Bricoler

Accastillage exotique

 

Voici quelques pièces d'accastillage, au sens large, difficilement trouvables chez nos marchands hexagonaux.

Taquetfendu

Le taquet fendu

L'image ci dessus est extraite d'une video sur Youtube relative au grément au tiers bômé d'un canot de Ross Lillistone en Australie. Certes, c'est un taquet, il y en a plein nos magasins, mais celui-ci est fendu et ne nécessite qu'un tour pour tenir le bout'. Comme c'est un morceau de plastique, ça doit être assez commun aux antipodes et on se demande pourquoi on n'en trouve dans aucun catalogue d'accastillage chez nous. Un taquet selon le même principe, mais en métal noble, peut se remarquer sur le Scamp, ce voile-aviron de moins de 12 pieds, que Howard Rice emmène du coté du Cap Horn.
Taquetscamp

La grande dame


Stghorns91049
Ramer debout, à la mode vénitienne, mais sans la "forcole" en bois massif chantourné, est accessible sur nos canots avec cette dame de nage haute d'origine américaine. On la trouve sur le site du fabricant, mais le prix $180, même avec un dollar faible, est plutot rébarbatif. Au moyen d'un bout de tube pour rallonger nos dames courtes en jambes, on doit pouvoir faire à peu près pareil.

 

Le pare-battage "cornue"

Parebattagecornue 1

Vu sur une photo d'un voile aviron américain, ce bizarre pare-battage en forme de cornue qui se porte haut sur le franc-bord, serait très utile pour nous protéger des pontons où nos bateaux ont la facheuse tendance à passer dessous. Tout particulièrement celui de Port-Neuf à La Rochelle où nous avons nos habitudes! Après enquète il semblerait que ce soit la société Taylor Made qui fabrique ce type de protection qui se positionne par dessus le plat-bord qu'il protège à la fois sur le coté et sur le dessus.

https://taylormadeproductsstore.myshopify.com/products/low-freeboard-boat-fenders

 

Le "Scullmatix"


Scullmatix
"The Scullmatix is made of 1/8″ stainless steel plate and secured with a pair of stainless 5/16″ bolts and wingnuts"
Comme on le devine, il s'agit encore d'un produit américain, distribué par Duck Works. Cet appareil permet de godiller sans apprendre et sans se tordre le poignet. Géniaux les Americains! Heu, pardon, il s'agit d'une invention française, la "godille automatique" qui n'a pas trouvé de fabricant chez nous. L'auteur offre le schéma pour que tout un chacun se le fabrique avec un  morceau de bois et un bout de ficelle. Rendez-vous sur son site : http://nauticaerium.blogspot.fr/2008/08/la-godyoto-devient-le-scullmatix.html

La demi-pince à linge

Taquet pincelinge
De nouvelle-Zélande cette fois, sur ce "cheap-canoe", le très jeune homme qui l'a construit n'avait pas un rond, il a oeuvré avec les moyens de la ferme paternelle, dont les épingles à linge empruntées à l'étendoir familial. Le bateau ne permet sans doute pas de traverser l'Atlantique, mais il a navigué sur le lac Ngaroto ( Cherchez sur vos cartes préférées). L'embarcation a été ensuite améliorée avec un balancier selon le même genre de bricolage.
Ngaroto 2 640

 

Séquence tire-bouchon.

Qui ne s'est pas trouvé prêt aux meilleures agapes, à terre ou sur un canot en attendant la marée, le pâté dégoupillé et le pain prêt à s'en prendre plein la tranche, quand quelqu'un s'écrit "Qui a le tire-bouchon?"

Au lieu de laisser la grise mine remplacer la rougeur du coup de soleil, laisser se dégrader l'ambiance du groupe par des reproches croisés, et le moral descendre en tobogan, apprenez maintenant le geste qui sauve.

Il ne s'agit de rien de moins que remplacer l'oublié tire-bouchon en queue de cochon par une simple lame de couteau, suffisamment étroite pour pouvoir s'insérer dans le goulot d'une bouteille. Vérifiez bien ce point avant de vous laisser séduire par un objet coupant "outdoor" quelconque totalement inadapté à cet ouvrage crucial, malgré d'éventuelles qualités par ailleurs.

Lame tirebouchon

 

Il est prudent d'utiliser un couteau à lame fixe ou doté d'un système de sécurité sérieux, genre cran d'arrêt ou virole, afin d'éviter que le couteau se referme sur vos doigts auxquels vous avez probablement la faiblesse de tenir. L'outil type est l'Opinel à virole n°8, bien affuté.

Repérez le sens des fibres du liège et incisez fermement en plantant la lame verticalement dans la bouchon ; il s'agit de couper la matière grace à un léger mouvement alternatif d'avant en arrière de la lame pour faciliter la coupure et la pénétration. Quand la lame est entrée d'environ la moitié de la longueur du bouchon, et que le liège est coupé jusqu'à un bord du goulot, retirez là, infligez une rotation d'un demi tour à la bouteille pour recommencer l'opération de l'autre côté pour parfaire la fente. Cette rotation n'est nécessaire que pour les lames qui ne sont coupantes que d'un seul bord, mais reconnaissons qu'elles sont la majorité.
Quand tout le diamètre est correctement fendu, on peut commencer l'opération extraction! La lame toujours enfoncée dans le bouchon, la bouteille fermement tenue par une de vos mains puissantes, le manche du couteau pareillement entouré de votre autre main puissante, commencez à tourner le couteau dans la plaie. Miracle, le bouchon initie son élévation, comme s'il y avait un pas de vis.
Quand un morceau substanciel du bouchon est visible hors du goulot, enserrez de votre main la plus habile bouchon et couteau et continuez la rotation jusqu'à l'audition attendue du bruit d'une bouteille qu'on débouche!

La video qui suit montre cette phase finale. Notez comme le petit doigt que n'ont négligé ni les pianistes ni les dactylos oeuvrant jadis sur des machines mécaniques, tient fortement le bouchon tandis que l'index fait de même sur le manche du couteau, tandis que le majeur et l'annulaire font semblant de tenir la lame mais en réalité sont juste attentifs à ne pas la toucher.

 

La méthode ici enseignée par l'exemple par un éminent professeur, a  été testée immédiatement par un jeune marin à la satisfaction de tous les convives.

 

 

 

 

 

 

Une boule d'avant sans soudure

Les habitués de ce site connaissent le montage de Patrick sur son fourgon permettant d'accrocher sa remorque à l'avant du véhicule, rendant très facile l'accès des cales étroites ou tordues. Pour avoir vu mettre à l'eau nos canots sur la cale du Passage à Saint Armel dans le golfe du Morbihan, pour avoir essayé la cale en courbe de La Cayenne à Marennes, nous savons d'expérience que le système est tout sauf un gadget inutile. Rendez vous sur la page idoine ICI.

Mais comme on le devine, chacun n'est pas spécialiste en soudure, voire tout simplement pas équipé. Aussi voici un montage réalisable avec les moyens du bord.

tige de remorquageFouillez dans le coffre de votre voiture, et vous devriez y trouver une tige de remorquage, qui épuipe depuis maintenant pas mal d'années les automobiles. En gros cela doit avoir l'aspect de la pièce de la première photo.

Il s'agit d'une tige filetée à une extrémité et terminée à l'autre bout par un anneau. Cherchez devant votre voiture, il y a une sorte de trappe dans le bloc pare-choc, qu'on peut enlever et qui découvre un écrou scellé au chassis. La tige filetée s'y visse afin de pouvoir permettre un remorquage fiable de votre véhicule.

C'est sur cette tige que nous allons fixer une boule standard achetée aux environs de 15/22€ (tarifs 2017) dans votre magasin de bricolage habituel ou commandée sur Internet chez un vendeur par correspondance.

Évidemment le diamètre de l'intérieur de l'anneau et celui de l'axe de fixation de la boule ne vont pas correspondre. L'axe ayant en général une largeur de 22mm, il faudra réduire l'intérieur de l'anneau de remorquage. Par bonheur il traine dans un recoin de votre garage un morceau de tuyau d'évier de 32mm extérieur. Voila qui va faire l'affaire.
 

boule d'attache

couper le tuyauImg 20170521 174239Découpez une rondelle de ce tuyau de la l'épaisseur de l'anneau de remorquage. Certains peuvent faire ça de chic, les moins habiles se serviront d'une boite à coupe. Seul le résultat compte. Comme le diamètre du tuyau de plastique est trop grand, il faut en enlever un morceau, afin d'obtenir un cercle incomplet.

 

 

 

 

Img 20170521 174252Img 20170521 174315En resserant ce presque cercle, on réduit le diamètre à une taille compatible avec l'intérieur de l'anneau ; il suffit alors de l'y insérer.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'est plus alors qu'à introduire l'axe qui prolonge la boule à l'intérieur de l'anneau chemisé (on s'épargnera éventuellement les propos grivois induits) et l'on boulonnera fermement l'appareil ainsi construit.

Comme on le voit, ce montage est non-destructeur, et la tige filetée de remorquage retrouvera immédiatement sa première fonction en dévissant la boule et en extrayant aisément la bague de plastique plombier.

boule d'avant!
Il ne reste qu'à visser cette tige boulée dans l'écrou fixe du chassis et accrocher la remorque de son bateau, pour fièrement effectuer avec aisance la manoeuvre de mise à l'eau sous les regards ébahis des spectateurs inévitables.

 

Et pourtant elle tourne!

Notre ami Patrick, à qui on a emprunté l'idée, fait la remarque suivante "En premier j'avais fait comme ça mais ça ne marche pas sauf si la tige filetée est bloquée a mort !!"

La notion de bloquer à mort dépendant de la force du tourneur, on cherchera quelque chose de moins sujet à caution. Mais pourquoi ça ne fonctionne pas? Car la boule tourne, autour de l'axe comme la Terre autour du Soleil ! Elle a tendance alors à faire dévisser la tige, du fait du bras de levier qu'elle constitue par rapport à l'axe du boulon.  

boule d'attelage fixée à l'avant du véhiculeLa boule doit etre dans l'allignement de la tige sinon elle tourne et par le poids l'attache de la remorque risque de se déboiter lors de la mise ou sortie d'eau, donc gros danger pour les gens autour, au mieux grosse rigolade de la part des spectateurs inévitables, car les cales ayant tendance à être en pente, la remorque pluss le bateau vont dévaler a toute vitesse si ça décroche !

Pour palier cet inconvénient, la boule doit être déportée, donc fixée sur une platine et non directement sur la tige selon le montage de Patrick (qui nécessite quelques compétences et outillage pour sa fabrication) de telle manière que le centre de la boule soit dans l'alignement de la tige filetée, rendant négligeable le moment rotatif, comme on le voit sur la photo du montage originel.

Et si on ne sait toujours pas souder?

On remarquera que la rotation du système ne peut exister que dans un seul sens, celui du dévissage ; il n'y a donc qu'à assurer la tête d'attelage pour qu'elle ne puisse tourner dans ce sens là. Un bout salvateur peut-être, ou un morceau de fil électrique qui ne rouille pas, fixé à la poignée et à la remorque pourrait-il apporter une sauvegarde bienvenue?
Après essai rapide, on s'aperçoit que le risque d'une rotation intempestive de la boule n'existe pas avec la plupart de nos remorques légères sans freinage car la tête d'attelage est fixe. En effet elle est boulonnée sur le timon et ne peut tourner, empêchant par là même la boule emprisonnée de tourner si l'envie lui en prenait. On mettra par prudence un bout de sécurité pour pallier un mauvais accrochage toujours possible ; mais en mettez vous toujours un en accrochage arrière? Finalement, le seul inconvénient du système sans soudure pourrait résider dans la position relativement haute de la boule, ce qui incline la remorque et pourrait dans certains cas s'avérer gênant ; dans d'autres, au contraire, on y verrait un avantage car cela faciliterait plutot la glisse du bateau sur les rouleaux, surtout utile avec les remorques non-cassantes.

 

 

 

 

Moteur : électrique contre essence

Nos petits bateaux peuvent souvent accueillir un moteur hors-bord qui remplace les avirons pour quelques muscles vieillissants. Mais les moteurs à essence font du bruit, dégagent des vapeurs nauséabondes, salissent les cales et polluent forcément les eaux où l'on navigue. D'où la question légitime : "puis-je opter pour un moteur électrique pour aller en mer?

Chercher un éclairage autorisé à cette question entraine vers des abimes de perplexité à vouloir s'y retrouver dans les chevaux vapeurs, les watts et les livres de poussée anglaises, sans compter les détours par la puisssance à l'axe et la puissance à l'hélice.

Peu de littérature sur Internet permet de se faire un avis tant soit peu raisonné. Une revue suédoise, "vi Båtågare" avait, en 2006, fait des comparaisons en utilisant des moteurs thermiques et des électriques sur deux barques identiques. Test torqeedo/mercury Article en Suédoistesttorqeedosuedois.pdf (5.38 Mo)

électrique contre essence

 

Mais comme il se pourrait que quelques-uns d'entre vous ne soient pas totalement à l'aise avec le suédois, nous en faisons ici un résumé qui peut être utile.
Les journalistes de la revue ont testé deux moteurs électriques de la marque Torqeedo et deux moteurs Mercury, dans des puissances compatibles avec nos embarcations. Le premier duel opposait un Torqeedo 801, d'une puissance de 800W, aujourd'hui remplacé dans la gamme par un moteur plus puissant le 1003, à un Mercury 2.5cv à quatre-temps, alors que la seconde confrontation concernait un Torqeedo Cruise2 de 2000W et un Mercury quatre temps de 5 cv.

Nous ne décrirons pas les moteurs, il vous suffit de rechercher sur Internet pour en avoir les caractéristiques, en revanche nous vous fournissons le tableau récapitulatif des tests en adaptant les commentaires en français qui sont affichés sous le tableau en suédois. Pour vous faciliter la lecture directe des tableaux, voici un peu de vocabulaire suédois :
Torqeedo/ Mercury

bensin : essence
belastning : charge à bord
elmotor : moteur électrique
fullt gaspådrag : plein gaz
halv gas : gaz à moitié
lågfart : petite vitesse
ljudniva :niveau sonore
med : avec
medan : tandis que
mot : contre, opposé à
samma : identique
sjomil : mile marin
topfart : vitesse maximum

 

Voici donc les commentaires des tables de comparaison de moteurs à essence/ moteurs électriques.

Le Mercury 2.5cv est en noir, le Torqeedo 801 est en gris, le Mercury 5cv a droit à la couleur rouge et le Torqeedo Cruise se peint en vert.

Tableau 1 : vitesses maximales.

 

Vitesse maximale avec 2 personnes à bord.

Ici, nous voyons que lla vitesse de pointe ne diffère pas tellement dans chaque paire de moteurs. Entre le plus petit 2,5cv Mercury et le Torqeedo Travel 801 il n'y a que un nœud à l'avantage du moteur à essence : 5,5 noeuds au lieu de 4,5 noeuds.

Pour le grand frère Mercury de 5cv  et le Torqeedo Cruise 2.0, la vitesse de pointe ne diffère que de 0,8 noeuds : l'essence est la plus rapide avec 6,1 noeuds tandis Torqeedo Cruiser est légèrement plus lent avec 5,3 noeuds

 

Tableau 2 : accélérations

Accélération avec 2 personnes à bord.

Ici, nous voyons que les moteurs à essence accélèrent plus vite que leurs collègues électriques.

Le Mercury 2.5cv est presque deux fois plus rapide que le Torqeedo Travel 801 pour passer de 0 à 4,5 noeuds,  tandis que le Mercury 5 cv met deux secondes de moins que le Torqeedo Cruiser de 0  à 5.5 noeuds.

 

Tableau 3 :  niveau sonore

Niveau sonore endécibels.

Pour le bruit il n'y a pas combat dans le couple Mercury 2.5cv et le Torqeedo Travel 801. Le moteur électrique est beaucoup plus agréable à conduire. Le Mercury 2.5cv a un niveau sonore de 20 dBA plus élevé que le Torqeedo Travel 801. Entre les gros moteurs, l'écart est moins net. De 1,7 jusqu'à 3,5 noeuds les niveaux sont semblables, cependant à plein régime le Mercury 5cv  devient deux fois plus bruyant que l'électrique.

(10 dBA de plus  correspond en principe à un doublement du niveau sonore pour l'oreille humaine,)

 

Tableau 4 : autonomie en miles nautiques

Distance parcourue avec respectivement un réservoir plein et la batterie complète avec 2 personnes à bord.

Mercury 2.5cv contre Torqeedo travel 801

A fond, à vitesse maximum de 4,5 noeuds, on ne parcours que  1,9 miles nautiques avant que la batterie intégrée de 300w du Travel 801 ne soit vide. Alors qu'avec son reservoir intégré de 0.95 litre, le moteur à essence permet de parcourir 4.2 mile nautiques à la vitesse de 5.5 noeuds.

Mercury 5cv contre Torqeedo Cruise 2.0

A la vitesse 3,5 noeuds, nous pourrons parcourir 28 miles nautiques avec Torqeedo Cruise sur les batteries pleines, tandis que c'est 58,3 miles avec un réservoir plein sur le Mercury 5cv à la même vitesse.

Tableau 5 : autonomie en heures

Nombre d'heures de fonctionnement avec un réservoir plein ou une batterie complètement chargée avec deux personnes à bord.

Mercury 2.5cv contre Torqeedo travel 801

A fond les manettes avec un réservoir plein d'essence et la batterie complètement chargée, on peut durer jusqu'à 45 minutes avec le Mercury 2.5cv, mais seulement 25 minutes avec un moteur électrique Travel 801, avant que le contenu de la cuve / batterie soit épuisé.

Mercury 5cv contre Torqeedo Cruise 2.0

Si vous réduisez la vitesse à 3,5 noeuds avec les moteurs plus gros, nous voyons que nous pouvez durer un peu moins de 17 heures avec le Mercury 5cv et une nourrice pleine de 12 litres. Avec le moteur électrique Torqeedo Cruise, vous conduisez pendant huit heures avant que les piles soient épuisées.

 

Conclusions

Quelques remarques complémentaires peuvent être formulées. En terme de puissance, les prétentions de Torqeedo de comparer un moteur de 800w à un moteur thermique de 2cv ne semblent pas abusives. Le Mercury donné pour 2.5cv n'est que légèrement plus puissant que le Travel 801. On peut extrapoler en admettant que le Torqeedo 1003 actuel fournit une puissance comparable à un 3cv à essence.

En revanche on est très déçu en terme d'accélérations, ce qui est surprenant, les moteurs électriques permettant en général des montées rapides et régulières en puissance.

C'est une fois de plus l'autonomie qui fait défaut aux électriques, avec le Travel 801, malgré les batteries sans plomb, revenir de l'ile d'Aix vers La Rochelle un jour de pétole semble hors de portée. Pourtant les pêcheurs qui veulent naviguer longtemps à petite vitesse et sans bruit y trouveront leur compte, l'autonomie étant excellente à 1.7 noeuds, tant pour le Travel 801 que pour son grand frère.

Petite déconvenue en matière sonore, si le petit Torqeedo 801 ménage effectivement nos oreilles, le Cruise à vitesse moyenne ne fait pas mieux que le Mercury 5cv.

Peser son canot

Peser son canot reste un challenge quand on n’a pas de matériel professionnel.

Pese personneComme le poids du bateau et de son contenu, plus celui de la remorque, ne doivent pas dépasser le poids en charge autorisé de la dite remorque, il peut être utile, si on craint d’être limite, de vérifier la chose.

COMMENT PESER SON CANOT SANS INSTALLATION LOURDE ?

Quand on possède un voile-aviron, par principe assez léger, moins de 250kg, il suffit d’utiliser la balance pèse-personne généralement présente dans la maison.
Certes, la méthode est contraignante : il faut faire 3 relevés différents et faire une addition !
Votre bateau, chargé de tous les trucs qui y sont bien rangés plus éventuellement tous ceux qui y trainent, est déjà sur la remorque. Placez successivement le pèse-personne sous la roue jockey, la roue babord puis la roue tribord (il semblerait que l’ordre des opérations n’ait pas d’importance), et relevez le poids indiqué sur la balance. Ajoutez les trois nombres, et vous aurez le poids roulant de votre remorque chargée.
Le poids sur chacune des roues a de bonnes chances d’être inférieur à 100kg, ce qui est supportable par n’importe quel pèse-personne de ménage.
Si vous désirez connaitre le poids de votre bateau équipé, profitez d’une mise à l’eau pour peser par la même méthode votre remorque à vide, (trois relevés et une addition), puis faites l’effort d’une soustraction du poids de la remorque à vide de celui de la remorque chargée précédemment obtenu.

COMMENT PESER L’ARMEMENT ET LE FOURNIMENT ?

Pour peser des éléments variés (mat, vergues, voiles, cordages, safran, dérive, glacière, réserves d’eau ou de beaujolais, etc.) qui sont malaisés à faire tenir sur le pèse-personne, il suffit de monter sur la balance en les portant soi-même, puis de retrancher au poids constaté, le poids de soi-même ce jour là, mesuré sur le même appareil.

ET POUR UN BATEAU 2 FOIS PLUS LOURD ?

Si on veut étendre la technique à un embarcation qui risque dépasse les 300kg, par exemple si on subodore que les infiltrations d’eau ont tant alourdi le bateau que le pèse-personne risque de faire un attaque cardiaque, il faut investir dans un deuxième appareil. Les deux balances mises côte-à-côte et reliées par une planche sur laquelle on posera les roues, on obtient un appareil pouvant supporter environ 250kg, ce qui permet de mesurer le poids d’une remorque en charge de l’ordre de 480/520kg. Mais il faut noter les résultas affichés sur les deux balances pour chaque roue, et finalement additionner six nombres, mais il existe des méthodes pour cela, l’usage d’une calculette étant l’une des plus récentes.

INVESTISSEMENT UTILE

Pour faciliter la montée des roues sur la balance, et peser son canot dans de confortables conditions, il peut s’avérer pratique de confectionner un plan incliné à l’aide d’une planchette clouée sur un morceau de tasseau, ce qui sera un bon début pour savoir ensuite fabriquer une godillette®.

Remorque : accrochage devant le véhicule

Attelageavant

Toutes les cales ne sont pas faciles d’accès, certaines sont étroites, d’autres courbes comme l’ancienne cale des bacs de La Cayenne sur la Seudre, et il est parfois délicat de manoeuvrer avec aisance.

boule d'attelage fixée à l'avant du véhiculeimage : gros plan sur la boule d'avant

Fort de ce constat et de la pratique d’une de ces cales inhospitalières dans un recoin du Golfe du Morbihan, notre ami P. s’est concocté un système d’attelage à l’avant de son fourgon, transformant en jeu d’enfant la mise à l’eau de son canot, même là ou d’autres reculeraient à reculer.

Tout le secret tient dans le détournement d’usage de la prise de remorquage  cachée sur la plupart des véhicules récents derrière une petite trappe dans le pare-choc. La photo ci-contre explique mieux qu’un discours le procédé : sur un boulon est soudée une boule d’attelage. Le boulon se visse dans la prise de remorquage et permet donc d’accrocher la remorque devant le véhicule. Plus besoin de se coincer les cervicales pour guider le bateau jusqu’à l’eau.

Le guindeau électrique pour une manoeuvre facile!

Sur cette autre photo, prise pour la démonstration sur la cale de Port-Neuf à La Rochelle, dont la largeur permettrait de se dispenser du procédé, on note un bénéfice secondaire pour les voitures à roues arrières motrices comme ce fourgon : pouvoir approcher de l’eau en gardant les roues propulsives sur le sec et le non glissant.

image : treuil électrique amovible

treuil électriquePour les curieux, on signalera que le cable électrique de 16mm qu’on remarque sortant de la portière n’est pas pris sur l’allume cigare mais sur une prise speciale connectée sur la batterie avec une protection par fusible de 100 amp, car la consommation en charge peut monter à 80 amp ; ce cable  alimente un guindeau qui remplace le treuil à manivelle et permet au solitaire de guider l’avant du canot d’une main tout en commandant la remontée sur les rouleaux de la remorque.

Enfin, on goutera le nouvel oxymore de commandement : “Arrière, en avant toutes!”
 

 

 

Régler une remorque de bateau

20141227 regler une remorque de bateau 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Régler sa remorque de bateau n’est pas une tâche simple. Dans cet article, nous évoquerons les différents points clefs et des conseils pour bien régler  votre remorque de bateau en fonction des spécificités de ce dernier. Les mises à l’eau fréquentes sont aussi sources de problèmes notamment au niveau des roulements et des essieux de remorque de bateau. Nous consacrerons un article à l’entretien des remorques de bateaux.

Cet article est une ébauche. Il pourra être alimenté par vos retours d’expériences et photos. Si vous souhaitez participer à l’élaboration de cet article, vous pouvez nous faire parvenir textes et photos.

En premier lieu, il faut retenir deux mots clefs pour bien régler sa remorque de bateau : équilibre et stabilité.

L’équilibre ou la répartition des charges est très important tant pour l’efficacité de la mise à l’eau du bateau que pour le confort et la sécurité sur route. Il faut retenir que le poids sur la boule doit être le suivant  de 50 Kg pour un PTAC < 500 kg et 80 kg pour un PTAC > 500 kg. Vous pouvez utiliser un pèse personne pour mesures le poids sur la boule. Il conviendra donc soit d’avancer ou reculer le bateau soit de déplacer quelque peu l’essieu de la remorque. Dans tous les cas, nous vous conseillons de vous en tenir aux recommandations du constructeur de la remorque.

La stabilité elle concerne le positionnement du bateau sur la remorque. Notez qu’il est important d’avoir une remorque adaptée à votre type de bateau.
– Si vous avez un bateau avec une quille, vous aurez à choisir une remorque avec des rouleaux centraux. Dans ce cas, votre bateau devra reposer sur au moins deux rouleaux. L’espace entre vos rouleaux devra être bien réparti sur la longueur du bateau pour éviter les basculements (s’ils sont trop rapproché) ou une mauvaise répartition du poids du bateau (s’ils sont trop éloignés). Dans ce cas, votre bateau qui pourrait se trouver fragilisé surtout lors de longs et fréquents déplacements.
– Si votre bateau est à fond plat, vous devrez privilégier une remorque à rouleaux latéraux sur chandelles principalement utilisé en motonautisme. La aussi il conviendra de bien régler les chandelles latérales tant pour permettre à votre bateau  de reposer sur deux ou trois points bien répartis sur la longueur que d’un point de vue latéral pour une bonne stabilité.

Voici quelques photos du la dernière intervention sur la remorque de Muddy le Cat Boat (Beetle-Cat / Nantucket) de l’association VAP :

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