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naviguer pertuis charentais zone sud

Naviguer au départ de Marennes en Charente Maritime

Marennes constitue une bonne base de départ
pour naviguer sur la Seudre ou dans le Coureau d’Oléron.

la cale de la Cayenne (Marennes)image : cale à La Cayenne

Mais tout n'y est pas toujours facile compte tenu de l'importante activité ostréïcole, du marnage qui vous oblige à consulter le tableau des marées, des courants qui sont vite assez traîtres si on ne s'en fait pas des alliés, de l'opacité de l'eau qui vous cache les obstacles, du balisage à la mode locale qu'il faut savoir décrypter (une simple branche effeuillée marque la limite de la vase cachée ; un bidon bleu en lieu et place des balises jaunes officielles ; un panneau au trois-quarts effacé qu'on ne voit que lorsqu'il est trop tard pour prendre le chenal qui mène au petit port qu'on convoite ...).

Mais ces difficultés ne saurait rebuter l'amateur, d'autant que l'étrangeté de certains paysages mérite l'effort de s'aventurer dans les coureaux et les chenaux, aussi sommes nous heureux de vous proposer un document établi par Philippe L. avec l'aide de Miles D. , des vapistes qui navignent souvent dans ces eaux là sur leurs voilavirons. 

Voici les lignes relatives à la Seudre :

Pour explorer la Seudre, ses achenaux et ports :

  • Partir à marée montante, avec le courant. En fonction du vent, l’Eguille peut être atteint en moins de 2h. Les autres destinations intéressantes sont Mornac sur la même rive de la Seudre ou Port Paradis sur l’autre rive par le chenal de Pélard.

  • Précautions :

  1.  bien identifier les obstacles constitués par les parcs à huîtres et signalés par des branchages émergeant au dessus du niveau d’eau,

  2.  pénétrer dans les chenaux d’accès à l’approche de la pleine mer (4,5m) en naviguant au milieu (attention aux ferrailles et autres épaves pouvant être abandonnées de part et d’autre des chenaux).

En remontant la Seudre, l’entrée du chenal de Pélard est repérable après une grande maison en structure bois sur la même rive et une bouée jaune au milieu de la Seudre, l’entrée du chenal de Mornac est signalée par une pancarte (note Danilusienne : il faut de bons yeux!). Mornac (dont le chenal d’accès et de sortie est le plus court) est, aux périodes de vives eaux, une bonne base pour explorer les « acheneaux » voisins de Teger, Plordonnier, Fontbedeau et du Liman (attention néanmoins aux possibles obstacles immergés en bordure des chenaux).

 

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Longueur des avirons

Texte : Daniel M.
Photos : Danielle R. ; copies d'écran modifiées ; VAP ; lien direct vers site Marco Dessardo.

Comment calculer la longueur des rames selon John Harris

Article Hharris longueur des avirons


John Harris, le patron de CLC-boats, créateur du Skerry et nombre autres embarcations légères (représenté en France par Arwen Marine) a écrit en 2014 un article relatif aux longueurs des avirons sur des canots à siège fixe, paru dans WoodenBoats, une des revues américaines qui s'intéressent aux petits bateaux comme les nôtres. La problématique des sièges coulissants étant volontairement écartée du propos.
Il n'est pas question ici de traduire intégralement cet article, d'autant que l'obtention de l'autorisation devrait s'avérer compliquée entre les droits de l'auteur et ceux de la revue. Mais rien n'empêche d'en faire un résumé. Vous trouverez bien entendu les références de l'article en anglais en bas de cette page.

Les conseils courants pour choisir une paire de rames tiennent compte du seul paramètre de la largeur du bateau, avec une marge d'appréciation inexpliquée. Mais, remarque John Harris, il faut s'intéresser aussi à la hauteur du franc bord, ainsi qu'à la taille du rameur qui conditionne la hauteur du banc et son éloignement des dames de nage ou des tollets. [note danilusienne : L'age du capitaine ne semble pas un critère pertinent, donc il sera inutile de le calculer.]
Comme la plupart de ses confrères avec qui il avait discuté du problème, le père du Skerry a utilisé une méthode infaillible, il essaya jusqu'à ce que ça tombe bien. Comme il ne trouvait pas que ça avait l'air scientifique, il se lança avec des règles, une calculette et un gros tableur, et il a mesuré une douzaine de canots, pris des photographies à différents moments de la nage et étudié tout ça sur son ordinateur. L'idée était d'arriver à un "algorithme simple pour la longueur des rames et un ensemble de règles pour positionner les sièges en relation avec les dames de nage".

Aviron sur la Seudre

Caractéristiques du canot

En tenant compte de la hauteur du franc bord et l'analyse de sa table de petits bateaux connus pour avoir de bonnes proportions pour la nage, John Harris est arrivé à la formule suivante:
 

  • soit A la largeur du canot au niveau des tollets ou dames de nage (calculée en pouces (inches))
  • soit B la hauteur entre l'eau et le haut du support d'avirons (en pouces)
  • alors la longueur optimale (en pouces) serait égale à ((A+B)+9)x 1,34

Pinassot capbretonCette longueur permet que l'immersion de la pelle soit correcte, et que les mains se croisent légèrement pour un meilleur bras de levier.
Le merveilleux de l'histoire c'est que les paramètres sont les mêmes pour des mesures en système métrique si on les exprime en centimètres.

Une page du site de "CLC boats" offre un petit logiciel qui vous propose une longueur d'aviron en fonction

  • de la largeur du canot
  • et de la hauteur du francbord,

et calcule alors automatiquement les préconisations pour :

  • la  différence de hauteur entre le  siège et le point d'appui des avirons,
  • ainsi que la distance entre le bord avant du siège et l'axe des dames de nage.

Caractéristiques du rameur

John Harris a remarqué que les données qu'il calcule correspondent bien à "75% de l'humanité" (plus probablement 75% des habitants des USA). Mais les personnes plutot petites (notion floue même en logique floue) ont les épaules plus basses dans le bateau que les grands, ce qui les oblige à lever trop haut les mains vers leur cage thoracique ; ils auraient donc intéret à utiliser des avirons plus longs. A contrario, les grands ont des problèmes avec le genoux trop relevés qui se prennent des coups de manche d'aviron à chaque passage ou alors ils ne peuvent pas sortir les pelles de l'eau. Ils auraient besoin de rames plus courtes ce qui est contre-intuitif.
La solution consiste à remonter le siège pour les petits et de le baisser pour les grands.
Quand il s'agit de son propre bateau, c'est bien une idée à mettre en oeuvre.
Comme dit Harris " rien ne transforme plus une nage agréable en marche forcée qu'un siège inconfortable". Par bonheur son enquète montre que beaucoup de canots se révèlent bien adaptés, et le calcul qu'il en tire indique que la hauteur entre le siège et l'assise de la rame doit être égale, en pouces (inches), à la largeur entre les dames de nages ou les tollets mulitipliée par 1,17. Sur un Whitehall, le calcul théorique donne 7" ; un individu qui mesure entre 5'6" et 6'3" serait à l'aise dans ces conditions [en métrique cela donne 7"=17,77cm, 5'6"=167,4cm,et 6'3"=190,5cm).

Vous trouverez la page de calcul ici : https://www.clcboats.com/ext/screen-f781f4b64b.html#

 

Calcul avirons 1

Un petit coup d'oeil sur le programme sous jacent nous montre que la hauteur entre le siège et l'assise de la rame doit être égale, en centimètres, à la largeur entre les dames de nages ou les tollets mulitipliée par 0,17. De même que la distance horizontale recommandée entre le bord (coté genoux) du siège et l'axe des dames de nage est égal à la largeur du bateau multipliée par 0,22.

Mais l'auteur précise ailleurs dans son texte qu'un banc de nage doit être assez large pour que chacun puisse s'auto-adapter en fonction de sa taille, donc s'avancer ou se reculer facilement de quelques centimètres. De toute manière un banc large sert plus facilement de table pour le picnique à bord, on gagne sur tous les tableaux!

 

Fuge Sculpture de Marco DessardoJohn Harris a ensuite essayé son algorithme sur divers bateaux et en conclut qu'il fonctionne bien pour les carènes normales, mais que si vous dessinez une coque bizarre, il faut vous attendre à des résultats bizarres.

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Sculpture de Marco Dessardo
Cliquez sur l'image pour voir plus grand

 

 

Liens:

 

 

Commencer la voile à 60 ans

Texte: Jean-Michel M.

Images : Vap et l'Atelier de la Gazelle des Sables.

Mieux vaut tard que jamais!

Étant venu tardivement dans la grande famille «des marins» c’est avec plaisir que j’ai rejoint les VAP. Une association conviviale, des copains toujours prêts à donner un conseil, quelques tuyaux  permettant de naviguer sans grandes connaissances des complexités nautiques.

PasspartooA plus de 60 ans, la souplesse de ce bel âge et les piètres connaissances dans le domaine de la  navigation engendraient l’adoption d’un bateau tolérant et sécuritaire.

Les qualités de la Gazelle des Sables dans ce domaine m’ont permis d’oser.
Certes «Pass’partoo» reste une modeste embarcation mais sa stabilité n’est jamais prise en défaut, mise à l’eau aisée (55kgs) de plus l’entretien reste limité à un coup de jet après usage:     Que du plaisir …..

Même pas peur! (voir ici lhistoire de cette photo)


Voici maintenant quatre années que je navigue sur mon paquebot et l’étroitesse de la bête malmène tout de même un peu mes articulations. Avec tristesse j’ai donc troqué mon compagnon pour acquérir une Gazelle Breizh : "L'Insoumise".

la gazelle breizh

la Gazelle Breizh (images du chantier)


gazelle breizhUn peu plus d’aisance à bord avec, il est vrai, l’inconvénient de mettre à l’eau avec la remorque attelée (comme les copains). Tout n’est-il pas, toujours, une question de compromis?

 

 

 

Cette dernière année 2018, mes navigations  n’ont pas été nombreuses et je ne fais pas encore trop corps avec «l’insoumise», mais en 2019 cela va démarrer fort.
Et même si je ne suis pas en tête de flottille, je prends la mer et y trouve toujours beaucoup de plaisir.

 

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Voilaviron auto-videur

À la recherche du voilaviron auto-videur.


Nul ne saurait nier qu'un canot auto-videur soit une aide importante en cas de chavirage ou de vague submergeante, mais le mouvement voile-avirons, issu pour une large part de l'engouement pour la sauvegarde du patrimoine maritime, cultive un certain immobilisme qui lui vaut de ne pas profiter des évolutions des carènes qui prévalent dans le reste de la construction nautique.

Pourtant un certain frémissement se note dans l'apparition récente (2017) de deux bateaux qu'on trouvera sur ce site (LiteXp² et RoG 15') et qui apportent leur lots de nouveautés, dont une qui nous intéresse aujourd'hui : le cockpit auto-videur. Mais c'est au prix de coques qui rompent avec les lignes élégantes qui firent les beaux jours du canotage et que d'aucuns ne se résigneraient pas à voir disparaitre. Serions-nous alors condammnés à voir sempiternellement nos canots classiques se remplir comme des baignoires?
Que non! 


 Un plan existe qui répond à cette double exigence de lignes classiques et d'un plancher qui évacue de lui-même les eaux surnuméraires. Il s'agit d'une création de Arch Davis, l'auteur des élégants Penobscot, 14', 17' et maintenant 13'.

Laughing gull Arch DAVIS
C'est un canot dessiné pour son intrépide de fils alors agé de douze ans. Le père voulut que le canot prenne soin de son rejeton et son copain d'aventures, aussi dessina-t-il un bateau non seulement incoulable, mais réellement auto-videur : la "Laughing gull", en français "mouette rieuse".

Arch Davis commente ainsi :"Ils voulaient un bateau qui serait grisant pour naviguer dans une bonne brise; Je voulais un bateau qui pardonnerait l'exubérance des jeunes marins. Dès le début, je savais que la coque devrait être auto-vidante. Avec un grand compartiment de flottaison dans le fond et de grands ouvertures d'évacuation dans le tableau arrière, toute eau qui pourrait monter à bord s'ils forçaient un peu trop fort le canot, serait immédiatement renvoyée à son emplacement d'origine, sans la peine d'écoper. Il lui serait pratiquement impossible de couler et je pouvais être sûr qu'il prendrait soin de son équipage. Les enfants adorent ramer quand le vent tombe (moi aussi); le bateau devrait se déplacer aisément aux avirons ou un petit moteur hors-bord." [traduction Danilus]

Et pour faire bonne mesure il ajoute : "{le canot} devrait également être assez simple pour être construit par un menuisier inexpérimenté et, bien sûr, il devrait avoir belle allure."

Finalement il aboutit à un canot long et relativement étroit, 

Caractéristiques "Laughing gull"
Length over all: 15’ 9” | Longueur hors tout : 4,84m
Beam: 4’ 5" largeur : 1,35m
Draft
board up: 0’ 5”
down : 2’ 9”. 
tirant d'eau
dérive relevée: 12,7cm
descendue : 84cm
Weight: 225 pounds poids : 100 kg
Sail areas.
Gunter rig: 95 sq. ft. 
Cat rig: 83 sq. ft. 
Sprit rig: 82 sq. ft.

surface voiles
cotre : 8,82m²
catboat : 7,71m²
livarde : 7,61m²


Le bateau est construit autour d'un caisson étanche constituant la sole et le plancher du cockpit.

Arch Davis construisant la

 

Photo 2 : Arch Davis construisant le prototype. On distingue aisément les deux vomitoires dans le tableau au ras du plancher étanche.
La dérive est en sabre, mais rien n'empêcherait de choisir un pivotante dans ce type de coque.

(Note conjecturelle : à voir la couleur des cheveux on imagine volontiers que le bateau n'est pas récent de conception)

Laughing gull  par Arch Davis

Photo 3 : Une fois le bateau bien équipé, l'élégance de la découpe du support de banc arrière cache le coté utilitaire de l'espace qui mène droit aux ouvertures dans le tableau.

>> Cliquez sur l'image pour en afficher une plus grande

Lgull3

Photo 4 : Bien que dessinné pour des adolescents, le canot supporte aisément deux adultes.

Sur cet exemplaire les évacuations semblent se  limiter à deux trous ronds dans le tableau

Lgull4 Photo 5 : quelques bancs latéraux seraient appréciés des dos douloureux.

 

Trois types de gréments sont proposés sur la même coque. La voile primitive triangulaire de catboat pourrait facilement s'imaginer enroulable comme sur les bateaux dessinés par Gille Montaubin.

Finalement, une fois admis le principe du fond plat étanche auto-videur, rien n'interdit d'intégrer le concept à des canots plus larges, de réserver des compartiments pour la flotabilité et d'autres pour le stockage à condition de concevoir des couvercles vraiment à l'épreuve des infiltrations, voire quelques uns à usage éventuel de lest liquide. Et de conserver, si on y tient,  l'aspect vieille marine à ces nouveaux voilavirons, comme a su le faire Arch Davis avec sa "Laughing gull".

 

Vous trouverez les plans sur le site (en anglais) de l'architecte : 

https://www.archdavisdesigns.com/davis_laughinggull.html

***

Site VAP fin 2018

Quelques informations relatives au site de VAP pour finir l'année 2018

À la même époque l'an dernier nous espérions que la remontée de fréquentation de notre site Internet continuerait lors de cette année 2018.
Pour mémoire, un précédent site hébergé dans un ensemble plus large dédié à des associations nautiques avait été déclaré "infesté" par Google, à tort ou à raison. Quoiqu'il en soit, la sanction fut une baisse drastique et rapide de la fréquentation de nos pages.

Fréquentation du site

Une reconstruction totale début 2017 avait colmaté les voies d'eau et permis une remise à flot honorable en fin d'année.
Mesurée avec les mêmes outils, la progression s'est poursuivie jusqu'en aout où nous avons enregistré plus de 2000 connexions dans ce mois avec une pointe à plus de 100 connexions le 12 (Les connexions multiples à la même adresse IP la même journée ne sont comptées que pour une seule). Depuis il semble que la courbe ait atteint un plateau dont la hauteur varie autour de 1500 connexions par mois, soit une cinquantaine par jour.
Au vu du nombre estimé de voilavirons en France, quelques milliers dans les hypothèses les plus optimistes, on ne peut guère espérer beaucoup plus pour un site si spécialisé qui n'est abondé en article que toutes les deux semaines environ.
Huit rédacteurs (neuf si on inclue Mikael Storer dont on a traduit un article en français avec son accord) ont collaboré à l'élaboration de ces pages au cours de l'année, soit environ trois articles par rédacteur. Cette élaboration collective a permis que des pages aux tons divers sur des sujets variés relatifs à la pratique voile-aviron animent le site. Que toutes ces plumes en soient remerciées.

Page d'aide

Une page d'aide est désormais disponible à partir du menu de haut de page.
L'entrée du menu s'appelle "AIDE", nous espérons que ce soit suffisamment clair, et que le contenu de la page le soit également, bien que, comme personne ne prend le temps de se servir de ce genre de béquille, ce ne soit finalement pas très important.

Recherche dans le site

L'organisation de la plupart des pages étant du type blog, c'est à dire un classement chronologique comme un journal, il s'ensuit que retrouver un article auquel on a échappé ou qu'on désire revoir, peut sembler un parcours du combattant.

  • Le système de recherche intégré ne traite que les titres qui ne contiennent pas toujours une clé pertinente.
  • Un système de menu "pages du blog" a offert des entrées dans les rubriques plus significatives, et demeure praticable compte tenu du nombre encore restreint de pages, mais on arrivera bientot à saturation.
  • Un début de repérage par mots clés est apparu récemment en bas de la colonne de droite de la page générale. Tous les articles anciens n'ont pas bénéficié de ce "tagage", mais ce sera bientot chose faite. Ce système ne s'avèrera pas parfait en lui-même car il dépend pour beaucoup de la pertinence de l'attribution de mots clé à un article, ce que chacun peut améliorer en envoyant une remarque au webmestre.

Mais on peut espérer que la conjonction des menus déroulants, du nuage de "tags" et la recherche dans les mots des titres, rendra plus praticable la plongée dans les profondeurs anciennes. D'autant qu'un avantage collatéral du système de "tags", est l'appartion d'une rubrique "articles similaires" en bas d'un article consulté ;  sont ainsi affichés les débuts des pages partageant un même mot-clé indexé, comme vous pouvez le constater immédiatement au bas de celle-ci.

Travaux pratiques

 Nous vous proposons comme séance de travaux pratiques, de rechercher les pages relatives à la "Ronde des Pertuis". Ce sera un excellent avant gout de la Ronde qui est en cours de préparation pour, a priori, le mois de juin 2019.

  • Si vous tapez ronde des pertuis dans la boite de recherche (en haut à droite du bandeau), vous obtiendrez 21 résultats dont quelques uns intéressants mais peu pertinents, car la recherche se fait sur deux mots clé : ronde et/ou pertuis.
  • Si vous tapez "ronde des pertuis" entre guillemets, vous obtiendrez une seule référence.
  • Si vous êtes attentif en suivant les sous-menus du menu déroulant vous trouverez la "ronde 2008", si vous êtes curieux vous essayerez aussi "la gavotte des pertuis"
  • Si vous cherchez dans les "mots clé" (en bas de la colonne de droite) vous obtiendrez l'affichage, dans le panneau central, des pages qui ont été marquées du "tag" Ronde des Pertuis. Leur nombre va dépendre du nombre de pages qui auront été indexées ainsi, plus ou moins judicieusement, quand le webmestre aura pris le temps de le faire.

En attendant il vous souhaite une très bonne année 2019.

 

Moteurs et remorques

Partage de connaissances

Dans la grande halle à bateau de la base nautique de Port-Neuf (La Rochelle), par un pluvieux et venteux samedi de décembre 2018, on profite des compétences de Thierry et du renfort d'un ami des Lasses Marennaise spécialiste des lubrifiants, pour compléter les connaissances en matière d'entretien des petits moteurs de nos bateaux, ainsi que celui, plus simple mais tout aussi fondamental, de nos remorques routières.

Cours dans la grande halle vap
Une grosse dizaine de participants attentifs, venus même d'assez loin pour certains, dont notamment des voileux d’associations amies, comme ceux des Lasses Marennaises qui se sont joints à ce petit stage mécanique. 
L'enseignement s'est fait par la pratique, mais pour aider la mémoire un petit manuel avait été concocté et distribué à chaque participant.

Reservoir moteur

Non ce n'est pas un cubi de rosé! c'est un réservoir de moteur

Le matin fut consacré à la révision moteur, vidange, graissage, et vérification de tout ce qui a pu souffrir durant les navigations et l'entreposage entre deux sorties.

​Une pose déjeuner permit aux esprits de se réoxygéner, avant que certains profitent de l'occasion pour mettre en pratique en vérifiant leur propre moteur, et que d'autres passent aux joies du démontage des moyeux de roues.

Autour du moyeu

Merci aux sachants qui ont transmis leurs connaissances, d’être venu du fond des terres avec leur matériel, outils, bac d’essais, graisse et huile de coude!

Thierry présente sa pompe à l'huile d'embase made in maison.
Pompe a huile d embase moteur nautique  

L'accord était unanime, il faut continuer ce partage de connaissances entre amis, il est donc probable que d'autres ateliers seront programmés dans l'année.

Les documents techniques vont faire l'objet d'une publication réservée aux adhérents sur cette page subtilement appelée: documents techniques.

Manuel moteur Voile Aviron Pertuis

Rando nautique : l'équipement

Equipement personnel pour la randonnée nautique

Texte : Christian D.

 

Drascombe Scaffie dans les PertuisL'auteur dans le clapot des Pertuis Charentais sur un petit Drascombe Scaffie

 

Naviguer léger, mais pas à la légère, vaut aussi en matière d'équipement ; nos navigations ressemblent à la rando en moyenne montagne dans nos contrées,  à devoir gérer le chaud, le froid, le vent, le soleil, la pluie, l’humidité et les imprévus de route ou de temps en n’emportant que l'indispensable, léger et en petit volume par dessus le marché...

 

1 - Les vêtements et autres accessoires

 

Pour une sortie à la journée

 

Pas très original, mais efficace, la règle des 3 couches.

  • les sous vêtements en synthétique (sans complexe, dès qu'il fait un peu froid Damart et caleçon long )

  • le pantalon et chemise, à manches, la peau c'est fragile..., la encore, le coton, c'est pour le mouchoir,

  • gilet type soft shell plus ou moins épais, col montant ; la fermeture éclair, c’est mieux pour la ventilation ; en hiver pull type Helly Hansen

  • coupe vent pas doublé « imperméable »et respirant  (veiller aux finitions : poignets, capuche, fermetures, poches) suffit le plus souvent dans notre région à la belle saison ; sinon investir dans la veste de quart.

  • une salopette  à enfiler avant que ça mouille ; cette 3 ème couche s’use peu et ne se salit guère, ne pas la laver en machine et réimperméabiliser de temps à autre.

  • les bottes pour les cales rugueuses ou les chaussons néoprène et les chaussures de pont à bord.

  • Gants selon saison ; à noter l’existence de sous gants très fins.

  • Chapeau ou casquette ou bonnet bien arrimés

  • Couteau

  • lunettes de soleil idem + crème solaire

 

Donc à peu de choses près, les mêmes vêtements que pour la promenade en montagne.

Le Lac d'Annecy vue de L'Ingénue

Si l'on rajoute pour entrer au port la vareuse en toile avec l’écusson du l’assoc, celle pour le pot du soir et la veste qui va bien, on double vite le volume...mais faut choisir ! Cela dit, l’uniformité ne règne pas dans les tenues des voile-avironneurs et c’est très bien comme ça.

 

En plus des vêtements, on rajoute

  • une pochette étanche et bien identifiable pour les clefs de voiture, de maison, portefeuille avec papiers de voiture, argent, carte de circulation ou sa photocopie, chargeurs.

  • le téléphone chargé à garder sur soi dans une pochette étanche

  • appareil photo, étanche, si on peut c’est mieux

  • un gilet de sauvetage 150 N, automatique de préférence, avec son sifflet (et son moyen lumineux de repérage depuis 2015)  ; on doit pouvoir l’enfiler sans avoir à réfléchir (et l’enlever de même) et surtout le mettre en navigation. A vérifier périodiquement selon les modèles.

Test gilets gonflables

Ci dessus le test réalisé à Port Neuf en août 2014 (le test d’hiver est toujours en préparation.)

 

Contenants :
un petit sac à dos (bien utile pour aller à terre ensuite) suffit puisqu’à part les bottes et le gilet, on a presque tout sur soi.

 

NB : pour une sortie à la journée un peu engagée, on ne regrettera pas une tenue de rechange dans son sac étanche, voir ci-dessous.

 

Pour une sortie avec bivouac

 

  • Une tenue de rechange complète

  • un duvet léger, peu volumineux et chaud type randonnée

  • un matelas autogonflant

  • un petit sac pour glisser la polaire qui servira d’oreiller  et un sac à viande pour ceux qui ménagent leur duvet

  • une lampe frontale et ses piles

  • une couverture de survie en cas de fuite dans le cabanage ou la tente sans parler de son usage « normal »

  • 2 ou 3 sacs poubelle résistants et 2 ou 3 sacs de congélation pour les petites affaires au cas où… prennent peu de place

  • Pharmacie perso ; petite pochette avec qqs pansements, compresses, désinfectant ; malgré les précautions, penser à l’ « après soleil » (Biafine, collyre) et aux antimoustiques selon l’endroit

  • Trousse de toilette  avec des produits en petits contenants, des tubes 1/2 entamés et savon multiusages  ou dosettes de shampoing ; les lingettes ne sont plus dans l’air du temps...

  • Mouchoirs et papier toilette

  • Serviette de rando microfibres ; 2 petites plutôt qu’une grande

  • tente de camping ou de cabanage

  • pinces à linge...

    Cabanage au sec

Contenants

Par exemple :

  • un contenant de 30 litres pour duvet, matelas, affaires de toilette et de nuit

  • un contenant de 30 litres pour les vêtements, rechanges et autres affaires

  • un sac pour la tente rangé dans un sac poubelle et sanglé

 

Sac etancheSac etanche2Bidon etanche

 

Le choix entre ces différents modèles se fait en fonction de l’accès plus ou moins facile aux affaires dans le sac, et des possibilités de rangement à bord ; attention à l’étanchéité, immersion ou aspersion, que l’on souhaite.

Préférer 2 sacs moyens à un seul grand, les coutures, donc l’étanchéité, s’en portent mieux.

NB Le bidon sert aussi de siège ; petite devinette : trouver quels autres objets ont aussi plusieurs fonctions ?

 

2 - Alimentation

 

Sortie à la journée

  • assiette, couverts, tire bouchon, sopalin

  • au menu  du midi (et du soir) : comme pour le pique nique dans boite type "tupperware"

  • boissons : eau 1,5l au moins par personne ; thermos 1/2l pour café, thé, eau fraiche ;

 

Contenants : boite de rangement et sa sangle ou bidon à la bonne taille

 

Sortie avec bivouac

 

Des questions de fond se posent : autonomie complète ou dîner au restau ? Durée de la sortie ?

Possibilités de ravitaillement en route ? Cuisiner ou pas ?

 

Exemple de sortie de 3 à 4 jours avec dîner au restau sans cuisine à bord.

 

Le premier jour ce sera le pique nique comme ci dessus ;

Pour la suite, il y a ce qui peut se conserver quelques jours et sans avoir cuisiner :

  • pain complet

  • légumes : endives, carottes, chou rouge, ail oignon, fenouil, tomates, concombre, melon...

  • fruits : oranges, pamplemousse, bananes, pommes, poires…

  • paté, jambon, maquereaux et sardines, à part le saucisson, certains fromages et le jambon sec, mieux vaut s’en tenir aux conserves

  • assaisonnement préparé à l’avance ou petits flacons d’huile, vinaigre, condiments…

Caviar de gironde

Pour après, il y a les plats préparés :

  • salades composées, légumes en boite, compotes, crème dessert…

  • les fruits et gateaux secs

Pour le petit déjeuner : fruits (secs ou pas), lait , corn flakes, pain, confiture…

 

On voit que sans cuisiner le choix reste vaste et un regard dans les assiettes des bateaux voisins est instructif.

Si on ajoute de l’eau et quelques autres boissons, on atteint vite les 40 litres et entre 10 et 15 kilos

 

Contenants : cagettes en plastique de 10 à 15 cm de haut, empilables qui tiennent dans un coffre, loin du bidon d’essence.

 

Gestion du froid : certains ont une glacière, d’autres naviguent en Bretagne.

Gestion du chaud : avec le réchaud et sa casserole, on accède aux cafés, thés, infusions, vin chaud, soupes et avec la poële au monde de la cuisine …

 

3- Equipements de sécurité

 

Pour ce qui est obligatoire

Revoir ce que dit la Division 240 pour les embarcations de catégorie de conception C, c’est à dire les voile-avirons naviguant à moins de 6 miles d’un abri.

  • Gilet de sauvetage

  • Moyen de remonter à bord

  • Moyen d’assèchement fixe (pompe) ou mobile (écope ou seau)

  • Trois feux rouges automatique à main non périmés (leur pochette placée dans un sac congélation)

  • Moyen de repérage sonore

  • Compas magnétique (le compas de route)

Remonter a bord

A rajouter

  • la VHF et le moyen de la recharger

  • les horaires de marées et hauteurs d’eau (et une montre ça va de soi !)

  • la carte de la zone de navigation papier (ou électronique)

une pochette étanche préservera la carte, votre itinéraire de navigation, le crayon, la gomme... la règle Cras ?

  • un compas de relèvement

  • une pince multifonctions

 

Comme on n’emporte que l’indispensable, le mieux est que cela reste à bord, c’est à dire soit dans un coffre, soit dans un équipet, soit attaché ; bien sûr c’est l’idéal…

 

Quelques références  de sites

le site de la Fédération V-A ; http://voileaviron.org

https://nauticaltrek.com/

…..

les vidéos de Roger Barnes pour les anglophones

 

Préparer sa sortie voile-avirons

 

TEXTE : Y G-G

Images : capture d'écrans

 

PRÉPARATION ​DE SORTIES

Une virée réussie repose sur une bonne combinaison d’itinéraire et de créneau de temps favorable :

  • On choisit un créneau de temps et un itinéraire pour lesquels les vents et les courants ont de bonnes chances d’être portants ou travers au moins pour le retour (ou la fin de parcours) … Tout en sachant qu’il faut s’attendre au pire quoi qu’il en soit.
  • Et pour parer à diverses difficultés qui pourraient surgir il faut prévoir des plans B, C etc.
  1. Première précaution : réfléchir à l’avance aux abris alternatifs accessibles.
  2. Deuxième précaution, mentale celle-ci : prendre toutes dispositions pour ne pas se sentir obligé de s’obstiner même quand les conditions deviennent limite voire plus.
    ​Par exemple : ne pas se donner d’obligation pour l’arrivée, telle que rendez-vous, départ d’un train etc. Ou alors prévenir qu’on devra peut-être jouer les lâcheurs (emporter son téléphone chargé !).

 

1– ASPECT MARÉE

Pour ceux qui naviguent en Atlantique ou en Manche, plus généralement partout où il y a un fort marnage, il faut en tenir compte pour 2 raisons :

  • les courants d’une part

    Normalement les rédacteurs des fiches d’itinéraires ou de zones donnent les infos utiles sur les courants de la zone parcourue. Sinon se reporter aux indications des cartes marines.

  • les hauteurs d’eau d’autre part
    Il faut les connaître à l’avance non seulement pour ne pas s’échouer en cours de route, mais aussi pour estimer les créneaux horaires pendant lesquels les cales qu’on va utiliser seront abordables.
    Chaque cale a ses particularités dont il faut tenir compte.
    ​> Prenons la cale de Fouras Port Sud, elle n’est utilisable pour un canot de voile-aviron que si la hauteur d’eau dépasse la cote 5,30 m, ce qui ne se produit jamais quand le coefficient est faible.
         Exemple : PM de 4,85 m le 18 octobre 2018 (coefficient 30) et 6,28 m le 26 octobre (coefficient 96)

Le site http://maree.info donne les courbes de marées pour des centaines de ports en France.

 

Remarque
Mareeinfo

Les fiches relatives aux cales, même sur ce site de VAP, indiquent rarement la hauteur d'eau nécessaire pour accoster.

À la cale de l'école de voile de La Flotte-en-Ré, l'eau affleure la rampe quand la marée est à 4m.

 

 

Plus la mer est haute plus la houle éventuelle pourra se faire sentir sur les cales et rendre les manœuvres difficiles.

Rappelons que la houle est une ondulation longue, qui vient de loin (d’une zone où le vent a soufflé fort), et qui arrive atténuée sur nos côtes. Malgré sa faible hauteur la houle génère des rouleaux sur les plages et des mouvements d’eau gênants sur les cales

Le site http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port donne, en les distinguant, les hauteurs de la houle et les hauteurs des vagues de la mer du vent local.

 

2- ASPECT MÉTÉO

Être assuré de bénéficier de vents maniables et si possible favorables, c’est bien. Éviter les contextes de « vent contre courant » trop conflictuels (clapot trop fort), c’est bien aussi.

Alors bien sûr tout le monde sait qu’il faut regarder la météo avant de partir. Mais quelle météo ? Et après, qu’est-ce qu’on en fait ???

L’important est la fiabilité de la prévision pour le projet qu’on a en tête. Sans se faire d’illusions : il faudra peut-être changer le projet en cours de déroulement.

Plusieurs sites météo se complètent utilement :

  • Windguru (1), météoconsult (2) et météociel (3) donnent une bonne visualisation de l’évolution du vent dans le temps.
  • La météo des plages de Météofrance (4) a de bonnes chances de bien représenter l’apparition des brises thermiques
(1) https://www.windguru.cz 
Ce site s’ouvre sur un tableau de prévisions temporelles. Pour avoir une cartographie des prévisions il faut cliquer sur une case quelconque de force de vent
(2) http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port

(3) http://www.meteociel.fr/modeles

(4) http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-plages

 

Les cartes interactives de Windguru et de Métociel donnent des indications précieuses sur les différences spatiales des vents. Si les vents prévus pour « la zone à côté » sont différents de ceux prévus pour le parcours envisagé, ils pourraient bien être finalement ceux de notre coin.

On trouve de bons indices sur la fiabilité des prévisions en regardant les différences spatiales et temporelles.

Explications :

  • Si le tableau temporel Windguru et la carte évolutive de Météociel annoncent des vents constants, et si les cartes des même sites montrent que « notre »vent sera celui de toute une vaste zone alentour, alors il y a de bonnes chances que ça se vérifie (sauf brises thermiques pas toujours bien représentées sur ces sites ; voir bientôt rubrique spéciale brises thermiques sur ce blog).
  • Inversement, si le vent est annoncé comme très variable dans l’espace et/ou le temps, méfiance ! il est prudent de prévoir des variantes et des solutions de secours à son projet !

Exemples illustrés 

Exemples de prévisions de vents par Windguru :

vents La Rochelle 1

Sur la carte ci-dessus de prévision centrée sur La Rochelle les vents vont dans tous les sens. Il suffit que la trajectoire d’un petit phénomène se décale un peu pour que le vent réel soit très différent de la prévision.

 

vents la rochelle 2

Sur cette deuxième image on voit que La Rochelle est au milieu d’une assez large zone de vents prévus de nord. 
La probabilité qu’ils soient effectivement du nord est élevée.

Vents fiables ou non

Sur le tableau de prévisions ci-dessus, il y a des périodes où le vent a une direction constante (ex : le vendredi)
En revanche il y en a d’autres où la direction change vite (ex : le jeudi). 
La prévision par tranches horaires est donc plus fiable pour vendredi que pour jeudi. 

 

**********
 

Forcole : le tollet de Venise

La forcole, petite fourche, (forcola, au pluriel forcole, francisé en forcole, forcoles) est le type de tollet utilisé dans les nages à la vénitienne. Une expérimentation vieille de plusieurs siècles a donné les formes de ce type d’instrument très élaborées. Chaque courbe, angle, inclinaison a une fonction précise dans l'économie de l'aviron.

Dans la conduite des bateaux vénitiens, l'aviron est normalement soutenu par le mors, mais on peut manœuvrer le bateau en faisant varier l'action de l'aviron en déplaçant son point d'appui sur la forcole qui présente plusieurs creux pour caler la rame.
La conception de la forcole dépend de l’utilisation, de formes et de profils précis, qui varient en fonction du type de bateau et de la position d’aviron auxquels ils sont destinés, notamment poupe (la principale) ou proue. On trouvera par exemple dans le catalogue de Saverio PASTOR, toute une variation de courbures adaptées aux diverses embarcations de la lagune de Venise: 
https://www.forcole.com/it-catalogo.html
La forcole de la gondole Forcol de gondole vénitienneest l’une des plus complexes et des plus complètes: il existe en fait huit positions d’aviron pour cette embarcation qui fait dix mètres de long et qu'un seul rameur doit insinuer dans les étroits canaux de la ville.

L'image ci-contre (source wikipédia) montre une forcole de face et de profil.

Le matériau utilisé pour la construction des forcoles est surtout le bois de noyer, mais on utilise aussi le poirier et le cerisier. Ces essences préférées des remèri (artisans constructeurs de forcoles et de rames) doivent répondre à des caractéristiques de dureté et d'élasticité considérables. 

Le noyer est le matériau de prédilection de la tradition en tant que matériau précieux et fonctionnel car il use peu la rame et résiste bien grace à son imprégnation d'huile.

Les forcoles doivent être fabriquées à partir d'un seul morceau de bois (de plus en plus rare et précieux dans le cas de grandes forcoles de gondoles), mais on peut également obtenir des résultats acceptables en collant des planches au grain adéquat.

 

Les autres barques, moins célèbres que la gondole, sont traditionnellement adaptées à la rame dans la lagune, pour aller vite sur de longues distances. En général  plusieurs rameurs, debout, contribuent à l'avancemant du bateau, souvent étroit et très bas sur l'eau, ce qui demande une coordination de tous les instants. Mais s'il n'y a qu'un seul rameur, celui-ci se positionne à l'arrière de l'embarcation et doit assurer tout à la fois l'avancement et le cap de l'esquif avec son seul aviron qui n'est pas lié au tollet mais simplement posé dans une des encoches.

S ciopon regata storica 1992

Une variante intéressante est la voga alla valesana, où le rameur dispose de deux avirons qu'il croise et pousse dans le sens de la marche. Les deux forcoles sont décalées d'une bonne dizaine de centimètres, celle de babord plus avancée vers la proue que celle de tribord, afin que les avirons ne se cognent pas. La main droite tient la rame babord et la gauche la rame tribord. Le rameur se tient debout , un peu comme un escrimeur,  la jambe droite en avant, la gauche s'appuyant sur un pan légèrement incliné (merci pour le tendon d'Achille!) et tout le corps participe à la poussée. En compétition, la tendance actuelle est d'abaisser et d'avancer la tête de la forcole, mais dans un usage plus utilitaire le rameur tient une position plus relevée et confortable, comme dans l'image d'un s-ciopon sur le Grand Canal ci-dessus. Les forcoles des barques de pêche peuvent être plus simples que celles sculptées par des maitre-artisans ; parfois il ne s'agit que de simples planches dans lesquelles on a découpé le mors. Bien que les barques actuelles soient surtout mues par un moteur hors-bord, elles possèdent presque toutes des supports pour les dames de nage locales.

tollets Chioggia<< Sur cette photo prise en septembre 2018 à Chioggia, on distingue nettement les dames de nage simples et le décalage babord/tribord, bien visible en suivant la ligne du capot. On devine sur babord vers la proue une fente pour accueillir une forcole pour un second rameur, chacun n'utilisant alors qu'un seul aviron. Les forcoles semblent basses, mais c'est que le franc bord est plus haut que dans les élégants sàndoli et autres puparini.

Ce type de canot, qui mesure environ six mètres de long, est très commun dans la lagune, c'est la camionette du coin, et si la voile a généralement disparu, les avirons sont toujours là, malgré la prééminence du moteur.

 

 

 

sources: 

https://it.wikipedia.org/wiki/Forcola_(voga_veneta)
https://www.forcole.com/it-costruzione.html
http://www.ilforcolaiomatto.it
http://www.veniceboats.com/it-flotta-barche-sandoli.htm

Modifications sur un canot breton

Texte et photos : Patrik M.

 

Amzer zo ! Vous connaissiez? 

Amzerzoavant2018
C'est un petit canot des chantier Mevel de Carantec: un 12 pieds, plus exactement 11,5 feet. Finalement, une fois traduit, ça ne fait que 3m50 de long, petit canot donc, mais qui a tout d'un grand.
Outre les pertuis charentais, on le voit souvent dans les courants du golfe du Morbihan dont il adore le tapis roulant! De temps en temps il pousse jusqu'aux Glénans et cet été 2018 il s'est aventuré en bonne compagnie jusqu'à l'ile de Sein.

Mais comme son patron veut toujours qu'il aille mieux que bien, sur Amzer-zo une modification n'attend pas l'autre. Petit retour sur ces travaux récurrents.

Dessous

Amzer-zo est un canot breton, à quille longue peu profonde, pour éviter de déraper quand le bateau est gité, on l'a doté de deux ailerons pour compenser le dérapage au près. Des ailerons pas des foils !  
Ces ailerons font 1m de long sur 10 cm ils sont taillés en sifflet et un angle de quelques degrés augmente la portance à faible vitesse ( comme les volets sur les ailes des avions qui sont sortis en phase de décollage et d atterrissage).

Amzerzoaileron
Puis dès que le bateau gite, l'aileron  au vent sort de l'eau et celui sous le vent est sollicité agissant en tant que plan anti-dérive complémentaire, améliorant l'angle de remontée au vent et diminuant très fortement la dérive.  
Apres deux ans de navigations variées, c'est très concluant. 


Dessus

Bon vous allez dire c'est tout ? Pas vraiment. La voile d'origine avait déjà été changée pour plus une maniable et plus performante. Cependant ce canot gréé en misaine était un peu sous toilé (vous me voyez venir !) donc la grand-voile a été reculée et gréée en Houari ( avec une seule drisse s'il vous plait, brevet PM deposé a l'Inpi de St Armel ) dont le réglage fut assez long car il se doit d'être très precis. Ce qui a permis d'installer un foc à recouvrement qui est venu s'intercaler entre l'étrave et le mat qui est maintenant haubanné avec du pré-étiré pour limiter les amplitudes dans les risées. Le foc a 2,10 m2 ce qui porte la surface totale de 10,5m².

Amzerzovoilure2018
Alors évidement c'est moins simple qu'une voile au tiers mais c'est plus amusant et le bateau devient beaucoup plus vivant. Le gain estimé est de 1 noeud à force 1 , 2 et 3. En revanche, il faut réduire plus tôt. Alors qu'il était rare de prendre un ris avec la voile au tiers seule,  dès l'approche de force 4, on navigue avec le foc et un ris pris dans la grand voile, mais c'est royal. Au moment où cet article est écrit cette voilure n'a  pas encore été testée dans des vents plus forts, mais on suppose qu'on naviguera sous grand-voile seule arisée car le bateau va devenir ardent 
Donc ça galope un peu plus! Mais attention, au vent arrière, tout dessus avec un vent de 10noeuds et les voiles en ciseaux, il fallait être assis tout à l'arrière, car le centre de voilure étant alors très en avant le canot avait tendance à enfourner et le bateau s'avérait moins stable. Un ris résoud le problème.
L'ajout d'un foc procure un gain de vitesse dans les petits airs d'environ un noeud, après le bateau atteint rapidement sa vitesse limite.

Dedans

La remise en état lors de son acquisition  avait déjà été l'occasion d'aménagements maison. Mais la pratique et les rhumatismes incitent à cogiter à quelques changements pour le confort. Ayant un pontage qui offre l'avantage de rigidifier la coque, et bien le banc de nage arrière a été supprimé. Quel espace! enfin le skipper solitaire peut déplier ses jambes, se positionner presque face à la route - si je puis dire- et du coup plus de torticoli et plus de banc à enjamber. Sans compter lors du cabanage, le luxe d'un plancher plat libéré pour un matelas grand format.

20181016 151435
Le sac situé à l origine sous ce banc a migré sous le platbord avant et deux réserves de flottabilité ont pu être ajoutées sous les bancs latéraux, ce qui libère un espace de rangement fermable à clé. 
Comme il en manque toujours, un nouveau rangement a pu trouver sa place sous le plancher arrière devenu accessible.

Coffre sous siege

 

Comme on le voit, voila bien beaucoup de choses faites sur un si petit canot. Surtout qu'avant il y avait eu aussi , l'échelle en bois verni, le pontage toile, les coffres en plastique souple et on en oublie.

Amzerzo echelleAmzerzoponttoile

Le patron promet qu'il va se calmer un peu sur les modifications. Ses amis de VAP n'en croient pas un mot.

Winta boto : voilaviron de 4,10m

Le Winta Boto est un voilaviron dessiné et construit en Guyane par un "amateur" (le logiciel pour dessiner la carène n'est pas exactement à la portée de tout le monde) qui présente diverses caractéristiques intéressantes. Normalement les plans sont disponibles sur demande mais nous n'avons pas pu joindre l'auteur, donc nous ne savons pas si l'offre est encore valide en 2018.

Le site internet est très documenté, aussi vous trouverez beaucoup d'informations intéressantes en vous y rendant: https://wintaboto.blogspot.com/

 

Caractéristiques :


Longueur 4,1 metres
Largeur 1m80
Poids environ 200kg en ordre de marche
Matériau : Contreplaqué + fibre de verre + résine Epoxy
Surface de voilure actuelle 7 m2 prévue 10 m2
Motorisation : de 1 a 18 chevaux et électrique
Nombre de place : 4 à la voile  (jusqu'à 10 au moteur par mer calme)
[ note : il ne s'agit pas de "catégories de conception" au sens de la réglementation européenne]
Longueur des bancs de cockpit 2m20
Longueur a l'intérieur de la cabine 2m40
Hauteur de la Cabine 1m

En premier lieu on est attiré par l'intégration de la cabine ("pour une personne ou deux amoureuses") qui ne se fait pas au détriment du cokpit qui demeure généreux au égard à la taille restreinte du bateau, ni ne crée un volume important au dessus du pont. On est même surpris qu'il y ait une cabine, tant elle est discrète.

La seconde surprise vient de la quille. Il s'agit d'une dérive quille pivotante, mais très longue et lourdement lestée. on a donc affaire à un voilaviron dériveur quillard!

Troisième caractéristique : le grément qui est une variété de voile latine emprunté à un Sunfish et qui ne nécessite qu'un mat très court. Aux dire du concepteur le bateau est sous toilé et il envisageait de le doter d'un grément offrant 10m² de toile. Si la modification a été réalisée elle n'est malheureusement pas clairement documentée .

Enfin le plancher du cokpit a été rehaussé aposteriori, offrant une surface plane, mais rien n'indique que la baignoire soit devenue autovideuse.

 

On se convaincra à la lecture du site du concepteur que la pratique voile-aviron ne condamne pas à des canots néo-rétro, que des coques très élaborées pour être planantes peuvent aussi permettre un usage suffisamment efficace des rames pour mériter qu'on les embarque, voire qu'on se les fabrique à base de carbone comme l'a fait le constructeur.

Dernier conseil : surtout ne manquez pas les images du tour de l'ile de Cayenne, l'aventure est au bout de la rue!

 

Note: n'ayant pu joindre le concepteur pour obtenir
son accord pour l'utilisation des ses images,
les photos qui illustrent cet article ne s'affichent
que grace à un lien qui renvoie sur
 https://wintaboto.blogspot.com/  

Ile de Sein 2018

Texte et vidéo : Christion D.

 

"L'association "Naviguer en Ponant" a organisé en 2018 son deuxième tour de l'île de Sein pour les voiles et avirons. Cinq canots de VAP ont quitté leurs pertuis pour des eaux parfois rudes.

Mais cette année a été très favorable, toute la flottille a pu faire le tour, leurs équipages explorer l'île tranquillement et en revenir avec le plein de belles images.

Merci aux organisateurs, à ceux qui nous ont accueillis et aidés.

 

 

Le jeu des sept erreurs

Voici une deuxième version de la vidéo, c'est la même pas pareille.

Saurez-vous trouver les différences?

Vous pouvez jouer librement, il n'y a rien à gagner!

 

Quelques jours en Seudre 2018

Nous somme quelques uns à aimer cet étrange paysage du bassin de la Seudre où la marée basse dévoile des montagnes de vase le long des chenaux. Ce fut naturellement avec plaisir qu'on reçut l'invitation à participer aux Hauts de Seudre en cette fin aout 2018, manifestation organisée par PNCM, Patrimoine Naviguant en Charente-Maritime.
Aussi mit-on à l'eau nos jolis canots, les uns à Chatressac, l'autre à La Tremblade, les plus malins parce qu'ils  habitent à côté optèrent pour Port Paradis.

dans les chenaux de Seudre
Comme il se doit, après une tranquille remontée du fleuve, et un regroupement des diverses escadrilles devant le chenal de Mornac, nous abordâmes le port à la voile, le vent s'y prêtant opportunément. L'accueil, comme de coutume, fut parfait, et la soirée passée dans un restaurant où nos hôtes ont leurs habitudes fut des plus conviviales. Comme il faisait doux et sec, la nuit sous nos petites tentes se passa sans incidents. 

Chalouppe de l'Hermione en Seudre

Il fallait être lève-tôt, car il s'agissait pour ce premier matin de suivre la marée descendante pour aller picniquer à l'embouchure sur un banc découvrable où foisonnent les couteaux. La modestie du vent nous condamna à un train de sénateur, en compagnie de la chaloupe de l'Hermione, et ce fut un peu tardivement que nous abordâmes le banc de sable convoité qui ne découvrit pas et à défaut de pêche au couteaux, pour le pâté nous sortîmes les nôtres, les pieds dans l'eau. La tête aussi car il s'était mis à pleuvoir! Mais déjà il est temps de rehisser la voile, car si le reflux nous amena, le flux nous remporte vers l'amont où notre guide du jour nous fit visiter quelques chenaux secondaires que nous parcourumes plus aux avirons (à mains ou à essence) qu'à la voile qu'on garda pour faire joli. Bien nous en prit car le vent forcit bientôt et nous pûmes revenir du bout du monde en louvoyant dans le chenal étroit, puis de nouveau en Seudre, tirer quelques bords pour le plaisir et rentrer jusqu'au port de Mornac grace au déplacement de l'air. Les Hauts de Seudre se termineront par un repas en commun grâce aux ressources de nos sacs et aux cageots de moules que des bénévoles feront cuire pour la collectivité.

Chenal en Seudre 2018

Comme on se sent bien dans ce coin de marais sur nos canots légers, il avait été convenu que nous remettrions le couvert et passerions encore deux jours entre vapistes entre les berges vaseuses. Lever au petit matin, mais trois quarts d'heure plus tard que la veille du fait de l'heureux décalage de la marée, petit déjeuner encore offet par PNCM sur le quai, et nous revoilà partis à quatre bateaux vers les sables de la plage de Ronce les Bains. Le début du voyage fut magique, dans le calme du fond de Seudre, seuls sur l'eau, avant que les ostréiculteurs ne nous rattrapent bientôt sur leurs extraordinaires embarcations poussées par 350 cv. On signalera qu'à part deux ou trois inévitables butors, ces professionnels se montrent attentifs à nos frêles barcasses et nous font souvent un petit salut amical. Le vent léger poussant dans le sens de la marée descendante, nous avions l'impression de nous trainer, mais finalement nous pûmes aborder assez tôt à la pointe sableuse et déjeuner en regardant les brisants qui marquent le début du Pertuis de Maumusson de redoutable renommée.
La remontée se fit le vent dans le nez, heureusement suffisant, nous obligeant à tirer des bords en compagnie d'une jolie Billie-Jane que nous abandonnâmes pour embouquer le chenal du Pélard et retrouver des amis à Port Paradis.

Lasse de Marennes
Port Paradis est un coin secret et qui doit le rester, aussi n'en fairons-nous aucune publicité. Il y avait du monde pourtant ce soir là pour fêter le retour sur l'eau après quelques travaux de la "Vaga Luna", lasse marennaise classée monument historique. Un banquet à la Astérix se tint face au soleil couchant et l'orage qui menaçait au loin. La météo avait annoncé un coup de vent. Il vint. Brutalement. Accompagné bientôt de grands abats d'eau qui mirent fin en un instant aux agapes. Les tentes, couchées dans l'herbe du talus où nous les avions plantées furent abandonnées à leur sort et nous trouvâmes refuge dans la cabane de l'ami qui accueillait l'évènement. Une dame partie avec le vent revint aussi y trouver asile après qu'un poteau électrique se fut abattu sur sa voiture.

En attendant l'orage
La navigation du lendemain se limita à un retour au moteur jusqu'à Chatressac où stationnaient nos remorques. Il ne resta plus qu'à rentrer chez soi faire sécher le matériel.

Chavirages volontaires

CHAVIRAGE ET REDRESSEMENT :
ESSAIS LE 8 AOÛT À PORT-NEUF

Dans un chenal bien protégé, sans clapot et avec une température digne du mois d'aout, nous avons fait deux essais de chavirage, surtout pour tester les capacités à remonter à bord à soixante-dix ans, afin de ne pas vivre sur les souvenirs des muscles d'antan.

Bien sûr, un vent sérieux et du clapot conséquent rendraient forcément l'opération globalement plus ardue, mais malgré ses limitations le test inspire confiance.

 

Le point de vue de Sirius (du haut du quai)

Félicitations à nos 2 cobayes, JiBi et Daniel, qui se sont portés volontaires pour mouiller leurs chemises -et bien d’autres choses- pour nous faire prendre conscience des conditions pour se sortir d’un mauvais pas, le chavirage.

Le 8 août 2018 à 15 h, la pleine mer, le vent maniable d’ouest, l’eau calme dans le chenal de Port Neuf, et la température clémente de la mer, réunissaient des conditions favorables à ces tentatives. Trop favorables en fait, puisque cet incident peut se produire dans des conditions de mer (agitée et/ou froide) bien plus éprouvantes.

Kanoteko+, remontée à bord

Premier constat rassurant : nos héros du jour sont parvenus rapidement à redresser leurs canots (Beau Merle, et Takka) en prenant appui sur la dérive (toujours avoir un moyen de sortir la dérive si elle a eu le mauvais goût de rentrer dans son puits!). Même JiBi y est parvenu en quelques minutes alors qu’il avait laissé la voile à poste, donc hissée.

Plus difficile, la remontée à bord. Pour ces 2 canots elle a été un peu « facilitée » (c’est beaucoup dire!) par les dispositifs préparés à l’avance (toujours se préparer à l’avance !) sur lesquels les pieds pouvaient trouver un appui. Elle a surtout été possible lorsque le liston s’est trouvé sous l’eau en raison du poids de la personne qui s’y agrippait (toujours disposer d’un point où s’agripper!). Il suffisait alors de basculer dans le bateau.

Restait à évacuer l’eau qui avait envahi les esquifs. Ce fut « facile », au seau, bien qu’au prix de pas mal d’huile de coude et d’un rythme soutenu, dans la mesure où les importants volumes de flottabilité de ces 2 canots n’ont laissé la place qu’à des volumes d’eau limités à l’intérieur, de sorte que les franc-bords se trouvaient nettement au dessus de la mer (toujours avoir de gros volumes de flottabilité!)

Chacun a donc pu retrouver son autonomie de navigation en 15-20 minutes.

Heureu-semeeeent qu’il faisait beau et qu’les skippers VAPiens avaient de bons canots… (air connu)

 

YGG

 

PS : toujours penser à amarrer tout son matos pour éviter qu’il se carapate !

 

Les points de vue les pieds dans l'eau

Takka remontée à bord

 

JIBI:

Takka est un GIS, Goat Island Skif, quelque peu renforcé et la coque pèse 115kg au lieu des 70 obtenus par l'architecte avec un échantillonnage léger du contreplaqué.

Mes remarques =
>> surprise de la facilité à redresser le bateau avec sa voile hissée !  et flottabilité importante du bateau sur le flanc ( les caissons AR et AV ne se sont remplis que de 4-5 litres chacun)
>> Difficulté a  agripper le liston quand on appuie sur la dérive = le bordé est glissant et le bouchain aussi.
>> Peu d'eau a bord qui provient surtout du poids du Capitaine lors du roulé-boulé
>> l'eau résiduelle était sous le haut du puits de dérive d'environ 10 cm au moins

Roulé boulé

 

Daniel :


Le Kanoteko+ est un dériveur léger dont la coque pèse 115kg et il s'est comporté comme tel.
Le bateau flotte tranquillement sur le côté, aussi peut-on aisément atteindre la dérive pour la sortir de la coque.
La remise à flot du canot ne nécessite qu'une poussée minime sur la dérive, tout au moins sans la voile qu'on n'avait pas voulu risquer si près du quai.
A défaut d'élégance, la remontée à bord est facile, même pour un septuagénaire.
Le volume d'eau impressionne bien qu'en réalité il s'en faut d'une quinzaine de centimètres avant qu'elle n'affleure le liston. Du fait de la coque en V, le volume est beaucoup moindre que dans une plate et on atteint très vite une masse résiduelle compatible avec une relance de la navigation.
Parmi les trucs qui faudra fixer, il y a les deux petits caillebottis et les bouchons de pineau, planqués sous les caillebottis justement, et qui sont là pour palier une perte des bouchons de nables officiels. Tout le reste avait reçu les caoutchoucs et bouts de ficelle adhoc qui ont fait leur office, notamment pour les avirons qui n'ont pas bougé.

Le gilet gonflable avait été délaissé pour un plus classique. Quelqu'un a demandé :" Est-ce que ça gêne?" En fait on ne peut pas donner de réponse car on n'a guère eu le temps d'y penser! Probablement que ça ne gêne pas. 


Voile-aviron et voilavirons

 

Il fut des temps où on ne parlait pas de voile-aviron car tous les canots étaient mus à l’aviron et parfois à la voile. Le développement des moteurs a petit à petit supprimé la pratique ordinaire de l’aviron, l’usage des rames devenant la quasi exclusivité de sportifs compétiteurs. La voile a suivi un chemin peut-être légèrement différent mais le résultat est à peu près semblable, la voile de travail a disparu de nos ports, où seuls subsistent les voiliers de plaisance, eux-mêmes de plus en plus concurrencés chaque année par les bateaux à moteur.

Ngaroto 2 640 

- voilaviron rustique sur le lac Ngaroto 

Depuis 1981, autour de la revue Le Chasse-marée, un mouvement pour la sauvegarde du patrimoine a relancé l’usage de canots traditionnels puis très vite néo-traditionnels, c’est à dire s’inspirant des bateaux régionaux en les adaptant à une pratique de loisirs et aux matériaux modernes.

Citons François Vivier qui prit une place importante dans ce mouvement :

« Le point commun de toutes ces évolutions [du XXe siècle ...] c’est une spécialisation de plus en plus forte de chaque bateau à un usage spécifique, alors que le canot traditionnel était au contraire très polyvalent, tout en présentant une extrême variété représentant les traditions locales, les conditions de mer et d’abri de son lieu d’origine.

C’est dans ce contexte que quelques passionnés, associant pratique de la voile, curiosité pour notre patrimoine maritime et une certaine insatisfaction vis à vis d’une plaisance qui devient un loisir de masse [note Danilusienne : moi je n’ai rien contre ça ! A bas l’élitisme!] vont « inventer » le voile-aviron.
Ils inventent aussi le « mot » voile-aviron comme le principe d’un « naviguer autrement » sur des bateaux qui vont permettre de redécouvrir ce que les voiliers modernes ne proposent plus ou mal : naviguer dans un bateau « creux » où le panier de pic-nique trouve bien sa place, trouver le plaisir de la nage à l’aviron, silencieuse, en mer ou dans une rivère à marée.
 »

Voile au tiers dans le vieux port

Voilà, on inventa le mot  voile-aviron pour dénommer une pratique rajeunie.
Et un éminent membre de Vap créa un jour le néologisme vélirameur s’appliquant à ceux qui s’y adonnent, adapté depuis en anglais en « sailoarman ». Nous serions en espérance de nous croire parés pour parler de notre activité. Presque.

Tant qu’on utilise « canot de voile-aviron », ça va, car ce sont bien des bateaux caractérisés par une pratique, avec comme élément commun que en principe, tous les bateaux voile-aviron doivent pouvoir  abattre leurs mats et dégréer leurs voiles et les ranger à bord pour naviguer à l’aviron, comme il est dit sur le site de la Fédération de la pratique éponyme.
Victorian rare decoupis anges bateaux en formeMais la pratique justement, c’est LE voile-aviron, ou LA voile aviron ? La Fédération dit prudemment « bateau voile-aviron » histoire de ne pas se mouiller et on trouve dans la même veine sur son site : « pratiquants Voile-aviron » avec un V majuscule, « rassemblements typiquement voile-aviron » avec un v minuscule, « formation spécifique voile-aviron » toujours sans majuscule. Locutions qui évitent que le genre de « voile-aviron », comme pour le sexe des anges, soit défini.

Naturellement nous n’avons pas autorité pour régler cette épineuse question, tout au plus pouvons nous proposer que l’initiale se passe de la majuscule intermittente dont, de prime abord, on ne perçoit pas totalement l’intérêt. Pour légiférer plus avant, sans doute qu’une commission sera nommée,

Le bateau de voile-aviron

Nous en sommes toujours à « bateau voile-aviron », à propos de quoi François Vivier écrit très justement : « On réserve maintenant le terme voile-aviron aux bateaux pour lesquels l’aviron est un vrai mode de propulsion alternatif à la voile ». Et conclut : « Les voiles-avirons ont maintenant une fédération », celle dont on parlait plus haut.

Avez-vous bien lu ? Voiles-avirons, avec un S à voile et un S à aviron. Il parle des bateaux. On suppose qu’au singulier on aurait voile-aviron. Si c’est un canot bien sûr, UN voile-aviron. Mais une yole : UNE voile-aviron ? Et s’il y a plusieurs voiles ? un(e) Voiles-aviron ? Deux rames et deux voiles : un(e) voiles-avirons ? une voile et deux rames : un(e) voile-avirons ? Un ketch à la godille : un voiles-aviron ? Une goelette à la godille : une voiles-aviron ?

Les lecteurs de ce site ont peut-être déjà noté l’usage, non systématique, de la contracture « voilaviron ». Il s’agit de suivre en quelque sorte les recommandations de l’Académie Française qui préconise la soudure des mots : un millefeuille, des millefeuilles, un porteplume, des porteplumes.

Il semble que la finale en « on » entraine une perception du genre masculin, du fait que les autres mots français se terminant en on (pas ion qui est différent) le sont, sauf éventuelle exception rarissime. Un balestron, un édredon, un litron, Donc UN voilaviron, sans hésiter, et des voilavirons tout bonnement au pluriel. C’est simple et suit l’évolution naturelle de la langue.

Pour dénommer les pratiquants, VAP a fourni vélirameur qui prend un S au pluriel et peut donner vélirameuse(s) sans se tordre plus longtemps la cervelle. On propose maintenant voilaviron en un seul mot pour l’embarcation de voile-aviron. De même qu’on peut dire qu’une yole est un bateau, une yole est un voilaviron. Et ça fait pas mauvais genre.

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Liens utiles :

site de la Fédération Voile-aviron 

le site de François Vivier 

 

Visite aux Vieux Safrans d'Annecy

Visite aux Vieux safrans d’Annecy ou comment prendre de l’altitude ?

Texte et photos Alain B.

 

Dans le cadre du challenge de la Voile Légère Classique nous avons répondu à l’invitation de l’association des Vieux Safrans d’Annecy (VSA).

Ce challenge regroupe en plus des VSA, le Yacht club de l’Île de France (YCIF), Le Cercle de la voile d’Angers, Les Rendez vous de l’Erdre et bien sûr la Petite plaisance des Amis (du Musée Maritime de La Rochelle).

voile en montagne Annecy

Les VSA regroupent des propriétaires de voiliers anciens et classiques : petits quillards : Requin, Dragon, Star, Aile, Corsaire mais aussi dériveurs : Sharpies 9 m², 12m², Monotypes de Chatou, au total une bonne quarantaine de bateaux.

L’Association loue un grand bâtiment qui peut abriter tous les bateaux pendant les travaux d’entretien, ce qui est confortable et favorise une vie associative active et conviviale puisqu’il y a même une « cantine » !

Tous ces bateaux naviguent dans le cadre exceptionnel du Lac d’Annecy avec des escapades sur le Léman ou le Lac du Bourget.

Nous avons participé avec l’Ingénue, ce canot anglais qui navigue avec Voile & Avirons dans les Pertuis et dont on trouvera ici la vraie légende : "flotille Vap"

Dans une ambiance sympathiques et accueillante nous avons été parfaitement bien reçus et nous les attendons sur notre plan d’eau de La Rochelle pour le trophée des Amis les 25 et 26 août .

Attention ce sont de fins barreurs !

Le Lac d'Annecy vu de L'Ingénue

Voile au tiers : peaufiner les ris.

On se reportera à ce billet précédent pour se remettre au parfum de la prise de ris semi-automatique sur une voile au tiers bômée.

Supprimer les poulies

Sur Amzer Zo, le canot breton super-optimisé de Patrick, le dispositif relaté dans le billet précédent indisposait notre compagnon perfectionniste : premièrement pour l'efficacité, deuxièmement pour l'esthétique. Figurez-vous que la bôme avait tendance à tourner sous la tension de la bosse prise dans une poulie latérale, et que ça faisait désordre!

Cosses de ris

La solution allie l'élégance à la simplicité : un bout'  muni d'une boucle autour d'une cosse et épissuré, traverse la bôme et est bloqué par un noeud. La bosse de ris tire dans l'axe de la bôme qui ne se tortille plus. Voila pour le joli et les radins seront heureux d'économiser le prix de quatre poulies (deux pour chacun des deux ris et si deux et deux font quatre). De plus, ça fonctionne bien.

Mais le principal défaut du système précédent venait du doublage de la bosse. On se souvient que la bosse de ris était fixée sur la bôme, montait vers l'oeil de ris, redescendait vers la poulie (latérale!) avant d'aller se coincer dans le sifflet ad hoc. Mais la voile, malmenée entre la bosse et l'espar, ragait exagéremment. Comme l'avantage fourni par ce système de palan était en partie perdu par le frottement du bout dans l'oeil de la voile, s'en priver gênait peu et supprimait l'usure de la toile. Dorénavant la bosse est fixée directement dans l'oeil de ris, descend vers la boucle-cossée pour aller le long de la bôme vers le taquet coinceur.

Vous aurez remarqué qu'on gagne ainsi un bout' égal à une hauteur de ris : on s'en sert pour faire la boucle sus-nommée, tant pis pour le shipchandler.

Le demi-ris 

Patrick préfère dorénavant tirer d'abord sur la bosse arrière pour étarquer au point d'écoute, puis s'occuper du point d'amure.

Mais si on n'y touche pas à ce point d'amure?

Et bien on a pris un demi-ris.

Les régatiers jouaient parfois avec un "ris de fond" qui était le pendant du Cunningham ; ce demi-ris pris aisément en touchant ni à la drisse, ni au hale-bas de la voile au tiers, relève de la même technique que cette astuce de coureur qui étarquait sans sortir des limites de la jauge. Même si on se fiche de la jauge et de ses juges, ça peut servir quand on hésite à mettre en panne pour réduire la voilure, quand toute la toile c'est trop et avec un ris peut-être pas assez. En fait prendre ce demi-ris présente non seulement l'avantage de diminuer la voilure sans modifier ses autres réglages, mais surtout d'aplatir une voile un peu creuse pour le temps ; justement le principe et le but du ris de fond.

Cerise sur le gateau, il n'y a rien à rajouter au système de prise de ris semi-automatique sur voile au tiers bômée ; pour prendre ce "ris de fond" il suffit de faire moins que la moititié de la manoeuvre d'un ris complet. Peu d'effort, joli résultat.

Demi ris  ou ris de fond

Sur cette voile équipée d'une garcette continue transfilée ( voir la page antérieure) , le ferlage du demi-ris est assuré par une tension partielle de cette ficelle qui se tend par le milieu. Simple et élégant.

En réalité ce n'était pas calculé du tout, c'est juste un hasard qui a bien fait les choses.

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Semaine du Nautisme

La semaine du Nautisme à La Rochelle s'est déroulée du 6 au 10 juin, dans le bassin du vieux port au coeur de la ville.

Stand base port neuf reduite

Voile et Avirons dans les Pertuis y tenait un stand en compagnie des autres associations du site de Port-Neuf, pour lequel un logo avait été créé pour cette occasion.

Comme c'est bien normal c'est l'école de voile Les PLates, qui a attiré le plus de demandes, mais pour notre part nous avons eu des contacts avec un nombre encourageant de personnes intriguées puis intéressées par nos bateaux et notre forme de navigation. Un petit canot à voile au tiers, le "Black Pearl", construit à petites lattes, était exposé conjointement à des kayaks. Il attirait les regards et incitait les badauds à discuter.

Trois de nos voilavirons par ailleurs ont tourné tous ces jours pour offrir  des "baptèmes" gratuits à différents publics et le bilan à chaud semble très positif, plusieurs personnes découvrant la voile ou la redécouvrant ("jai fait un peu d'optimist autrefois") manifestant leur désir de continuer l'expérience.

Semaine nautisme baptemes

Photo : notre trois bateaux faisant découvrir la voile.

Le seul dommage enregistré fut la casse du mât d'Amzer-Zo sur une survente un peu musclée, comme quoi c'était vraiment de la navigation pour de vrai.

Petites sorties hivernales à la voile

Carrousel de voilavirons

 

Ça s’est passé cet hiver.

Même si le climat rochelais n’est pas des plus rudes, la saison hivernale se prête assez mal à la navigation sur nos petits canots, et on n’ose même pas parler de cabanage ou de camping sous tente légère au fond des marais.

Quoique ça démange. Aussi pour que nos embarcations prennent un peu l’air marin, une fois par mois si le temps l’autorise, on met à l’eau à Port-Neuf, on traverse la baie et on va faire un petit tour entre les tours du Vieux-Port. Ce n’est pas l’aventure du siècle, certes, mais bien agréable.

février 2018 La Rochelle

Un petit carrousel de nos voilavirons dans le périmètre restreint du vieux bassin, c’est un joli spectacle pour le badaud et un exercice amusant pour le barreur. La vraie difficulté c’est d’en sortir : le vent déjà capricieux autour des deux tours est en général pile dans le pif de nos canots entre les deux batiments et s’allie habituellement au flot montant pour obliger à des manœuvres savantes pour se tirer du mauvais pas. Et pas question d’attendre le jusant, car il n’y aurait plus d’eau à Port-Neuf pour accoster et remonter les bateaux sur leur remorque.

Entrée dans le Vieux-Port de La Rochelle

Photo : l'entrée au port vent arrière, c'est plus facile que d'en sortir.

Bien sûr on peut armer les rames, comme nos amis du club d'aviron de mer qui font souvent le même voyage, d’ailleurs on s’y voit parfois contraint, mais quitte à faire les vieux-beaux avec nos voiles au tiers, autant pousser la coquetterie jusqu’au bout et s’en servir pour égayer les spectateurs qui guettent le moment où le bateau réglé pour le près très serré, va quand même reculer dans le port. L’astuce pour se sortir de ce mauvais pas c’est de virer au bord du quai à l’abri relatif de la Tour de la chaine et tenter la diagonale pour virer sous l’autre tour avant les traitres pieux de bois déjà submergés. Évidemment on ne gagne pas à tous les coups, c’est là tout l’intérêt, surtout pour ceux qui regardent.

Voile au tiers dans le vieux port

Maintenant la flotille de VAP prépare ses sorties d'été, mais lorsque la bise sera revenue et qu'on nous demandera ce que nous faisions aux temps chauds : nous naviguions. Vous naviguiez! et bien recommencez maintenant.

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Échouage sur la plage : sémantique

 

 

 

Grave discussion par mels entre graves vapistes. Quel mot français pour remplacer le franglais « beachage » ?

Disons-le de suite, tous savaient que le terme « échouage » correspond parfaitement dans son sens général et qu’on peut échouer sur la plage de Gatseau ou sur le Banc des Bucherons en attendant la renverse.

Mais.

Comme une nuance semble se deviner derrière le vocable « beachage », il convenait de sentir ce que l’on éprouve et qui entraine le besoin de l’exprimer en utilisant « beachage » plutôt que « échouage ». Il semblerait que nos activités de plaisance légère induisent un sens ludique ou tout au moins de plaisir à l’arrêt sur une plage le temps d’un repas, d’une sieste, voire d’un bivouac. Ces pauses plus ou moins étirées préfèrent la plage au lieu de la vasière ou le banc de rochers. En tout cas on ne « beache» pas à un ponton, ni même dans un port d’échouage, une échouerie pour reprendre un terme logique et bien formé, utilisé par Bernardin de Saint-Pierre.

Nous n’entrerons pas sérieusement dans la discussion bysantine sur l’étymologie de « échouer » qui mit en échec plus savants que nous, qui cependant n’hésitèrent pas à proposer des parentés supposées plus ou moins surprenantes, mais nous nous amuserons à souligner un lien possible entre « ashore » et « échouer » histoire de faire avancer le smilblick.

 

Poussés par quelque démon du néologisme, nous voila à imaginer des « échouplage », « grèvage», « plagir » ( donnant plageant ou plagissant selon qu’on opte pour une forme ou une autre dans l’arsenal des catégories de verbes), « plagirer » au sens d’aller à la plage comme on irait à la côte, et seules les complies mirent fin à cette débauche de nouveautés plus ou moins bien justifiables.

Les laudes ouvrent les yeux neufs et les recherches dans le monde des réseaux interconnectés nous font atteindre des rivages explorés par d’autres. Un article de Wikitionary.org en français nous indique « plager » en tant que dénominal de « plage » avec un sens militaire qui nous intéresse même si le sens commun nous va bien aussi. Qu’on en juge :
 

plager \pla.ʒe\ intransitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Se détendre, s'allonger sur une plage pour bronzer.

    • Je déteste plager, moi, en vacances, il me faut de l'activité.

  2. (Militaire) s'échouer volontairement pour un navire.


Comment! La Royale se permettrait-elle de « beacher » ? L’auteur anonyme de cette notice ne cite pas de référence justificative, aussi convient-il de replonger pour explorer les fonds de la marine.

Bonne pêche. On trouve dans notre filet :

Avec 50 marins à bord, le Dumont d’Urville vient d’effectuer sa quatrième escale à Port-au-Prince depuis le séisme du 12 janvier 2010 dans le cadre de ses opérations de « plageage ».(Pilkiz,com)

 

Le plageage présente de nombreux avantages notamment pour soutenir des populations en cas de catastrophe naturelle. En effet, il ne nécessite aucune infrastructure portuaire pour débarquer des troupes ou décharger du matériel.(Cols Bleus)

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EDA-R en manoeuvre de plageage (© MARINE NATIONALE)

 

 Le BATRAL a été spécialement conçu pour le transport de compagnies d'infanteries avec armes et véhicules (compagnie d'intervention "GUÉPARD" à 140 hommes et une douzaine de véhicules) et le débarquement de ces unités à l'issue d'un plageage ou d'un embequetage.[ http://www.defense.gouv.fr/marine/patrimoine/histoire/la-marine-d-hier/les-batiments-de-surface/champlain-l-9030] [note de la rédaction : nous laissons le lecteur se documenter sur l’embèquetage qui sort de notre propos]

 

Avec ou à la place des RIB, on peut embarquer des véhicules de reconnaissance et patrouiller près des côtes ou en mode fluvial. Si quelque chose de suspect est détecté à terre, le MPC va plager et lancer ses véhicules, l'équipage pouvant ainsi directement poursuivre sa mission sans attendre l'arrivée, parfois longue, de moyens terrestres. (noticiaronaval)


 

L'arrivée aux Seychelles se fait quelques jours plus tard, samedi 2 décembre, sous la pluie. Commence alors l'exercice CATEAU NOIR 2006. Dès le premier jour, un plageage est réalisé dans l'anse Lazio… (meretmarine.com)

 

en zone contrôlée par des armées amies ou en opérations de débarquement comportant héliportages et plageages sur des rivages non aménagés ou faiblement défendus.(netmarine.net)

 

Arrêtons là ce chapelet de citations : la messe est dite, les mots plager et plageage sont officiels depuis longtemps. Comme dit Cols Bleus, le plageage présente de nombreux avantages. En effet, il ne nécessite aucune infrastructure portuaire pour débarquer.

Toute la philosophie vapiste!

Allons plager sur le sable chaud nos petits bateaux qui n’ont pas de jambes mais qui se posent très bien le cul par terre.

 

Plage et bateaux dans les pertuis charentais