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Chavirage volontaire 2

Texte Danilus

Photos et vidéos Annie-Claude

 

Chavirer un Nantucket catboat

L'ami Philippe ayant relaté son exploit de retouner à 180° son Pirmil, le président était atteint d'une forte inquiétude quant à la flottabilité de Muddy, le Nantucket catboat de l'association à qui plusieurs adhérents ont pris l'habitude de faire voir la mer. Invitation fut lancée de se mouiller un peu pour couler le bateau.
Profitant d'un temps clément et d'une marée descendante de basses eaux, Vincent et Daniel se sont mis à l'eau, Annie-Claude s'est occupée des photos et vidéos, enfin Serge a assuré la sécurité à l'aide d'un long cordage.
L'dée était que si le catboat coulait, on pourrait le récupérer à marée basse afin de lui prodiguer les soins nécessaires pour effectuer les aménagements obligatoires.

Catboat sur le flanc

L'équipe embarquée se positionne sur le plat bord dans l'idée de rapidement entrainer le chavirage. Mais la stabilité est telle qu'il ne se passe rien. Il faut déployer de gros efforts en portant les poids loin à l'extérieur pour que Muddy, avec une lenteur de sénateur, accepte de se porter sur le flanc où il flotte haut sans donner le moindre signe de vouloir aller plus loin.
Vincent se porte sur la dérive et gentiment le bateau se redresse.
Difficile de le chavirer mais facile de le redresser!
Le président va être content.

Remonter dans le catboatIl s'agit alors de remonter à bord. Vincent effectue un saut de saumon qui le propulse sur le plat-bord d'où il glisse dans l'eau embarquée. Daniel, assagi par vingt ans de plus, se porte volontaire pour tester l'échelle de corde fixée sur le tableau arrière. L'opération de rembarquage manque peut-être d'élégance, mais le but est atteint sans efforts démesurés.
L'eau dans le bateau est loin d'affleurer le plat-bord et les deux équipiers peuvent s'y mouvoir sans que la carène liquide ne mette en péril la stabilité. On fait le bilan de ce qui, mal fixé, flotte dans le bateau. Le plus gênant est le plancher, assez important caillebottis, qui a réussi à se retourner et qui heurte les jambes.
Juste pour voir, on essaie de nouveau le chavirage, opération facilitée par le liquide embarqué. Daniel redresse aisément lui aussi le Nantucket catboat.

Catboat plein d eau

Après les remontées à bord, Serge amène le bateau au ponton. On décharge ce qui flotte dans la coque, puis on la remplit pour couler l'embarcation. Et on n'y arrive pas : quand l'eau atteint la fenêtre de la barre, au lieu de rentrer à flot, elle ressort. Le bateau flotte avec des centaines de litres d'eau dedans et les plus de 170 kg d'équipiers.
Forts de ce constat, Muddy est renvoyé au centre du chenal et on le rechavire pour le vider au maximum. Il reste après redressage environ 350litres de bonne eau salée à l'intérieur qu'on évacue par un soixantaine de jetés de seaux et un bon nombre de coups d'écope pour venir à bout de ce qui git dans les deux coffres avant.

On vide le catboat

Finalement, comme rien de grave n'est advenu, l'heure n'est pas très avancée. Alors on souque la voile et l'après midi se termine à naviguer dans la baie de La Rochelle avec un vent qui montre son obligeance à forcir suffisamment pour que le bateau retrouve son allant.

Petite vidéo

 

*

De La Rochelle à l'ile d'Aix

Texte :Y.G-G

Images de base : copies d'écran

 

Les meilleures conditions pour entreprendre un aller et retour LR-Aix-LR

 

 

Si les vents sont favorables le trajet se fait en 3 heures maximum, voire 2 heures dans des conditions de courant très favorables de forts coefficients.

Mais si on doit louvoyer ...

 

Courants entre lr et aix

À l’aller, de La Rochelle vers l’Île d’Aix, c’est le courant de flot (SE) qui sera favorable, et le jusant (NO) sera dans le bon sens au retour vers La Rochelle. Ça tombe bien puisque c’est uniquement à marée haute qu’on peut profiter de l’Anse du Saillant,côté Est (*) pour « plager », ou du port pour se mettre à quai. D’autres parties de l’île sont à découvrir à basse mer.

(*) n’entrer dans cette anse que si la hauteur d’eau est d’au moins 5m, et dérive en partie relevée !

 

Voyons d’abord cette option « pleine mer à l’Île d’Aix »

 

Pour un aller et retour dans la journée, il faut choisir des horaires de PM pas trop tardives pour avoir le temps de faire le retour avant la nuit.

Il est donc essentiel de pouvoir prévoir la durée du retour en fonction du vent et du jusant.

La direction du jusant a une sérieuse composante Ouest, qu’il faut compenser en donnant une composante Est à son cap. Autrement dit les vents de N à ENE sont peu favorables : ils obligeront à louvoyer ce qui va allonger beaucoup la durée du retour. En revanche les vents de NO ne sont pas un problème, direction fréquente en régime de brises thermiques.

Qui dit PM dans la journée dit coefficient moyen à faible, donc « l’assistance » par les courants sera faible, et la hauteur de la PM pourra être insuffisante pour atteindre le haut sableux -et relativement sûr- de l'anse.

Les mois avec longues durées du jour donnent plus de liberté pour choisir des horaires un peu tardifs, donc avec coefficient plus forts, puisque la nuit viendra très tard.

Autre précaution à prendre : évaluer la durée pendant laquelle le bateau restera flottant avant que le niveau de l’eau ne baisse trop. Les courbes de hauteur d’eau sont données pour Aix sur http://maree.info/128

 

Attention : les informations sur les conditions d’échouage et plageage données dans cet article ne sont valables que pour les petits canots à dérive relevable ; type canots « voiles-avirons ». Plus gros, s’abstenir !

 

L’option nuit sur l’île permet en revanche de profiter de PM du matin et du soir, donc de courants plus forts. Cela entraîne que le bateau sera échoué la nuit (BM). Il faut alors être sûr de la qualité des fonds. Ceux du port sont douteux (pierres). Ceux de la bande sableuse du haut de l’Anse du Saillant sont bons, sauf quelques obstacles dispersés. Il faut donc sonder autour du bateau avant de le laisser toucher le fond. Par faible coefficient on n’aura pas assez d’eau pour atteindre cette zone sableuse haute et on risque de heurter des dispositifs d’ostréiculture (insuffisamment balisés).

L’Anse est bien protégée de la houle. Le ressac n’est donc jamais fort sauf si un "bon p'tit vent" d’E se lève en fin de nuit. Plager en tenant compte du risque de ressac impose d’échouer nez au large, et de porter le mouillage au large quand l’eau a suffisamment baissé (voir notre rubrique http://www.naviguerautrement.org/blog/do/tag/echouage/

Ne pas échouer tout en haut de la PM du soir, car celle du lendemain matin est souvent 20 à 30 cm plus basse. Ce serait bête de rester coincé...

En repartant le matin on a environ 5 heures pour le retour, ce qui permet d’accepter de louvoyer, d’autant plus que le courant favorable sera plus fort avec ces coefficients.

 

Option « basse mer à l’Île d’Aix »

 

C’est à basse mer qu’on peut plager dans l’Anse de la Croix (au pied des phares) ou dans l’Anse de Tridoux (un peu plus au nord). L’approche de l’Anse de la Croix ne présente pas de problèmes. Celle de Tridoux doit se faire quand l’eau a suffisamment baissé pour que le banc de roches qui l’abrite par le sud soit visible. On peut le longer d’assez près car sa bordure nord est accore. Avant qu’il soit visible il est repérable par la perche qu’il porte.

A ce bas niveau d’eau la houle est un peu amortie sur les bancs de roches. Éviter quand même les jours de houle forte et/ou longue (voir prévisions de houle sur https://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/marine-cotiere/france/previsions-meteo-zone-des-sables-d-olonne-a-oleron-6312-5.php ).

Prendre les précautions de plageage déjà indiquées.

(Si on voit que ça « l’fera pas » à cause du ressac, poursuivre vers le mouillage de la rade du port de l’île.)

3 anses aix

 

Cette fois, c’est à dire avec basse mer en milieu de journée, les courants seront défavorables dans les 2 sens. Pour le retour la difficulté sera renforcée par brises thermiques de l’après midi (d’ONO en général) : avec le courant allant au SE, ça devient dur !

Il faut donc s’assurer d’un vent favorable … et se préparer à faire demi-tour et se réfugier au mouillage de l’Île d’Aix, ou dans la Charente, si le retour commence mal : Fouras, Port des Barques, Soubise, Rochefort. Ces ports ou cales ne sont atteignables que bien au-dessus de mi-marée. Se renseigner avant sur leurs conditions d’accès et de stationnement.

 

Petit « détail »

 

La route LR-Aix passe sur la partie ouest d’une grande zone de filières à moules (au large de Chatelaillon et Yves). Elle est bien balisée.

En général on passe à l’Ouest, mais la longer par l’Est est possible aussi.

 

 

naviguer pertuis charentais zone sud

Naviguer au départ de Marennes en Charente Maritime

Marennes constitue une bonne base de départ
pour naviguer sur la Seudre ou dans le Coureau d’Oléron.

la cale de la Cayenne (Marennes)image : cale à La Cayenne

Mais tout n'y est pas toujours facile compte tenu de l'importante activité ostréïcole, du marnage qui vous oblige à consulter le tableau des marées, des courants qui sont vite assez traîtres si on ne s'en fait pas des alliés, de l'opacité de l'eau qui vous cache les obstacles, du balisage à la mode locale qu'il faut savoir décrypter (une simple branche effeuillée marque la limite de la vase cachée ; un bidon bleu en lieu et place des balises jaunes officielles ; un panneau au trois-quarts effacé qu'on ne voit que lorsqu'il est trop tard pour prendre le chenal qui mène au petit port qu'on convoite ...).

Mais ces difficultés ne saurait rebuter l'amateur, d'autant que l'étrangeté de certains paysages mérite l'effort de s'aventurer dans les coureaux et les chenaux, aussi sommes nous heureux de vous proposer un document établi par Philippe L. avec l'aide de Miles D. , des vapistes qui navignent souvent dans ces eaux là sur leurs voilavirons. 

Voici les lignes relatives à la Seudre :

Pour explorer la Seudre, ses achenaux et ports :

  • Partir à marée montante, avec le courant. En fonction du vent, l’Eguille peut être atteint en moins de 2h. Les autres destinations intéressantes sont Mornac sur la même rive de la Seudre ou Port Paradis sur l’autre rive par le chenal de Pélard.

  • Précautions :

  1.  bien identifier les obstacles constitués par les parcs à huîtres et signalés par des branchages émergeant au dessus du niveau d’eau,

  2.  pénétrer dans les chenaux d’accès à l’approche de la pleine mer (4,5m) en naviguant au milieu (attention aux ferrailles et autres épaves pouvant être abandonnées de part et d’autre des chenaux).

En remontant la Seudre, l’entrée du chenal de Pélard est repérable après une grande maison en structure bois sur la même rive et une bouée jaune au milieu de la Seudre, l’entrée du chenal de Mornac est signalée par une pancarte (note Danilusienne : il faut de bons yeux!). Mornac (dont le chenal d’accès et de sortie est le plus court) est, aux périodes de vives eaux, une bonne base pour explorer les « acheneaux » voisins de Teger, Plordonnier, Fontbedeau et du Liman (attention néanmoins aux possibles obstacles immergés en bordure des chenaux).

 

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Rando nautique : l'équipement

Equipement personnel pour la randonnée nautique

Texte : Christian D.

 

Drascombe Scaffie dans les PertuisL'auteur dans le clapot des Pertuis Charentais sur un petit Drascombe Scaffie

 

Naviguer léger, mais pas à la légère, vaut aussi en matière d'équipement ; nos navigations ressemblent à la rando en moyenne montagne dans nos contrées,  à devoir gérer le chaud, le froid, le vent, le soleil, la pluie, l’humidité et les imprévus de route ou de temps en n’emportant que l'indispensable, léger et en petit volume par dessus le marché...

 

1 - Les vêtements et autres accessoires

 

Pour une sortie à la journée

 

Pas très original, mais efficace, la règle des 3 couches.

  • les sous vêtements en synthétique (sans complexe, dès qu'il fait un peu froid Damart et caleçon long )

  • le pantalon et chemise, à manches, la peau c'est fragile..., la encore, le coton, c'est pour le mouchoir,

  • gilet type soft shell plus ou moins épais, col montant ; la fermeture éclair, c’est mieux pour la ventilation ; en hiver pull type Helly Hansen

  • coupe vent pas doublé « imperméable »et respirant  (veiller aux finitions : poignets, capuche, fermetures, poches) suffit le plus souvent dans notre région à la belle saison ; sinon investir dans la veste de quart.

  • une salopette  à enfiler avant que ça mouille ; cette 3 ème couche s’use peu et ne se salit guère, ne pas la laver en machine et réimperméabiliser de temps à autre.

  • les bottes pour les cales rugueuses ou les chaussons néoprène et les chaussures de pont à bord.

  • Gants selon saison ; à noter l’existence de sous gants très fins.

  • Chapeau ou casquette ou bonnet bien arrimés

  • Couteau

  • lunettes de soleil idem + crème solaire

 

Donc à peu de choses près, les mêmes vêtements que pour la promenade en montagne.

Le Lac d'Annecy vue de L'Ingénue

Si l'on rajoute pour entrer au port la vareuse en toile avec l’écusson du l’assoc, celle pour le pot du soir et la veste qui va bien, on double vite le volume...mais faut choisir ! Cela dit, l’uniformité ne règne pas dans les tenues des voile-avironneurs et c’est très bien comme ça.

 

En plus des vêtements, on rajoute

  • une pochette étanche et bien identifiable pour les clefs de voiture, de maison, portefeuille avec papiers de voiture, argent, carte de circulation ou sa photocopie, chargeurs.

  • le téléphone chargé à garder sur soi dans une pochette étanche

  • appareil photo, étanche, si on peut c’est mieux

  • un gilet de sauvetage 150 N, automatique de préférence, avec son sifflet (et son moyen lumineux de repérage depuis 2015)  ; on doit pouvoir l’enfiler sans avoir à réfléchir (et l’enlever de même) et surtout le mettre en navigation. A vérifier périodiquement selon les modèles.

Test gilets gonflables

Ci dessus le test réalisé à Port Neuf en août 2014 (le test d’hiver est toujours en préparation.)

 

Contenants :
un petit sac à dos (bien utile pour aller à terre ensuite) suffit puisqu’à part les bottes et le gilet, on a presque tout sur soi.

 

NB : pour une sortie à la journée un peu engagée, on ne regrettera pas une tenue de rechange dans son sac étanche, voir ci-dessous.

 

Pour une sortie avec bivouac

 

  • Une tenue de rechange complète

  • un duvet léger, peu volumineux et chaud type randonnée

  • un matelas autogonflant

  • un petit sac pour glisser la polaire qui servira d’oreiller  et un sac à viande pour ceux qui ménagent leur duvet

  • une lampe frontale et ses piles

  • une couverture de survie en cas de fuite dans le cabanage ou la tente sans parler de son usage « normal »

  • 2 ou 3 sacs poubelle résistants et 2 ou 3 sacs de congélation pour les petites affaires au cas où… prennent peu de place

  • Pharmacie perso ; petite pochette avec qqs pansements, compresses, désinfectant ; malgré les précautions, penser à l’ « après soleil » (Biafine, collyre) et aux antimoustiques selon l’endroit

  • Trousse de toilette  avec des produits en petits contenants, des tubes 1/2 entamés et savon multiusages  ou dosettes de shampoing ; les lingettes ne sont plus dans l’air du temps...

  • Mouchoirs et papier toilette

  • Serviette de rando microfibres ; 2 petites plutôt qu’une grande

  • tente de camping ou de cabanage

  • pinces à linge...

    Cabanage au sec

Contenants

Par exemple :

  • un contenant de 30 litres pour duvet, matelas, affaires de toilette et de nuit

  • un contenant de 30 litres pour les vêtements, rechanges et autres affaires

  • un sac pour la tente rangé dans un sac poubelle et sanglé

 

Sac etancheSac etanche2Bidon etanche

 

Le choix entre ces différents modèles se fait en fonction de l’accès plus ou moins facile aux affaires dans le sac, et des possibilités de rangement à bord ; attention à l’étanchéité, immersion ou aspersion, que l’on souhaite.

Préférer 2 sacs moyens à un seul grand, les coutures, donc l’étanchéité, s’en portent mieux.

NB Le bidon sert aussi de siège ; petite devinette : trouver quels autres objets ont aussi plusieurs fonctions ?

 

2 - Alimentation

 

Sortie à la journée

  • assiette, couverts, tire bouchon, sopalin

  • au menu  du midi (et du soir) : comme pour le pique nique dans boite type "tupperware"

  • boissons : eau 1,5l au moins par personne ; thermos 1/2l pour café, thé, eau fraiche ;

 

Contenants : boite de rangement et sa sangle ou bidon à la bonne taille

 

Sortie avec bivouac

 

Des questions de fond se posent : autonomie complète ou dîner au restau ? Durée de la sortie ?

Possibilités de ravitaillement en route ? Cuisiner ou pas ?

 

Exemple de sortie de 3 à 4 jours avec dîner au restau sans cuisine à bord.

 

Le premier jour ce sera le pique nique comme ci dessus ;

Pour la suite, il y a ce qui peut se conserver quelques jours et sans avoir cuisiner :

  • pain complet

  • légumes : endives, carottes, chou rouge, ail oignon, fenouil, tomates, concombre, melon...

  • fruits : oranges, pamplemousse, bananes, pommes, poires…

  • paté, jambon, maquereaux et sardines, à part le saucisson, certains fromages et le jambon sec, mieux vaut s’en tenir aux conserves

  • assaisonnement préparé à l’avance ou petits flacons d’huile, vinaigre, condiments…

Caviar de gironde

Pour après, il y a les plats préparés :

  • salades composées, légumes en boite, compotes, crème dessert…

  • les fruits et gateaux secs

Pour le petit déjeuner : fruits (secs ou pas), lait , corn flakes, pain, confiture…

 

On voit que sans cuisiner le choix reste vaste et un regard dans les assiettes des bateaux voisins est instructif.

Si on ajoute de l’eau et quelques autres boissons, on atteint vite les 40 litres et entre 10 et 15 kilos

 

Contenants : cagettes en plastique de 10 à 15 cm de haut, empilables qui tiennent dans un coffre, loin du bidon d’essence.

 

Gestion du froid : certains ont une glacière, d’autres naviguent en Bretagne.

Gestion du chaud : avec le réchaud et sa casserole, on accède aux cafés, thés, infusions, vin chaud, soupes et avec la poële au monde de la cuisine …

 

3- Equipements de sécurité

 

Pour ce qui est obligatoire

Revoir ce que dit la Division 240 pour les embarcations de catégorie de conception C, c’est à dire les voile-avirons naviguant à moins de 6 miles d’un abri.

  • Gilet de sauvetage

  • Moyen de remonter à bord

  • Moyen d’assèchement fixe (pompe) ou mobile (écope ou seau)

  • Trois feux rouges automatique à main non périmés (leur pochette placée dans un sac congélation)

  • Moyen de repérage sonore

  • Compas magnétique (le compas de route)

Remonter a bord

A rajouter

  • la VHF et le moyen de la recharger

  • les horaires de marées et hauteurs d’eau (et une montre ça va de soi !)

  • la carte de la zone de navigation papier (ou électronique)

une pochette étanche préservera la carte, votre itinéraire de navigation, le crayon, la gomme... la règle Cras ?

  • un compas de relèvement

  • une pince multifonctions

 

Comme on n’emporte que l’indispensable, le mieux est que cela reste à bord, c’est à dire soit dans un coffre, soit dans un équipet, soit attaché ; bien sûr c’est l’idéal…

 

Quelques références  de sites

le site de la Fédération V-A ; http://voileaviron.org

https://nauticaltrek.com/

…..

les vidéos de Roger Barnes pour les anglophones

 

Préparer sa sortie voile-avirons

 

TEXTE : Y G-G

Images : capture d'écrans

 

PRÉPARATION ​DE SORTIES

Une virée réussie repose sur une bonne combinaison d’itinéraire et de créneau de temps favorable :

  • On choisit un créneau de temps et un itinéraire pour lesquels les vents et les courants ont de bonnes chances d’être portants ou travers au moins pour le retour (ou la fin de parcours) … Tout en sachant qu’il faut s’attendre au pire quoi qu’il en soit.
  • Et pour parer à diverses difficultés qui pourraient surgir il faut prévoir des plans B, C etc.
  1. Première précaution : réfléchir à l’avance aux abris alternatifs accessibles.
  2. Deuxième précaution, mentale celle-ci : prendre toutes dispositions pour ne pas se sentir obligé de s’obstiner même quand les conditions deviennent limite voire plus.
    ​Par exemple : ne pas se donner d’obligation pour l’arrivée, telle que rendez-vous, départ d’un train etc. Ou alors prévenir qu’on devra peut-être jouer les lâcheurs (emporter son téléphone chargé !).

 

1– ASPECT MARÉE

Pour ceux qui naviguent en Atlantique ou en Manche, plus généralement partout où il y a un fort marnage, il faut en tenir compte pour 2 raisons :

  • les courants d’une part

    Normalement les rédacteurs des fiches d’itinéraires ou de zones donnent les infos utiles sur les courants de la zone parcourue. Sinon se reporter aux indications des cartes marines.

  • les hauteurs d’eau d’autre part
    Il faut les connaître à l’avance non seulement pour ne pas s’échouer en cours de route, mais aussi pour estimer les créneaux horaires pendant lesquels les cales qu’on va utiliser seront abordables.
    Chaque cale a ses particularités dont il faut tenir compte.
    ​> Prenons la cale de Fouras Port Sud, elle n’est utilisable pour un canot de voile-aviron que si la hauteur d’eau dépasse la cote 5,30 m, ce qui ne se produit jamais quand le coefficient est faible.
         Exemple : PM de 4,85 m le 18 octobre 2018 (coefficient 30) et 6,28 m le 26 octobre (coefficient 96)

Le site http://maree.info donne les courbes de marées pour des centaines de ports en France.

 

Remarque
Mareeinfo

Les fiches relatives aux cales, même sur ce site de VAP, indiquent rarement la hauteur d'eau nécessaire pour accoster.

À la cale de l'école de voile de La Flotte-en-Ré, l'eau affleure la rampe quand la marée est à 4m.

 

 

Plus la mer est haute plus la houle éventuelle pourra se faire sentir sur les cales et rendre les manœuvres difficiles.

Rappelons que la houle est une ondulation longue, qui vient de loin (d’une zone où le vent a soufflé fort), et qui arrive atténuée sur nos côtes. Malgré sa faible hauteur la houle génère des rouleaux sur les plages et des mouvements d’eau gênants sur les cales

Le site http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port donne, en les distinguant, les hauteurs de la houle et les hauteurs des vagues de la mer du vent local.

 

2- ASPECT MÉTÉO

Être assuré de bénéficier de vents maniables et si possible favorables, c’est bien. Éviter les contextes de « vent contre courant » trop conflictuels (clapot trop fort), c’est bien aussi.

Alors bien sûr tout le monde sait qu’il faut regarder la météo avant de partir. Mais quelle météo ? Et après, qu’est-ce qu’on en fait ???

L’important est la fiabilité de la prévision pour le projet qu’on a en tête. Sans se faire d’illusions : il faudra peut-être changer le projet en cours de déroulement.

Plusieurs sites météo se complètent utilement :

  • Windguru (1), météoconsult (2) et météociel (3) donnent une bonne visualisation de l’évolution du vent dans le temps.
  • La météo des plages de Météofrance (4) a de bonnes chances de bien représenter l’apparition des brises thermiques
(1) https://www.windguru.cz 
Ce site s’ouvre sur un tableau de prévisions temporelles. Pour avoir une cartographie des prévisions il faut cliquer sur une case quelconque de force de vent
(2) http://marine.meteoconsult.fr/meteo-marine/meteo-abords-du-port

(3) http://www.meteociel.fr/modeles

(4) http://www.meteofrance.com/previsions-meteo-plages

 

Les cartes interactives de Windguru et de Métociel donnent des indications précieuses sur les différences spatiales des vents. Si les vents prévus pour « la zone à côté » sont différents de ceux prévus pour le parcours envisagé, ils pourraient bien être finalement ceux de notre coin.

On trouve de bons indices sur la fiabilité des prévisions en regardant les différences spatiales et temporelles.

Explications :

  • Si le tableau temporel Windguru et la carte évolutive de Météociel annoncent des vents constants, et si les cartes des même sites montrent que « notre »vent sera celui de toute une vaste zone alentour, alors il y a de bonnes chances que ça se vérifie (sauf brises thermiques pas toujours bien représentées sur ces sites ; voir bientôt rubrique spéciale brises thermiques sur ce blog).
  • Inversement, si le vent est annoncé comme très variable dans l’espace et/ou le temps, méfiance ! il est prudent de prévoir des variantes et des solutions de secours à son projet !

Exemples illustrés 

Exemples de prévisions de vents par Windguru :

vents La Rochelle 1

Sur la carte ci-dessus de prévision centrée sur La Rochelle les vents vont dans tous les sens. Il suffit que la trajectoire d’un petit phénomène se décale un peu pour que le vent réel soit très différent de la prévision.

 

vents la rochelle 2

Sur cette deuxième image on voit que La Rochelle est au milieu d’une assez large zone de vents prévus de nord. 
La probabilité qu’ils soient effectivement du nord est élevée.

Vents fiables ou non

Sur le tableau de prévisions ci-dessus, il y a des périodes où le vent a une direction constante (ex : le vendredi)
En revanche il y en a d’autres où la direction change vite (ex : le jeudi). 
La prévision par tranches horaires est donc plus fiable pour vendredi que pour jeudi. 

 

**********
 

Chavirages volontaires

CHAVIRAGE ET REDRESSEMENT :
ESSAIS LE 8 AOÛT À PORT-NEUF

Dans un chenal bien protégé, sans clapot et avec une température digne du mois d'aout, nous avons fait deux essais de chavirage, surtout pour tester les capacités à remonter à bord à soixante-dix ans, afin de ne pas vivre sur les souvenirs des muscles d'antan.

Bien sûr, un vent sérieux et du clapot conséquent rendraient forcément l'opération globalement plus ardue, mais malgré ses limitations le test inspire confiance.

 

Le point de vue de Sirius (du haut du quai)

Félicitations à nos 2 cobayes, JiBi et Daniel, qui se sont portés volontaires pour mouiller leurs chemises -et bien d’autres choses- pour nous faire prendre conscience des conditions pour se sortir d’un mauvais pas, le chavirage.

Le 8 août 2018 à 15 h, la pleine mer, le vent maniable d’ouest, l’eau calme dans le chenal de Port Neuf, et la température clémente de la mer, réunissaient des conditions favorables à ces tentatives. Trop favorables en fait, puisque cet incident peut se produire dans des conditions de mer (agitée et/ou froide) bien plus éprouvantes.

Kanoteko+, remontée à bord

Premier constat rassurant : nos héros du jour sont parvenus rapidement à redresser leurs canots (Beau Merle, et Takka) en prenant appui sur la dérive (toujours avoir un moyen de sortir la dérive si elle a eu le mauvais goût de rentrer dans son puits!). Même JiBi y est parvenu en quelques minutes alors qu’il avait laissé la voile à poste, donc hissée.

Plus difficile, la remontée à bord. Pour ces 2 canots elle a été un peu « facilitée » (c’est beaucoup dire!) par les dispositifs préparés à l’avance (toujours se préparer à l’avance !) sur lesquels les pieds pouvaient trouver un appui. Elle a surtout été possible lorsque le liston s’est trouvé sous l’eau en raison du poids de la personne qui s’y agrippait (toujours disposer d’un point où s’agripper!). Il suffisait alors de basculer dans le bateau.

Restait à évacuer l’eau qui avait envahi les esquifs. Ce fut « facile », au seau, bien qu’au prix de pas mal d’huile de coude et d’un rythme soutenu, dans la mesure où les importants volumes de flottabilité de ces 2 canots n’ont laissé la place qu’à des volumes d’eau limités à l’intérieur, de sorte que les franc-bords se trouvaient nettement au dessus de la mer (toujours avoir de gros volumes de flottabilité!)

Chacun a donc pu retrouver son autonomie de navigation en 15-20 minutes.

Heureu-semeeeent qu’il faisait beau et qu’les skippers VAPiens avaient de bons canots… (air connu)

 

YGG

 

PS : toujours penser à amarrer tout son matos pour éviter qu’il se carapate !

 

Les points de vue les pieds dans l'eau

Takka remontée à bord

 

JIBI:

Takka est un GIS, Goat Island Skif, quelque peu renforcé et la coque pèse 115kg au lieu des 70 obtenus par l'architecte avec un échantillonnage léger du contreplaqué.

Mes remarques =
>> surprise de la facilité à redresser le bateau avec sa voile hissée !  et flottabilité importante du bateau sur le flanc ( les caissons AR et AV ne se sont remplis que de 4-5 litres chacun)
>> Difficulté a  agripper le liston quand on appuie sur la dérive = le bordé est glissant et le bouchain aussi.
>> Peu d'eau a bord qui provient surtout du poids du Capitaine lors du roulé-boulé
>> l'eau résiduelle était sous le haut du puits de dérive d'environ 10 cm au moins

Roulé boulé

 

Daniel :


Le Kanoteko+ est un dériveur léger dont la coque pèse 115kg et il s'est comporté comme tel.
Le bateau flotte tranquillement sur le côté, aussi peut-on aisément atteindre la dérive pour la sortir de la coque.
La remise à flot du canot ne nécessite qu'une poussée minime sur la dérive, tout au moins sans la voile qu'on n'avait pas voulu risquer si près du quai.
A défaut d'élégance, la remontée à bord est facile, même pour un septuagénaire.
Le volume d'eau impressionne bien qu'en réalité il s'en faut d'une quinzaine de centimètres avant qu'elle n'affleure le liston. Du fait de la coque en V, le volume est beaucoup moindre que dans une plate et on atteint très vite une masse résiduelle compatible avec une relance de la navigation.
Parmi les trucs qui faudra fixer, il y a les deux petits caillebottis et les bouchons de pineau, planqués sous les caillebottis justement, et qui sont là pour palier une perte des bouchons de nables officiels. Tout le reste avait reçu les caoutchoucs et bouts de ficelle adhoc qui ont fait leur office, notamment pour les avirons qui n'ont pas bougé.

Le gilet gonflable avait été délaissé pour un plus classique. Quelqu'un a demandé :" Est-ce que ça gêne?" En fait on ne peut pas donner de réponse car on n'a guère eu le temps d'y penser! Probablement que ça ne gêne pas. 


Il y a rafale et rafales

Manche à air

 

Il y a rafales et rafales par Yves GG

Lorsque la météo nous annonce des rafales nettement supérieures au vent moyen, cela peut parler de formes de surventes très différentes, qui ne font pas appel au même type de réaction du skipper ou du barreur. Voici ce qui me semble représenter les 2 types principaux :

1- La rafale brève et soudaine.

Fréquente par vents de terre, elle se produit aussi dans d'autres régimes de vent. Elle dure en général moins d'une minute, arrive parfois comme une claque, mais elle est annoncée par une zone dont la surface de l'eau a un aspect ridé, comme passée à la rape.
Cette zone se déplace beaucoup moins vite que le vent qui la surmonte. Elle se produit même, et souvent, sans aucun nuage qui puisse lui être associé. Sa dimension spatiale est d'ailleurs souvent bien plus petite que les cumulus éventuellement présents.
La réaction, c'est lofer et/ou choquer les écoutes pendant un court laps de temps (et en profiter pour gagner au vent si on est en louvoyage). Dans ce type de temps il est prudent d'avoir l'écoute en main, ou de la bloquer avec un nœud largable instanément (le « nœud d'écoute » n'a pas été inventé pour rien), ou avec un coinceur tout aussi largable en urgence.

2- La survente de grains

Beaucoup plus longue, de l'ordre du quart d'heure, elle est aussi moins brutale. Mais le renforcement du vent peut être aussi important, et surtout la mer se renforce elle aussi pendant ces passages.
Ce renforcement de la mer est d'ailleurs surprenant dans la mesure où les nuages sous lesquels, ou autour desquels, se produisent ces surventes semblent souvent ne pas avoir une dimension suffisante pour produire un fetch tel qu'il expliquerait de telles vagues.
Mais le fait est là : il ne suffit pas de choquer l'écoute. On peut non seulement être amené à réduire la toile, mais surtout il faut surveiller les lames pour faire face éventuellement (en lofant) à celles qui menacent de déferler et de s'écrouler dans le bateau. Si la météo a annoncé un vent de X noeuds toute la journée, venant du large, et « complété » par des rafales, c'est souvent de telles surventes de grains dont il s'agira (qu'il pleuve ou non).
Quand on prend ça sur la tronche et qu'on se retrouve dans la grisaille, on peut se demander s'il s'agit d'une dégradation imprévue et durable du temps. Mais le plus souvent, une fois le train de nuages passés, ça revient à la situation antérieure ou presque.

3. ma conclusion

Voici la conclusion que j'en tire, et que je soumets à votre réflexion et à votre expérience : pour savoir de quoi il retourne, et décider la conduite à tenir, il est utile d'observer les arrivées de tels trains de nuages. S'agit-il d'une masse limitée suivie d'un ciel plus clair ? Son passage devrait alors durer entre 5 à 20 minutes et sera suivi d'un apaisement. Ou s'agit-il d'une masse sans limite visible au loin, qui rendra tout le ciel merdique, et la mer avec ? Pour ce cas, il est utile d'avoir en tête les refuges accessibles.

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Guide de voile-aviron dans les Pertuis

Rando 083

Les pertuis charentais offrent un agréable terrain de jeu pour les petits canots munis d’une bonne voile et d’une paire d’avirons, ce qui ne veut pas dire insouciance, le méchant clapot pouvant ici ou là vous rappeler à la prudence.
La pratique du bateau à la voile et à l’aviron suppose que celui-ci soit d’une taille modeste, ce qui induit quelques limites au programme de navigation ; en revanche cette taille devient un gros avantage pour aborder en des lieux que des unités plus grosses ne peuvent envisager.
Tout d’abord il y a la mise à l’eau. Point n’est besoin de grue ni d’installation portuaire importante.
Une simple cale permet de descendre à l’eau un bateau garé à terre sur sa remorque le reste du temps.
Mais ici où là on s’ingénie à interdire ce qui devrait être toujours permis : l’accès à la mer. C’est ainsi qu’on se casse le nez sur une barrière et un cadenas là où jadis, ou naguère encore, on abordait librement. Tout en revendiquant fortement l’usage libre des cales contre les restrictions d’usage de tous poils, on répertorie ici quelques lieux dans les Pertuis Charentais où, sauf évolution récente pas encore intégrée, il est possible de mettre à l’eau nos petits bateaux. Un des problème étant ensuite de savoir quoi faire de la voiture et de la remorque le temps de la promenade sur l’eau, autant qu’on le peut, on signale les possibilités de parking.
Faire halte quelques heures sur le littoral suppose de prendre quelques précautions, le marnage important, la variabilité des vents et des courants pouvant engendrer quelques sérieux désagréments si l’on ne connait pas bien les lieux où l’on accoste. Les quelques pages sur le beachage peuvent éviter quelques situations fâcheuses.
Mais il arrive aussi que l’on soit sur l’eau, dans la limite des 6 milles qui est celle de la plupart de nos embarcations légères, et les pièges sont souvent cachés sous l’eau chargée de particules vaseuses, rochers, bancs de sables, parcs à huitres, bouchots et quelques vieux fers de parcs abandonnés qui vous font aisément un trou dans la coque. Évidemment il y a aussi les courants, qui ne sont pas tous marqués sur les cartes, et qui changent avec le sens de la marée, et la houle qui vit sa vie à part sans se préoccuper des vents locaux. Les quelques pages sur le sujet seront précieuses, mais elles ne font pas le tour de la question et nous incitons chacun, non seulement à la prudence, mais encore à nous faire part de ses remarques de navigation pour enrichir ce petit guide.

On trouvera sur ce site de VAP, quelques articles relatifs à cette navigation modeste autour de nos côtes charentaises.
L’édition électronique  nous permettra aisément de bonifier ces pages, de mettre à jour l’état des cales, d’intégrer une remarque pertinente sur tel petit coin d’échouage ou encore de préciser un courant modifié par un ouvrage plus ou moins bien venu.

VOICI LES PAGES ACTUELLEMENT CONSULTABLES :

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Eléments de navigation dans les Pertuis

Blues Baie de l'Aiguillon

COURANTS MOUILLAGES CALES

Informations données à titre purement indicatif

par Yves GG

LA PALLICE ET PONT DE RÉ

Les vents sont assez souvent fantasques (pas fiables) dans ce passage.
Courant : flot vers le nord, jusant vers le sud, souvent vifs mais la vitesse des courants est très influencée par le vent. Cette indication est valable pour toute la côte jusqu’au balisage (perches) des parcs à huitres situés au nord du Port du Plomb.

Dans le passage entre Ré et La Pallice, en montant au jusant, utiliser un contre-courant qui longe la plage de Ré vers le nord jusqu’à l’ancien embarcadère des bacs. Ensuite, si le vent est de secteur nord il faut louvoyer contre vent et courant vif ; peu de chances de gagner ! Si on réussit à franchir le pont, tirer un bord à l’ouest vers la baie de Rivedoux permet d’atteindre une zone de courants plus faibles.
Inversement, revenir au sud au flot par vent de SO est problématique.

ILE DE RÉ, BAIE DE RIVEDOUX

Large zone d’échouage pratiquable à BM entre la pointe de sable près du pont et les grandes perches des parcs à huitres.
La pente très faible du fond de sable casse les vagues ; très peu de ressac (se méfier quand même des vents de NNE !)

FORT DE LA PRÉE

Les ruines de l’abbaye des Chateliers sont bien plus facilement répérables que le fort, qui se situe un peu à l’Est. Ce fort dispose d’un tout petit port. Entrée possible à PM juste pour la visite en restant dans les canots. Débarquement interdit (propriété privée). Le fond est vaseux mais l’échouage est impossible car il y a des caillous saillant un peu partout.

DANS LE PERTUIS

A l’Ouest d’une ligne Pointe de l’Aiguillon-La Flotte, flot vers l’Est, jusant vers l’Ouest. Quelques contre courants le long de l’Ile de Ré, à l’Est de la pointe de Loix et à l’Est de l’entrée du Fier d’Ars.
Dans la zone des bouchots : flot vers le NE, jusant vers le SO. Mais ne pas entrer dans les bouchots si on ne connait pas. Ils sont balisés par de grands pieux, et quelques bouées blanches plus au large (au Sud). C’est à elles qu’il faut se fier si on ne voit pas les pieux.
Les têtes de bouchots apparaissent environ 1h 1⁄2 avant BM pour des coefficients de 80 et plus.

ANSE DE L’AIGUILLON

Les bouées d’aterrissage sont petites et ne se voient pas de très loin.
Les bords de la zone navigable sont encombrés de vieux pieux de bois. Certains se voient même à PM et permettent d’estimer « l’emplacement sous-marin » de ces bords, dont il vaut mieux ne pas s’approcher (attention dans les louvoyages). Se guider aussi aux changements de couleur de l’eau.
La Pointe de l’Aiguillon qui ferme le côté ouest de l’Anse est sableuse et s’étend loin vers l’Est. Sur la face nord de cette pointe on peut s’échouer en toute sécurité. Par vent de N à NE il y a un clapot gênant, pas dangereux si on choisit les endroits où le fond est en pente très douce. Pour aborder cette face nord, longer le sable d’assez près tout en sondant à la gaffe, pour éviter un obstacle situé au nord à peu de distance (pieux, grillages …, couverts d’eau à PM).
En amont de la 2ème bouée d’aterrissage, suivre le balisage.
Au niveau du mouillage des mytiliculteurs (« Port » du Pavé), en cas de louvoyage, se méfier du déventement provoqué par ces bateaux, pour éviter que le courant ne vous pousse contre l’un d’eux.
En amont de cette cale, argile et vase dominent, sans plus de pieux invisibles à redouter.
Attention aux échouements dans le bord convexe des virages : leur fond vaseux s’étend (parfois très) loin des berges.

POINTE D’ARÇAY ET ESTUAIRE DU LAY

Bouée d’aterrissage loin au large.
A BM, au nord de cette bouée se méfier de la barre sableuse : talonnage ou rouleaux possibles.
A PM, attention aux bancs de la Pointe d’Arçay qui débordent loin à l’E. Plus en amont, suivre le balisage rigoureusement.
La pointe elle même est une superbe zone d’échouage. En cas de houle, il y a du ressac, de moins en moins au fur et à mesure qu’on va vers l’amont. Avant de « beacher », suivre le sable à distance jusqu’à voir que le ressac est amorti, ou même entrer dans les anses formées par plusieurs langues de sable. Le fond de ces anses est souvent sablo-vaseux.
En face de la Pointe d’Arçay, à mi-marée au jusant, une partie du courant pousse à l’Est, vers les bouchots.

AIX

Le flot, de direction générale SE, se divise en 2 branches à la pointe St Eulard (pte NO de l’ile)
Le jusant, de direction générale NO, se divise en 2 au sud de l’ile
Le long de la côte nord, franche et accore, on peut naviguer à 30 m du bord sans danger sauf à grande basse mer. Courant parallèle à cette côte. Les mouillages tiennent bien sur fond généralement de sable.
Le long de la côte de l’Anse du Saillant, courants faibles mais fond encombré d’obstacles (parcs à huitres et débris de vieux carrelets). N’y échouer que là où on est sûrs des fonds. La moitié sud de l’anse est sans obstacles (info vérifiée en aout 2013)
De même, les fonds du port ne sont pas sains pour des coques fragiles.
Un échouage-bivouac très sûr, très protégé et très calme à l’extrémité sud de l’Anse du Saillant : microplage de sable (à PM) juste derrière le cordon de galets. Quelques ferrailles dans les parties herbeuses.
Pour le retour vers La Rochelle le jusant porte au NO voire ONO, ce qui autorise une remontée sans louvoyage par vent de NO à NNO. Il est recommandé de passer à l’Ouest de la zone des filières mytilicoles, car à l’Est de ces filières les bancs de roches de Chatelaillon s’avancent très loin au large.

FOURAS- POINTE DE LA FUMEE

A l’ouest des 2 ports de Fouras (nord et sud) les bancs de caillous et roches rendent l’approche de la côte impossible. Toutefois, en cas de nécessité il y a un accostage possible côté Est de la jetée de la Fumée, mais le plus haut possible pour ne pas gêner les bacs. Il faut rester à proximité pour surveiller et déplacer le canot si besoin. Il y a une échelle dans l’angle de la jetée, peu visible sauf de tout près car la jetée et l’échelle sont couvertes de coquilles d’huitres ; coupantes et très agressives pour les peintures et les mains !
La cale côté ouest de la jetée est généralement impraticable (pas protégée).

COUREAU D’OLERON

A partir de Boyardville, et plus au sud, les courants sont forts.
Au nord de la grande tourelle Juliar, flot vers le sud, jusant vers le nordAu sud de l’appontement de St Trojan, c’est l’inverse : flot vers le N, jusant vers le S.
Entre Juliar et St Trojan, ces 2 branches de flot vont à la rencontre l’une de l’autre, et ces 2 branches de jusant s’écartent l’une de l’autre.
La ligne E-O où s’opère la rencontre des 2 flots est plus proche de Juliar en début de flot, plus proche de St Trojan en fin de flot.
De même la ligne E-O de divergence des 2 jusants est plus proche de Juliar en début de jusant, plus proche de St Trojan en fin de jusant.
Au jusant, se méfier des bancs de sable (échouement), qui ne sont pas fixes.
Très beaux échouages possibles tout au sud, à la Pointe de Gatseau (sur l’Ile), et en face, sur le continent, à la Pointe du Galon d’or.
Pratiquement jamais de ressac.
Attention aux courants forts … et donc aux bateaux voisins, parfois mal mouillés.

SEUDRE

Se méfier des rives, encombrées de ferrailles de vieilles tables à huitres.
A la tombée de la nuit, et plus encore durant la nuit, en raison des réverbères des villages proches qui dégradent la vision nocturne, et faute de balisage lumineux, on peut arriver aux berges sans s’en rendre compte. En outre les nombreux corps morts et bateaux au mouillage ne se voient pas à temps, même avec une bonne lampe torche. Donc, n’y circuler que de jour.

*****

Plager dans les Pertuis (beacher)

Texte : Yves G.G.
Photos : VAP

Plager dans les Pertuis (sans soucis)


Plage et bateaux dans les pertuis charentais

[plager ou "beacher" ; voir ici]

Toutes ces photos de pub qui nous montrent de beaux bateaux échoués sur des plages magnifiques des pertuis charentais, devant de charmants bois de pins parasols, peuvent nous laisser croire que « beacher » est le rêve de tout marin un peu poête. Mais plus que le chant des muses, c’est le ricanement du diable qu’on entendrait, car c’est là que les ennuis arrivent en foule…
Ici ce n’est pas la mer qui est dangereuse, mais la côte! Beacher, est un art, pour naviguer autrement.

 

Beacher sans soucis est plus difficile qu’on aimerait le croire et avant toute chose, on prendra garde à vérifier comment sont les fonds ? Dans notre eau souvent maronnasse, pas facile à savoir sans avoir vu avant à basse mer, ou avoir des renseignements sûrs. Alors il suffit d’un caillou acéré ou d’une ferraille abandonnée là ; et bonjour la voie d’eau et les réparations qui coûtent cher, sans parler du ouiquènde foutu de chez foutu.
On prendra quelques précautions : sonder à l’aviron, puis juste avant que le canot se pose, descendre et faire le tour à pied.

Autre version : cette belle plage avec eau calme le matin, apparamment idéale pour beacher et piqueniquer dans un paysage de rêve, pourra devenir l’enfer le soir quand la marée aura remonté : très clapoteuse voire « ressacqueuse ». Voyez le tableau : le canot qui tosse et se fait repousser vers le haut de la plage par les rouleaux, le puits de dérive qui se remplit peu à peu de sable et de graviers qui vont coincer la dérive en position haute, la coque à moitié remplie par l’eau qui éclate sur les flancs et saute par dessus le liston, les équipiers qui se trempent jusqu’à la ceinture pour essayer de repousser le bateau vers le large… Ne riez pas : ça s’est vu, et pas que des débutants.

COMMENT ÉVITER DES MÉSAVENTURES AU « BEACHAGE »?

TENIR COMPTE DE LA MÉTÉO

La brise sera-t-elle levée quand la marée remontera et lèvera-t-elle du clapot ?
Cote sableuse ArcayOu plus traitre encore : une houle venue de loin arrivera-t-elle dans le coin au mauvais moment ? Les prévisions météo vous donneront rarement des réponses sûres sur la houle. Voici tout de même un site qui donne des prévisions de houle distinctes des prévisions de vagues du vent : http://marine.meteoconsult.fr/ onglet « Plans d’eau »
Cette houle contournera-t-elle la pointe dont on attend protection ? Est-ce que telle côte y est sensible ? L’expérience des lieux par de nombreux types de temps est précieuse.
Voyez cette image des plages de la pointe d’Arçay (côte nord du Pertuis Breton) : voici un joli vent de terre, ENE, qui ne lève que des vaguelettes sur la mer, mais une vielle houle d’Ouest crée un ressac du diable sur la plage. Imaginez que vous soyez arrivés avant que la houle soit présente : le calme de la plage aurait trompé votre confiance !

CHOISIR SON ENDROIT

Plage Aix commentée 400x205
Beachage sur l’estrant

Cet arsignale plusieurs endroits sûrs. Il y en a d’autres sans doutes, explorez-vous mêmes et partagez votre savoir!
Voici tout de même quelques règles générales adaptées à nos Pertuis.
Les plages ont souvent (pas toujours) 2 pentes : la plage proprement dite, celle des baigneurs, avec du sable en pente marquée ; et en dessous un estran plus ou moins sablo-vaseux, à pente très faible, souvent occupé par des parcs à huitres ou des bouchots mytilicoles.

Plage Aytré commentée
Dune plage et estrant de la plage d’Aytré

Sur la plage proprement dite, il y a souvent du ressac. En revanche, échouer sur la pente faible de l’estran ne pose pas de problème de ressac. Il suffit en plus de tourner le canot face au large avant qu’il soit tout à fait échoué, puis de porter à pied le mouillage plus au large une fois la marée descendue ; dès que le canot flottera à nouveau on se déhalera dessus pour arriver dans des fonds suffisants pour pouvoir godiller ou descendre un peu la dérive, et s’éloigner de la côte.

La photo en tête de cette page a été prise sur le bas de l’estran à la pointe de Sablanceaux, à l’ouest du pont de l’ile de Ré, côté Vendée : On y voit le départ d’un groupe qui avait échoué en bas de la plage (faible pente) le temps de pique-niquer en haut de la grève, à l’abri des dunes. Pour faciliter le départ les canots ont été échoués tournés vers le large ; mouillages portés au large pour faire face aux vagues lorsque l’eau remonte.

Va et vient bateau Et si on risque de devoir récupérer le canot à marée haute, alors qu’on ne peut l’atteindre qu’en se mouillant jusqu’aux « genouilles » voire plus haut, une solution : le va-et-vient (de préférence étrave vers le large, contrairement au schéma explicatif ci-dessous).
Ça permet de haler le canot à terre à marée haute pour, par exemple, y récupérer les allumettes oubliées à bord, puis de le renvoyer au large.
Attention : si le bout du va-et-vient traverse la plage, des promeneurs peuvent s’y prendre les pieds et vous gâcher la soirée.

Naviguer au départ de Charron

AU DÉPART DE LA CALE DU CORPS DE GARDE (CHARRON)

 

par Yves G.G

Charron cale du corps de garde a basse mer

  • Localisation et accès : par le village de Charron. Le fléchage « Port
    du Corps de Garde » n’existe qu’au dernier carrefour et se voit au
    dernier moment (le long de la rue « … » en sens unique Est-Ouest)
  • Horaires : Cette cale est utilisable sur une large plage d’horaires de
    marée.
  • Caractéristiques : large, bonne pente, rares anneaux pour s’amarrer,
    généralement très bien dévasée. Pas de clapot ni de houle. Utilisée par
    de rares professionnels (leur laisser la priorité).
  • Courants : Sur la cale elle-même le courant traversier n’est pas gênant
    pour les manoeuvres. Mais elle est située sur un fleuve soumis à de
    forts courants de marée contre lesquels il est très présomptueux de
    lutter ; son utilisation comme point de départ et d’arrivée suppose
    donc qu’on ait calibré sa sortie en fonction des marées de l’aller et
    du retour, plus encore qu’en fonction du vent prévu.
  • Commodités : parking OK (mais ne pas y laisser les voitures toute une
    nuit)

Voici quelques destinations typiques accessibles à partir de cette cale :

 

A- VERS MARANS (EN AMONT)

  • Partir au flot, revenir au jusant.
  • Vers l’amont, le balisage latéral est présent jusqu’au pont du Brault.
    Passer sous ce pont nécessite le dématage. S’y prendre longtemps à l’avance si le courant donne fort. A défaut, se planter dans la berge  (argile) pour s’arrêter en urgence le temps de la manœuvre.

A partir de là, 2 options :

  1. Pour passer par le canal rectiligne il faut se renseigner à l’avance sur les jours et  heures de l’éclusage, pour l’aller et le retour.
  2. si on continue dans la Sèvre et ses méandres, les courants sont d’autant plus faibles qu’on s’approche de l’extrémité amont du bief. On ne pourra pas aller jusque dans la ville de Marans car les anciennes écluses situées un peu en aval de la ville sont coincées depuis longtemps. Le débarquement n’y est pas facile (argile et roseaux partout). Une fois débarqués il y a des chemins très praticables pour aller en ville (15-20 minutes). NB : Si le parcours dans ces méandres se fait à marée pas très haute les
    berges vont souvent masquer ou dévier le vent.

B- VERS L’AVAL :

Partir au jusant, revenir au flot.

Les destinations suivantes sont proposées pour une sortie à la journée avec échouage et pique-nique à basse mer  : dans les bouchots, ou à la pointe d’Arçay, ou au Banc du Bûcheron, ou sur la plage de Rivedoux. Les courants sont alors favorables à l’aller et au retour. Et avec des BM entre 12h et 15h, les coefficients de marée sont plutôt élevés, donc les courants sont «efficaces ».

Si le vent est globalement favorable ( sauf dans certains tronçons des méandres, bien sûr!) il faut environ 1heure pour aller du Corps de Garde à la 2ème bouée d’eau libre (sortie de la Baie de l’Aiguillon).

Les temps de parcours vers les autres points de destination sont très variables selon les conditions météo.

TRONC COMMUN :

DANS LES MÉANDRES DE LA SÈVRE :

  • Le balisage latéral est un bon guide. Passer loin des berges convexes pour ne pas s’échouer dans les vasières au jusant.
    On va ainsi passer devant le « Pavé de Charron », grande cale avec un petit phare vert, à l’endroit où la Sèvre débouche dans la Baie de l’Aiguillon. A ce niveau on traverse une grande zone de mouillage des navires mytilicoles. Attention à ne pas se faire porter sur eux par le courant, d’autant plus qu’ils sont plus hauts qu’il n’y paraît et qu’ils nous déventent facilement.
  • Mouillage mytiliculteurs au pave de charron

TRAVERSÉE DE LA BAIE DE L’AIGUILLON :

  • Le balisage latéral est un bon guide. Mais il n’y en a plus au delà de la 1ère bouée dite d’eau libre (rouge et blanche) située à peu près au milieu de la Baie.
  • Attention : en aval de cette marque il faut encore rester dans le chenal du courant. Les berges vaseuses, qui peuvent être submergées si vous êtes partis tôt, sont encombrés de vieux pieux de bois, dangereux pour les carènes. Quelques uns de ces pieux se voient quand même à PM. Ils permettent d’estimer « l’emplacement sous-marin » de ces berges, dont il vaut mieux ne pas s’approcher (attention dans les louvoyages). Se guider aussi aux changements de couleur de l’eau.
  • Pieux bords chenal baie de l aiguillon
  • A la 2ème bouée d’eau libre on a enfin toute latitude de s’écarter de part et d’autre. C’est là qu’on choisit sa destination dans le Pertuis Breton.

DESTINATION BOUCHOTS À L’OUEST :

  • Les courants dans l’aire des bouchots : flot vers le NE, jusant vers le SO.
  • Au large de cette aire des bouchots : flot vers l’Est, jusant vers l’Ouest
  • Ne pas entrer dans le dédale des bouchots si on ne connaît pas. Ils sont balisés par des pieux plus hauts qu’eux. A bonne distance au large (au sud) leur zone est balisée par quelques bouées blanches. C’est à
    elles qu’il faut se fier lorsque les pieux sont couverts. Les têtes de bouchots apparaissent environ 1h ½ avant BM pour des coefficients de 80 et plus.
  • Si on connaît ou si on est bien guidé, un échouage à basse mer parmi les bouchots est une sortie originale et un pique nique garanti tranquille.

DESTINATION POINTE D’ARÇAY ET EMBOUCHURE DU LAY :

  • Route à l’ouest en passant au sud des bouchots.
  • La bouée d’atterrissage du Lay est située loin au large.
    A BM, au nord de cette bouée se méfier de la barre sableuse : talonnage ou rouleaux possibles.
    A PM, attention aux bancs de sable de la Pointe d’Arçay : ils débordent loin à l’E.
  • En entrant dans l’estuaire du Lay, suivre le balisage rigoureusement.
  • La pointe d’Arçay elle même est une superbe zone d’échouage. En cas de houle, il y a du ressac, de moins en moins au fur et à mesure qu’on va vers l’amont dans l’estuaire du Lay. Avant de « beacher », suivre le sable à distance jusqu’à voir que le ressac est amorti, ou même entrer dans les anses formées par plusieurs langues de sable. Le fond de ces anses est souvent sablo-vaseux.
  • En face de la Pointe d’Arçay, à mi-marée au jusant, une partie du courant pousse à l’Est, vers les bouchots.
  • Attention si on veut ressortir de l’estuaire le jour même (par exemple après s’y être échoué à basse mer) : on va rencontrer des courants de flot puissants. Il faut donc s’être assurés qu’il y aura des vents très favorables avant d’échouer. Sinon, une solution est de descendre les canots au fur et à mesure que l’eau baisse, pour qu’ils puissent flotter et redémarrer avant que le flot soit installé. Dans ce cas (sortie à basse mer) sonder en permanence ; il faudra probablement sortir en 2 temps : si besoin mouiller dans la partie large de l’embouchure (les courants y sont moins forts) en attendant qu’il y ait suffisamment d’eau sur les bancs de sables de la barre avant de poursuivre sa route.

DESTINATION ÎLE DE RÉ

Quand on part de Charron, c’est à BM ou presque qu’on arrive à l’Île, donc très peu de débarquements possibles.

Voici 2 suggestions :

  1. Cap au sud vers la plage située à l’Est de Rivedoux, tout près du pont de l’Île. En dessous de mi-marée sa pente est très faible et casse le ressac. Elle est donc relativement sûre. On peut s’y échouer le temps
    de pique-niquer, et repartir au flot.
    Il y a des parcs à huîtres devant Rivedoux mais ils sont bien balisés par de grands poteaux. La zone indiquée ci-dessus est située à l’Est des poteaux. Elle est vaste et sûre.
  2. Cap à l’Ouest vers le Banc du Bûcheron (avant l’entrée du Fier d’Ars.)
    L’échouage est possible sur le côté nord du banc s’il n’y a pas de houle génératrice de ressac. Sinon il est très abrité côté « intérieur », donc sur le versant sud du banc. Mais attention : quand le flot reviendra le courant entrant dans le Fier sera fort et contraire.
    Solution : porter un mouillage sur le haut du banc et attendre que l’eau soit assez haute pour pouvoir passer par dessus et arriver de l’autre côté, où le courant de flot est favorable (vers l’Est). Mais cela laisse moins de temps pour faire le retour. Pensez que ce parcours est long, et vu qu’il est orienté Est-Ouest, il est rare qu’on puisse faire l’aller et le retour dans la même marée : le vent n’est pas souvent favorable dans les 2 sens !
    Les jours chauds et ensoleillés avec vent synoptique d’Est sont favorables si on pense que la brise thermique soufflera l’après midi.
    Elle vient de l’ouest et commence à souffler au large puis se rapproche de La Rochelle ; l’apparition de quelques cumulus à terre en fin de matinée est un bon pronostic de la formation de cette brise.


Validité février
2015