd'hui remplacé dans la gamme par un moteur plus puissant le 1003, à un Mercury 2.5cv à quatre-temps, alors que la seconde confrontation concernait un Torqeedo Cruise2 de 2000W et un Mercury quatre temps de 5 cv.

Nous ne décrirons pas les moteurs, il vous suffit de rechercher sur Internet pour en avoir les caractéristiques, en revanche nous vous fournissons le tableau récapitulatif des tests en adaptant les commentaires en français qui sont affichés sous le tableau en suédois. Pour vous faciliter la lecture directe des tableaux, voici un peu de vocabulaire suédois :
Torqeedo/ Mercury

bensin : essence
belastning : charge à bord
elmotor : moteur électrique
fullt gaspådrag : plein gaz
halv gas : gaz à moitié
lågfart : petite vitesse
ljudniva :niveau sonore
med : avec
medan : tandis que
mot : contre, opposé à
samma : identique
sjomil : mile marin
topfart : vitesse maximum

 

Voici donc les commentaires des tables de comparaison de moteurs à essence/ moteurs électriques.

Le Mercury 2.5cv est en noir, le Torqeedo 801 est en gris, le Mercury 5cv a droit à la couleur rouge et le Torqeedo Cruise se peint en vert.

Tableau 1 : vitesses maximales.

 

Vitesse maximale avec 2 personnes à bord.

Ici, nous voyons que lla vitesse de pointe ne diffère pas tellement dans chaque paire de moteurs. Entre le plus petit 2,5cv Mercury et le Torqeedo Travel 801 il n'y a que un nœud à l'avantage du moteur à essence : 5,5 noeuds au lieu de 4,5 noeuds.

Pour le grand frère Mercury de 5cv  et le Torqeedo Cruise 2.0, la vitesse de pointe ne diffère que de 0,8 noeuds : l'essence est la plus rapide avec 6,1 noeuds tandis Torqeedo Cruiser est légèrement plus lent avec 5,3 noeuds

 

Tableau 2 : accélérations

Accélération avec 2 personnes à bord.

Ici, nous voyons que les moteurs à essence accélèrent plus vite que leurs collègues électriques.

Le Mercury 2.5cv est presque deux fois plus rapide que le Torqeedo Travel 801 pour passer de 0 à 4,5 noeuds,  tandis que le Mercury 5 cv met deux secondes de moins que le Torqeedo Cruiser de 0  à 5.5 noeuds.

 

Tableau 3 :  niveau sonore

Niveau sonore endécibels.

Pour le bruit il n'y a pas combat dans le couple Mercury 2.5cv et le Torqeedo Travel 801. Le moteur électrique est beaucoup plus agréable à conduire. Le Mercury 2.5cv a un niveau sonore de 20 dBA plus élevé que le Torqeedo Travel 801. Entre les gros moteurs, l'écart est moins net. De 1,7 jusqu'à 3,5 noeuds les niveaux sont semblables, cependant à plein régime le Mercury 5cv  devient deux fois plus bruyant que l'électrique.

(10 dBA de plus  correspond en principe à un doublement du niveau sonore pour l'oreille humaine,)

 

Tableau 4 : autonomie en miles nautiques

Distance parcourue avec respectivement un réservoir plein et la batterie complète avec 2 personnes à bord.

Mercury 2.5cv contre Torqeedo travel 801

A fond, à vitesse maximum de 4,5 noeuds, on ne parcours que  1,9 miles nautiques avant que la batterie intégrée de 300w du Travel 801 ne soit vide. Alors qu'avec son reservoir intégré de 0.95 litre, le moteur à essence permet de parcourir 4.2 mile nautiques à la vitesse de 5.5 noeuds.

Mercury 5cv contre Torqeedo Cruise 2.0

A la vitesse 3,5 noeuds, nous pourrons parcourir 28 miles nautiques avec Torqeedo Cruise sur les batteries pleines, tandis que c'est 58,3 miles avec un réservoir plein sur le Mercury 5cv à la même vitesse.

Tableau 5 : autonomie en heures

Nombre d'heures de fonctionnement avec un réservoir plein ou une batterie complètement chargée avec deux personnes à bord.

Mercury 2.5cv contre Torqeedo travel 801

A fond les manettes avec un réservoir plein d'essence et la batterie complètement chargée, on peut durer jusqu'à 45 minutes avec le Mercury 2.5cv, mais seulement 25 minutes avec un moteur électrique Travel 801, avant que le contenu de la cuve / batterie soit épuisé.

Mercury 5cv contre Torqeedo Cruise 2.0

Si vous réduisez la vitesse à 3,5 noeuds avec les moteurs plus gros, nous voyons que nous pouvez durer un peu moins de 17 heures avec le Mercury 5cv et une nourrice pleine de 12 litres. Avec le moteur électrique Torqeedo Cruise, vous conduisez pendant huit heures avant que les piles soient épuisées.

 

Conclusions

Quelques remarques complémentaires peuvent être formulées. En terme de puissance, les prétentions de Torqeedo de comparer un moteur de 800w à un moteur thermique de 2cv ne semblent pas abusives. Le Mercury donné pour 2.5cv n'est que légèrement plus puissant que le Travel 801. On peut extrapoler en admettant que le Torqeedo 1003 actuel fournit une puissance comparable à un 3cv à essence.

En revanche on est très déçu en terme d'accélérations, ce qui est surprenant, les moteurs électriques permettant en général des montées rapides et régulières en puissance.

C'est une fois de plus l'autonomie qui fait défaut aux électriques, avec le Travel 801, malgré les batteries sans plomb, revenir de l'ile d'Aix vers La Rochelle un jour de pétole semble hors de portée. Pourtant les pêcheurs qui veulent naviguer longtemps à petite vitesse et sans bruit y trouveront leur compte, l'autonomie étant excellente à 1.7 noeuds, tant pour le Travel 801 que pour son grand frère.

Petite déconvenue en matière sonore, si le petit Torqeedo 801 ménage effectivement nos oreilles, le Cruise à vitesse moyenne ne fait pas mieux que le Mercury 5cv.

Vie de chateau sur l'Erdre

 

Par Petrus Gastus le 23 Septembre 2010

Chateau d erdre

 

Le week-end du 17 au 19 septembre 2010 a été l'occasion d'un mini raid en eaux intérieures sur l'Erdre que nous avions baptisé "la Vie de Châteaux au bord de l'eau".

Sur l erdre

Trois bateaux et quatre marins étaient au RDV. Jean-Baptiste C sur "Pointe d'Ail", une plate de l'Aiguillon. Se nouveau membre s'est illustré tant par sa bonne humeur que par ses qualités de campeur de l'extrême (un concurrent sérieux pour Christian et Yves) !

 

 

Michel P sur Piou, son Moorskoul  bien connu des Rondeurs 2010 étaPiou dans la brumeit en grande forme. Il était venu pour inaugurer son système de cabanage et les températures des nuits étaient au RDV. Enfin Doody recevait pour la deuxième fois (après la Fête de la moule), Marc Cavalier, grand chasseur hapnésite qui découvre le véliramage et qui va nous rejoindre et ainsi compléter la liste des membres équipiers de VAP (à vos mail pour les inviter). Bref cette mini rando a trouvé un écho plus favorable chez les nouveaux que chez les anciens VAPistes.

 

Petit descriptif de la ballade : 

Pointe d'AilDépart de LR vendredi à 15 h et mise à l'eau pour 18 H une petite nav d'heure trente nous a conduit au port de Sucé sur Erdre. Petit ponton gratuit 48 h avec les restaurants face à la rivière. Nous n'avons donc pas manqué l'occasion de faire une bonne bouffe dans l'un d'entre eux. Après ce repas, montage des cabanages et dodo.

Le matin nous décidâme de ne prendre que 2 bateaux car Pointe d'ail n'est pas taillé pour le près. Une longue journée sur l'eau nous a amené sur les plaines de Maserolles où nous avons trouvé un lieu de bivouac extrêmement sauvage. Notre ami Jibi en a profiter pour dormir sous une bâche par 5 à 6 degrés.Marc dans la brume

C'est dans une brume fantomatique que nous avons appareillé pour une grande descente de la rivière en direction de Nantes. Le vent n'étant pas de la partie, c'est au moteur que nous avons rejoint Nantes sans toutefois atteindre le centre ville. Les nombreux châteaux rencontrés nous ont consolé des 2 h de moteurs. L'après midi a aussi eu pas mal de godille à l'essence. De retour à Port Jean nous nous sommes quittés en prenant date pour un débrif et pour préparer quelques articles, ainsi, peut-être, qu'une édition 2011 au Printemps. 

La gavotte des Pertuis 2013

Par Petrus Gastus

Parcours gavotte 2013

Initialement, notre ami Alban avait organisé une "ronde des Iles", une randonnée de 4 jours en baie de Quiberon, avec Houat et Hoedic en point de mire. Mais la météo capricieuse de cette fin de printemps ne nous a pas laissé le choix. Avec des vents annoncés à 35 noeuds, il a fallu annuler .

Claranse au large de Fort Boyard

Quatre jours de libres sur l'agenda, et des prévisions très convenables en Charente-maritime, nous ont convaincus que c'était ici qu'il fallait naviguer! C'est donc dans nos Pertuis que 6 équipages de vélirameurs ont embarqués le samedi 15 juin. Rendez-vous donné à la cale du Bout-blanc (la Rochelle) pour un pique-nique avant le grand départ. 3 canots vapistes, Zigoteau, Leecton et Doody, nous ont fait la surprise de venir partager notre déjeuner avant de partir dans le Vieux-port faire les beaux avec les Filles du Roy (voir article dans ce blog). Les assiettes et verres vidés, les ventres pleins, la gavotte des pertuis pouvaient commencer pour Bénetin (Ilur), Blues (construction amateur), Claranse (Pertuis 500), Josépha (canot britannique dont je ne connais pas le type[>> Bay Raider de Swallow boats]), Caredig (yole de ness) et Zazakelli (Insula).

Bord charenteAprès une sortie de port très délicate compte tenu de l'étroitesse du chenal et du traffic devant la Tour Richelieu, nous mettons le cap au sud et naviguons à vue jusqu'à l'embouchure de la Charente. Au près bon plein, sous un soleil revigorant, les bateaux marchent bien, poussés par une douce brise de secteur O/SO. Nous remontons la Charente de conserve jusqu'à un lieu de bivouac connu de Yves... On embouque une chenau rive gauche et on pique dans la vase et les roseaux. Voila le nid douillet pour nos embarcations... Les tentes sont installées vite fait. Nous pouvons profiter du calme des rives de la Charente pour partager nos victuailles.   

Dimanche 16. En route pour Boyardville. Les bateaux descendent gentiment le fleuve avec le courant. Les avirons nous aident à rester ensemble, ... et à se passer les bouteilles de pineau à l'heure du repas. Enfin le vent rentre alors que nous passons l'ile Madame. Nous bordons enfin les voiles pour tirer un long bord en direction de l'île d'Aix où nous pensons relacher quelques heures. Notre Dame de Flots, ketch traditionnel dont le port d'attache est le bassin du musée maritime de La Rochelle, nous suit à quelques emcablures. Nous decidons d'aller le saluer et de lui rendre hommage par une navigation bord à bord, pour le plaisir de ses invités.

 Naviguer avec Note Dame des FlotsAprès une demi-heure de séance photo nous choquons tout et nous dirigeons vers le chenal de Boyard. Après cette belle journée, une petite bière s'impose pour rafraîchir les gosiers. Heureusement nous somme en territoire ami et le bar resto "Le bout" nous accueille à bras ouvert. Je vous recommande chaudement ce lieu situé le long du port de Boyard, du côté du ponton visiteur. Vous y serez accueilli par Manu, un gars de Boyard. Pour moi, le seul bar où l'accueil est vraiment cordial, et où on ne sent pas pris pour un touriste (tapas et fish and ships extra!!! euh pas très couleur locale).

Les prévisions pour la nuit sont mauvaises : alerte orange aux orages. vents en rafale de 30 nds. 30 mm de pluie. Les bateaux sont remisés dans une alvéole le long du chenal. les marins profiteront d'une maison rachetée par l'Etat suite à la tempête Xynthia. Nous ne regrettons pas ce choix lorsqu'éclate l'orage autour de 3 heures du matin.

Au petit matin tout paraît calme. Pendant le petit déjeuner pris sur un ponton ostréïcole qui sèche au soleil, nous consultons  la météo et repérons vite qu'une seule petite fenêtre météo s'ouvre à nous si l'on veut rentrer sereinement à La Rochelle. Nous décidons de partir immédiatement pour profiter des vent de secteurs sud encore maniables en fin de matinée. L'après midi près de 20 noeuds sont annoncés et l'alerte orage est maintenu par la Préfecture. Sachant que le lendemain, c'est la même  chose mais avec des vent de NO cette fois, nous ne regrettons pas le bon sens marin qui nous poussent à activer les préparatifs du départ.

Claranse vent arriereLe temps orageux est lourd et sans vent. jusqu'au fort Boyard où la bascule de sud attendue se manifeste. Le vent fraîchit. Tous le monde prend un ris et continue sa route. Mer plate, vent arrière, 12 à 15 noeuds. La bateaux marchent bien. Nous taillons notre route à une vitesse de 5 à 6 noeuds. Malgré la visibilité médiocre les bateaux restent à vue et la VHF nous permet de prendre régulièrement des nouvelles de l'ambiance, concentrée, sur chacun des 6 voile-avirons. Nous arrivons aux ports des Minimes en flotille, seulement séparés les uns des autres de quelques minutes. On apponte, on prend un petit verre de rouge, une bière, un sandwich. On refait le match. Vivement septembre pour une nouvelle rando, dans les eaux morbihannaises cette fois...

Il y a rafale et rafales

Manche à air

 

Il y a rafales et rafales par Yves GG

Lorsque la météo nous annonce des rafales nettement supérieures au vent moyen, cela peut parler de formes de surventes très différentes, qui ne font pas appel au même type de réaction du skipper ou du barreur. Voici ce qui me semble représenter les 2 types principaux :

1- La rafale brève et soudaine.

Fréquente par vents de terre, elle se produit aussi dans d'autres régimes de vent. Elle dure en général moins d'une minute, arrive parfois comme une claque, mais elle est annoncée par une zone dont la surface de l'eau a un aspect ridé, comme passée à la rape.
Cette zone se déplace beaucoup moins vite que le vent qui la surmonte. Elle se produit même, et souvent, sans aucun nuage qui puisse lui être associé. Sa dimension spatiale est d'ailleurs souvent bien plus petite que les cumulus éventuellement présents.
La réaction, c'est lofer et/ou choquer les écoutes pendant un court laps de temps (et en profiter pour gagner au vent si on est en louvoyage). Dans ce type de temps il est prudent d'avoir l'écoute en main, ou de la bloquer avec un nœud largable instanément (le « nœud d'écoute » n'a pas été inventé pour rien), ou avec un coinceur tout aussi largable en urgence.

2- La survente de grains

Beaucoup plus longue, de l'ordre du quart d'heure, elle est aussi moins brutale. Mais le renforcement du vent peut être aussi important, et surtout la mer se renforce elle aussi pendant ces passages.
Ce renforcement de la mer est d'ailleurs surprenant dans la mesure où les nuages sous lesquels, ou autour desquels, se produisent ces surventes semblent souvent ne pas avoir une dimension suffisante pour produire un fetch tel qu'il expliquerait de telles vagues.
Mais le fait est là : il ne suffit pas de choquer l'écoute. On peut non seulement être amené à réduire la toile, mais surtout il faut surveiller les lames pour faire face éventuellement (en lofant) à celles qui menacent de déferler et de s'écrouler dans le bateau. Si la météo a annoncé un vent de X noeuds toute la journée, venant du large, et « complété » par des rafales, c'est souvent de telles surventes de grains dont il s'agira (qu'il pleuve ou non).
Quand on prend ça sur la tronche et qu'on se retrouve dans la grisaille, on peut se demander s'il s'agit d'une dégradation imprévue et durable du temps. Mais le plus souvent, une fois le train de nuages passés, ça revient à la situation antérieure ou presque.

3. ma conclusion

Voici la conclusion que j'en tire, et que je soumets à votre réflexion et à votre expérience : pour savoir de quoi il retourne, et décider la conduite à tenir, il est utile d'observer les arrivées de tels trains de nuages. S'agit-il d'une masse limitée suivie d'un ciel plus clair ? Son passage devrait alors durer entre 5 à 20 minutes et sera suivi d'un apaisement. Ou s'agit-il d'une masse sans limite visible au loin, qui rendra tout le ciel merdique, et la mer avec ? Pour ce cas, il est utile d'avoir en tête les refuges accessibles.

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Cale d'Ars en Ré

Ars en Ré bout du chenal

Le port d’Ars en Ré dispose d’une cale confortable dans le chenal d’accès, à coté de la porte-écluse, dont l’accès est libre et gratuit.

Ars en Ré : cale du port
la cale du port d’Ars en Ré

Cette cale est large, divisée par une ligne jaune. La partie gauche en regardant vers le large est affectée prioritairement au carénage, mais il n’est pas interdit de s’en servir pour mettre à l’eau si on a la place pour manoeuvrer. La partie droite, plus étroite est réservée aux mises à l’eau, et ne présente pas de difficultés particulières en dehors d’un relatif manque de place pour manoeuvrer en haut de la cale afin de mettre sa remorque en ligne pour reculer, surtout les jours d’affluence.
La cale présente en effet  l’avantage et l’inconvénient d’être au coeur de la zone la plus touristique de la commune.
Le stationnement des remorques peut se faire dans un parking libre et gratuit, mais où les places peuvent se montrer rares en saison, situé à 200m en voiture et 100m seulement à pied pour revenir à son bateau.

Pour des bateaux voile-aviron au faible tirant d’eau, la cale est accessible très longtemps, environ quatre heures avant ou après la marée haute. On trouvera ci-dessous le tableau fourni par le port indiquant les heures d’accessibilité en fonction du coefficient de marée pour des bateaux de 80 cm à 1,60 m de tirant d’eau. Les voiles avirons qui n’ont besoin que de 20 à 30 cm de fond appliqueront à ces horaires un correctif largement calculé.

Tableau port Ars en Ré
plages horaires en fonction du tirant d’eau

Le chenal étroit ne peut pas être parcouru sous voile, l’interdiction doit être respectée, on mettra à la voile après les premières bouées, au delà de la cale réservée à l’école de voile, à l’extrémité du quai maçonné qui longe le chenal.

limite à 5 noeuds Fier d'Ars
vitesse limitée dans le Fiers d’Ars

La vitesse dans l’ensemble du Fiers d’Ars étant limitée à 5 noeuds, on prendra garde à ne pas tirer trop fort sur les avirons, et on sera attentif à ne pas entrer dans la zone protégée interdite à la navigation du coté Ileau des Niges (avec moteur la zone est encore plus restrictive).

Cales de La Flotte

Plan laflotte cales

LA FLOTTE, ILE DE RÉ, CHARENTE-MARITIME

  • De nombreuses cales sont ouvertes librement sur la commune de La Flotte, cependant elles sont dessinées essentiellement pour les tracteurs ostréicoles, et donc pas toujours extrêmement pratiques pour les canots voile-avirons.
  • On notera cependant que l’usage ostréicole se faisant à marée basse, il n’y a pas de concurrence à marée haute.
  • La commune réserve officiellement pour les bateaux la cale située au point 1°19’41’’
    W / 46°11’24’’N et qui se trouve à mi-chemin entre le port et l’école de voile.

 

1- LA CALE COURS FÉLIX FAURE.

Cale Felix Faure La Flotte en Ré

  • situation : 1°19’41’’ouest
    46°11’24’’ nord
  • C’est la cale recommandée par la commune. Elle est située au coeur du  village, à proximité du port.
  • Un parking (hauteur limitée 2m) est juste situé à côté de la cale, mais il est payant en juillet et aout, et généralement complet à cette période. Un autre parking libre et gratuit est accessible à 250m à côté de la salle polyvalente.
  • La cale est assez étroite et ne permet pas l’accès à plus d’une remorque en même temps. Le fond plat est sableux sur une bande de 150m parallèle à la côte qui sert de zone de mouillage, mais une bande de parc à huitres nécessite d’être attentif au tirant d’eau. La côte est enrochée de part et d’autre de la rampe, nécessitant une certaine vigilance à marée haute avec un peu de clapot.
  • Il n’y a pas de possibilités d’amarrage du bateau, aussi est-il quasiment impossible de manoeuvrer
    seul bateau et voiture.
  • On peut en général facilement aborder ou mettre à l’eau entre 3 heures avant ou après la marée haute, voire plus si le canot a un extrêmement faible tirant d’eau, mais le risque est grand alors, à marée descendante, de se retrouver à sec.
  • On notera la présence de WC publics et de jeux pour enfants à proximité de la cale et, plus désagréable, des amas d’algues vertes nauséabondes, selon arrivage.

2- LA CALE DE L’ÉCOLE DE VOILE.

Panneau Cale école de voile La Flotte en Ré

situation : 1°19’50’’ouest
46°11’30’’ nord

  • C’est la cale la plus pratique en dehors des heures d’activité de l’école de voile qui est prioritaire.
    Mais si on prend la précaution de s’insérer dans la demi-heure entre le départ des stagiaires et leur
    retour, et en demandant poliment au moniteur de surveillance à terre, il n’y a généralement pas de
    problèmes de cohabitation, et le petit coup de main salvateur n’est pas rare.
  • En revanche, il y a beaucoup de chariots de mise à l’eau stationnés sur la cale elle-même, il faut donc prévoir de dégager immédiatement sa remorque. Comme il n’y a pas de possibilité d’amarrage le temps de lui trouver un stationnement, il faut prévoir le nombre de bras en conséquencesCale ecole de voilel aflotte.
  • Un chenal balisé jusqu’à trois cents mètres dans l’axe de la cale permet de s’aligner sans difficultés et de passer sans crainte entre les parcs à huitres. Le fond est sableux, mais il faut être attentif à un petit épi à tribord en abordant la cale, qui est submergé à marée haute et signalé habituellement par un bidon qui sert de bouée.
  • Les parking sont les mêmes que pour la cale « Felix Faure » très proche.
  • Depuis 2013, un port à sec pour voile-légère a été installé face à la cale, à côté de l’école de voile. Il était possible en 2013, année de sa création, de louer un emplacement même pour une semaine. Il semble qu’il soit moins accessible depuis 2014, du fait du nombre accru de locataires permanents. S’adresser au
    bureau du port.

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Cale du Loiron

La cale du Loiron 
46°06’,2N – 1°07,1’ W

SITUATION

Dans l’ouest du bourg d’Angoulins, le petit port d’échouage du Loiron est abrité de l’ouest et protégé du sud par une digue submersible aux
grandes marées. Autrefois réservé à l’activité ostréicole et à la pêche, il est devenu un lieu de loisir fréquenté en saison.
Le temps d’une marée, on peut faire le tout de l’île d’Aix au sud ou se rendre à La Rochelle dans l’ouest. Autour de la pleine mer on peut tirer quelques bords le long de la côte.

Carte Le LoironACCÈSPM + OU – 2 HEURES

Caractéristiques :
Largeur : 3 mètres
Longueur : 5 à 6 mètres
En béton, non glissante.
Elle se termine par un fond de sable dur et plat jusqu’à la digue. La mise à l’eau est facile. L’échouage est possible pour un temps limité

COMMENT S’Y RENDRE?

  • A 2 km à partir du centre du bourg, prendre la direction « Le port ».
  • Traverser la voie ferrée, tourner à droite au rond point suivant puis prendre à gauche dans la rue du Chay.
  • Le port est à 200 mètres au fond d’une voie étroite : faire marche arrière sur 100 mètres et mettre à l’eau.
  • quelques places de stationnement sont possibles, mais pas de demi tour.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Acces Le Loiron

  • Exposition : bien abritée, la cale du Loiron n’est soumise au clapot que par
    vent de sud ou quand la digue est submergée.
  • Service : un point d’eau douce, une douche et des toilettes ; la cale est éclairée la nuit , et c’est gratuit !
  • Ravitaillement dans le bourg mais il faut compter 30 min de marche.
  •  Histoire : Cette cale est plutôt un accès à la mer pour les véhicules qui se rendent à la mer à marée basse (charrettes autrefois, véhicules  utomobiles aujourd’hui), mais nos petites embarcations peuvent l’utiliser sans autre difficulté que la manoeuvre du véhicule.