Billets de danilus

Etambrai : saison 2

TEXTE: Daniel M.

IMAGES : François Vivier ;  copies décran de video (Fred Shell)

 

L'étambrai avons nous dit ici,  se caractérise par deux états : fermé ou ouvert, en O ou en U. La supériorité du modèle ouvert réside uniquement dans la facilité de lever ou abattre le mât.

Mais il est des configurations de pont qui rendent difficiles l'installation d'un étambrai ouvert. On aimerait alors au moins un système entr'ouvert.

Sur un Kanoteko+, Philippe Saint-Arroman devait créer aposteriori un réservoir à ballast liquide englobant le pied de mât. Pour ne pas rehausser celui-ci il pratiqua une ouverture en pan incliné autorisant une mise à la verticale progressive de l'espar majeur, et cette configuration permettait d'imaginer une solution du même ordre pour aménager l'étambrai à travers un pont.

Et bien, François Vivier propose exactement cela dans son plan rénové de son modèle Lilou !

Lilou 2 perspective etambrai 1

Cette image est une vue partielle du plan de Lilou2 (cliquez dessus pour voir l'image originelle sur le site de l'architecte).

On remarquera que le puits de l'étambrai présente une élégante ouverture en forme d'arènes romaines qui coiffe une boite dont le coté arrière est incliné. Le mât peut ainsi se positionner lui aussi incliné sur le bord de l'arènoïde et être graduellement hissé jusqu'à la verticale. De plus il devient aisé d'envisager des réglages savants de sa quête, si tant est que ça présenterait de l'intéret.

J'entends des esprits envieux qui ne voient pas comment créer un puits incliné sur leur canot ponté sans se lancer dans des travaux délicats sur la structure. Dont acte.

En regardant des vidéos de Fred Shell, architecte-constructeur américain, hissant les mâts de ses shooners sans le moindre effort et surtout sans numéro d'équilibriste, nous étions curieux de son truc. On comprend l'astuce dans une vidéo qui détaille son shooner 18 sur Youtube. Une échancrure dans un tuyau : plus simple tu meurs!

Voici une copie d'écran qui vaut tous les discours.

Shell etambrai2

cette image n'est pas très nette mais on comprend aisément le principe. Le haut de l'étambrai est constitué d'un morceau de tuyau (ça ressemble à du matériau de plomberie plastique) dont la coupe en biais est joliment arrondie pour recevoir le coté du mât qui peut ainsi pivoter sur cette arète en glissant sur le bord intérieur opposé du tuyau au fur et à mesure qu'on soulève l'espar. La photo montre le mât arrière, mais manifestement un tuyau du même acabit est installé à travers le pontage avant et ne necessite pas d'autre moyen de calage.

Pour la démonstration, voyez cette video :

Si on doit intervenir aposteriori, une solution simple pour modifier un étambrai fermé (de Skellig par exemple, ou de notre Nantucket catboat), serait de coller un bout de tuyau échancré au dessus du trou dans le pont, il suffit que sa hauteur soit à peine supérieure au diamètre du mât pour que l'on dispose d'un point d'appui oblique afin de dresser progressivement celui-ci. Si on a du bois verni et que le tuyau de plastique gris messied par trop, rien n'empêche soit de la peindre en ronce de noyer tel un tableau de bord de Facel-Vega, soit de le confectionner aussi en bois.

Fred Shell

note Danilusienne : On voit ici Fred Shell dérouler ensuite les voiles, on se demande pourquoi il n'installe pas un truc à la Montaubin sur son mât tournant, mais ceci est une autre histoire.

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Étambrai : ouvert ou fermé?

Texte : Daniel M.

Photos  (dans l'ordre) : VAP ,  Ross Lillistone , Leecton (Gérard Quillet) , VAP .

Dans le numéro 27 de la revue Chasse-marée, de janvier 1987 se trouvait un article fondateur au titre évocateur : "Naviguer autrement".
Dans cet article laudateur du voilaviron, on remarque une petite note critique à propos du matage en mer qu'on reproduit ici ; " À cet égard, certains étambrais fermés (simples trous dans le pontage), situés à l'avant d'un canot sans stabilité initiale, laissent pour le moins rêveur."

Cette remarque n'a pas pris une ride. Hélas!


Img 20160804 184433L'étambrai est cette non-chose, ce creux qui sert à tenir le mât, cet élément fondamental auquel on ne prête que peu d'attentions théoriques, peut-être parce qu'une pensée binaire suffit à l'appréhender, car comme un porte, c'est ouvert ou c'est fermé. La description se résume dans les formes de deux lettres :  O, fermé ou U,ouvert!

Notre première illustration, bien que montrant un dériveur de sport où la retenue du mât vers l'arrière est assurée par un étai, présente l'avantage de bien faire comprendre que l'essentiel de la poussée du mât contre la coque se fait vers l'avant, et donc que la retenue vers l'arrière n'a pas besoin de ressembler à Fort Knox.

Nous parlerons ici bien sûr des étambrais sur des canots de voile-aviron, le plus souvent sans haubans, ayant à tenir des mâts susceptibles d'avoir à être abattus pour passer sous un pont, et de se voir rangés aisément dans l'embarcation, soit pour  diminuer le fardage qui freine les rameurs, soit simplement pour tenir aisément sur la remorque entre deux lieux de navigation.
Histoire de bien savoir de quoi on cause, et pour éviter les quiproquos, référons nous à la synthèse wikipédienne des dictionnaires quant à l'étambrai. On note que le terme désigne deux choses différentes tout en étant liées:

extrait de Wikipedia

Étymologie
(1762) Sous la forme étambraie, de estambrais (1637 ; « ouverture pratiquée dans l’épaisseur du pont pour le passage d’un mât »), de estambroys (1541 ; « renfort servant à étayer un mât »), dérivé d’estambre, lui-même probablement issu de l’ancien nordique timbr (« bois de construction »).

Nom commun
nom masculin
Singulier :  étambrai   \e.tɑ̃.bʀɛ\
Pluriel : étambrais \e.tɑ̃.bʀɛ\

(Marine) Renfort en bois ou en tôle servant de soubassement à un appareil, ou destiné à étayer un mât ou d’autres accessoires.
ex : Les emplantures et étambrais sont en général des pièces métalliques.
(Par métonymie) Ouverture pratiquée dans le pont d’un bâtiment pour le passage des mâts, des cabestans ou d’autres appareils et accessoires.
ex : Ces Indiens […] accolent quelquefois deux à deux les pirogues, au moyen d’une traverse en bois, dans laquelle ils pratiquent un étambrai pour placer leur mât.


On se focalisera sur le dernier sens (en gras) obtenu par confusion de contigus, que l'on restreindra drastiquement en "Ouverture pratiquée dans le pont d’un bâtiment pour le passage des mâts".
Comme on est ici sur le site VAP, on ne parlera que des étambrais sur des canots de voile-aviron.

Quoique.
Sur un bateau nettement plus gros, un sinagot si la mémoire est bonne, à l'échouage en mai 2017 à côté de la cale de Port-Anna, sur le golfe du Morbihan, on distinguait  les deux formes d'étambrai sur cette coque à deux voiles, un simple trou dans le pont à l'avant et une échancrure dans un banc pour le mat arrière, fermable par une ferrure articulée.

Periwinkle deuxieme etambrai dans le bancMalgré ses qualités indéniables de simplicité et une efficacité certaine pour tenir le mât, l'étambrai fermé, autrement dit un trou dans le pont ou un banc quelconque, présente un défaut majeur que même les vapistes dont l'embarcation chérie est dotée d'un semblable dispositif ne contesteront pas : il faut soulever bien verticalement le mât au dessus du trou pour procéder au mâtage et son opposé. C'est délicat à ajuster pour le rentrer, éventuellement coincé quand on veut le sortir et parfois un peu lourd pour des bras fatigués, sans compter le roulis et le tangage.
Malheureusement quand le bateau est ponté, il s'avère malaisé d'intégrer un étambrai ouvert, et c'est probablement pour ça que des petits bateaux comme le Skellig ou le BeetleCat sont dotés d'un étambrai fermé, avec l'excuse d'un volume important sur l'avant. En revanche d'autres sont impardonnables de nous imposer cette contrainte à laquelle il serait souvent simple de remédier et c'est ainsi qu'un Goat Island Skiff de notre connaissance fut modifié aisément pour ouvrir l'étambrai.

 

Etambrai leectonAu vrai il n'y a guère qu'un avantage à l'étambrai ouvert, qui tient tout entier dans la facilité de dresser ou d'abattre le mât.
Il suffit de poser la base de l'espar sur son emplanture de quille (ou de sole) et de soulever graduellement le mât, autour de ce pied faisant pivot, jusqu'à ce qu'il repose dans l'échancrure du pont ou ce qui en tient lieu afin d'être coincé par un dispositif ad hoc.
Cette opératon devenue aisée peut se pratiquer même sur une mer clapoteuse, ce qu'on appréciera si, par inadvertance, le rocambeau a eu le curieuse idée d'élire domicile dans les hauteurs quand la vergue git encore dans le fond du bateau (que celui à qui ce n'est jamais arrivé nous jète la première pierre de lest!).

 

 

Img 20160804 184757Img 20160804 184814L'étambrai ouvert n'est à tout prendre qu'une échancrure dans une planche qui est ouverte vers la poupe.
La force vélique entraine un mouvement du mât vers l'avant du bateau, accessoirement sur les cotés mais pas vers l'arrière, ce qui facilite grandement la clé à trouver pour clore momentanément l'étambrai et maintenir le mât en position plus ou moins verticale selon les réglages.
Quelques exemples  glanés sur notre flotille et quelques autres sur Internet, prouve que des divers systèmes proposés, de la cale en bois qui va bien comme sur le Pirmil,  au bout' coincé par des cabillots, en passant par le demi-cercle métallique fermé par une goupille, aucun ne nécessite d'assistance électronique ni de liaison 4G.
Plus que c'est simple et plus mieux que c'est. Pardon! Plus c'est simple et mieux c'est. Toute une philosophie!

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Petits Bateaux (Small boats Monthly)

 Small Boats Monthly, autrement dit Petit Bateaux Mensuel, est une publication électronique américaine. Malheureusement en anglais, mais ils ont quelques bonnes raisons pour faire comme ça.

Collection Small Bboats MonthlyEn tout cas, pour ce qui nous intéresse ici, la partie rédactionnelle relative aux voilavirons est importante, tout aussi bien quant aux bateaux, que leurs aménagements bricolés, ou que des comptes rendus de navigations, très souvent solitaires avec camping dans la nature, tente à terre quand c'est possible ou cabanage.
Entre parenthèses, ils ont trouvé une place dans leur opus de décembre 2016 pour quelques pages de notre voisin, le journaliste nautique Jean-Yves Poirier, où il relate un Challenge Naviguer Léger dans les pertuis charentais, ce qui est exotique pour les lecteurs habituels de la revue.

L'abonnement coute moins de 3 dollars américains par mois, mais vous pouvez télécharger deux articles dans la collection de numéros disponibles avant que les cookies ne vous grisent la page en vous demandant de passer à la caisse. On ne peut pas leur en vouloir de vouloir gagner leur vie, mais comme d'habitude sur Internet, un peu de malignité permet de contourner le barrage.

 

Nous vous recommandons tout spécialement l'article sur l'adaptation de sièges coulissants sur des voilavirons permettant  l'usage des rames habituelles de l'embarcation. Ci-dessous une vidéo disponible sur Youtube.

Vous remarquerez que le rameur n'a pas les pieds au niveau des fesses comme sur les périssoires dédiées à l'aviron de compétition, mais réutilisent les cales pieds d'origine situés au niveau du plancher. Cet article se trouve ici : Sliding seat. Pour ceux que l'anglais rebute, en copiant le lien de l'article dans Google-traduction, un texte en presque français permet de comprendre de quoi ça parle. Evidemment il faut deviner ce que veut dire "chenilles" dans ce contexte et quelques autres plaisantes approximations, mais avec les photos on s'en sort. Voici un exemple d'un paragraphe traduit par Google :

"À seulement environ 20" de long, la plate-forme à siège coulissant est assez compacte pour ranger facilement. Le fait de ne pas avoir les stabilisateurs et les longues rames typiques des plates-formes coulissantes à siège coulissant garde la polyvalence d'un bateau à siège fixe. La possibilité la plus intéressante est peut-être d'utiliser ce toboggan compact avec un bateau à voile."

Rappelons que un pouce (") correspond à 2,54cm, et que un pied (') équivaut à 30,48cm. À vos calculettes!

PattensonbootsPour ceux qui ont quelques pataugeages à effectuer pour rejoindre leur canot ou pour aborder une berge de la Gironde ou de la Charente à marée basse, voici une solution pratique, aisée à loger (après nettoyage!) dans un coin du bateau. Cliquez sur l'image pour aller à l'article originel.

Ces patins à boue sont une variante des pousse-pieds utilisés pendant des lustres par les ostréïculteurs et éleveurs de moules charentais pour glisser sur la vase, mais le format est nettement plus compatible avec la modestie de nos embarcations, et même Jean-Bernard Forie se serait épargné quelques galères en optant pour ces sous-bottes.

 

Canal en FranceSi les cookies ne vous bloquent pas encore, vous pouvez aussi jeter un oeil sur cette page : voyage à travers la France en canot de voile-aviron .
Un couple de jeunes anglais ont construit un bateau pour aller de la Manche à la Méditerrannée par les rivières et canaux de France. Comme quoi l'aventure peut-être à coté de chez soi sur une coque de noix.

 

Allez, un petit dernier pour la route!

Le numéro d'avril 2019 contient un article du rédacteur en chef qui peut aider beaucoup de gens : comment faire des noeuds sur des cordes en élastique?

Vous avez essayé vos noeuds classiques de tout bon marin et ça ne marche pas. En fait il faut faire un noeud de Zeppelin pour les ajouts, et un noeud d'Angler pour confectionner une boucle.

Noeuds à voir sur Small Boats monthly avril 2019

 
noeud de Zeppelin                                   boucle d'Angler

 

   

 

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mon voilier SandBaggy

 

Zeu baute arcachon 2017Serge n'en est pas à son premier bateau, et celui là est loin d'être le plus gros, mais lorsqu'il manifesta auprès du vendeur son intérêt pour le Sandbaggy, celui-ci, un rien inquiet, le mit en garde: "ce n'est pas un bateau pour un petit vieux". Il y avait de la marge, Serge vient à peine de fêter ses quatre-vingt ans.

 

 

Texte : Serge C.

Photos: VAP et copies d'écrans.

 

Voici mon petit topo donc sur Zebôte, ce superbe Sandbaggy dont je suis devenu acquéreur il y a 2 ans, acheté au propriétaire d’un chantier de voiliers très affûtés à Hennebon. Ce bateau lui servait d’annexe sur palan pour son motor boat dans le golfe du Morbihan et il s’amusait avec lui à la voile de temps en temps. Mais c'était trop lourd comme annexe.

Je lui ai demandé d’installer des tolets et des avirons, pour en faire un voilaviron, et suis passé prendre le bateau (1500 euros ...mais la voile n'était pas neuve).

J'ai navigué avec ce beau jouet à Andernos et à La Rochelle avec mes camarades vapistes, après avoir remplacé vergue et bôme en alu affreusement lourd par du carbone pour la vergue et un mât de planche à voile pour la bôme interminable.
Le mât qui pesait une tonne fut changé pour du carbone également (5kgs!) et une nouvelle voile couleur tan, donc vieille-marine, que m'a  fabriqué mon neveu Sylvain, voilier à Douarnenez, est arrivée fin Mars. Cette voile au tiers bômée ne fait que 12,5 m2, soit 1,5 m2 de moins que celle d'origine, avec 2 bandes de ris.

 

Zebote : l'hiloire en cours de fabricationCerise sur le gâteau, Patrick,mon excellent ami vapiste et «bricoleur» de génie (si,si!) m’a fait de magnifiques hiloires vernies en 3 couches de contreplaqué collées en forme, qui affinent la ligne du bateau et protègent des embruns et autres entrées d’eau indésirables. L’accastillage est optimisé pour pouvoir régler la tension à l'amure et prendre des ris en semi-automatique depuis le cockpit sans aller faire le gugus acrobate sur le pont avant (à mon âge!) et une balancine double fera office de lazzy-jack.

Forcément après tout ça, une peinture de coque est prête pour le printemps et comme un peu de confort ne messied pas, on installera des coussins en kapok sur chaque bord montés sur velcro, ainsi que des poches de cockpit pour vhf et autres bricoles de sécurité. image : l'hiloire en cours de fabrication. (cliquez sur l'image pour voir en grand)

Et voilà une nouvelle jeunesse pour ce bateau attachant et pour son propriétaire qui commence à en avoir bien besoin.

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Sandbaggy yawl[ note danilusienne : Zebôte était déjà avec sa vieille voile distendue le bateau le plus rapide de notre flotille. Sa dérive camenbert de 80kg lui donnant la stabilité nécessaire pour équilibrer une voile de 14m². Mais on voit sur Internet une image du sandgaggy encore plus toilé! Le mat est reculé et un grand foc semble presque doubler la voilure, tandis qu'une queue de malet fait le pendant au bout dehors pour reculer le point de tire de l'écoute. Nous n'avons pas vu Zebôte dans cette configuration. De toutes manières son tableau arrière serait si loin devant nous qu'on ne distinguerait rien! ]

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Пикофолькбот

Texte Danilus

Photos tirées du site de Picofolkboat

Petit bateau populaire

 

A Saint-Petersbourg, il y a la mer et des bateaux. Même des petits qui nous intéressent : les Пикофолькбот.
N'ayez pas peur avec ces lettres, dans le cas présent c'est de l'anglais écrit avec du cyrillique : Picofolkboat. C'est le nom d'une entreprise qui propose des plans de petits croiseurs cotiers  et des kits en contreplaqué prédécoupé.
Naviguer sur le Web va bientôt nécessiter d'apprendre le russe tant le contenu dans cette idiome augmente, mais en attendant on peut se dépanner avec la traduction Google qui, curieusement, ne se débrouille pas mal avec cette langue. Donc en vous rendant sur le site de l'entreprise, dont vous trouverez l'adresse en bas de l'article, vous pourrez en lançant la traduction automatique sur votre ordinateur, comprendre grosso-modo de quoi il est question. Voyez déja dans le menu, Фото  ça veut dire photo, et Видео c'est video et vous l'auriez deviné Каталог mène au catalogue.

Folkboat 16

Folkboat16Sur la page du projet, il est proposé plusieurs bateaux. Le plus grand est le Folkboat 16, qui mesure donc 4.80m de long, pour 1.80m de large. Le franc-bord est à 0.70m au milieu de la coque, Le tirant d'eau est de 0.25m dérive sabre relevée contre 0.95m baissée. la hauteur dans la cabine est de 0.95m, le poids lège 195kg, pour une voilure de 9.60m² qu'équilibre un ballast de 100kg.
La cabine est sensée pouvoir accueillir deux adultes et un enfant. Probablement en se serrant un peu beaucoup. Le bateau est dans nos normes de voilaviron et la randonnée cotière doit très aisément s'avérer envisageable.

Prix du kit : 60 000 roubles soit environ 815€ (frais envoi et de douane non documentés sur le site)

 

Mini-Cruiser

MinicroiseurMalgré sa taille plus réduite, le mini croiseur est annoncé comme stable du fait de son fond et sa quille longue qui représentent 30% du poids de la coque. L'originalité est justement dans cette fausse-quille de 36mm d'épaisseur qui courre sur toute la longueur de bateau, libérant la cabine et le cokpit de toute dérive encombrante.

La longueur est réduite à 4m pour une largeur de 1.50m, un creux intérieur de 0.50m, le tirant d'eau atteint 0.4m avec ce type de plan anti-dérive, la cabine offre cependant une hauteur sous barreau de 0.9m, le poids lège n'est que de 150kg animé par une voile de 7m².

 

Picofolkbot 360


Cabinefb360"Design classique et dimensions minimales pour la navigation confortable d'un petit équipage de deux personnes." On se contente de citer.

3,6 m de long ; Largeur 1.6 m ; Hauteur du milieu du navire 0,6 m ; Tirant d'eau 0.2 / 0.9 m ; Hauteur dans lacabine 0,9 m ; Poids  150 kgLest 60 kg pour une surface de voilure 7,2 m2.

 
 

Toyboat

 

Toyboat270nilsLà ça devient vraiment rigolo comme petit bateau, pour reprendre un concept utilisé en son temps sur nauticaltrek. 2.70m de longueur, avec une cabine!
A noter que le bateau est doté d'une norme de classe ; 10pieds maxi, donc la même que le diecipedi italien.
Le bateau ayant été construit, des vidéos sont disponibles sur Youtube. Cherchez Видео sur le site russe.

toyboat 270

Longueur 2,7 m, 1,4 m de large ; Hauteur moyenne 0,5 m ; Tirant d'eau 0.15 / 0.8 m ; Hauteur dans la cabine de 0,85 m ; Poids 60 kg ; Surface de voilure 5,5 m.
 
On suppose que les jambes du dormeur doivent se caser sous le coffre du cokpit. Sans les plans, on ne voit pas bien où peuvent être les volumes de flottabilité.
 
Toyboat240
 
Le toyboat 240 fait encore plus court, mais toujours doté d'une cabine.
Avec son petit bec et son oeil rond, il fait penser à un poussin. Mais il navigue!
Voyez les vidéos.
 
 
 
 
 
 
 
Sur la page des photos, le picofolkboat est présenté en plusieurs longueurs, dont un modèle en 420cm et plusieurs exemplaires du 360.
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Voile au tiers sans bôme

Texte : Pierre Gasté

Photos : VAP

Comment régler une voile au tiers sans bôme?

Pirmil et Scaffie sont deux bateaux

image ; un Scafie et un Pirmil sans bômes.

Bon sang de bois ! “Qu'est-ce que c'est que ce rapiamus” aurait dit ma grand-mère du Pays de Retz en voyant cette drôle de voile carrée!  C'est en substance ce que je me suis dit la première fois que j'ai hissé la grand-voile au tiers de mon canot voile-aviron, un Pirmil.
À part quelques vagues conseils donnés par le fabricant, pas grandes indications ne m'ont été fournies et en feuilletant les pages de l'Internet, rien n'est venu compléter mon information sur les voiles au tiers. Je ne me positionne pas comme un expert, loin s'en faut, mais bien comme un pratiquant qui commence à avoir de l’expérience. Dans ce post, je vais vous narrer quelques petits trucs et astuces que j'ai glané au fur et à mesure de mes 15 années passées à naviguer à bord de Doody, mon voilaviron de 4 m 80.

 

Tout d'abord sachez que la bête aime respirer!  En clair, il ne faut pas trop la border et lui laisser en moyenne 10 à 15 degrés d'ouverture de plus qu'une voile traditionnelle bômée. Ces quelques conseils sont valables pour les voiles au tiers non bômées.

Let er buck dorestad

image : un deuxième Pirmil

Mais avant de parler des différentes allures, il me semble important de préciser que la voile au tiers doit être très étarquée avec justesse pour éviter le mauvais pli dans la voile. Par petit temps, il conviendra de souquer un peu moins pour gagner en puissance et en souplesse. A contrario, dès que les 10 Nds sont annoncés n'hésitez pas à étarquer au maximum pour rigidifier la toile. Un petit palan est bien pratique, d’autant que si vous lui laissez une bonne longueur de bout, vous pourrez baisser votre vergue au passage des ponts sans devoir affaler (la classe!).

 

A propos de rigidité, je vous conseille de trouver le bon réglage de votre point d’écoute. En effet, au près la voile sera d’autant plus efficiente qu’elle sera plate. Là encore, c’est à vous d’expérimenter selon votre bateau. La limite entre souplesse et rigidité est fixée à 10 Nds de vent.


Ynox 1

Image ; encore un Pirmil!

Et le portant me direz vous ? Ben y a pas de bôme donc on fait comme on peut ! Certain ajoutent un aviron en guise de bôme pour les longs bords, moi j’aime bien la gaffe prise dans le point d’écoute pour rigidifier et maintenue au pied dans une position relaxe. Le top reste de faire un gui avec un bambou, mais là on perd l’esprit de la voile au tiers libre et en cas d'empannage non souhaité vous risquez le coup de bôme.


 

Je tiens à attirer votre attention sur un point qui peut être dangereux ; je l’appelle le capuchonnage. Je m’explique : sans bôme, votre voile peut faire le tour du mat lorsque vous larguer l’écoute de GV. Ce faisant, la vergue située en tête de mât va venir coincer la drisse de GV.
Vous vous retrouvez alors dans une situation où il est impossible d’affaler ce qui peut très rapidement vous mettre en danger. Il faut alors faire repasser la vergue en tournant la voile autour du mât. Cette manoeuvre est quasi impossible par fort vent. Dans ce cas faites virer le canot sur lui même à la godille, à l’aviron ou avec un propulseur.


Pirmil voile aviron
image : Doody devant les tours de La Rochelle

La prise de ris avec une voile au tiers reste un exercice intéressant car il n’existe pas de système de prise rapide. Il conviendra donc de bien maîtriser l’affalage car tout se fait voile basse sur le pont. Cette technique permet d’agir par fort vent. Cela perd un peu de temps et vos amis avec des gréement aurique vous ferons sans doute la nique ;-(


Pirmilavecunris
image : Doody, un ris dans la grand-voile

 

Girafage 1Une fois maîtrisé les techniques de base, vous aurez à coeur de profiter du confort de la voile au tiers non bômée ; par exemple lors d’une pause au mouillage. La encore, il existe un truc bien pratique : le girafage de la voile. Cette manoeuvre consiste à ramener la voile contre la vergue comme le montre la photo jointe. Pour ce faire, vous devez amarrer judicieusement un bout entre la vergue et la chute de la voile avec un aller retour qui se termine dans de deuxième oeillet de votre ligne de ris. Vous avez alors la possibilité de carguer votre voile libérant ainsi tout le cockpit. C’est aussi une manoeuvre très pratique pour prendre un coffre à la voile car vous libérez le pont, réduisez votre voilure et donc arrêtez presque le canot. Un coup de godille et vous pouvez prendre le coffre même avec un peu de courant.  

   

image : girafage
 

Bref vous l’aurez compris, apprivoiser un gréement au tiers prend un peu de temps surtout quand on est seul à bord. Pour gagner du temps, vous pouvez aussi prendre exemple sur les autres marins en vous mesurant dans de belle ballade dans nos Pertuis ou sur d’autres plans d’eau. Pour ça rien de plus simple, cliquez ICI.


 

Pour conclure, je vous livre enfin mon truc ultime, la beauté ! Oui, le meilleur réglage est celui qui offre le plus bel équilibre, faite confiance à vos sensations de barre et laissez le canot vous guider. Recherchez la performance, celle de l’osmose avec votre voile-aviron, il n’attend que vous ;-)

 

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naviguer pertuis charentais zone sud

Naviguer au départ de Marennes en Charente Maritime

Marennes constitue une bonne base de départ
pour naviguer sur la Seudre ou dans le Coureau d’Oléron.

la cale de la Cayenne (Marennes)image : cale à La Cayenne

Mais tout n'y est pas toujours facile compte tenu de l'importante activité ostréïcole, du marnage qui vous oblige à consulter le tableau des marées, des courants qui sont vite assez traîtres si on ne s'en fait pas des alliés, de l'opacité de l'eau qui vous cache les obstacles, du balisage à la mode locale qu'il faut savoir décrypter (une simple branche effeuillée marque la limite de la vase cachée ; un bidon bleu en lieu et place des balises jaunes officielles ; un panneau au trois-quarts effacé qu'on ne voit que lorsqu'il est trop tard pour prendre le chenal qui mène au petit port qu'on convoite ...).

Mais ces difficultés ne saurait rebuter l'amateur, d'autant que l'étrangeté de certains paysages mérite l'effort de s'aventurer dans les coureaux et les chenaux, aussi sommes nous heureux de vous proposer un document établi par Philippe L. avec l'aide de Miles D. , des vapistes qui navignent souvent dans ces eaux là sur leurs voilavirons. 

Voici les lignes relatives à la Seudre :

Pour explorer la Seudre, ses achenaux et ports :

  • Partir à marée montante, avec le courant. En fonction du vent, l’Eguille peut être atteint en moins de 2h. Les autres destinations intéressantes sont Mornac sur la même rive de la Seudre ou Port Paradis sur l’autre rive par le chenal de Pélard.

  • Précautions :

  1.  bien identifier les obstacles constitués par les parcs à huîtres et signalés par des branchages émergeant au dessus du niveau d’eau,

  2.  pénétrer dans les chenaux d’accès à l’approche de la pleine mer (4,5m) en naviguant au milieu (attention aux ferrailles et autres épaves pouvant être abandonnées de part et d’autre des chenaux).

En remontant la Seudre, l’entrée du chenal de Pélard est repérable après une grande maison en structure bois sur la même rive et une bouée jaune au milieu de la Seudre, l’entrée du chenal de Mornac est signalée par une pancarte (note Danilusienne : il faut de bons yeux!). Mornac (dont le chenal d’accès et de sortie est le plus court) est, aux périodes de vives eaux, une bonne base pour explorer les « acheneaux » voisins de Teger, Plordonnier, Fontbedeau et du Liman (attention néanmoins aux possibles obstacles immergés en bordure des chenaux).

 

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Longueur des avirons

Texte : Daniel M.
Photos : Danielle R. ; copies d'écran modifiées ; VAP ; lien direct vers site Marco Dessardo.

Comment calculer la longueur des rames selon John Harris

Article Hharris longueur des avirons


John Harris, le patron de CLC-boats, créateur du Skerry et nombre autres embarcations légères (représenté en France par Arwen Marine) a écrit en 2014 un article relatif aux longueurs des avirons sur des canots à siège fixe, paru dans WoodenBoats, une des revues américaines qui s'intéressent aux petits bateaux comme les nôtres. La problématique des sièges coulissants étant volontairement écartée du propos.
Il n'est pas question ici de traduire intégralement cet article, d'autant que l'obtention de l'autorisation devrait s'avérer compliquée entre les droits de l'auteur et ceux de la revue. Mais rien n'empêche d'en faire un résumé. Vous trouverez bien entendu les références de l'article en anglais en bas de cette page.

Les conseils courants pour choisir une paire de rames tiennent compte du seul paramètre de la largeur du bateau, avec une marge d'appréciation inexpliquée. Mais, remarque John Harris, il faut s'intéresser aussi à la hauteur du franc bord, ainsi qu'à la taille du rameur qui conditionne la hauteur du banc et son éloignement des dames de nage ou des tollets. [note danilusienne : L'age du capitaine ne semble pas un critère pertinent, donc il sera inutile de le calculer.]
Comme la plupart de ses confrères avec qui il avait discuté du problème, le père du Skerry a utilisé une méthode infaillible, il essaya jusqu'à ce que ça tombe bien. Comme il ne trouvait pas que ça avait l'air scientifique, il se lança avec des règles, une calculette et un gros tableur, et il a mesuré une douzaine de canots, pris des photographies à différents moments de la nage et étudié tout ça sur son ordinateur. L'idée était d'arriver à un "algorithme simple pour la longueur des rames et un ensemble de règles pour positionner les sièges en relation avec les dames de nage".

Aviron sur la Seudre

Caractéristiques du canot

En tenant compte de la hauteur du franc bord et l'analyse de sa table de petits bateaux connus pour avoir de bonnes proportions pour la nage, John Harris est arrivé à la formule suivante:
 

  • soit A la largeur du canot au niveau des tollets ou dames de nage (calculée en pouces (inches))
  • soit B la hauteur entre l'eau et le haut du support d'avirons (en pouces)
  • alors la longueur optimale (en pouces) serait égale à ((A+B)+9)x 1,34

Pinassot capbretonCette longueur permet que l'immersion de la pelle soit correcte, et que les mains se croisent légèrement pour un meilleur bras de levier.
Le merveilleux de l'histoire c'est que les paramètres sont les mêmes pour des mesures en système métrique si on les exprime en centimètres.

Une page du site de "CLC boats" offre un petit logiciel qui vous propose une longueur d'aviron en fonction

  • de la largeur du canot
  • et de la hauteur du francbord,

et calcule alors automatiquement les préconisations pour :

  • la  différence de hauteur entre le  siège et le point d'appui des avirons,
  • ainsi que la distance entre le bord avant du siège et l'axe des dames de nage.

Caractéristiques du rameur

John Harris a remarqué que les données qu'il calcule correspondent bien à "75% de l'humanité" (plus probablement 75% des habitants des USA). Mais les personnes plutot petites (notion floue même en logique floue) ont les épaules plus basses dans le bateau que les grands, ce qui les oblige à lever trop haut les mains vers leur cage thoracique ; ils auraient donc intéret à utiliser des avirons plus longs. A contrario, les grands ont des problèmes avec le genoux trop relevés qui se prennent des coups de manche d'aviron à chaque passage ou alors ils ne peuvent pas sortir les pelles de l'eau. Ils auraient besoin de rames plus courtes ce qui est contre-intuitif.
La solution consiste à remonter le siège pour les petits et de le baisser pour les grands.
Quand il s'agit de son propre bateau, c'est bien une idée à mettre en oeuvre.
Comme dit Harris " rien ne transforme plus une nage agréable en marche forcée qu'un siège inconfortable". Par bonheur son enquète montre que beaucoup de canots se révèlent bien adaptés, et le calcul qu'il en tire indique que la hauteur entre le siège et l'assise de la rame doit être égale, en pouces (inches), à la largeur entre les dames de nages ou les tollets mulitipliée par 1,17. Sur un Whitehall, le calcul théorique donne 7" ; un individu qui mesure entre 5'6" et 6'3" serait à l'aise dans ces conditions [en métrique cela donne 7"=17,77cm, 5'6"=167,4cm,et 6'3"=190,5cm).

Vous trouverez la page de calcul ici : https://www.clcboats.com/ext/screen-f781f4b64b.html#

 

Calcul avirons 1

Un petit coup d'oeil sur le programme sous jacent nous montre que la hauteur entre le siège et l'assise de la rame doit être égale, en centimètres, à la largeur entre les dames de nages ou les tollets mulitipliée par 0,17. De même que la distance horizontale recommandée entre le bord (coté genoux) du siège et l'axe des dames de nage est égal à la largeur du bateau multipliée par 0,22.

Mais l'auteur précise ailleurs dans son texte qu'un banc de nage doit être assez large pour que chacun puisse s'auto-adapter en fonction de sa taille, donc s'avancer ou se reculer facilement de quelques centimètres. De toute manière un banc large sert plus facilement de table pour le picnique à bord, on gagne sur tous les tableaux!

 

Fuge Sculpture de Marco DessardoJohn Harris a ensuite essayé son algorithme sur divers bateaux et en conclut qu'il fonctionne bien pour les carènes normales, mais que si vous dessinez une coque bizarre, il faut vous attendre à des résultats bizarres.

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Sculpture de Marco Dessardo
Cliquez sur l'image pour voir plus grand

 

 

Liens:

 

 

Commencer la voile à 60 ans

Texte: Jean-Michel M.

Images : Vap et l'Atelier de la Gazelle des Sables.

Mieux vaut tard que jamais!

Étant venu tardivement dans la grande famille «des marins» c’est avec plaisir que j’ai rejoint les VAP. Une association conviviale, des copains toujours prêts à donner un conseil, quelques tuyaux  permettant de naviguer sans grandes connaissances des complexités nautiques.

PasspartooA plus de 60 ans, la souplesse de ce bel âge et les piètres connaissances dans le domaine de la  navigation engendraient l’adoption d’un bateau tolérant et sécuritaire.

Les qualités de la Gazelle des Sables dans ce domaine m’ont permis d’oser.
Certes «Pass’partoo» reste une modeste embarcation mais sa stabilité n’est jamais prise en défaut, mise à l’eau aisée (55kgs) de plus l’entretien reste limité à un coup de jet après usage:     Que du plaisir …..

Même pas peur! (voir ici lhistoire de cette photo)


Voici maintenant quatre années que je navigue sur mon paquebot et l’étroitesse de la bête malmène tout de même un peu mes articulations. Avec tristesse j’ai donc troqué mon compagnon pour acquérir une Gazelle Breizh : "L'Insoumise".

la gazelle breizh

la Gazelle Breizh (images du chantier)


gazelle breizhUn peu plus d’aisance à bord avec, il est vrai, l’inconvénient de mettre à l’eau avec la remorque attelée (comme les copains). Tout n’est-il pas, toujours, une question de compromis?

 

 

 

Cette dernière année 2018, mes navigations  n’ont pas été nombreuses et je ne fais pas encore trop corps avec «l’insoumise», mais en 2019 cela va démarrer fort.
Et même si je ne suis pas en tête de flottille, je prends la mer et y trouve toujours beaucoup de plaisir.

 

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Voilaviron auto-videur

À la recherche du voilaviron auto-videur.


Nul ne saurait nier qu'un canot auto-videur soit une aide importante en cas de chavirage ou de vague submergeante, mais le mouvement voile-avirons, issu pour une large part de l'engouement pour la sauvegarde du patrimoine maritime, cultive un certain immobilisme qui lui vaut de ne pas profiter des évolutions des carènes qui prévalent dans le reste de la construction nautique.

Pourtant un certain frémissement se note dans l'apparition récente (2017) de deux bateaux qu'on trouvera sur ce site (LiteXp² et RoG 15') et qui apportent leur lots de nouveautés, dont une qui nous intéresse aujourd'hui : le cockpit auto-videur. Mais c'est au prix de coques qui rompent avec les lignes élégantes qui firent les beaux jours du canotage et que d'aucuns ne se résigneraient pas à voir disparaitre. Serions-nous alors condammnés à voir sempiternellement nos canots classiques se remplir comme des baignoires?
Que non! 


 Un plan existe qui répond à cette double exigence de lignes classiques et d'un plancher qui évacue de lui-même les eaux surnuméraires. Il s'agit d'une création de Arch Davis, l'auteur des élégants Penobscot, 14', 17' et maintenant 13'.

Laughing gull Arch DAVIS
C'est un canot dessiné pour son intrépide de fils alors agé de douze ans. Le père voulut que le canot prenne soin de son rejeton et son copain d'aventures, aussi dessina-t-il un bateau non seulement incoulable, mais réellement auto-videur : la "Laughing gull", en français "mouette rieuse".

Arch Davis commente ainsi :"Ils voulaient un bateau qui serait grisant pour naviguer dans une bonne brise; Je voulais un bateau qui pardonnerait l'exubérance des jeunes marins. Dès le début, je savais que la coque devrait être auto-vidante. Avec un grand compartiment de flottaison dans le fond et de grands ouvertures d'évacuation dans le tableau arrière, toute eau qui pourrait monter à bord s'ils forçaient un peu trop fort le canot, serait immédiatement renvoyée à son emplacement d'origine, sans la peine d'écoper. Il lui serait pratiquement impossible de couler et je pouvais être sûr qu'il prendrait soin de son équipage. Les enfants adorent ramer quand le vent tombe (moi aussi); le bateau devrait se déplacer aisément aux avirons ou un petit moteur hors-bord." [traduction Danilus]

Et pour faire bonne mesure il ajoute : "{le canot} devrait également être assez simple pour être construit par un menuisier inexpérimenté et, bien sûr, il devrait avoir belle allure."

Finalement il aboutit à un canot long et relativement étroit, 

Caractéristiques "Laughing gull"
Length over all: 15’ 9” | Longueur hors tout : 4,84m
Beam: 4’ 5" largeur : 1,35m
Draft
board up: 0’ 5”
down : 2’ 9”. 
tirant d'eau
dérive relevée: 12,7cm
descendue : 84cm
Weight: 225 pounds poids : 100 kg
Sail areas.
Gunter rig: 95 sq. ft. 
Cat rig: 83 sq. ft. 
Sprit rig: 82 sq. ft.

surface voiles
cotre : 8,82m²
catboat : 7,71m²
livarde : 7,61m²


Le bateau est construit autour d'un caisson étanche constituant la sole et le plancher du cockpit.

Arch Davis construisant la

 

Photo 2 : Arch Davis construisant le prototype. On distingue aisément les deux vomitoires dans le tableau au ras du plancher étanche.
La dérive est en sabre, mais rien n'empêcherait de choisir un pivotante dans ce type de coque.

(Note conjecturelle : à voir la couleur des cheveux on imagine volontiers que le bateau n'est pas récent de conception)

Laughing gull  par Arch Davis

Photo 3 : Une fois le bateau bien équipé, l'élégance de la découpe du support de banc arrière cache le coté utilitaire de l'espace qui mène droit aux ouvertures dans le tableau.

>> Cliquez sur l'image pour en afficher une plus grande

Lgull3

Photo 4 : Bien que dessinné pour des adolescents, le canot supporte aisément deux adultes.

Sur cet exemplaire les évacuations semblent se  limiter à deux trous ronds dans le tableau

Lgull4 Photo 5 : quelques bancs latéraux seraient appréciés des dos douloureux.

 

Trois types de gréments sont proposés sur la même coque. La voile primitive triangulaire de catboat pourrait facilement s'imaginer enroulable comme sur les bateaux dessinés par Gille Montaubin.

Finalement, une fois admis le principe du fond plat étanche auto-videur, rien n'interdit d'intégrer le concept à des canots plus larges, de réserver des compartiments pour la flotabilité et d'autres pour le stockage à condition de concevoir des couvercles vraiment à l'épreuve des infiltrations, voire quelques uns à usage éventuel de lest liquide. Et de conserver, si on y tient,  l'aspect vieille marine à ces nouveaux voilavirons, comme a su le faire Arch Davis avec sa "Laughing gull".

 

Vous trouverez les plans sur le site (en anglais) de l'architecte : 

https://www.archdavisdesigns.com/davis_laughinggull.html

***

Site VAP fin 2018

Quelques informations relatives au site de VAP pour finir l'année 2018

À la même époque l'an dernier nous espérions que la remontée de fréquentation de notre site Internet continuerait lors de cette année 2018.
Pour mémoire, un précédent site hébergé dans un ensemble plus large dédié à des associations nautiques avait été déclaré "infesté" par Google, à tort ou à raison. Quoiqu'il en soit, la sanction fut une baisse drastique et rapide de la fréquentation de nos pages.

Fréquentation du site

Une reconstruction totale début 2017 avait colmaté les voies d'eau et permis une remise à flot honorable en fin d'année.
Mesurée avec les mêmes outils, la progression s'est poursuivie jusqu'en aout où nous avons enregistré plus de 2000 connexions dans ce mois avec une pointe à plus de 100 connexions le 12 (Les connexions multiples à la même adresse IP la même journée ne sont comptées que pour une seule). Depuis il semble que la courbe ait atteint un plateau dont la hauteur varie autour de 1500 connexions par mois, soit une cinquantaine par jour.
Au vu du nombre estimé de voilavirons en France, quelques milliers dans les hypothèses les plus optimistes, on ne peut guère espérer beaucoup plus pour un site si spécialisé qui n'est abondé en article que toutes les deux semaines environ.
Huit rédacteurs (neuf si on inclue Mikael Storer dont on a traduit un article en français avec son accord) ont collaboré à l'élaboration de ces pages au cours de l'année, soit environ trois articles par rédacteur. Cette élaboration collective a permis que des pages aux tons divers sur des sujets variés relatifs à la pratique voile-aviron animent le site. Que toutes ces plumes en soient remerciées.

Page d'aide

Une page d'aide est désormais disponible à partir du menu de haut de page.
L'entrée du menu s'appelle "AIDE", nous espérons que ce soit suffisamment clair, et que le contenu de la page le soit également, bien que, comme personne ne prend le temps de se servir de ce genre de béquille, ce ne soit finalement pas très important.

Recherche dans le site

L'organisation de la plupart des pages étant du type blog, c'est à dire un classement chronologique comme un journal, il s'ensuit que retrouver un article auquel on a échappé ou qu'on désire revoir, peut sembler un parcours du combattant.

  • Le système de recherche intégré ne traite que les titres qui ne contiennent pas toujours une clé pertinente.
  • Un système de menu "pages du blog" a offert des entrées dans les rubriques plus significatives, et demeure praticable compte tenu du nombre encore restreint de pages, mais on arrivera bientot à saturation.
  • Un début de repérage par mots clés est apparu récemment en bas de la colonne de droite de la page générale. Tous les articles anciens n'ont pas bénéficié de ce "tagage", mais ce sera bientot chose faite. Ce système ne s'avèrera pas parfait en lui-même car il dépend pour beaucoup de la pertinence de l'attribution de mots clé à un article, ce que chacun peut améliorer en envoyant une remarque au webmestre.

Mais on peut espérer que la conjonction des menus déroulants, du nuage de "tags" et la recherche dans les mots des titres, rendra plus praticable la plongée dans les profondeurs anciennes. D'autant qu'un avantage collatéral du système de "tags", est l'appartion d'une rubrique "articles similaires" en bas d'un article consulté ;  sont ainsi affichés les débuts des pages partageant un même mot-clé indexé, comme vous pouvez le constater immédiatement au bas de celle-ci.

Travaux pratiques

 Nous vous proposons comme séance de travaux pratiques, de rechercher les pages relatives à la "Ronde des Pertuis". Ce sera un excellent avant gout de la Ronde qui est en cours de préparation pour, a priori, le mois de juin 2019.

  • Si vous tapez ronde des pertuis dans la boite de recherche (en haut à droite du bandeau), vous obtiendrez 21 résultats dont quelques uns intéressants mais peu pertinents, car la recherche se fait sur deux mots clé : ronde et/ou pertuis.
  • Si vous tapez "ronde des pertuis" entre guillemets, vous obtiendrez une seule référence.
  • Si vous êtes attentif en suivant les sous-menus du menu déroulant vous trouverez la "ronde 2008", si vous êtes curieux vous essayerez aussi "la gavotte des pertuis"
  • Si vous cherchez dans les "mots clé" (en bas de la colonne de droite) vous obtiendrez l'affichage, dans le panneau central, des pages qui ont été marquées du "tag" Ronde des Pertuis. Leur nombre va dépendre du nombre de pages qui auront été indexées ainsi, plus ou moins judicieusement, quand le webmestre aura pris le temps de le faire.

En attendant il vous souhaite une très bonne année 2019.

 

Moteurs et remorques

Partage de connaissances

Dans la grande halle à bateau de la base nautique de Port-Neuf (La Rochelle), par un pluvieux et venteux samedi de décembre 2018, on profite des compétences de Thierry et du renfort d'un ami des Lasses Marennaise spécialiste des lubrifiants, pour compléter les connaissances en matière d'entretien des petits moteurs de nos bateaux, ainsi que celui, plus simple mais tout aussi fondamental, de nos remorques routières.

Cours dans la grande halle vap
Une grosse dizaine de participants attentifs, venus même d'assez loin pour certains, dont notamment des voileux d’associations amies, comme ceux des Lasses Marennaises qui se sont joints à ce petit stage mécanique. 
L'enseignement s'est fait par la pratique, mais pour aider la mémoire un petit manuel avait été concocté et distribué à chaque participant.

Reservoir moteur

Non ce n'est pas un cubi de rosé! c'est un réservoir de moteur

Le matin fut consacré à la révision moteur, vidange, graissage, et vérification de tout ce qui a pu souffrir durant les navigations et l'entreposage entre deux sorties.

​Une pose déjeuner permit aux esprits de se réoxygéner, avant que certains profitent de l'occasion pour mettre en pratique en vérifiant leur propre moteur, et que d'autres passent aux joies du démontage des moyeux de roues.

Autour du moyeu

Merci aux sachants qui ont transmis leurs connaissances, d’être venu du fond des terres avec leur matériel, outils, bac d’essais, graisse et huile de coude!

Thierry présente sa pompe à l'huile d'embase made in maison.
Pompe a huile d embase moteur nautique  

L'accord était unanime, il faut continuer ce partage de connaissances entre amis, il est donc probable que d'autres ateliers seront programmés dans l'année.

Les documents techniques vont faire l'objet d'une publication réservée aux adhérents sur cette page subtilement appelée: documents techniques.

Manuel moteur Voile Aviron Pertuis

Rando nautique : l'équipement

Equipement personnel pour la randonnée nautique

Texte : Christian D.

 

Drascombe Scaffie dans les PertuisL'auteur dans le clapot des Pertuis Charentais sur un petit Drascombe Scaffie

 

Naviguer léger, mais pas à la légère, vaut aussi en matière d'équipement ; nos navigations ressemblent à la rando en moyenne montagne dans nos contrées,  à devoir gérer le chaud, le froid, le vent, le soleil, la pluie, l’humidité et les imprévus de route ou de temps en n’emportant que l'indispensable, léger et en petit volume par dessus le marché...

 

1 - Les vêtements et autres accessoires

 

Pour une sortie à la journée

 

Pas très original, mais efficace, la règle des 3 couches.

  • les sous vêtements en synthétique (sans complexe, dès qu'il fait un peu froid Damart et caleçon long )

  • le pantalon et chemise, à manches, la peau c'est fragile..., la encore, le coton, c'est pour le mouchoir,

  • gilet type soft shell plus ou moins épais, col montant ; la fermeture éclair, c’est mieux pour la ventilation ; en hiver pull type Helly Hansen

  • coupe vent pas doublé « imperméable »et respirant  (veiller aux finitions : poignets, capuche, fermetures, poches) suffit le plus souvent dans notre région à la belle saison ; sinon investir dans la veste de quart.

  • une salopette  à enfiler avant que ça mouille ; cette 3 ème couche s’use peu et ne se salit guère, ne pas la laver en machine et réimperméabiliser de temps à autre.

  • les bottes pour les cales rugueuses ou les chaussons néoprène et les chaussures de pont à bord.

  • Gants selon saison ; à noter l’existence de sous gants très fins.

  • Chapeau ou casquette ou bonnet bien arrimés

  • Couteau

  • lunettes de soleil idem + crème solaire

 

Donc à peu de choses près, les mêmes vêtements que pour la promenade en montagne.

Le Lac d'Annecy vue de L'Ingénue

Si l'on rajoute pour entrer au port la vareuse en toile avec l’écusson du l’assoc, celle pour le pot du soir et la veste qui va bien, on double vite le volume...mais faut choisir ! Cela dit, l’uniformité ne règne pas dans les tenues des voile-avironneurs et c’est très bien comme ça.

 

En plus des vêtements, on rajoute

  • une pochette étanche et bien identifiable pour les clefs de voiture, de maison, portefeuille avec papiers de voiture, argent, carte de circulation ou sa photocopie, chargeurs.

  • le téléphone chargé à garder sur soi dans une pochette étanche

  • appareil photo, étanche, si on peut c’est mieux

  • un gilet de sauvetage 150 N, automatique de préférence, avec son sifflet (et son moyen lumineux de repérage depuis 2015)  ; on doit pouvoir l’enfiler sans avoir à réfléchir (et l’enlever de même) et surtout le mettre en navigation. A vérifier périodiquement selon les modèles.

Test gilets gonflables

Ci dessus le test réalisé à Port Neuf en août 2014 (le test d’hiver est toujours en préparation.)

 

Contenants :
un petit sac à dos (bien utile pour aller à terre ensuite) suffit puisqu’à part les bottes et le gilet, on a presque tout sur soi.

 

NB : pour une sortie à la journée un peu engagée, on ne regrettera pas une tenue de rechange dans son sac étanche, voir ci-dessous.

 

Pour une sortie avec bivouac

 

  • Une tenue de rechange complète

  • un duvet léger, peu volumineux et chaud type randonnée

  • un matelas autogonflant

  • un petit sac pour glisser la polaire qui servira d’oreiller  et un sac à viande pour ceux qui ménagent leur duvet

  • une lampe frontale et ses piles

  • une couverture de survie en cas de fuite dans le cabanage ou la tente sans parler de son usage « normal »

  • 2 ou 3 sacs poubelle résistants et 2 ou 3 sacs de congélation pour les petites affaires au cas où… prennent peu de place

  • Pharmacie perso ; petite pochette avec qqs pansements, compresses, désinfectant ; malgré les précautions, penser à l’ « après soleil » (Biafine, collyre) et aux antimoustiques selon l’endroit

  • Trousse de toilette  avec des produits en petits contenants, des tubes 1/2 entamés et savon multiusages  ou dosettes de shampoing ; les lingettes ne sont plus dans l’air du temps...

  • Mouchoirs et papier toilette

  • Serviette de rando microfibres ; 2 petites plutôt qu’une grande

  • tente de camping ou de cabanage

  • pinces à linge...

    Cabanage au sec

Contenants

Par exemple :

  • un contenant de 30 litres pour duvet, matelas, affaires de toilette et de nuit

  • un contenant de 30 litres pour les vêtements, rechanges et autres affaires

  • un sac pour la tente rangé dans un sac poubelle et sanglé

 

Sac etancheSac etanche2Bidon etanche

 

Le choix entre ces différents modèles se fait en fonction de l’accès plus ou moins facile aux affaires dans le sac, et des possibilités de rangement à bord ; attention à l’étanchéité, immersion ou aspersion, que l’on souhaite.

Préférer 2 sacs moyens à un seul grand, les coutures, donc l’étanchéité, s’en portent mieux.

NB Le bidon sert aussi de siège ; petite devinette : trouver quels autres objets ont aussi plusieurs fonctions ?

 

2 - Alimentation

 

Sortie à la journée

  • assiette, couverts, tire bouchon, sopalin

  • au menu  du midi (et du soir) : comme pour le pique nique dans boite type "tupperware"

  • boissons : eau 1,5l au moins par personne ; thermos 1/2l pour café, thé, eau fraiche ;

 

Contenants : boite de rangement et sa sangle ou bidon à la bonne taille

 

Sortie avec bivouac

 

Des questions de fond se posent : autonomie complète ou dîner au restau ? Durée de la sortie ?

Possibilités de ravitaillement en route ? Cuisiner ou pas ?

 

Exemple de sortie de 3 à 4 jours avec dîner au restau sans cuisine à bord.

 

Le premier jour ce sera le pique nique comme ci dessus ;

Pour la suite, il y a ce qui peut se conserver quelques jours et sans avoir cuisiner :

  • pain complet

  • légumes : endives, carottes, chou rouge, ail oignon, fenouil, tomates, concombre, melon...

  • fruits : oranges, pamplemousse, bananes, pommes, poires…

  • paté, jambon, maquereaux et sardines, à part le saucisson, certains fromages et le jambon sec, mieux vaut s’en tenir aux conserves

  • assaisonnement préparé à l’avance ou petits flacons d’huile, vinaigre, condiments…

Caviar de gironde

Pour après, il y a les plats préparés :

  • salades composées, légumes en boite, compotes, crème dessert…

  • les fruits et gateaux secs

Pour le petit déjeuner : fruits (secs ou pas), lait , corn flakes, pain, confiture…

 

On voit que sans cuisiner le choix reste vaste et un regard dans les assiettes des bateaux voisins est instructif.

Si on ajoute de l’eau et quelques autres boissons, on atteint vite les 40 litres et entre 10 et 15 kilos

 

Contenants : cagettes en plastique de 10 à 15 cm de haut, empilables qui tiennent dans un coffre, loin du bidon d’essence.

 

Gestion du froid : certains ont une glacière, d’autres naviguent en Bretagne.

Gestion du chaud : avec le réchaud et sa casserole, on accède aux cafés, thés, infusions, vin chaud, soupes et avec la poële au monde de la cuisine …

 

3- Equipements de sécurité

 

Pour ce qui est obligatoire

Revoir ce que dit la Division 240 pour les embarcations de catégorie de conception C, c’est à dire les voile-avirons naviguant à moins de 6 miles d’un abri.

  • Gilet de sauvetage

  • Moyen de remonter à bord

  • Moyen d’assèchement fixe (pompe) ou mobile (écope ou seau)

  • Trois feux rouges automatique à main non périmés (leur pochette placée dans un sac congélation)

  • Moyen de repérage sonore

  • Compas magnétique (le compas de route)

Remonter a bord

A rajouter

  • la VHF et le moyen de la recharger

  • les horaires de marées et hauteurs d’eau (et une montre ça va de soi !)

  • la carte de la zone de navigation papier (ou électronique)

une pochette étanche préservera la carte, votre itinéraire de navigation, le crayon, la gomme... la règle Cras ?

  • un compas de relèvement

  • une pince multifonctions

 

Comme on n’emporte que l’indispensable, le mieux est que cela reste à bord, c’est à dire soit dans un coffre, soit dans un équipet, soit attaché ; bien sûr c’est l’idéal…

 

Quelques références  de sites

le site de la Fédération V-A ; http://voileaviron.org

https://nauticaltrek.com/

…..

les vidéos de Roger Barnes pour les anglophones

 

Préparer sa sortie voile-avirons

 

TEXTE : Y G-G

Images : capture d'écrans

 

PRÉPARATION ​DE SORTIES

Une virée réussie repose sur une bonne combinaison d’itinéraire et de créneau de temps favorable :

  • On choisit un créneau de temps et un itinéraire pour lesquels les vents et les courants ont de bonnes chances d’être portants ou travers au moins pour le retour (ou la fin de parcours) … Tout en sachant qu’il faut s’attendre au pire quoi qu’il en soit.
  • Et pour parer à diverses difficultés qui pourraient surgir il faut prévoir des plans B, C etc.
  1. Première précaution : réfléchir à l’avance aux abris alternatifs accessibles.
  2. Deuxième précaution, mentale celle-ci : prendre toutes dispositions pour ne pas se sentir obligé de s’obstiner même quand les conditions deviennent limite voire plus.
    ​Par exemple : ne pas se donner d’obligation pour l’arrivée, telle que rendez-vous, départ d’un train etc. Ou alors prévenir qu’on devra peut-être jouer les lâcheurs (emporter son téléphone chargé !).

 

1– ASPECT MARÉE

Pour ceux qui naviguent en Atlantique ou en Manche, plus généralement partout où il y a un fort marnage, il faut en tenir compte pour 2 raisons :

  • les courants d’une part

    Normalement les rédacteurs des fiches d’itinéraires ou de zones donnent les infos utiles sur les courants de la zone parcourue. Sinon se reporter aux indications des cartes marines.

  • les hauteurs d’eau d’autre part
    Il faut les connaître à l’avance non seulement pour ne pas s’échouer en cours de route, mais aussi pour estimer les créneaux horaires pendant lesquels les cales qu’on va utiliser seront abordables.
    Chaque cale a ses particularités dont il faut tenir compte.
    ​> Prenons la cale de Fouras Port Sud, elle n’est utilisable pour un canot de voile-aviron que si la hauteur d’eau dépasse la cote 5,30 m, ce qui ne se produit jamais quand le coefficient est faible.
         Exemple : PM de 4,85 m le 18 octobre 2018 (coefficient 30) et 6,28 m le 26 octobre (coefficient 96)

Le site http://maree.info donne les courbes de marées pour des centaines de ports en France.

 

Remarque
Mareeinfo

Les fiches relatives aux cales, même sur ce site de VAP, indiquent rarement la hauteur d'eau nécessaire pour accoster.

À la cale de l'école de voile de La Flotte-en-Ré, l'eau affleure la rampe quand la marée est à 4m.

 

 

Plus la mer est haute plus la houle éventuelle pourra se faire sentir sur les cales et rendre les manœuvres difficiles.

Rappelons que la houle est une ondulation longue, qui vient de loin (d’une zone où le vent a soufflé fort), et qui arrive atténuée sur nos côtes. Malgré sa faible hauteur la houle génère des rouleaux sur les plages et des mouvements d’eau gênants sur les cales

Le site http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port donne, en les distinguant, les hauteurs de la houle et les hauteurs des vagues de la mer du vent local.

 

2- ASPECT MÉTÉO

Être assuré de bénéficier de vents maniables et si possible favorables, c’est bien. Éviter les contextes de « vent contre courant » trop conflictuels (clapot trop fort), c’est bien aussi.

Alors bien sûr tout le monde sait qu’il faut regarder la météo avant de partir. Mais quelle météo ? Et après, qu’est-ce qu’on en fait ???

L’important est la fiabilité de la prévision pour le projet qu’on a en tête. Sans se faire d’illusions : il faudra peut-être changer le projet en cours de déroulement.

Plusieurs sites météo se complètent utilement :

  • Windguru (1), météoconsult (2) et météociel (3) donnent une bonne visualisation de l’évolution du vent dans le temps.
  • La météo des plages de Météofrance (4) a de bonnes chances de bien représenter l’apparition des brises thermiques
(1) https://www.windguru.cz 
Ce site s’ouvre sur un tableau de prévisions temporelles. Pour avoir une cartographie des prévisions il faut cliquer sur une case quelconque de force de vent
(2) http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port

(3) http://www.meteociel.fr/modeles

(4) http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-plages

 

Les cartes interactives de Windguru et de Métociel donnent des indications précieuses sur les différences spatiales des vents. Si les vents prévus pour « la zone à côté » sont différents de ceux prévus pour le parcours envisagé, ils pourraient bien être finalement ceux de notre coin.

On trouve de bons indices sur la fiabilité des prévisions en regardant les différences spatiales et temporelles.

Explications :

  • Si le tableau temporel Windguru et la carte évolutive de Météociel annoncent des vents constants, et si les cartes des même sites montrent que « notre »vent sera celui de toute une vaste zone alentour, alors il y a de bonnes chances que ça se vérifie (sauf brises thermiques pas toujours bien représentées sur ces sites ; voir bientôt rubrique spéciale brises thermiques sur ce blog).
  • Inversement, si le vent est annoncé comme très variable dans l’espace et/ou le temps, méfiance ! il est prudent de prévoir des variantes et des solutions de secours à son projet !

Exemples illustrés 

Exemples de prévisions de vents par Windguru :

vents La Rochelle 1

Sur la carte ci-dessus de prévision centrée sur La Rochelle les vents vont dans tous les sens. Il suffit que la trajectoire d’un petit phénomène se décale un peu pour que le vent réel soit très différent de la prévision.

 

vents la rochelle 2

Sur cette deuxième image on voit que La Rochelle est au milieu d’une assez large zone de vents prévus de nord. 
La probabilité qu’ils soient effectivement du nord est élevée.

Vents fiables ou non

Sur le tableau de prévisions ci-dessus, il y a des périodes où le vent a une direction constante (ex : le vendredi)
En revanche il y en a d’autres où la direction change vite (ex : le jeudi). 
La prévision par tranches horaires est donc plus fiable pour vendredi que pour jeudi. 

 

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Forcole : le tollet de Venise

La forcole, petite fourche, (forcola, au pluriel forcole, francisé en forcole, forcoles) est le type de tollet utilisé dans les nages à la vénitienne. Une expérimentation vieille de plusieurs siècles a donné les formes de ce type d’instrument très élaborées. Chaque courbe, angle, inclinaison a une fonction précise dans l'économie de l'aviron.

Dans la conduite des bateaux vénitiens, l'aviron est normalement soutenu par le mors, mais on peut manœuvrer le bateau en faisant varier l'action de l'aviron en déplaçant son point d'appui sur la forcole qui présente plusieurs creux pour caler la rame.
La conception de la forcole dépend de l’utilisation, de formes et de profils précis, qui varient en fonction du type de bateau et de la position d’aviron auxquels ils sont destinés, notamment poupe (la principale) ou proue. On trouvera par exemple dans le catalogue de Saverio PASTOR, toute une variation de courbures adaptées aux diverses embarcations de la lagune de Venise: 
https://www.forcole.com/it-catalogo.html
La forcole de la gondole Forcol de gondole vénitienneest l’une des plus complexes et des plus complètes: il existe en fait huit positions d’aviron pour cette embarcation qui fait dix mètres de long et qu'un seul rameur doit insinuer dans les étroits canaux de la ville.

L'image ci-contre (source wikipédia) montre une forcole de face et de profil.

Le matériau utilisé pour la construction des forcoles est surtout le bois de noyer, mais on utilise aussi le poirier et le cerisier. Ces essences préférées des remèri (artisans constructeurs de forcoles et de rames) doivent répondre à des caractéristiques de dureté et d'élasticité considérables. 

Le noyer est le matériau de prédilection de la tradition en tant que matériau précieux et fonctionnel car il use peu la rame et résiste bien grace à son imprégnation d'huile.

Les forcoles doivent être fabriquées à partir d'un seul morceau de bois (de plus en plus rare et précieux dans le cas de grandes forcoles de gondoles), mais on peut également obtenir des résultats acceptables en collant des planches au grain adéquat.

 

Les autres barques, moins célèbres que la gondole, sont traditionnellement adaptées à la rame dans la lagune, pour aller vite sur de longues distances. En général  plusieurs rameurs, debout, contribuent à l'avancemant du bateau, souvent étroit et très bas sur l'eau, ce qui demande une coordination de tous les instants. Mais s'il n'y a qu'un seul rameur, celui-ci se positionne à l'arrière de l'embarcation et doit assurer tout à la fois l'avancement et le cap de l'esquif avec son seul aviron qui n'est pas lié au tollet mais simplement posé dans une des encoches.

S ciopon regata storica 1992

Une variante intéressante est la voga alla valesana, où le rameur dispose de deux avirons qu'il croise et pousse dans le sens de la marche. Les deux forcoles sont décalées d'une bonne dizaine de centimètres, celle de babord plus avancée vers la proue que celle de tribord, afin que les avirons ne se cognent pas. La main droite tient la rame babord et la gauche la rame tribord. Le rameur se tient debout , un peu comme un escrimeur,  la jambe droite en avant, la gauche s'appuyant sur un plan légèrement incliné (merci pour le tendon d'Achille!) et tout le corps participe à la poussée. En compétition, la tendance actuelle est d'abaisser et d'avancer la tête de la forcole, mais dans un usage plus utilitaire le rameur tient une position plus relevée et confortable, comme dans l'image d'un s-ciopon sur le Grand Canal ci-dessus. Les forcoles des barques de pêche peuvent être plus simples que celles sculptées par des maitre-artisans ; parfois il ne s'agit que de simples planches dans lesquelles on a découpé le mors. Bien que les barques actuelles soient surtout mues par un moteur hors-bord, elles possèdent presque toutes des supports pour les dames de nage locales.

tollets Chioggia<< Sur cette photo prise en septembre 2018 à Chioggia, on distingue nettement les dames de nage simples et le décalage babord/tribord, bien visible en suivant la ligne du capot. On devine sur babord vers la proue une fente pour accueillir une forcole pour un second rameur, chacun n'utilisant alors qu'un seul aviron. Les forcoles semblent basses, mais c'est que le franc bord est plus haut que dans les élégants sàndoli et autres puparini.

Ce type de canot, qui mesure environ six mètres de long, est très commun dans la lagune, c'est la camionette du coin, et si la voile a généralement disparu, les avirons sont toujours là, malgré la prééminence du moteur.

 

 

 

sources: 

https://it.wikipedia.org/wiki/Forcola_(voga_veneta)
https://www.forcole.com/it-costruzione.html
http://www.ilforcolaiomatto.it
http://www.veniceboats.com/it-flotta-barche-sandoli.htm

Modifications sur un canot breton

Texte et photos : Patrik M.

 

Amzer zo ! Vous connaissiez? 

Amzerzoavant2018
C'est un petit canot des chantier Mevel de Carantec: un 12 pieds, plus exactement 11,5 feet. Finalement, une fois traduit, ça ne fait que 3m50 de long, petit canot donc, mais qui a tout d'un grand.
Outre les pertuis charentais, on le voit souvent dans les courants du golfe du Morbihan dont il adore le tapis roulant! De temps en temps il pousse jusqu'aux Glénans et cet été 2018 il s'est aventuré en bonne compagnie jusqu'à l'ile de Sein.

Mais comme son patron veut toujours qu'il aille mieux que bien, sur Amzer-zo une modification n'attend pas l'autre. Petit retour sur ces travaux récurrents.

Dessous

Amzer-zo est un canot breton, à quille longue peu profonde, pour éviter de déraper quand le bateau est gité, on l'a doté de deux ailerons pour compenser le dérapage au près. Des ailerons pas des foils !  
Ces ailerons font 1m de long sur 10 cm ils sont taillés en sifflet et un angle de quelques degrés augmente la portance à faible vitesse ( comme les volets sur les ailes des avions qui sont sortis en phase de décollage et d atterrissage).

Amzerzoaileron
Puis dès que le bateau gite, l'aileron  au vent sort de l'eau et celui sous le vent est sollicité agissant en tant que plan anti-dérive complémentaire, améliorant l'angle de remontée au vent et diminuant très fortement la dérive.  
Apres deux ans de navigations variées, c'est très concluant. 


Dessus

Bon vous allez dire c'est tout ? Pas vraiment. La voile d'origine avait déjà été changée pour plus une maniable et plus performante. Cependant ce canot gréé en misaine était un peu sous toilé (vous me voyez venir !) donc la grand-voile a été reculée et gréée en Houari ( avec une seule drisse s'il vous plait, brevet PM deposé a l'Inpi de St Armel ) dont le réglage fut assez long car il se doit d'être très precis. Ce qui a permis d'installer un foc à recouvrement qui est venu s'intercaler entre l'étrave et le mat qui est maintenant haubanné avec du pré-étiré pour limiter les amplitudes dans les risées. Le foc a 2,10 m2 ce qui porte la surface totale de 10,5m².

Amzerzovoilure2018
Alors évidement c'est moins simple qu'une voile au tiers mais c'est plus amusant et le bateau devient beaucoup plus vivant. Le gain estimé est de 1 noeud à force 1 , 2 et 3. En revanche, il faut réduire plus tôt. Alors qu'il était rare de prendre un ris avec la voile au tiers seule,  dès l'approche de force 4, on navigue avec le foc et un ris pris dans la grand voile, mais c'est royal. Au moment où cet article est écrit cette voilure n'a  pas encore été testée dans des vents plus forts, mais on suppose qu'on naviguera sous grand-voile seule arisée car le bateau va devenir ardent 
Donc ça galope un peu plus! Mais attention, au vent arrière, tout dessus avec un vent de 10noeuds et les voiles en ciseaux, il fallait être assis tout à l'arrière, car le centre de voilure étant alors très en avant le canot avait tendance à enfourner et le bateau s'avérait moins stable. Un ris résoud le problème.
L'ajout d'un foc procure un gain de vitesse dans les petits airs d'environ un noeud, après le bateau atteint rapidement sa vitesse limite.

Dedans

La remise en état lors de son acquisition  avait déjà été l'occasion d'aménagements maison. Mais la pratique et les rhumatismes incitent à cogiter à quelques changements pour le confort. Ayant un pontage qui offre l'avantage de rigidifier la coque, et bien le banc de nage arrière a été supprimé. Quel espace! enfin le skipper solitaire peut déplier ses jambes, se positionner presque face à la route - si je puis dire- et du coup plus de torticoli et plus de banc à enjamber. Sans compter lors du cabanage, le luxe d'un plancher plat libéré pour un matelas grand format.

20181016 151435
Le sac situé à l origine sous ce banc a migré sous le platbord avant et deux réserves de flottabilité ont pu être ajoutées sous les bancs latéraux, ce qui libère un espace de rangement fermable à clé. 
Comme il en manque toujours, un nouveau rangement a pu trouver sa place sous le plancher arrière devenu accessible.

Coffre sous siege

 

Comme on le voit, voila bien beaucoup de choses faites sur un si petit canot. Surtout qu'avant il y avait eu aussi , l'échelle en bois verni, le pontage toile, les coffres en plastique souple et on en oublie.

Amzerzo echelleAmzerzoponttoile

Le patron promet qu'il va se calmer un peu sur les modifications. Ses amis de VAP n'en croient pas un mot.

Winta boto : voilaviron de 4,10m

Le Winta Boto est un voilaviron dessiné et construit en Guyane par un "amateur" (le logiciel pour dessiner la carène n'est pas exactement à la portée de tout le monde) qui présente diverses caractéristiques intéressantes. Normalement les plans sont disponibles sur demande mais nous n'avons pas pu joindre l'auteur, donc nous ne savons pas si l'offre est encore valide en 2018.

Le site internet est très documenté, aussi vous trouverez beaucoup d'informations intéressantes en vous y rendant: https://wintaboto.blogspot.com/

 

Caractéristiques :


Longueur 4,1 metres
Largeur 1m80
Poids environ 200kg en ordre de marche
Matériau : Contreplaqué + fibre de verre + résine Epoxy
Surface de voilure actuelle 7 m2 prévue 10 m2
Motorisation : de 1 a 18 chevaux et électrique
Nombre de place : 4 à la voile  (jusqu'à 10 au moteur par mer calme)
[ note : il ne s'agit pas de "catégories de conception" au sens de la réglementation européenne]
Longueur des bancs de cockpit 2m20
Longueur a l'intérieur de la cabine 2m40
Hauteur de la Cabine 1m

En premier lieu on est attiré par l'intégration de la cabine ("pour une personne ou deux amoureuses") qui ne se fait pas au détriment du cokpit qui demeure généreux au égard à la taille restreinte du bateau, ni ne crée un volume important au dessus du pont. On est même surpris qu'il y ait une cabine, tant elle est discrète.

La seconde surprise vient de la quille. Il s'agit d'une dérive quille pivotante, mais très longue et lourdement lestée. on a donc affaire à un voilaviron dériveur quillard!

Troisième caractéristique : le grément qui est une variété de voile latine emprunté à un Sunfish et qui ne nécessite qu'un mat très court. Aux dire du concepteur le bateau est sous toilé et il envisageait de le doter d'un grément offrant 10m² de toile. Si la modification a été réalisée elle n'est malheureusement pas clairement documentée .

Enfin le plancher du cokpit a été rehaussé aposteriori, offrant une surface plane, mais rien n'indique que la baignoire soit devenue autovideuse.

 

On se convaincra à la lecture du site du concepteur que la pratique voile-aviron ne condamne pas à des canots néo-rétro, que des coques très élaborées pour être planantes peuvent aussi permettre un usage suffisamment efficace des rames pour mériter qu'on les embarque, voire qu'on se les fabrique à base de carbone comme l'a fait le constructeur.

Dernier conseil : surtout ne manquez pas les images du tour de l'ile de Cayenne, l'aventure est au bout de la rue!

 

Note: n'ayant pu joindre le concepteur pour obtenir
son accord pour l'utilisation des ses images,
les photos qui illustrent cet article ne s'affichent
que grace à un lien qui renvoie sur
 https://wintaboto.blogspot.com/  

Ile de Sein 2018

Texte et vidéo : Christion D.

 

"L'association "Naviguer en Ponant" a organisé en 2018 son deuxième tour de l'île de Sein pour les voiles et avirons. Cinq canots de VAP ont quitté leurs pertuis pour des eaux parfois rudes.

Mais cette année a été très favorable, toute la flottille a pu faire le tour, leurs équipages explorer l'île tranquillement et en revenir avec le plein de belles images.

Merci aux organisateurs, à ceux qui nous ont accueillis et aidés.

 

 

Le jeu des sept erreurs

Voici une deuxième version de la vidéo, c'est la même pas pareille.

Saurez-vous trouver les différences?

Vous pouvez jouer librement, il n'y a rien à gagner!

 

Quelques jours en Seudre 2018

Nous somme quelques uns à aimer cet étrange paysage du bassin de la Seudre où la marée basse dévoile des montagnes de vase le long des chenaux. Ce fut naturellement avec plaisir qu'on reçut l'invitation à participer aux Hauts de Seudre en cette fin aout 2018, manifestation organisée par PNCM, Patrimoine Naviguant en Charente-Maritime.
Aussi mit-on à l'eau nos jolis canots, les uns à Chatressac, l'autre à La Tremblade, les plus malins parce qu'ils  habitent à côté optèrent pour Port Paradis.

dans les chenaux de Seudre
Comme il se doit, après une tranquille remontée du fleuve, et un regroupement des diverses escadrilles devant le chenal de Mornac, nous abordâmes le port à la voile, le vent s'y prêtant opportunément. L'accueil, comme de coutume, fut parfait, et la soirée passée dans un restaurant où nos hôtes ont leurs habitudes fut des plus conviviales. Comme il faisait doux et sec, la nuit sous nos petites tentes se passa sans incidents. 

Chalouppe de l'Hermione en Seudre

Il fallait être lève-tôt, car il s'agissait pour ce premier matin de suivre la marée descendante pour aller picniquer à l'embouchure sur un banc découvrable où foisonnent les couteaux. La modestie du vent nous condamna à un train de sénateur, en compagnie de la chaloupe de l'Hermione, et ce fut un peu tardivement que nous abordâmes le banc de sable convoité qui ne découvrit pas et à défaut de pêche au couteaux, pour le pâté nous sortîmes les nôtres, les pieds dans l'eau. La tête aussi car il s'était mis à pleuvoir! Mais déjà il est temps de rehisser la voile, car si le reflux nous amena, le flux nous remporte vers l'amont où notre guide du jour nous fit visiter quelques chenaux secondaires que nous parcourumes plus aux avirons (à mains ou à essence) qu'à la voile qu'on garda pour faire joli. Bien nous en prit car le vent forcit bientôt et nous pûmes revenir du bout du monde en louvoyant dans le chenal étroit, puis de nouveau en Seudre, tirer quelques bords pour le plaisir et rentrer jusqu'au port de Mornac grace au déplacement de l'air. Les Hauts de Seudre se termineront par un repas en commun grâce aux ressources de nos sacs et aux cageots de moules que des bénévoles feront cuire pour la collectivité.

Chenal en Seudre 2018

Comme on se sent bien dans ce coin de marais sur nos canots légers, il avait été convenu que nous remettrions le couvert et passerions encore deux jours entre vapistes entre les berges vaseuses. Lever au petit matin, mais trois quarts d'heure plus tard que la veille du fait de l'heureux décalage de la marée, petit déjeuner encore offet par PNCM sur le quai, et nous revoilà partis à quatre bateaux vers les sables de la plage de Ronce les Bains. Le début du voyage fut magique, dans le calme du fond de Seudre, seuls sur l'eau, avant que les ostréiculteurs ne nous rattrapent bientôt sur leurs extraordinaires embarcations poussées par 350 cv. On signalera qu'à part deux ou trois inévitables butors, ces professionnels se montrent attentifs à nos frêles barcasses et nous font souvent un petit salut amical. Le vent léger poussant dans le sens de la marée descendante, nous avions l'impression de nous trainer, mais finalement nous pûmes aborder assez tôt à la pointe sableuse et déjeuner en regardant les brisants qui marquent le début du Pertuis de Maumusson de redoutable renommée.
La remontée se fit le vent dans le nez, heureusement suffisant, nous obligeant à tirer des bords en compagnie d'une jolie Billie-Jane que nous abandonnâmes pour embouquer le chenal du Pélard et retrouver des amis à Port Paradis.

Lasse de Marennes
Port Paradis est un coin secret et qui doit le rester, aussi n'en fairons-nous aucune publicité. Il y avait du monde pourtant ce soir là pour fêter le retour sur l'eau après quelques travaux de la "Vaga Luna", lasse marennaise classée monument historique. Un banquet à la Astérix se tint face au soleil couchant et l'orage qui menaçait au loin. La météo avait annoncé un coup de vent. Il vint. Brutalement. Accompagné bientôt de grands abats d'eau qui mirent fin en un instant aux agapes. Les tentes, couchées dans l'herbe du talus où nous les avions plantées furent abandonnées à leur sort et nous trouvâmes refuge dans la cabane de l'ami qui accueillait l'évènement. Une dame partie avec le vent revint aussi y trouver asile après qu'un poteau électrique se fut abattu sur sa voiture.

En attendant l'orage
La navigation du lendemain se limita à un retour au moteur jusqu'à Chatressac où stationnaient nos remorques. Il ne resta plus qu'à rentrer chez soi faire sécher le matériel.

Chavirages volontaires

CHAVIRAGE ET REDRESSEMENT :
ESSAIS LE 8 AOÛT À PORT-NEUF

Dans un chenal bien protégé, sans clapot et avec une température digne du mois d'aout, nous avons fait deux essais de chavirage, surtout pour tester les capacités à remonter à bord à soixante-dix ans, afin de ne pas vivre sur les souvenirs des muscles d'antan.

Bien sûr, un vent sérieux et du clapot conséquent rendraient forcément l'opération globalement plus ardue, mais malgré ses limitations le test inspire confiance.

 

Le point de vue de Sirius (du haut du quai)

Félicitations à nos 2 cobayes, JiBi et Daniel, qui se sont portés volontaires pour mouiller leurs chemises -et bien d’autres choses- pour nous faire prendre conscience des conditions pour se sortir d’un mauvais pas, le chavirage.

Le 8 août 2018 à 15 h, la pleine mer, le vent maniable d’ouest, l’eau calme dans le chenal de Port Neuf, et la température clémente de la mer, réunissaient des conditions favorables à ces tentatives. Trop favorables en fait, puisque cet incident peut se produire dans des conditions de mer (agitée et/ou froide) bien plus éprouvantes.

Kanoteko+, remontée à bord

Premier constat rassurant : nos héros du jour sont parvenus rapidement à redresser leurs canots (Beau Merle, et Takka) en prenant appui sur la dérive (toujours avoir un moyen de sortir la dérive si elle a eu le mauvais goût de rentrer dans son puits!). Même JiBi y est parvenu en quelques minutes alors qu’il avait laissé la voile à poste, donc hissée.

Plus difficile, la remontée à bord. Pour ces 2 canots elle a été un peu « facilitée » (c’est beaucoup dire!) par les dispositifs préparés à l’avance (toujours se préparer à l’avance !) sur lesquels les pieds pouvaient trouver un appui. Elle a surtout été possible lorsque le liston s’est trouvé sous l’eau en raison du poids de la personne qui s’y agrippait (toujours disposer d’un point où s’agripper!). Il suffisait alors de basculer dans le bateau.

Restait à évacuer l’eau qui avait envahi les esquifs. Ce fut « facile », au seau, bien qu’au prix de pas mal d’huile de coude et d’un rythme soutenu, dans la mesure où les importants volumes de flottabilité de ces 2 canots n’ont laissé la place qu’à des volumes d’eau limités à l’intérieur, de sorte que les franc-bords se trouvaient nettement au dessus de la mer (toujours avoir de gros volumes de flottabilité!)

Chacun a donc pu retrouver son autonomie de navigation en 15-20 minutes.

Heureu-semeeeent qu’il faisait beau et qu’les skippers VAPiens avaient de bons canots… (air connu)

 

YGG

 

PS : toujours penser à amarrer tout son matos pour éviter qu’il se carapate !

 

Les points de vue les pieds dans l'eau

Takka remontée à bord

 

JIBI:

Takka est un GIS, Goat Island Skif, quelque peu renforcé et la coque pèse 115kg au lieu des 70 obtenus par l'architecte avec un échantillonnage léger du contreplaqué.

Mes remarques =
>> surprise de la facilité à redresser le bateau avec sa voile hissée !  et flottabilité importante du bateau sur le flanc ( les caissons AR et AV ne se sont remplis que de 4-5 litres chacun)
>> Difficulté a  agripper le liston quand on appuie sur la dérive = le bordé est glissant et le bouchain aussi.
>> Peu d'eau a bord qui provient surtout du poids du Capitaine lors du roulé-boulé
>> l'eau résiduelle était sous le haut du puits de dérive d'environ 10 cm au moins

Roulé boulé

 

Daniel :


Le Kanoteko+ est un dériveur léger dont la coque pèse 115kg et il s'est comporté comme tel.
Le bateau flotte tranquillement sur le côté, aussi peut-on aisément atteindre la dérive pour la sortir de la coque.
La remise à flot du canot ne nécessite qu'une poussée minime sur la dérive, tout au moins sans la voile qu'on n'avait pas voulu risquer si près du quai.
A défaut d'élégance, la remontée à bord est facile, même pour un septuagénaire.
Le volume d'eau impressionne bien qu'en réalité il s'en faut d'une quinzaine de centimètres avant qu'elle n'affleure le liston. Du fait de la coque en V, le volume est beaucoup moindre que dans une plate et on atteint très vite une masse résiduelle compatible avec une relance de la navigation.
Parmi les trucs qui faudra fixer, il y a les deux petits caillebottis et les bouchons de pineau, planqués sous les caillebottis justement, et qui sont là pour palier une perte des bouchons de nables officiels. Tout le reste avait reçu les caoutchoucs et bouts de ficelle adhoc qui ont fait leur office, notamment pour les avirons qui n'ont pas bougé.

Le gilet gonflable avait été délaissé pour un plus classique. Quelqu'un a demandé :" Est-ce que ça gêne?" En fait on ne peut pas donner de réponse car on n'a guère eu le temps d'y penser! Probablement que ça ne gêne pas.