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Sèvre Niortaise (9 Octobre 2021)

Sortie Sèvre Niortaise du 9 Octobre 2021

Texte et photos: VAP

Les bateaux présents :

Takka

Beau Merle

Crocnaute

L’insoumise

Yvoanne

Valentine III (canoë)

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A nouveau en ce début d’automne, les canots de VAP ont rejoint les eaux intérieures : une sortie sur la Sèvre Niortaise a été organisée par Thierry B. qui nous a mené à Niort.

Le but était, outre le simple fait de se retrouver et de partager un moment ensemble, d’aller visiter le port de Niort-Boinot, juste rénové.

Cette sortie prévue à l’origine sur 2 jours s’est limitée finalement à une seule journée du fait des contraintes de chacun. Mais trois bateaux sont quand même repartis sur l'eau le lendemain pour aller jusqu'à Magné.

Samedi

La mise à l’eau s’est effectuée sur la (large) cale de la base nautique de Niort-Noron.

Cale noron

La météo nous annonçait un beau ciel bleu et un vent agréable de Nord Est.

Aussi, étant vent de face, nous nous avons sorti nos avirons et avons commencer à nager tranquillement.

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Le parcours nous menant vers Niort nous a fait passer sous le pont de la Belle Etoile où nous avons constaté que nos tirants d’air étaient inférieurs à la hauteur du pont, nous permettant donc de nous engager sans danger.

Plus loin nous sommes arrivés à l’écluse de Comporté, la seule de notre parcours. Quelques moments d’attente pour l’ouverture des portes et nous voilà entrés dans cet « ascenseur » qui s’est ensuite ouvert afin de nous permettre d’atteindre Niort et son Port-Boinot.

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Là, une halte bienvenue nous a vu sortir nos pique-niques du sac afin de reprendre quelques forces sous un grand soleil.

La visite de quelques passants nous a permis de discuter de nos bateaux, de notre association…

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Il faut noter que tout au long du parcours nous avons suscité la curiosité des badauds qui ont copieusement photographié ou filmé nos (jolis) canots. Il est vrai que de tels esquifs sont rares sur cette portion de la Sèvre !!

Après cette pause, notre Président étudiant le parcours a donné le signal de l’appareillage.Img 0971

Le vent ayant faibli et tourné …, après avoir tenté de naviguer à la voile, nous avons retrouvé nos avirons et sommes tranquillement retournés à notre point de départ.

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Dimanche

Tandis que se déroulait sur les chemins de halage une grande marche "pour le cancer du sein" regroupant beaucoup de monde pour l'occasion, nous mîmes les trois canots restant à l'eau pour ramer jusqu'à Magné en aval depuis la base nautique de Niort. Comme il faisait beau la ballade fut agréable, d'autant qu'il y avaient peu de pêcheurs sur les berges auxquels il convient de faire attention. Mais aux écluses il y avait du monde l'après-midi.

La Sèvre Niortaise est remise en état d'être naviguable depuis peu, la dernière phase étant la rénovation du port du Boinot que nous avions visité la veille. Aussi peu de bateaux empruntent son cours et encore moins les écluses. C'est pourquoi nous  avons assuré le spectacle à chacun de nos passages, les promeneurs s'asseyant sur les talus comme dans des gradins pour voir fonctionner ces ouvrages encore sous-exploités. Nous pouvions faire les malins car nous avions répété l'année précédente, aussi assumions nous crânement notre rôle d'éclusiers, mais Il faut admettre que la manoeuvre n'est pas difficile à comprendre.

Pour le retour, comme il convenait de ne pas trop trainer, toute honte bue, nous avons mis au moteur, c'est l'avantage des bateaux tolérants.

Ecluse sur la Sèvre niortaise

passage d'écluse le matin

DCA en pertuis (2)

Rallye Dinghy Cruising Association (DCA) en Charente-Maritime, 6-10 Septembre 2021

Partie 2

Texte par David P. , photos Mark S. et VAP

 

A 8h30 le lendemain la flottille quittait la Flotte, avec une marée descendante et un vent de Sud-Ouest , et de bonnes conditions. Mais après une heure et demi le vent a refusé, et nous a donc donné du travail ! C’était quelques heures de louvoyage difficile, avant de « beacher » au large de l’entrée du fiers d’Ars en Ré, pour manger et pour se reposer un peu !

Et puis, l’entrée au joli port d’Ars en Ré. Le fiers d’Ars en Ré, c’est joli mais compliqué, avec des bancs de sable, quelques rochers et un canal bien balisé mais pas large !03

 

En plus, il avait un courant de plus de 3 noeuds. Et voilà la troisième catastrophe de notre semaine ! : Mark, sur Water Rat, a perdu sa casquette dans une rafale, mais Miles, à la barre, exécutait une manœuvre brillante pour retrouver le couvre chef passé par dessus bord. Au final la flottille a trouvé ses supers emplacements au port, mais il n’y avait pas Frédéric ! David a alors téléphoné à notre nouvel ami qui était en panne de moteur dans le canal. Anthony, plein de gentillesse, ressortit pour ramener Frédéric en remorque. Après ces aventures, nous voilà au bar pour retrouver des bières mais aussi Lyn (femme de Miles), Pattie (sœur de Miles) et David (beau-frère de Miles), arrivés en voiture.

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Jeudi matin, à 10h00 la flottille quittait le port pour une « petite » navigation vers la Tranche sur Mer. Tandis que Niky avait décidé d’attaquer les magasins, les cafés… avec Lyn et Pattie, Mark était à bord Valentine IV avec David. David (l’autre David !) partait à bord du Water Rat avec Miles. Le ciel était couvert, la météo avait prévu un vent assez fort et des rafales, devenant plus fortes dans l’après-midi.

Après une heure et demie d’un vent fort, les équipiers ont alors fait une conférence radio et ont décidé qu’avec ces conditions, il n’était pas prudent de continuer dans cette trajectoire. 04

Donc pour éviter une rentrée à Ars en Ré trop difficile ils ont d’abord tourné vers le port de St Martin (pour qu’ils puissent utiliser l’avantage d’un vent du Sud-Ouest pour cette rentrée). Avec un vent devenant de plus en plus musclé, la flottille trouvait St Martin. Quelques uns sont entrés au port, les autres ont trouvé des bouées d’amarrages à l’extérieur, pour manger et se reposer !

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Pour revenir à Ars en Ré, nos équipiers ont rencontré un peu de tout : les vagues, la houle et un vent de plus en plus sévère (comme prévu) ! Mais l’un après l’autre ils ont retrouvés le fiers pour une dernière bataille contre les éléments. Chaque bateau a touché la vase de plus ou moins lourdement ; chaque skipper s’est trouvé « testé » ; Anthony a bien souffert sur son tout petit bateau, et puis, le Water Rat se trouvait collé sur le grand banc de sable ; Miles a eu besoin de sauter du bateau pour le pousser ! Mais à la fin, tout le monde était capable de retrouver ses bières afin de réfléchir à cette sortie bien compliquée ! Un très agréable repas ensemble au Café du Commerce a fourni une merveilleuse fin à une journée vraiment intéressante ! David a demandé à la capitainerie quelles conditions ils avaient relevé dans l’après-midi et les agents ont parlé d’un vent de Force 5 à 6 Beaufort, avec rafales.

Dernière journée : vendredi 9 septembre. Après une petite averse de bonne heure, notre flottille partait d’Ars en Ré vers 10.00 pour la dernière trajectoire (de 23 miles nautiques) jusqu’aux Minimes.

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La météo parlait d’un bon vent du NO, et d’une belle journée, bien ensoleillée.

Au début, le vent était un peu léger, et donc, avec l’objectif de passer le Pont de Ré vers 14h (pour prendre au maximum l’avantage de la marée), tout le monde a fait au moteur le passage permettant de sortir du fiers d’Ars et vers le phare les Islattes. Frédéric rencontrait encore un problème avec son moteur et a donc fait du stop : Valentine IV l’a remorqué pour cette première étape. 20210910 111238

 

Après le phare, le vent a forci, et avec la houle importante la mer était de plus en plus agitée.

En passant par St Martin le vent était de l’Ouest, contre la marée descendante, et nos bateaux ont fait pas mal de surfing. Difficile de contrôler et éviter les empannages dans ces conditions. Mais, tous les skippers ont passés le pont plus ou moins à l’heure, prévue pour trouver une mer beaucoup plus calme, malgré un vent assez fort (parenthèse : notre flottille a rencontré nos amis de VAP Yves et Patrick sur le beau bateau de notre ami récemment parti, Christian, au large du pont !) La rentrée aux Minimes effectuée, les remorques retrouvées, les bateaux préparés pour la route, les « au revoir » dits, Vincent partait pour le Port Neuf et tout le monde quittait la cale pour retrouver son domaine à terre.

Les réflexions ? David affirme que « nous avons passé une semaine dans la bonne convivialité, même dans les conditions parfois difficile. Nous avons trouvé des nouveaux amis. Pour quelques uns, des nouveaux endroits. Nous avons profité de la gentillesse des agents des capitaineries (et d’autres). Nous avons aidé nos collègues dès qu’ils avaient besoin. Et moi, personnellement, j’ai pris l’occasion d’apprendre les choses des autres. Donc pour moi (et bien sur Niky aussi), c’était un périple chouette, et mémorable. Merci à Miles pour son courage et sa ténacité en faisant le planning malgré les difficultés. »

DCA en pertuis (1)

Rallye Dinghy Cruising Association (DCA) en Charente-Maritime, 6-10 Septembre 2021

Partie 1

Texte par David P. , photos Mark S. et VAP

La Flotille

Du VAP:

Miles sur Water Rat

Vincent sur Le Major

David & Niky sur Valentine IV

Avec:

Anthony sur Sarum

Patrick sur Salvo

Frédéric sur Marc’h Mor

Mark (sans bateau)

David (sans bateau) depuis le jeudi

 

Le lundi 6 Septembre, à 8h, le matin, notre belle flottille sortait de la Rochelle pour une première escale au port le Douhet.

Une très belle matinée, chaude et ensoleillée, mais avec très peu du vent ! 01

Pendant une heure et demie, nous avons avancé doucement mais à midi cette brise nous abandonnait. A l’arrêt, les occupants de Valentine IV ont alors reçu la visite de leur voisin d’à côté, à Usseau : Jean-Luc, et son copain Kristoff à bord leur zodiac pour une journée de pêche !

David a alors ramé pendant une heure pour retrouver les autres mais le corps s’échauffait et au final, a démarré le moteur… Avec tous les autres aussi au moteur, la flottille trouvait le tout joli petit port du Douhet sur l’ile d’Oléron. Avec l’assistance de l’équipe super-serviable du port tous les bateaux ont trouvé leurs emplacements.

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20210906 095345Nos marins ont trouvé un peu d’ombre pour manger leurs sandwiches et se reposer, avant de déménager vers un agréable petit bar pour quelques bières ! Mark et Miles (l’équipe de Water Rat pour ces premiers jours) ont déniché une belle plage pour nager. Un peu plus tard l’équipe se trouvait dans un restaurant du port pour manger ensemble et fêter ce bon début de la semaine.20210906 202912

 

Le lendemain, direction l'île de Ré avec un vent fort du SE, des rafales, un ciel bien couvert et la houle intéressante, tout le monde a choisi de prendre un ris pour quitter le port après un petit-déjeuner sur le ponton.

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La mer était bien agitée mais pas trop méchante.  Dans cette phase, la première catastrophe du rallye a eu lieu : Patrick a perdu son chapeau emporté par une rafale ! En approchant le pont de l’ile de Ré le vent a tourné vers l’Est puis l’ ENE, et au large du phare Chauveau, voilà la deuxième catastrophe arriver : notre ami Vincent a souffert une défaillance importante (du bateau pas de lui-même). Ecoutez notre ami : « Après plusieurs mois de rénovation et de modifications, je n'ai pas eu le temps de faire assez de tests sur l'eau pour peaufiner les réglages du Major. Trois petites sorties par temps calme avant la virée internationale dans Les Pertuis par temps musclé ! 

Autrefois emplanté, mon mat est maintenant sur jumelles, du coup l'étai est relié à une drisse qui passe dans une poulie en tête de mat et redescend jusqu'à un taquet le long du mat. 

J'avais une vieille drisse pour étarquer l'étai, j'ai fait une jonction drisse-étai par surliure rapide et provisoire en attendant de mettre une jolie drisse toute neuve...ben je n'ai pas acheté la jolie drisse, j'ai oublié que j'avais une surliure de m.... et vogue la galère ! Après 5  sorties, dont 2 en pleine compétition internationale dans des conditions bien physiques, contre des Anglais et un Breton, le divorce a été prononcé entre un jeune étai et une vieille drisse.

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Résultat : petite montée d'adrénaline lorsque le mat a commencé à basculer vers l'arrière, j'ai affalé la grand voile, accompagné le mât sur son support arrière, installé le moteur électrique, dit au revoir à mes amis de la DCA et suis revenu vers Port-Neuf pour réparer et me remettre de mes émotions...avant de repartir rejoindre toute la bande à La Flotte en Ré. »

Tout le monde était déçu ; nous avons pensé que c’était la fin pour Vincent.

La flottille continuait après le pont, en trouvant des conditions plus agréables pour entrer au petit joli port de la Flotte pour la deuxième escale.

 

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Au bar lors des bières obligatoires, tout le monde était un peu triste de perdre notre ami. Mais, à l’entrée du resto pour manger David a téléphoné à Vincent pour se rassurer et voir s’il allait bien, et – bonnes nouvelles – Vincent disait qu’il avait fait les réparations nécessaires, rechargé la batterie de son moteur, mangé son sandwich et était déjà reparti du Port Neuf pour rejoindre l’équipe ! Et bien il arrivait à l’heure pour manger ensemble – quel héroïsme ! (Mais, nous avons bien noté qu’il arriva quelques 15 minutes trop tard pour payer les bières. De la chance ou la précision militaire?  A discuter…).

Heureusement les orages et la pluie prévus durant cette nuit, sont passés loin de la Flotte. Ce fut donc pour nous une nuit calme.

Les robinsonades 2021 d'Amzer zo

Texte et photos: Patrick M

 

Du 9 au 13 juillet, Amzer zo au pays des Traou-mad

Comme chaque année au printemps, Amzer zo ça le démange ! Il n'a qu'une envie, emmener son fidèle compagnon en mer pour vivre de belles aventures, et cette année ce sera après avoir participé à la '' semaine OFF'' du golfe du Morbihan qui fut une bonne entrée en matière (le vent n'est pas descendu en dessous de force 5 !! )

Donc navigation pendant 5 jours et 4 nuits en Bretagne Sud entre Belon et les Glénans

Belon, Brigneau Merrien Doélan, Port Manech, Concarneau , et les Glénans pour finir.

J'ai lancé une invitation à mes amis en leur proposant de me suivre dans mes robinsonades et c'est ainsi que : Vincent avec '' Muddy '' le Nantucket de VAP est venu de La Rochelle, Emmanuel Mailly avec son épouse et son Ilur ''Tournepierre '' de beaucoup plus loin (région parisienne), mon copain Jeanlou Guilard avec son Seil ''Seiltic'' depuis Brest. Olivier Langlet était sur place avec son canot 12 pieds construit de ses mains s'il vous plait, ainsi que notre grand ami Roger Barnes venu de Douarnenez avec son Ilur Avel Dro, et .....cerise sur le gateau, Jean David Benhamou sur son cata nous à rejoint en pleine mer près de l'Ile aux Moutons l'avant dernier jour, juste au moment de l'apéro !! (nous arrivions de Concarneau et lui de Loctudy ).Et puis il y a eu aussi Jean Paul et sa femme sur leur nouveau bateau (Blue Djinn): ils nous ont retrouvés pour un soir à Doélan.
Donc une belle virée en perspective.

Arrivée le Jeudi soir par la route, nous nous retrouvons au camping de Belon avec comme entrée en matière une dégustation d'huitres accompagnées du petit blanc qui va bien, avec une vue magnifique face à la rivière Belon.

Puis nous avons visité le château de Belon guidé par son propriétaire, ce fut un grand moment d'échange avec le personnage .
Pour des raisons de marée nous mettrons à l'eau à marée montante, les vans, voitures et remorques nous attendront au camping, bien sagement.

Vendredi 14 h après avoir tiré pas mal de bords pour sortir, nous piquons vers Doélan (7 ou 8 nautiques) avec une belle brise de travers. L'arrivée à Doélan fut épique car nous avons été accueillis par le zodiac du port de façon inélégante ! Nous demandant de ressortir du port !!.... rien que çà ! '' Pas de voile dans le port et ce sera 13 € pour la nuit '', même tarif pour tous les bateaux, et en plus sur bouée sans service de rade, tout cela dit sur un ton pas très sympa
Evidemment Roger avec son accent bien à lui leur à répondu ''oui oui monsieur ''et...... il a continué sous voile.
Nous avons opté pour nous échouer en fond de grève ce qui nous permettait de descendre à terre pour gouter le cidre et les crêpes du coin.

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Après avoir refusé de payer et sous les menaces que la police vienne nous verbaliser nous avons réglé notre nuit à contre cœur.

Heureusement la soirée au resto et la nuit dans ce lieu magique face à la maison de Benoite Groult nous à fait oublier ce petit accroc.

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Samedi matin avec du vent au près et du soleil, nous remontons vers Port Manec’h sans oublier de rentrer dans le magnifique port de Brigneau qui lui, n'a pas de capitainerie ...donc plus de problèmes ! Cet endroit que je connais est magnifique et je ne me lasse pas de le voir.
Arrivée à Port Manec'h nous nous échouons sur la grande plage pour le pique-nique de midi avec sieste.

Après s'être concertés, je propose de ne pas dormir à Port Manec'h mais de continuer vers Concarneau pour 2 raisons: premièrement nous avons du temps devant nous et c'est dommage de rester sur le sable la moitié de la journée; deusio étant donné la direction du vent, en partant de Concarneau pour les Glénans nous pourrons ne faire qu'un seul bord.
Cette proposition étant adoptée, nous appareillons. Nous passons l'ile de Raguénes en laissant l'ile Verte sur notre bâbord, puis nous contournons la pointe de Trévignon avec ses nombreux rochers et enfin nous rentrons dans une petite anse (Pouldohan) et allons nous échouer dans la rivière où un calme absolu nous attend (cet endroit est magnifique).

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Soudain un kayak avec une jolie maman et son bébé de 1 an ou 2, harnaché dans un gilet orange, vient à notre rencontre. Elle nous félicite de naviguer comme Robinson et nous propose ses services si nous en avons besoin (sa maison était à 100m de notre mouillage) voilà un bel accueil ! Merci madame pour votre gentillesse. Nous cassons la croûte en partageant nos émotions et nous irons, sans nous faire prier, sur nos bateaux pour passer la nuit.

Dimanche nous partons vers les Glénans. Le but est de profiter pleinement de ce lieu magique en prenant notre temps pour bien s'imprégner des paysages; ce sera donc deux nuits et une journée pleine sur place en plus de la fin d'après midi du jour de notre arrivée (l'idée de passer plusieurs jours aux Glénans à bien plu à mes camarades).
Nous laisserons Olivier rentrer seul à Belon; il préfère assurer car le boulot l'attend. Son bateau est sûr, le marin aguerri et le temps clément donc pas de problème.
Il nous confirmera son arrivée sans encombre par téléphone, merci Olivier de t'être joint à nous.

De beau matin nous partons en direction de l'Ile aux Moutons où doit nous rejoindre Jean David; petite brise et soleil pour cette traversée. Soudain la VHF crépite: "Amzer zo et les autres, je vous vois, j'arrive ! je suis à 1 nautique"

Nous nous mettons au mouillage avec 1m d'eau, dans l'anse Sud des Moutons au ras de la grève,et tous amarrés les uns aux autres, nous partageons bonne humeur, pâté, saucisson, ''guin ru'' (vin rouge en breton ) et le fameux whisky de Roger.
Les Glénans ne sont qu'à quelques miles de nous et c'est en fin d'après-midi que nous allons nous échouer sur le sable de l'ile saint Nicolas coté chambre.

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Lundi matin du vent, et le temps est moyen. Nous partons pour l'ile du Loc'h en laissant sur babord Fort Cigogne puis nous longeons l'ile du Loc'h. Petit passage à côté du rocher ''la bombe'' et nous embouquons le chenal de Brilimec en évitant les roches Mehabans. Nous sommes vent arrière à 2 ris 3 pour certains (1 seul pour Muddy qui n’en a
pas d’autre !) avec une houle bien formée qui nous fait surfer. Après ce passage musclé nous remontons derrière Penfret pour nous abriter un peu puis, finalement le vent ayant faibli, nous contournons Penfret par le Nord pour aller casser la croûte sur l'ile de Drenec près de l'école de voile où nous sommes abrités du vent. Nous passerons une deuxième nuit à St Nicolas ou nous dinerons au resto tous ensemble.

Mardi, retour vers Belon. Nous laissons seul Jean David qui rentrera à Loctudy au près dans le clapot pendant que nous déboulons ""à fond les manettes "en restant groupé à moins de 300m pour les plus éloignés, et à 10m pour le peloton de tête (petit sms de Jean David: bien arrivé mais trempé).
Ce retour fut un excellent souvenir, une belle et longue navigation ou nous étions groupés et pour finir de nombreux bords dans le Belon par pétole après un temps venteux au départ des Glénans.

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Voilà encore une belle escapade qui fait plaisir, qui donne des souvenirs et qui rapproche les hommes. Pas de moteur, juste un peu de godille dans les ports et la voile, la voile, il n'y a rien de mieux,

Le plaisir d'avoir découvert des coins superbes, ce qui n'aurait pas été possible ou tenté en étant seul sur l'eau.

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Merci à vous de m'avoir accompagné et je suis heureux que cela vous ait plu.

Hé bien .....à l'année prochaine, je l'espère.

Le capitaine d'Amzer zo, Patrick.

 

Muddy

L'association VAP dispose d'un canot que les adhérents peuvent utiliser à leur convenance pour aller sur l'eau, à La Rochelle ou ailleurs.

Il s'agit de Muddy, un Nantucket Beetle Cat (cat boat houari en bois) dont le plan d'origine vient de la côte Nord-Est des Etats Unis

Sa description se trouve ici: Muddy : un Beetle Cat

Une photo en navigation (merci YGG):

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Des catboat de ce type furent fabriqués sous le nom de Nantucket Cat Boat en France par le chantier de notre ami Franck Roy, alors actif à Marans, et notre coque est une construction polyester amateur issue du moule de ce chantier ; elle nous a été donnée par Sylvain Berthelot, entre autre créateur des couteaux et montres Farol à La Rochelle. A partir de cette coque nous devions tout faire. Des recherches à la construction en passant par la récupération des matériaux, tout a été réalisé par les adhérents bénévoles de VAP en 2014 (particulièrement par Thierry B). Un exemple de collaboration (auto-financement et construction) qui a aussi fait participer une dizaine de marins et certaines associations amies comme BTLG (Charles B) pour la réalisation de la voile et les amis du Musée pour un mat retaillé par les VAPistes. Le Beetle Cat est utilisé pour la régate dans son pays d’origine, mais c’est à une utilisation véliramique (sortie à la journée, randonnées nautiques, manifestations de vieux gréements …) que Muddy est destiné.

Dépourvu d'avirons latéraux, Muddy fonctionne particulièrement bien à la godille. Vincent L. pour sa part a mis au point une brillante manière de pagayer, quand il n'y a pas le mat, en s'asseyant sur la point avant du bateau qui relève alors le derrière, diminuant terriblement la surface mouillée permettant une avance à une vitesse plus qu'honorable sur les eaux calmes de la Sèvres Niortaise. Le safran d'origine nous posait quelques difficultés dans le clapot en sortant de l'eau. Un essai avec un safran relevable de Caravelle Herbulot, qui allait pile-poil dans les aiguillots d'origine, s'est révélé concluant et la nouvelle pelle fut adoptée sans barguigner.

Dans les travaux envisagés, on prévoit de rendre le mât rabattable grace à une charnière ad hoc et installer une deuxième bande de ris pour étaler des vents un peu forts pour la taille actuelle de la voile.

Enfin pour ce qui est de la stabilité vous pouvez consulter cestte page sur ce site : Chavirage volontaire 2

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Godille, épisode 2

Texte et Photos: VAP

 

Une nouvelle sortie godille a eu lieu en ce début d'été dans le Marais Poitevin, encore organisée par David.Img 0723

Un très joli endroit, le "port" du Vanneau Irleau, nous a accueilli pour une nouvelle journée de convivialité autour de l'apprentissage de cette pratique bien utile.

L'arrivée des uns et des autres avec les bateaux s'est échelonnée entre 10h et la pause repas.

Six bateaux et un kayak étaient présents, qui ont pu accueillir les participants enthousiates.

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Plusieurs tours sur l'eau ainsi que le pique nique qui nous a rassemblé à l'ombre ont permis des échanges sympathiques autour du plaisir de se retrouver.

La presse a mis en valeur ce rassemblement:

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Quelques photos de cette agréable journée:

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Biscarosse (partie 2)

Texte et photos: VAP

La suite du séjour de membres de VAP au lac de Biscarosse - Parentis

Mercredi: encore beau, encore chaud !

La flottille sort du port le matin vers Biscarosse au Nord du lac.

Après plus de deux heures d’un vent très léger nous atterrissons sur la petite belle plage de Gastes. 8 beaux bateaux alignés : quelle belle image !

La plage de parentis en born

Une autre pause, d’autres moments partagés. Ah la belle vie !

Pour notre retour, nous bénéficions d’un très bon vent d’Est et c’est donc un très agréable voyage qui nous ramène pour une soirée musicale : Serge à l’accordéon, Patrick à la guitare. Quel beau moment de convivialité!

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Jeudi: le matin, certains sont allés au marché de Parentis visiter les lieux et effectuer le ravitaillement.

L’après-midi, Water Rat avec Miles et David, Vincent sur Muddy, Daniel et Catherine sur Beau-Merle et Serge et Patrick sur Tosca sortent en direction de Biscarosse avec un très bon vent d’Ouest.

Une très bonne après-midi sur l’eau, malgré une averse, courte mais puissante.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 2Vendredi: déluge toute la matinée !

Vincent faisait un petit tour sur Muddy avant de partir ; Daniel et Catherine ont également navigué, sous la pluie.

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Certains membres de VAP repartent vers leurs activités. Miles et Lyn prolongent leurs vacances vers Bayonne pour un petit séjour de trois jours.

Samedi: encore très beau, très chaud, mais pas de vent !

David et Niky sur Valentine IV, Daniel sur Beau-Merle sortent mais après une heure sans vent, les deux bateaux, rentrent au port pour manger à l’ombre !

L’après-midi, un vent parfait se lève. Valentine IV quitte le port pour une dernière belle navigation autour du lac.

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En fin d’après-midi, nous sortons  nos bateaux de l’eau, les replaçons sur les remorques en vue de partir le lendemain.

Certains rentrent chez eux, tandis que d’autres avec leur caravane prolongent leur « tour du monde » ...

Un super séjour, avec une super équipe, une belle flottille, dans un bel endroit avec du beau temps.

Biscarosse (partie 1)

Texte et photos: VAP

Le Lac de Biscarosse-Parentis est un des lacs des Landes. Une superficie de 3600 hectares, entouré par les forêts de pin, typiques de la région Quelques petites plages et quelques ports bordent le rivage, permettant à des canots de suspendre leur navigation.

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A peu près 12 kms de long, environ 7-8 kms de large, ce qui permet de naviguer tranquillement.

Une particularité: au centre-nord du lac il y a quelques 24-25 plates-formes pétrolières ! Une donnée inattendue, à prendre en compte. Par ailleurs, c’est une zone d’amerrissage d’hydravions qui donne parfois un spectacle surprenant pour les navigateurs !

Une sortie d’une semaine est prévue sur ce plan d’eau au début du mois de Juin, organisée par David et Niky.

Dimanche: Valentine IV, Beau-Merle, Takka et Curlew arrivent et s’installent au joli petit port de Sainte Eulalie en Born, au Sud du lac.

Super beau temps, chaud.

Daniel sur Beau-Merle fait un petit premier tour sur l’eau, pendant que J-P, Catherine, David et Niky se trouvent au bar du camping pour un premier apéro suivi par un très bon repas. A chacun sa priorité !!

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Lundi: encore très chaud !

David et Niky sortent du port le matin, suivis par Daniel et Catherine sur Beau-Merle

Le matin le port de ste eulalie

J-P ayant un problème sur Curlew, avec Alain et Véronique, ils travaillent héroïquement, pour effectuer les réparations nécessaires. L’entraide est une valeur marine essentielle, partagée par les membres de VAP.

Bien frustrant cependant pour notre secrétaire, mais le souci est résolu rapidement.

Catherine en a profité pour effectuer son baptême sur le bateau de notre président, Beau-Merle.

Une bonne navigation commence, malgré un vent un peu léger.

Plus tard, Miles et Lyn sur Water Rat Patrice et Brigitte sur Caredig arrivent pour installer leurs bateaux dans le port. Leur venue est fêtée par un apéro au bar du camping.

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Mardi: Vincent arrive avec Muddy, le bateau de l’association.

Notre petite flottille compte désormais 7 bateaux !: Beau Merle, Valentine IV, Curlew, Takka, Water Rat, Caredig, Muddy.

Une navigation en flotille est entamée (qui permet de naviguer en sécurité, autre valeur partagée), un vent léger, chaud  nous porte, qui nous conduit à la plage de Parentis où le pique nique est entamé.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 1Au retour, nous rencontrons Serge et Patrick, bien arrivés sur Tosca. Ce sont désormais 8 bateaux de VAP qui sont rassemblés.

Le retour au port s’effectue de manière agréable, poussés par un vent parfait.

 

Galley Box

Dans le cadre de la pratique du voile-aviron, le sens pratique séculaire de nos amis britanniques les conduit à imaginer toutes sortes de choses pour améliorer le quotidien à bord.

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N’en déplaise à notre appétence pour la gastronomie, ce sont eux qui sont les spécialistes pour imaginer de quoi faciliter la confection de repas à bord, qui permette également le stockage du matériel de cuisine et du repas, et accessoirement de préparer un thé ou un café chaud.

Ils utilisent souvent une « galley box », que l’on pourrait traduire par « boite à popote » qui permet de dépasser la salade maison dans une boite en plastique, le sandwich, la boite de sardines…

Pour une sortie à la journée, le problème ne se pose pas, mais cette boite peut s’avérer utile pour une croisière, une sortie de plusieurs jours.

De nombreux articles sont facilement accessibles sur la toile (il suffit de taper le terme sur son moteur de recherche préféré), mais en anglais pour la quasi totalité.

Différents modèles existent, plus ou moins élaborés, de différentes tailles et formes, qui permettent d’adapter facilement celle que l’on envisage de concevoir et de construire en fonction de l’utilisation que l’on envisage, du type de repas que l’on souhaite pouvoir faire, de la configuration de nos canots.

Quelques vidéos pour aller plus loin (elles sont en anglais, mais on peut, pour celle de Roger Barnes au moins, faire apparaître des sous-titres en suivant la « procédure » indiquée en bas de page) :

Une présentation de la « galley box » de Roger Barnes (avec son aimable autorisation) :

Une autre vidéo qui illustre la fabrication d’une boite de ce type (en s’inspirant du modèle présenté par Roger vu dans la précédente vidéo) :

 

La "procédure" pour traduire le propos de Roger dans sa vidéo: Sous titre

 

Sortie godille

Samedi 8 Mai, la limite des 10 kms étant désormais levée, des adhérents de VAP se sont réunis à La Grève sur le Mignon, un bourg du Marais Poitevin où la municipalité, très accueillante, nous permet de nous retrouver pour la seconde année consécutive.

Cette sortie, organisée par David nous a permis de retrouver le contact avec l’eau (douce), de se revoir (enfin) et de manœuvrer nos bateaux.

Godille en Marais Poitevin

Le rendez vous était fixé vers 10h-10h30 sur le parking de la cale de mise à l’eau de La Grève sous un soleil resplendissant et une température quasi estivale.

Trois bateaux sont de la partie : Takka, Zigoteau et L’insoumise.

Une quinzaine de nos membres sont venus et ont pu s’essayer à la pratique de la godille ou en revoir les subtilités.

Le plus difficile est, une fois le coup de main acquis en s’essayant sur une des « godillettes » présentes, de maintenir la cadence afin de ne pas voir l’aviron sortir de la dame de nage arrière.

(pour davantage d'informations voir notre article La godillette® )Godillette en place 1

Le secret tient en quelques mots: ne jamais s’arrêter.

Le mouvement doit en effet être continu, cadencé pour que le bateau avance sans difficulté.

Pour diriger le bateau, il suffit d’appuyer davantage le mouvement d’un côté ou de l’autre.

 

 

Après quelques tours d’essai où chacun a pu s’essayer, une pause-déjeuner s’imposait.

Le casse croute sorti du sac a fait l’affaire : un moment de convivialité des plus agréables.

L’après midi s’est poursuivi par d’autres essais, sur plusieurs canots, qui ont permis de mesurer leurs différences.

Certains habitants (d’abord intrigués par notre présence) se sont même joints à nous, et ont profité du moment pour faire un tour sur l’eau.

La sortie des bateaux s’est effectuée sans problème sur une cale très praticable.Capture d e cran 2021 05 11 a 09 32 15

Une très belle journée de pratique et de retrouvailles.

Echelle de bord

Avec les beaux jours qui vont revenir, les navigations estivales vont sans doute être aussi, pour certains, le temps de baignades autour de nos canots.

Si se mettre à l’eau ne pose pas de problème particulier, la gravité aidant, remonter sur nos canots peut s’avérer problématique, du fait à nouveau de la gravité qui a tendance à développer une force que notre musculature et la forme lisse de nos carènes ne permet pas de compenser.

Dans notre rapport avec la mer, on sait qu’il ne faut pas lutter, mais plutôt trouver une solution d’évitement contre les forces de la Nature.

Aussi, dans cette optique, le soutien d’un appendice extérieur s’impose : une échelle, bien utile pour remonter au sec.

Une fois définie la problématique, le plan s’annonce plein de contradictions : une échelle oui, mais suffisamment solide et pratique pour pouvoir être utilisée facilement et supporter notre poids, suffisamment compacte pour pouvoir être logée dans nos canots de manière commode.

Si on trouve facilement dans le commerce de « magnifiques » produits en inox ou en aluminium, ils restent onéreux et sont souvent inadaptés à la facture de nos jolis canots.

Alt boarding laddersphoto by west marineL’option « échelle de corde » peut être séduisante au premier abord mais s’avère, à l’usage peu fonctionnelle : le pied sur le « barreau » inférieur a vite fait de se retrouver sous la coque nous contraignant à une position très inconfortable et peu amène à nous faire conserver notre flegme naturel …

Une solution correspondant à l’esprit « voile-aviron » réside peut être dans la conception et la fabrication de cet appendice.

Certains s’y sont déjà penchés, et on peut relever cet exemple émanant d’un Sud-Africain qui a conçu et testé cette échelle pour son canot, un Drascombe. Cet exemple a été reproduit aux Pays Bas, entre autres.

Bien entendu, il demande à être adapté à la forme particulière de chaque coque, mais permet de comprendre le système.

Il utilise du simple contreplaqué, des charnières inox, des vis ou boulons, et un peu d’huile de coude.

L’avantage réside dans le repliage de cette échelle qui lui permet d’être compacte, et donc d’être stockée facilement dans nos petits bateaux.

Capture d e cran 2021 04 19 a 10 53 39Attention, sur le plan, ce sont des mesures impériales qui sont indiquées, à « traduire » en mesures métriques comme dans le tableau ci-contre (petit exercice mathématique plein de subtilités, bon pour des neurones confinés …) :

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Il n'y a plus qu'à s'y mettre...

Réglementation remorques

Le confinement qui s'impose n'empêche pas les membres de VAP d'avoir des projets de sorties.

Dans la perspective de la libération et des "jours heureux" qui arriveront bien, certains déplacements sont envisagés.

Néanmoins, bien que parfois "gaulois" (au moins au niveau de la pilosité sus ou sous-buccale) nous souhaitons demeurer dans la règle, notamment en prévision de rencontres d'autres moustachus, ceux-là dôtés de képis.

Une attestation ne suffisant pas, il nous faut nous conformer à la réglementation concernant le déplacement de nos esquifs sur leurs remorques.

Au delà de la désormais célèbre règle des 10 kms, certaines discussions (encore virtuelles) se sont développées entre nous au sujet des règles de transport des bateaux, et notamment de la réglementation concernant les remorques.

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La question s'est posée ainsi: pour transporter nos bateaux, la remorque doit-elle être freinée? Doit-elle disposer d'une immatriculation particulière? Quel est le poids à ne pas dépasser?...

Une amorce de réponse s'impose donc: ce n'est qu'une base, rien d'exhaustif:

La remorque doit-elle disposer d'une immatriculation particulière?

Tout dépend du poids total en charge de la remorque (PTAC), c'est-à-dire le poids maximal autorisé : poids de la remorque elle même et de ce qu'elle transporte (bateau, matériel, etc).

Si le PTAC est inférieur ou égal à 500 kgs, la remorque n'a pas besoin d'une carte grise propre. Elle devra cependant disposer d'une plaque minéralogique identique à celle du véhicule qui la tracte.

Si le PTAC est supérieur à 500 kgs la remorque doit disposer d'une carte grise propre, et donc d'une immatriculation particulière.

La remorque doit-elle disposer d'une assurance particulière?

Dans tous les cas, la remorque doit être assurée.

Si le PTAC de la remorque est inférieur à 750 kgs, elle doit être couverte par une assurance (avec au minimum la garantie responsabilité civile). Certaines assurances peuvent prévoir (moyennant ou non un supplément), que l'assurance de la voiture couvre aussi la remorque dont le poids ne dépasse pas 750 kg.

Avant de mettre en circulation une remorque de moins de 750 kg, il faut d'abord vérifier si le contrat d'assurance auto prévoit la prise en charge automatique et sans formalités de ce type de véhicule.

Si tel n'est pas le cas, il faut prévenir l'assureur pour connaitre les conditions d'extension du contrat d'assurance auto à la remorque.

Si le PTAC de la remorque est supérieur à 750 kgs, elle doit être assurée dans un contrat séparé de celui du véhicule.

La remorque doit-elle être freinée?

Si le PTAC de la remorque est inférieur à 750 kgs, elle n'a pas l'obligation d'être freinée si elle est tractée par un véhicule dont le poids à vide est le double du PTAC de la remorque.

Si le PTAC de la remorque est supérieur à 750 kgs, elle doit être obligatoirement freinée.

Quel permis de conduire pour tracter une remorque?

Là, c'est un peu plus compliqué, mais dans notre cas avec nos canots voile-aviron on sera le plus souvent dans le 1er cas:

Véhicule de 8 places maximum + conducteur si le poids du véhicule n'excède pas 3,5 tonnes + éventuelle remorque de 750 kg maximum => permis B

Véhicule de 8 places maximum + conducteur si le poids du véhicule n'excède pas 3,5 tonnes + éventuelle remorque de plus de 750 kg maximum si la somme des PTAC (voiture + remorque) ne dépasse pas 3 500 kg => permis B

Véhicule de 8 places maximum + conducteur + véhicule de 3,5 t maximum + remorque de plus de 750 kg, si la somme des PTAC (voiture + remorque) est supérieur à 3 500 kg sans dépasser 4 250 kg => permis B avec mention additionnelle 96 obtenue par le suivi d'une formation.

Véhicule de 8 places maximum + conducteur + remorque de plus de 750 kg sans dépasser 3 500 kg, si la somme des PTAC (véhicule+remorque) dépasse 4 250 kg => permis BE

 

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Sources: 

https://www.service-public.fr (consulté le 11 Avril 2021)

https://www.demarches.interieur.gouv.fr (consulté le 11 Avril 2021)