ELEMENTS DE NAVIGATION DANS LES PERTUIS

Blues Baie de l'Aiguillon

COURANTS MOUILLAGES CALES

Informations données à titre purement indicatif

par Yves GG

LA PALLICE ET PONT DE RÉ

Les vents sont assez souvent fantasques (pas fiables) dans ce passage.
Courant : flot vers le nord, jusant vers le sud, souvent vifs mais la vitesse des courants est très influencée par le vent. Cette indication est valable pour toute la côte jusqu’au balisage (perches) des parcs à huitres situés au nord du Port du Plomb.

Dans le passage entre Ré et La Pallice, en montant au jusant, utiliser un contre-courant qui longe la plage de Ré vers le nord jusqu’à l’ancien embarcadère des bacs. Ensuite, si le vent est de secteur nord il faut louvoyer contre vent et courant vif ; peu de chances de gagner ! Si on réussit à franchir le pont, tirer un bord à l’ouest vers la baie de Rivedoux permet d’atteindre une zone de courants plus faibles.
Inversement, revenir au sud au flot par vent de SO est problématique.

ILE DE RÉ, BAIE DE RIVEDOUX

Large zone d’échouage pratiquable à BM entre la pointe de sable près du pont et les grandes perches des parcs à huitres.
La pente très faible du fond de sable casse les vagues ; très peu de ressac (se méfier quand même des vents de NNE !)

FORT DE LA PRÉE

Les ruines de l’abbaye des Chateliers sont bien plus facilement répérables que le fort, qui se situe un peu à l’Est. Ce fort dispose d’un tout petit port. Entrée possible à PM juste pour la visite en restant dans les canots. Débarquement interdit (propriété privée). Le fond est vaseux mais l’échouage est impossible car il y a des caillous saillant un peu partout.

DANS LE PERTUIS

A l’Ouest d’une ligne Pointe de l’Aiguillon-La Flotte, flot vers l’Est, jusant vers l’Ouest. Quelques contre courants le long de l’Ile de Ré, à l’Est de la pointe de Loix et à l’Est de l’entrée du Fier d’Ars.
Dans la zone des bouchots : flot vers le NE, jusant vers le SO. Mais ne pas entrer dans les bouchots si on ne connait pas. Ils sont balisés par de grands pieux, et quelques bouées blanches plus au large (au Sud). C’est à elles qu’il faut se fier si on ne voit pas les pieux.
Les têtes de bouchots apparaissent environ 1h 1⁄2 avant BM pour des coefficients de 80 et plus.

ANSE DE L’AIGUILLON

Les bouées d’aterrissage sont petites et ne se voient pas de très loin.
Les bords de la zone navigable sont encombrés de vieux pieux de bois. Certains se voient même à PM et permettent d’estimer « l’emplacement sous-marin » de ces bords, dont il vaut mieux ne pas s’approcher (attention dans les louvoyages). Se guider aussi aux changements de couleur de l’eau.
La Pointe de l’Aiguillon qui ferme le côté ouest de l’Anse est sableuse et s’étend loin vers l’Est. Sur la face nord de cette pointe on peut s’échouer en toute sécurité. Par vent de N à NE il y a un clapot gênant, pas dangereux si on choisit les endroits où le fond est en pente très douce. Pour aborder cette face nord, longer le sable d’assez près tout en sondant à la gaffe, pour éviter un obstacle situé au nord à peu de distance (pieux, grillages …, couverts d’eau à PM).
En amont de la 2ème bouée d’aterrissage, suivre le balisage.
Au niveau du mouillage des mytiliculteurs (« Port » du Pavé), en cas de louvoyage, se méfier du déventement provoqué par ces bateaux, pour éviter que le courant ne vous pousse contre l’un d’eux.
En amont de cette cale, argile et vase dominent, sans plus de pieux invisibles à redouter.
Attention aux échouements dans le bord convexe des virages : leur fond vaseux s’étend (parfois très) loin des berges.

POINTE D’ARÇAY ET ESTUAIRE DU LAY

Bouée d’aterrissage loin au large.
A BM, au nord de cette bouée se méfier de la barre sableuse : talonnage ou rouleaux possibles.
A PM, attention aux bancs de la Pointe d’Arçay qui débordent loin à l’E. Plus en amont, suivre le balisage rigoureusement.
La pointe elle même est une superbe zone d’échouage. En cas de houle, il y a du ressac, de moins en moins au fur et à mesure qu’on va vers l’amont. Avant de « beacher », suivre le sable à distance jusqu’à voir que le ressac est amorti, ou même entrer dans les anses formées par plusieurs langues de sable. Le fond de ces anses est souvent sablo-vaseux.
En face de la Pointe d’Arçay, à mi-marée au jusant, une partie du courant pousse à l’Est, vers les bouchots.

AIX

Le flot, de direction générale SE, se divise en 2 branches à la pointe St Eulard (pte NO de l’ile)
Le jusant, de direction générale NO, se divise en 2 au sud de l’ile
Le long de la côte nord, franche et accore, on peut naviguer à 30 m du bord sans danger sauf à grande basse mer. Courant parallèle à cette côte. Les mouillages tiennent bien sur fond généralement de sable.
Le long de la côte de l’Anse du Saillant, courants faibles mais fond encombré d’obstacles (parcs à huitres et débris de vieux carrelets). N’y échouer que là où on est sûrs des fonds. La moitié sud de l’anse est sans obstacles (info vérifiée en aout 2013)
De même, les fonds du port ne sont pas sains pour des coques fragiles.
Un échouage-bivouac très sûr, très protégé et très calme à l’extrémité sud de l’Anse du Saillant : microplage de sable (à PM) juste derrière le cordon de galets. Quelques ferrailles dans les parties herbeuses.
Pour le retour vers La Rochelle le jusant porte au NO voire ONO, ce qui autorise une remontée sans louvoyage par vent de NO à NNO. Il est recommandé de passer à l’Ouest de la zone des filières mytilicoles, car à l’Est de ces filières les bancs de roches de Chatelaillon s’avancent très loin au large.

FOURAS- POINTE DE LA FUMEE

A l’ouest des 2 ports de Fouras (nord et sud) les bancs de caillous et roches rendent l’approche de la côte impossible. Toutefois, en cas de nécessité il y a un accostage possible côté Est de la jetée de la Fumée, mais le plus haut possible pour ne pas gêner les bacs. Il faut rester à proximité pour surveiller et déplacer le canot si besoin. Il y a une échelle dans l’angle de la jetée, peu visible sauf de tout près car la jetée et l’échelle sont couvertes de coquilles d’huitres ; coupantes et très agressives pour les peintures et les mains !
La cale côté ouest de la jetée est généralement impraticable (pas protégée).

COUREAU D’OLERON

A partir de Boyardville, et plus au sud, les courants sont forts.
Au nord de la grande tourelle Juliar, flot vers le sud, jusant vers le nordAu sud de l’appontement de St Trojan, c’est l’inverse : flot vers le N, jusant vers le S.
Entre Juliar et St Trojan, ces 2 branches de flot vont à la rencontre l’une de l’autre, et ces 2 branches de jusant s’écartent l’une de l’autre.
La ligne E-O où s’opère la rencontre des 2 flots est plus proche de Juliar en début de flot, plus proche de St Trojan en fin de flot.
De même la ligne E-O de divergence des 2 jusants est plus proche de Juliar en début de jusant, plus proche de St Trojan en fin de jusant.
Au jusant, se méfier des bancs de sable (échouement), qui ne sont pas fixes.
Très beaux échouages possibles tout au sud, à la Pointe de Gatseau (sur l’Ile), et en face, sur le continent, à la Pointe du Galon d’or.
Pratiquement jamais de ressac.
Attention aux courants forts … et donc aux bateaux voisins, parfois mal mouillés.

SEUDRE

Se méfier des rives, encombrées de ferrailles de vieilles tables à huitres.
A la tombée de la nuit, et plus encore durant la nuit, en raison des réverbères des villages proches qui dégradent la vision nocturne, et faute de balisage lumineux, on peut arriver aux berges sans s’en rendre compte. En outre les nombreux corps morts et bateaux au mouillage ne se voient pas à temps, même avec une bonne lampe torche. Donc, n’y circuler que de jour.

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