Raconter

Vous trouverez Ici des récits de navigations des vélirameurs de l'association

Sèvre Niortaise (9 Octobre 2021)

Sortie Sèvre Niortaise du 9 Octobre 2021

Texte et photos: VAP

Les bateaux présents :

Takka

Beau Merle

Crocnaute

L’insoumise

Yvoanne

Valentine III (canoë)

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A nouveau en ce début d’automne, les canots de VAP ont rejoint les eaux intérieures : une sortie sur la Sèvre Niortaise a été organisée par Thierry B. qui nous a mené à Niort.

Le but était, outre le simple fait de se retrouver et de partager un moment ensemble, d’aller visiter le port de Niort-Boinot, juste rénové.

Cette sortie prévue à l’origine sur 2 jours s’est limitée finalement à une seule journée du fait des contraintes de chacun. Mais trois bateaux sont quand même repartis sur l'eau le lendemain pour aller jusqu'à Magné.

Samedi

La mise à l’eau s’est effectuée sur la (large) cale de la base nautique de Niort-Noron.

Cale noron

La météo nous annonçait un beau ciel bleu et un vent agréable de Nord Est.

Aussi, étant vent de face, nous nous avons sorti nos avirons et avons commencer à nager tranquillement.

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Le parcours nous menant vers Niort nous a fait passer sous le pont de la Belle Etoile où nous avons constaté que nos tirants d’air étaient inférieurs à la hauteur du pont, nous permettant donc de nous engager sans danger.

Plus loin nous sommes arrivés à l’écluse de Comporté, la seule de notre parcours. Quelques moments d’attente pour l’ouverture des portes et nous voilà entrés dans cet « ascenseur » qui s’est ensuite ouvert afin de nous permettre d’atteindre Niort et son Port-Boinot.

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Là, une halte bienvenue nous a vu sortir nos pique-niques du sac afin de reprendre quelques forces sous un grand soleil.

La visite de quelques passants nous a permis de discuter de nos bateaux, de notre association…

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Il faut noter que tout au long du parcours nous avons suscité la curiosité des badauds qui ont copieusement photographié ou filmé nos (jolis) canots. Il est vrai que de tels esquifs sont rares sur cette portion de la Sèvre !!

Après cette pause, notre Président étudiant le parcours a donné le signal de l’appareillage.Img 0971

Le vent ayant faibli et tourné …, après avoir tenté de naviguer à la voile, nous avons retrouvé nos avirons et sommes tranquillement retournés à notre point de départ.

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Dimanche

Tandis que se déroulait sur les chemins de halage une grande marche "pour le cancer du sein" regroupant beaucoup de monde pour l'occasion, nous mîmes les trois canots restant à l'eau pour ramer jusqu'à Magné en aval depuis la base nautique de Niort. Comme il faisait beau la ballade fut agréable, d'autant qu'il y avaient peu de pêcheurs sur les berges auxquels il convient de faire attention. Mais aux écluses il y avait du monde l'après-midi.

La Sèvre Niortaise est remise en état d'être naviguable depuis peu, la dernière phase étant la rénovation du port du Boinot que nous avions visité la veille. Aussi peu de bateaux empruntent son cours et encore moins les écluses. C'est pourquoi nous  avons assuré le spectacle à chacun de nos passages, les promeneurs s'asseyant sur les talus comme dans des gradins pour voir fonctionner ces ouvrages encore sous-exploités. Nous pouvions faire les malins car nous avions répété l'année précédente, aussi assumions nous crânement notre rôle d'éclusiers, mais Il faut admettre que la manoeuvre n'est pas difficile à comprendre.

Pour le retour, comme il convenait de ne pas trop trainer, toute honte bue, nous avons mis au moteur, c'est l'avantage des bateaux tolérants.

Ecluse sur la Sèvre niortaise

passage d'écluse le matin

DCA en pertuis (2)

Rallye Dinghy Cruising Association (DCA) en Charente-Maritime, 6-10 Septembre 2021

Partie 2

Texte par David P. , photos Mark S. et VAP

 

A 8h30 le lendemain la flottille quittait la Flotte, avec une marée descendante et un vent de Sud-Ouest , et de bonnes conditions. Mais après une heure et demi le vent a refusé, et nous a donc donné du travail ! C’était quelques heures de louvoyage difficile, avant de « beacher » au large de l’entrée du fiers d’Ars en Ré, pour manger et pour se reposer un peu !

Et puis, l’entrée au joli port d’Ars en Ré. Le fiers d’Ars en Ré, c’est joli mais compliqué, avec des bancs de sable, quelques rochers et un canal bien balisé mais pas large !03

 

En plus, il avait un courant de plus de 3 noeuds. Et voilà la troisième catastrophe de notre semaine ! : Mark, sur Water Rat, a perdu sa casquette dans une rafale, mais Miles, à la barre, exécutait une manœuvre brillante pour retrouver le couvre chef passé par dessus bord. Au final la flottille a trouvé ses supers emplacements au port, mais il n’y avait pas Frédéric ! David a alors téléphoné à notre nouvel ami qui était en panne de moteur dans le canal. Anthony, plein de gentillesse, ressortit pour ramener Frédéric en remorque. Après ces aventures, nous voilà au bar pour retrouver des bières mais aussi Lyn (femme de Miles), Pattie (sœur de Miles) et David (beau-frère de Miles), arrivés en voiture.

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Jeudi matin, à 10h00 la flottille quittait le port pour une « petite » navigation vers la Tranche sur Mer. Tandis que Niky avait décidé d’attaquer les magasins, les cafés… avec Lyn et Pattie, Mark était à bord Valentine IV avec David. David (l’autre David !) partait à bord du Water Rat avec Miles. Le ciel était couvert, la météo avait prévu un vent assez fort et des rafales, devenant plus fortes dans l’après-midi.

Après une heure et demie d’un vent fort, les équipiers ont alors fait une conférence radio et ont décidé qu’avec ces conditions, il n’était pas prudent de continuer dans cette trajectoire. 04

Donc pour éviter une rentrée à Ars en Ré trop difficile ils ont d’abord tourné vers le port de St Martin (pour qu’ils puissent utiliser l’avantage d’un vent du Sud-Ouest pour cette rentrée). Avec un vent devenant de plus en plus musclé, la flottille trouvait St Martin. Quelques uns sont entrés au port, les autres ont trouvé des bouées d’amarrages à l’extérieur, pour manger et se reposer !

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Pour revenir à Ars en Ré, nos équipiers ont rencontré un peu de tout : les vagues, la houle et un vent de plus en plus sévère (comme prévu) ! Mais l’un après l’autre ils ont retrouvés le fiers pour une dernière bataille contre les éléments. Chaque bateau a touché la vase de plus ou moins lourdement ; chaque skipper s’est trouvé « testé » ; Anthony a bien souffert sur son tout petit bateau, et puis, le Water Rat se trouvait collé sur le grand banc de sable ; Miles a eu besoin de sauter du bateau pour le pousser ! Mais à la fin, tout le monde était capable de retrouver ses bières afin de réfléchir à cette sortie bien compliquée ! Un très agréable repas ensemble au Café du Commerce a fourni une merveilleuse fin à une journée vraiment intéressante ! David a demandé à la capitainerie quelles conditions ils avaient relevé dans l’après-midi et les agents ont parlé d’un vent de Force 5 à 6 Beaufort, avec rafales.

Dernière journée : vendredi 9 septembre. Après une petite averse de bonne heure, notre flottille partait d’Ars en Ré vers 10.00 pour la dernière trajectoire (de 23 miles nautiques) jusqu’aux Minimes.

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La météo parlait d’un bon vent du NO, et d’une belle journée, bien ensoleillée.

Au début, le vent était un peu léger, et donc, avec l’objectif de passer le Pont de Ré vers 14h (pour prendre au maximum l’avantage de la marée), tout le monde a fait au moteur le passage permettant de sortir du fiers d’Ars et vers le phare les Islattes. Frédéric rencontrait encore un problème avec son moteur et a donc fait du stop : Valentine IV l’a remorqué pour cette première étape. 20210910 111238

 

Après le phare, le vent a forci, et avec la houle importante la mer était de plus en plus agitée.

En passant par St Martin le vent était de l’Ouest, contre la marée descendante, et nos bateaux ont fait pas mal de surfing. Difficile de contrôler et éviter les empannages dans ces conditions. Mais, tous les skippers ont passés le pont plus ou moins à l’heure, prévue pour trouver une mer beaucoup plus calme, malgré un vent assez fort (parenthèse : notre flottille a rencontré nos amis de VAP Yves et Patrick sur le beau bateau de notre ami récemment parti, Christian, au large du pont !) La rentrée aux Minimes effectuée, les remorques retrouvées, les bateaux préparés pour la route, les « au revoir » dits, Vincent partait pour le Port Neuf et tout le monde quittait la cale pour retrouver son domaine à terre.

Les réflexions ? David affirme que « nous avons passé une semaine dans la bonne convivialité, même dans les conditions parfois difficile. Nous avons trouvé des nouveaux amis. Pour quelques uns, des nouveaux endroits. Nous avons profité de la gentillesse des agents des capitaineries (et d’autres). Nous avons aidé nos collègues dès qu’ils avaient besoin. Et moi, personnellement, j’ai pris l’occasion d’apprendre les choses des autres. Donc pour moi (et bien sur Niky aussi), c’était un périple chouette, et mémorable. Merci à Miles pour son courage et sa ténacité en faisant le planning malgré les difficultés. »

DCA en pertuis (1)

Rallye Dinghy Cruising Association (DCA) en Charente-Maritime, 6-10 Septembre 2021

Partie 1

Texte par David P. , photos Mark S. et VAP

La Flotille

Du VAP:

Miles sur Water Rat

Vincent sur Le Major

David & Niky sur Valentine IV

Avec:

Anthony sur Sarum

Patrick sur Salvo

Frédéric sur Marc’h Mor

Mark (sans bateau)

David (sans bateau) depuis le jeudi

 

Le lundi 6 Septembre, à 8h, le matin, notre belle flottille sortait de la Rochelle pour une première escale au port le Douhet.

Une très belle matinée, chaude et ensoleillée, mais avec très peu du vent ! 01

Pendant une heure et demie, nous avons avancé doucement mais à midi cette brise nous abandonnait. A l’arrêt, les occupants de Valentine IV ont alors reçu la visite de leur voisin d’à côté, à Usseau : Jean-Luc, et son copain Kristoff à bord leur zodiac pour une journée de pêche !

David a alors ramé pendant une heure pour retrouver les autres mais le corps s’échauffait et au final, a démarré le moteur… Avec tous les autres aussi au moteur, la flottille trouvait le tout joli petit port du Douhet sur l’ile d’Oléron. Avec l’assistance de l’équipe super-serviable du port tous les bateaux ont trouvé leurs emplacements.

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20210906 095345Nos marins ont trouvé un peu d’ombre pour manger leurs sandwiches et se reposer, avant de déménager vers un agréable petit bar pour quelques bières ! Mark et Miles (l’équipe de Water Rat pour ces premiers jours) ont déniché une belle plage pour nager. Un peu plus tard l’équipe se trouvait dans un restaurant du port pour manger ensemble et fêter ce bon début de la semaine.20210906 202912

 

Le lendemain, direction l'île de Ré avec un vent fort du SE, des rafales, un ciel bien couvert et la houle intéressante, tout le monde a choisi de prendre un ris pour quitter le port après un petit-déjeuner sur le ponton.

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La mer était bien agitée mais pas trop méchante.  Dans cette phase, la première catastrophe du rallye a eu lieu : Patrick a perdu son chapeau emporté par une rafale ! En approchant le pont de l’ile de Ré le vent a tourné vers l’Est puis l’ ENE, et au large du phare Chauveau, voilà la deuxième catastrophe arriver : notre ami Vincent a souffert une défaillance importante (du bateau pas de lui-même). Ecoutez notre ami : « Après plusieurs mois de rénovation et de modifications, je n'ai pas eu le temps de faire assez de tests sur l'eau pour peaufiner les réglages du Major. Trois petites sorties par temps calme avant la virée internationale dans Les Pertuis par temps musclé ! 

Autrefois emplanté, mon mat est maintenant sur jumelles, du coup l'étai est relié à une drisse qui passe dans une poulie en tête de mat et redescend jusqu'à un taquet le long du mat. 

J'avais une vieille drisse pour étarquer l'étai, j'ai fait une jonction drisse-étai par surliure rapide et provisoire en attendant de mettre une jolie drisse toute neuve...ben je n'ai pas acheté la jolie drisse, j'ai oublié que j'avais une surliure de m.... et vogue la galère ! Après 5  sorties, dont 2 en pleine compétition internationale dans des conditions bien physiques, contre des Anglais et un Breton, le divorce a été prononcé entre un jeune étai et une vieille drisse.

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Résultat : petite montée d'adrénaline lorsque le mat a commencé à basculer vers l'arrière, j'ai affalé la grand voile, accompagné le mât sur son support arrière, installé le moteur électrique, dit au revoir à mes amis de la DCA et suis revenu vers Port-Neuf pour réparer et me remettre de mes émotions...avant de repartir rejoindre toute la bande à La Flotte en Ré. »

Tout le monde était déçu ; nous avons pensé que c’était la fin pour Vincent.

La flottille continuait après le pont, en trouvant des conditions plus agréables pour entrer au petit joli port de la Flotte pour la deuxième escale.

 

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Au bar lors des bières obligatoires, tout le monde était un peu triste de perdre notre ami. Mais, à l’entrée du resto pour manger David a téléphoné à Vincent pour se rassurer et voir s’il allait bien, et – bonnes nouvelles – Vincent disait qu’il avait fait les réparations nécessaires, rechargé la batterie de son moteur, mangé son sandwich et était déjà reparti du Port Neuf pour rejoindre l’équipe ! Et bien il arrivait à l’heure pour manger ensemble – quel héroïsme ! (Mais, nous avons bien noté qu’il arriva quelques 15 minutes trop tard pour payer les bières. De la chance ou la précision militaire?  A discuter…).

Heureusement les orages et la pluie prévus durant cette nuit, sont passés loin de la Flotte. Ce fut donc pour nous une nuit calme.

Les robinsonades 2021 d'Amzer zo

Texte et photos: Patrick M

 

Du 9 au 13 juillet, Amzer zo au pays des Traou-mad

Comme chaque année au printemps, Amzer zo ça le démange ! Il n'a qu'une envie, emmener son fidèle compagnon en mer pour vivre de belles aventures, et cette année ce sera après avoir participé à la '' semaine OFF'' du golfe du Morbihan qui fut une bonne entrée en matière (le vent n'est pas descendu en dessous de force 5 !! )

Donc navigation pendant 5 jours et 4 nuits en Bretagne Sud entre Belon et les Glénans

Belon, Brigneau Merrien Doélan, Port Manech, Concarneau , et les Glénans pour finir.

J'ai lancé une invitation à mes amis en leur proposant de me suivre dans mes robinsonades et c'est ainsi que : Vincent avec '' Muddy '' le Nantucket de VAP est venu de La Rochelle, Emmanuel Mailly avec son épouse et son Ilur ''Tournepierre '' de beaucoup plus loin (région parisienne), mon copain Jeanlou Guilard avec son Seil ''Seiltic'' depuis Brest. Olivier Langlet était sur place avec son canot 12 pieds construit de ses mains s'il vous plait, ainsi que notre grand ami Roger Barnes venu de Douarnenez avec son Ilur Avel Dro, et .....cerise sur le gateau, Jean David Benhamou sur son cata nous à rejoint en pleine mer près de l'Ile aux Moutons l'avant dernier jour, juste au moment de l'apéro !! (nous arrivions de Concarneau et lui de Loctudy ).Et puis il y a eu aussi Jean Paul et sa femme sur leur nouveau bateau (Blue Djinn): ils nous ont retrouvés pour un soir à Doélan.
Donc une belle virée en perspective.

Arrivée le Jeudi soir par la route, nous nous retrouvons au camping de Belon avec comme entrée en matière une dégustation d'huitres accompagnées du petit blanc qui va bien, avec une vue magnifique face à la rivière Belon.

Puis nous avons visité le château de Belon guidé par son propriétaire, ce fut un grand moment d'échange avec le personnage .
Pour des raisons de marée nous mettrons à l'eau à marée montante, les vans, voitures et remorques nous attendront au camping, bien sagement.

Vendredi 14 h après avoir tiré pas mal de bords pour sortir, nous piquons vers Doélan (7 ou 8 nautiques) avec une belle brise de travers. L'arrivée à Doélan fut épique car nous avons été accueillis par le zodiac du port de façon inélégante ! Nous demandant de ressortir du port !!.... rien que çà ! '' Pas de voile dans le port et ce sera 13 € pour la nuit '', même tarif pour tous les bateaux, et en plus sur bouée sans service de rade, tout cela dit sur un ton pas très sympa
Evidemment Roger avec son accent bien à lui leur à répondu ''oui oui monsieur ''et...... il a continué sous voile.
Nous avons opté pour nous échouer en fond de grève ce qui nous permettait de descendre à terre pour gouter le cidre et les crêpes du coin.

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Après avoir refusé de payer et sous les menaces que la police vienne nous verbaliser nous avons réglé notre nuit à contre cœur.

Heureusement la soirée au resto et la nuit dans ce lieu magique face à la maison de Benoite Groult nous à fait oublier ce petit accroc.

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Samedi matin avec du vent au près et du soleil, nous remontons vers Port Manec’h sans oublier de rentrer dans le magnifique port de Brigneau qui lui, n'a pas de capitainerie ...donc plus de problèmes ! Cet endroit que je connais est magnifique et je ne me lasse pas de le voir.
Arrivée à Port Manec'h nous nous échouons sur la grande plage pour le pique-nique de midi avec sieste.

Après s'être concertés, je propose de ne pas dormir à Port Manec'h mais de continuer vers Concarneau pour 2 raisons: premièrement nous avons du temps devant nous et c'est dommage de rester sur le sable la moitié de la journée; deusio étant donné la direction du vent, en partant de Concarneau pour les Glénans nous pourrons ne faire qu'un seul bord.
Cette proposition étant adoptée, nous appareillons. Nous passons l'ile de Raguénes en laissant l'ile Verte sur notre bâbord, puis nous contournons la pointe de Trévignon avec ses nombreux rochers et enfin nous rentrons dans une petite anse (Pouldohan) et allons nous échouer dans la rivière où un calme absolu nous attend (cet endroit est magnifique).

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Soudain un kayak avec une jolie maman et son bébé de 1 an ou 2, harnaché dans un gilet orange, vient à notre rencontre. Elle nous félicite de naviguer comme Robinson et nous propose ses services si nous en avons besoin (sa maison était à 100m de notre mouillage) voilà un bel accueil ! Merci madame pour votre gentillesse. Nous cassons la croûte en partageant nos émotions et nous irons, sans nous faire prier, sur nos bateaux pour passer la nuit.

Dimanche nous partons vers les Glénans. Le but est de profiter pleinement de ce lieu magique en prenant notre temps pour bien s'imprégner des paysages; ce sera donc deux nuits et une journée pleine sur place en plus de la fin d'après midi du jour de notre arrivée (l'idée de passer plusieurs jours aux Glénans à bien plu à mes camarades).
Nous laisserons Olivier rentrer seul à Belon; il préfère assurer car le boulot l'attend. Son bateau est sûr, le marin aguerri et le temps clément donc pas de problème.
Il nous confirmera son arrivée sans encombre par téléphone, merci Olivier de t'être joint à nous.

De beau matin nous partons en direction de l'Ile aux Moutons où doit nous rejoindre Jean David; petite brise et soleil pour cette traversée. Soudain la VHF crépite: "Amzer zo et les autres, je vous vois, j'arrive ! je suis à 1 nautique"

Nous nous mettons au mouillage avec 1m d'eau, dans l'anse Sud des Moutons au ras de la grève,et tous amarrés les uns aux autres, nous partageons bonne humeur, pâté, saucisson, ''guin ru'' (vin rouge en breton ) et le fameux whisky de Roger.
Les Glénans ne sont qu'à quelques miles de nous et c'est en fin d'après-midi que nous allons nous échouer sur le sable de l'ile saint Nicolas coté chambre.

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Lundi matin du vent, et le temps est moyen. Nous partons pour l'ile du Loc'h en laissant sur babord Fort Cigogne puis nous longeons l'ile du Loc'h. Petit passage à côté du rocher ''la bombe'' et nous embouquons le chenal de Brilimec en évitant les roches Mehabans. Nous sommes vent arrière à 2 ris 3 pour certains (1 seul pour Muddy qui n’en a
pas d’autre !) avec une houle bien formée qui nous fait surfer. Après ce passage musclé nous remontons derrière Penfret pour nous abriter un peu puis, finalement le vent ayant faibli, nous contournons Penfret par le Nord pour aller casser la croûte sur l'ile de Drenec près de l'école de voile où nous sommes abrités du vent. Nous passerons une deuxième nuit à St Nicolas ou nous dinerons au resto tous ensemble.

Mardi, retour vers Belon. Nous laissons seul Jean David qui rentrera à Loctudy au près dans le clapot pendant que nous déboulons ""à fond les manettes "en restant groupé à moins de 300m pour les plus éloignés, et à 10m pour le peloton de tête (petit sms de Jean David: bien arrivé mais trempé).
Ce retour fut un excellent souvenir, une belle et longue navigation ou nous étions groupés et pour finir de nombreux bords dans le Belon par pétole après un temps venteux au départ des Glénans.

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Voilà encore une belle escapade qui fait plaisir, qui donne des souvenirs et qui rapproche les hommes. Pas de moteur, juste un peu de godille dans les ports et la voile, la voile, il n'y a rien de mieux,

Le plaisir d'avoir découvert des coins superbes, ce qui n'aurait pas été possible ou tenté en étant seul sur l'eau.

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Merci à vous de m'avoir accompagné et je suis heureux que cela vous ait plu.

Hé bien .....à l'année prochaine, je l'espère.

Le capitaine d'Amzer zo, Patrick.

 

Biscarosse (partie 2)

Texte et photos: VAP

La suite du séjour de membres de VAP au lac de Biscarosse - Parentis

Mercredi: encore beau, encore chaud !

La flottille sort du port le matin vers Biscarosse au Nord du lac.

Après plus de deux heures d’un vent très léger nous atterrissons sur la petite belle plage de Gastes. 8 beaux bateaux alignés : quelle belle image !

La plage de parentis en born

Une autre pause, d’autres moments partagés. Ah la belle vie !

Pour notre retour, nous bénéficions d’un très bon vent d’Est et c’est donc un très agréable voyage qui nous ramène pour une soirée musicale : Serge à l’accordéon, Patrick à la guitare. Quel beau moment de convivialité!

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Jeudi: le matin, certains sont allés au marché de Parentis visiter les lieux et effectuer le ravitaillement.

L’après-midi, Water Rat avec Miles et David, Vincent sur Muddy, Daniel et Catherine sur Beau-Merle et Serge et Patrick sur Tosca sortent en direction de Biscarosse avec un très bon vent d’Ouest.

Une très bonne après-midi sur l’eau, malgré une averse, courte mais puissante.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 2Vendredi: déluge toute la matinée !

Vincent faisait un petit tour sur Muddy avant de partir ; Daniel et Catherine ont également navigué, sous la pluie.

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Certains membres de VAP repartent vers leurs activités. Miles et Lyn prolongent leurs vacances vers Bayonne pour un petit séjour de trois jours.

Samedi: encore très beau, très chaud, mais pas de vent !

David et Niky sur Valentine IV, Daniel sur Beau-Merle sortent mais après une heure sans vent, les deux bateaux, rentrent au port pour manger à l’ombre !

L’après-midi, un vent parfait se lève. Valentine IV quitte le port pour une dernière belle navigation autour du lac.

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En fin d’après-midi, nous sortons  nos bateaux de l’eau, les replaçons sur les remorques en vue de partir le lendemain.

Certains rentrent chez eux, tandis que d’autres avec leur caravane prolongent leur « tour du monde » ...

Un super séjour, avec une super équipe, une belle flottille, dans un bel endroit avec du beau temps.

Biscarosse (partie 1)

Texte et photos: VAP

Le Lac de Biscarosse-Parentis est un des lacs des Landes. Une superficie de 3600 hectares, entouré par les forêts de pin, typiques de la région Quelques petites plages et quelques ports bordent le rivage, permettant à des canots de suspendre leur navigation.

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A peu près 12 kms de long, environ 7-8 kms de large, ce qui permet de naviguer tranquillement.

Une particularité: au centre-nord du lac il y a quelques 24-25 plates-formes pétrolières ! Une donnée inattendue, à prendre en compte. Par ailleurs, c’est une zone d’amerrissage d’hydravions qui donne parfois un spectacle surprenant pour les navigateurs !

Une sortie d’une semaine est prévue sur ce plan d’eau au début du mois de Juin, organisée par David et Niky.

Dimanche: Valentine IV, Beau-Merle, Takka et Curlew arrivent et s’installent au joli petit port de Sainte Eulalie en Born, au Sud du lac.

Super beau temps, chaud.

Daniel sur Beau-Merle fait un petit premier tour sur l’eau, pendant que J-P, Catherine, David et Niky se trouvent au bar du camping pour un premier apéro suivi par un très bon repas. A chacun sa priorité !!

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Lundi: encore très chaud !

David et Niky sortent du port le matin, suivis par Daniel et Catherine sur Beau-Merle

Le matin le port de ste eulalie

J-P ayant un problème sur Curlew, avec Alain et Véronique, ils travaillent héroïquement, pour effectuer les réparations nécessaires. L’entraide est une valeur marine essentielle, partagée par les membres de VAP.

Bien frustrant cependant pour notre secrétaire, mais le souci est résolu rapidement.

Catherine en a profité pour effectuer son baptême sur le bateau de notre président, Beau-Merle.

Une bonne navigation commence, malgré un vent un peu léger.

Plus tard, Miles et Lyn sur Water Rat Patrice et Brigitte sur Caredig arrivent pour installer leurs bateaux dans le port. Leur venue est fêtée par un apéro au bar du camping.

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Mardi: Vincent arrive avec Muddy, le bateau de l’association.

Notre petite flottille compte désormais 7 bateaux !: Beau Merle, Valentine IV, Curlew, Takka, Water Rat, Caredig, Muddy.

Une navigation en flotille est entamée (qui permet de naviguer en sécurité, autre valeur partagée), un vent léger, chaud  nous porte, qui nous conduit à la plage de Parentis où le pique nique est entamé.

Capture d e cran 2021 06 24 a 15 57 28 1Au retour, nous rencontrons Serge et Patrick, bien arrivés sur Tosca. Ce sont désormais 8 bateaux de VAP qui sont rassemblés.

Le retour au port s’effectue de manière agréable, poussés par un vent parfait.

 

Pirmil chaviré!

Let'er Buck fait le vilain dans la Vilaine

Texte et photos Philippe et Françoise Lucas

Retour d’expérience, analyse du chavirage et du redressement de notre Pirmil

Contexte :

Navigation en Vilaine le 26 Août 2020 avec Jean-Michel et Marie-Annick C., sur leur Bayraider « Fleur d’Orient ». Sur Let’er Buck, Philippe et Françoise. Mise à l’eau à la cale de Marzan en fin de matinée. Vent d’ouest, annoncé force 3 à 4 (12 à 15 noeuds), rafales 5 voire 6 (18 à 22 nœuds). On décide de partir au moteur direction ouest vers le barrage d’Arzal pour aller pique niquer dans un petit étier sur la rive droite en face du hameau de l’Isle (~PK 127). On en repart vers 15h, toujours au moteur et peu de temps après, le vent semblant faiblir un peu, on décide de mettre la voile. Let’er Buck est gréé en catboat, avec un ris dans la grand voile.

Pirmil a l enversLa navigation et le chavirage :

On avance avec un vent arrière à 3/4 arrière avec changements de bords sous empannage. La dérive est partiellement baissée, on marche bien …. Une première rafale sur babord aurait dû m’alerter (écoute choquée, ça passe). Un peu plus tard, nous sommes sur l’autre bord et une rafale par tribord couche le bateau très vite et, malgré l’écoute larguée, celui-ci se retourne complètement. Nous sommes à l’eau, gilets de survie gonflés.

 

Le redressement :

Françoise est au nez du bateau, qu’on essaie de mettre bout au vent sans grand succès. Je monte sur la coque et m’arc-boute sur la dérive pour tenter de redresser le bateau sans arriver à le faire réellement décoller. On avait un bout en place à l’étrave que j’arrive à passer derrière une dame de nage restée en place. J’envoie le bout à un voilier qui rentrait au port sous moteur. A nous deux (moi à la dérive, lui en traction sur le bout) on arrive à le relever légèrement mais pas suffisamment …. On est tout près du port de La Roche Bernard et le bateau du port avec deux personnes à bord nous vient en assistance. Françoise embarque sur le voilier venu en aide. Après plusieurs tentatives infructueuses, moi seul sur la coque à agir via la dérive, un de nos deux sauveteurs me rejoint sur la coque et nous parvenons à le redresser. Après avoir copieusement écopé (merci à mon équipière d’avoir bien arrimé le seau), on repart, Let’er Buck à couple du bateau à moteur jusqu’à la cale de Marzan.

Pirmil a la bonne main

Pirmil sous grand voile seule amurée sur l'avant naviguant "à la bonne main" en Hollande

Le bilan et « l’arbre des causes » :

1. C’est normal, mais chapeau quand même pour tous les équipages qui se sont arrêtés, ont aidé ou tourné autour de nous jusqu’à ce que la situation apparaisse sous contrôle et merci à tous ces anonymes. Merci aussi à Jean-Michel et Marie-Annick qui étaient en arrière de nous au moment du chavirage et qui dès leur arrivée nous ont soutenu, ont vérifié autour de nous à la recherche d’éventuels objets flottants, prêts à intervenir si nécessaire, ne serait-ce que pour nous embarquer. Ne pas naviguer seul est quand même un atout réconfortant.

2. Tout s’est passé très vite mais le premier facteur d’embardée est (évidemment) le coup de vent violent par tribord alors qu’on était vent arrière à 3/4 arrière.

3. L’écoute larguée rapidement le bateau a néanmoins chaviré très vite vers babord. J’y vois 3 causes :

3a. La grand voile était gréée au point d’amure avant (version catboat) qui se situe 50cm en avant du point d’amure utilisé quand je grée avec foc. Tribord amure, la partie avant de la voile vient s’appuyer sur le mât, qui est alors sous le vent, offrant ainsi une surface que je viens d’estimer à 1,67 m² (avec un ris). Ces 1,67 m² ne sont pas « larguables » lorsque l’écoute est libérée et offrent une prise au vent conséquente !

3b. Nous étions vent arrière et la dérive n’était que partiellement descendue … elle fut de peu d’effet lorsque la rafale nous a pris par le travers.

3c. Pour équilibrer le bateau qui était sous vent arrière nous étions positionnés chacun sur un bord et nous nous sommes trouvés très rapidement sur le mauvais bord et dans l’impossibilité de faire rappel …

Point d amure avant allure a la mauvaise main

Pirmil grand voile amurée sur l'avant navigant "à la mauvaise main" en Hollande

Les leçons à tirer (et vous en trouverez sans doute d’autres)

 

1. Il aurait été plus prudent de revenir au moteur,…, mais c’était tellement tentant d’essayer quand même de faire un bout à la voile ….

2. Je n’utiliserai plus le point d’amure à l’avant. Je comprends mieux pourquoi sur les séries suivantes, une deuxième emplanture de mât existe positionné 50cm en avant de l’emplanture « voile + foc ». Amurer près du mât ne retire que 0,5 m² de surface offerte au vent mais autorise une rotation plus complète de la vergue autour du mât lorsque l’écoute est larguée1.

3. Je garderai plus de dérive (voire toute la dérive) même aux allures portantes ( ne serait-ce que pour ne pas avoir à la débloquer quand on est retourné ...).

4. J’utilise rarement les ballasts, c’est sans doute une erreur. Je pense que les remplir n’affecterait que peu les performances du bateau mais offrirait une meilleure stabilité bien utile en cas de coup de vent.

Grement foc voile point d amure pied de mat

Pirmil avec foc et grand-voile amurée en pied de mat toujours en Hollande

En guise de conclusion :

Personne n’est blessé. C’est l’essentiel.

Nous avons perdu le gouvernail qui a coulé2.

Les gilets se sont bien gonflés au contact de l’eau mais le mien s’est très vite dégonflé et j’ai réalisé qu’il était percé3.

La VHF était à bord mais dans un équipet … Du coup cela ne devient plus très utile quand on est sur la coque….4

Le moteur …. Ben, on aurait mieux fait de continuer à l’utiliser, … parce qu’après le redressement il était devenu bien inutile …

Le mât … intact mais la fixation au tableau avant a lâché et une partie du brise vague sur laquelle cette fixation s’appuie s’est cassée. C’est vraiment un point de fragilité qu’il faut renforcer surtout si on veut s’aider d’un bout fixé au pied de mât pour redresser le bateau.

 

 

Philippe et Françoise LUCAS, Let’er Buck.

 

 

1A analyser ce chavirage, je réalise aussi qu’amurer trop en avant explique sans doute le coiffage du mât qui m’est arrivé une fois dans le Golfe du Morbihan.

2Je savais ce risque, 2 propriétaires de Pirmil ayant demandé des photos pour faire refaire les gouvernails perdus après chavirement. Depuis, j’avais pris l’habitude d’assurer mon gouvernail avec un bout …. sauf cette fois là. Il me reste à me satisfaire d’en avoir fait des plans cotés pour accompagner les photos demandées....

3Je ne sais pas s’il était percé avant ou s’il s’est percé quand je me bagarrais avec ma dérive, ou en montant sur la coque. Quoiqu’il en soit, il peut être utile de tester son gilet en le gonflant de temps en temps à la bouche ou mieux avec une pompe (air sec) pour s’assurer qu’il n’y a pas de fuite…

4Elle a baigné une bonne heure dans l’eau mais quelques coups de séchoir à cheveux et quelques heures sur un petit matelas de riz dans une boite hermétique au soleil lui ont rendu la parole.

Vive le vent d'hiver

Texte Danilus

Photos VAP

 

Avec seize nœuds de nord-est, naviguer dans le fond de la baie de La Rochelle est plutôt agréable, surtout quand le soleil est de la partie.

Évidemment nous avons dû probablement enfreindre quelques oukazes récents de l’état d’urgence sanitaire car il y avait bien deux heures que nous n’avions pas consulté un site officiel, mais entre la marée qui trainait un peu les pieds et le couperet du couvre-feu, le créneau horaire était étroit pour faire un petit tour entre les deux tours du vieux port.

C’est une petite ballade rituelle des mois d’hiver entre amis de VAP, mais cette fois nous ne fûmes que deux à se motiver l’un l’autre pour sortir de la torpeur où nous ont plongé les diverses restrictions de liberté prises au motif de la covid-19.

Le joli Nantucket catboat mis à l’eau, si le premier bord est attendu comme la première gorgée de bière chère à Philippe Delerm, les autres ne manquent pas de charmes et c’est au près serré qu’on quitta Port-Neuf direction les tours.

Comme à l’accoutumée le vent devint capricieux en arrivant au chenal d’entrée, et comme il faisait très beau, que les badauds proliféraient et que le bateau attire l’œil, et comme noblesse oblige, un peu d’attention à la barre s’imposait pour passer à la voile entre la tour de la chaine et la tour Saint Nicolas sans coup férir malgré le vent de face (sauf quand ça lui chantait de se faire une bonne risée de direction aléatoire) afin d’honorer le pavillon de l’association qui fait le fier sur le hauban.

Ce point délicat assuré, quelques bords jusqu’au fond du port et c’était l’heure de rentrer pour ne pas risquer de se faire prendre par les miliciens après dix-huit heures.

Le retour ne fut qu’une formalité, sortie du port au vent arrière, quelques empannages bien maîtrisés pour éviter le bac-passeur, puis un long bord de grand largue, approche du ponton au vent de travers, vent debout pour finir et sortie du bateau au milieu des catamarans de l’école de voile enfin rouverte.

Ce n’étaient pas les quarantièmes rugissants, ni la transat du siècle, mais un bon vent sur un petit bateau par un bel après-midi ensoleillé d’hiver vous dote d’un moral retrouvé et bien entendu d’habits à faire sécher.

Personne ne nous ayant encore fourni de photos de la séance, voici pour compenser une image de février 2018 où nous étions plus nombreux.

février 2018 La Rochelle

Allons aux iles

 

 

Aux iles du ponantLes navigations en flottille sont un des charmes des regroupements de voilavirons, et à VAP (Voile & Avirons dans les Pertuis) après avoir renoncé à des organisations lourdes comme les Rondes dans le Pertuis qui nous avaient donné tant de joies depuis plus de dix ans, mais qui devenaient trop difficiles et ruineuses à organiser pour une association modeste comme la nôtre, nous avons opté pour des invitations à l'initiative de nos membres pour des rencontres véliramiques informelles, où chacun, comme d'habitude finalement, navigue sous sa propre responsabilité.

L'initiateur n'est pas un organisateur et ces navigations entre amis ne sont ni des régates ni des manifestations nautiques au sens réglementaire, nos petites flotilles s'insérant dans la circulation normale des embarcations sur l'eau, avec le soucis du respect des règles de conduite et de sécurité qui sont comme toujours de la responsabilité de chaque chef de bord.

Notre ami Patrick qui nous avait invités il y a quelques années à naviguer avec lui dans le Golfe du Morbihan a recommencé cette année en proposant l'idée d'une virée à quelques bateaux, partant du fond de la petite mer et allant aux iles Houat et Hoédic.

Quoi de mieux pour illustrer notre propos que le récit de cette promenade en voilavirons qui est publié sur le site du Chasse-Marée à l'adresse suivante :

https://www.chasse-maree.com/toutsavoir/3-jours-en-voiles-avirons-dans-les-iles-du-ponant/

Cliquez sur le lien pour l'ouvrir dans une autre fenêtre.

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Deux jours autour de Marennes

Texte :  Y.G-G

Photos : VAP

 

Nd de la clarteIl y a eu de très grandes marées au mois d’août 2020. 

C’est le moment qui a été choisi par les amis des « Lasses Marennaises » pour organiser leur rencontre annuelle « Escale aux Chantier Rabeau ». 

Nous étions plusieurs canots VAPiens  à y participer :  Caredig, Beau-Merle, Muddy, Rat-d’eau, Valentine 4, Takka, Charline et Chico-Mendès.

Les mises à l’eau ont été diverses : sur la Seudre (très bonne cale à Chatressac), sur la Charente (à Fouras) et même à La Rochelle ! Pourtant tout le monde a pu se retrouver au Chapus le 1er soir pour les ronds dans l’eau d’une très belle flottille, puis pour le dîner sur la plage (lieu ventilé nécessaire pour limiter les risques de transmission de la covid19).

Mouillage chantier rabaud     

Diner chantier rabaud 1   

L’ambiance a été aussi chaleureuse que « d’hab ».  Puis chacun a trouvé un coin tranquille pour monter sa tente (ou dormir à bord).  Mais auparavant, ceux qui avaient mis à l’eau au jusant sur la Seudre s’étaient retrouvés sur le site désormais fameux parmi les VAPistes, j’ai nommé Gatseau.
Après la nuit réparatrice à côté des Chantiers Rabeau, le quartier génénal des Lasses Marennaises au Chapus, nous sommes repartis vers le sud-ouest.  Mais Dame Pétole nous a empêchés d’atteindre le lieu de pique-nique que nous visions.  Nous avons donc échangé nos bouteilles au beau milieu du coureau, mouillés en grappes.

Mouillage en grappe   

Nous étions attendus le soir sur un des nombreux chenaux du marais de Seudre, par un ami qui nous avait organisé l’étape à des appontements devant sa cabane. Nous y sommes « montés » bien plus grâce au flot que par l’effet du vent, qui ridait à peine l’eau.  Par de tels coefficients et avec un si léger zéphyr, le spectacle du marais est magique.

Le summum a été atteint à l’heure du dîner avec  les appontements disparus sous la maline, puis un coucher de soleil à couper le souffle.

Tres grande maree dans le marais      

Le lendemain matin, routes retour.  Un « petit souci » nous attendait : l’un de nous avait garé sa voiture et remorque sur un endroit submersible par de tels coefficients …  Vérifiant ainsi ce que les marins disent d’habitude : c’est la terre qui est dangereuse !

Coucher de soleil sur le marais

 

Aller échouer dans les bouchots

Texte: Jean-Paul V. et Yves G.G.

Photos : VAP


En ce début du mois de juillet 2020 toutes les conditions étaient réunies pour une navigation en aval de Charron avec un pique-nique dans les bouchots à l'Ouest de la baie de l’Aiguillon. C’est à l’initiative d’Yves, déjà familier des lieux, que se sont retrouvés les neuf participants à cette journée de navigation, pour naviguer sur 3 canots.
Nous sommes le 6 juillet 2020 au Corps de Garde de Charron.  BM à 12h25, coef 85. Vents annoncés de secteur NE à NO.


Deux heures et demie avant la basse-mer l’embarquement sur les canots de la flottille Vapiste « Beau Merle », « Chico Mendès » et « Keep Cool » est réalisé rapidement à partir de la large cale bien entretenue de ce petit port. Il ne faut pas traîner car la marée descendante peut réserver quelques mauvaises surprises (gare aux berges vaseuses).
Les trois esquifs se laissent porter avec le courant du jusant en jouant à cache-cache au gré des boucles de fleuve. Du haut des berges quelques oiseaux migrateurs de la réserve voisine nous toisent sans crainte.
Le vent nord/nord-est facilite notre descente de la Sèvre niortaise jusqu’au port du Pavé où la vigilance du barreur est de mise pour esquiver les nombreux Chalands conchylicoles et autres navires agrippés à leur corps mort.
Nous poursuivons notre route en nous alignant sur les bouées d’atterrissage (rouge et blanche) afin de bien profiter du courant du fleuve où peu à peu l’horizon s’élargit en approchant de la sortie de la baie de l’Aiguillon.
Après la Pointe de l’Aiguillon nous tournons à droite et après environ une heure et demie de navigation nous sommes tout près des bouchots qui se dressent sur tribord.

1 arrivee dans les bouchots
« Chico Mendes » prend alors la tête de la flottille pour sonder les fonds vaseux à proximité d’une forêt immobile de pieux sur lesquels croit la prochaine récolte des moules.

Il est midi, c’est presque la basse mer et l’heure de de se restaurer. Après s’être regroupés, nos trois canots jettent l’ancre au milieu de ce paysage si particulier à travers lequel on aperçoit les rives sableuses de la pointe de l’Aiguillon.

2 pique nique a

 

Passé la pause, et pour donner le temps à la marée de monter suffisamment haut sur la cale du Corps de Garde, nous levons l’ancre pour une petite incursion dans le pertuis breton (cap au SO). Après un long bord en direction de l’île de ré, le signal du retour est donné.
Il est 14h30 et nous pouvons désormais profiter du flot pour revenir à notre point de départ. Nous sommes encore groupés et nous pouvons apprécier les qualités marines de « Keep Cool » (Yole de Ness) qui avance à bonne allure avec ses cinq passagers.

Keep cool

 

Néanmoins, il ne peut rivaliser avec les départs au planning de « Beau Merle » (Kanoteko+) qui achève la navigation loin devant.

Beau merle 1


Le retour à bord de « Chico Mendès » (skellig 1) est également très agréable grâce à la petite brise bien établie sur notre travers bâbord. Très vite nous retrouvons la première bouée d’atterrissage (que nous dépassons à près de 7/8 nœuds avec l’apport du courant).

Chico mendes

Nous sommes maintenant suffisamment haut pour voir au loin les digues qui entourent la vaste baie de l’Aiguillon
Puis à nouveau port du Pavé en direction de Charron avant de retrouver les boucles de la Sèvre niortaise dont le paysage s’est métamorphosé avec le flot
En remontant vers l’amont, le vent se fait plus discret. Passé le dernier méandre, il faut anticiper notre arrivée pour ne pas manquer la cale. L’expérience et la connaissance des lieux est ici précieuse pour accoster sans se faire emporter plus loin que prévu avec le courant.
Au final, une très belle journée de navigation dans un paysage sauvage et enchanteur se modifiant sous l’effet de la marée.
                                                                                                                                         Jean-Paul Vaille et Yves Grosset-Grange

Compléments pratiques :
    • La cale est payante (5 €/ jour)
    • Les indications générales pour naviguer à partir de cette cale ont fait l’objet de pages du blog sous le titre  « Naviguer au départ de Charron ». http://www.naviguerautrement.org/blog/naviguer/naviguer-dans-les-pertuis-charentais.html

Ile de Sein 2018

Texte et vidéo : Christion D.

 

"L'association "Naviguer en Ponant" a organisé en 2018 son deuxième tour de l'île de Sein pour les voiles et avirons. Cinq canots de VAP ont quitté leurs pertuis pour des eaux parfois rudes.

Mais cette année a été très favorable, toute la flottille a pu faire le tour, leurs équipages explorer l'île tranquillement et en revenir avec le plein de belles images.

Merci aux organisateurs, à ceux qui nous ont accueillis et aidés.

 

 

Le jeu des sept erreurs

Voici une deuxième version de la vidéo, c'est la même pas pareille.

Saurez-vous trouver les différences?

Vous pouvez jouer librement, il n'y a rien à gagner!

 

Quelques jours en Seudre 2018

Nous somme quelques uns à aimer cet étrange paysage du bassin de la Seudre où la marée basse dévoile des montagnes de vase le long des chenaux. Ce fut naturellement avec plaisir qu'on reçut l'invitation à participer aux Hauts de Seudre en cette fin aout 2018, manifestation organisée par PNCM, Patrimoine Naviguant en Charente-Maritime.
Aussi mit-on à l'eau nos jolis canots, les uns à Chatressac, l'autre à La Tremblade, les plus malins parce qu'ils  habitent à côté optèrent pour un chenal accueillant.

dans les chenaux de Seudre
Comme il se doit, après une tranquille remontée du fleuve, et un regroupement des diverses escadrilles devant le chenal de Mornac, nous abordâmes le port à la voile, le vent s'y prêtant opportunément. L'accueil, comme de coutume, fut parfait, et la soirée passée dans un restaurant où nos hôtes ont leurs habitudes fut des plus conviviales. Comme il faisait doux et sec, la nuit sous nos petites tentes se passa sans incidents. 

Chalouppe de l'Hermione en Seudre

Il fallait être lève-tôt, car il s'agissait pour ce premier matin de suivre la marée descendante pour aller picniquer à l'embouchure sur un banc découvrable où foisonnent les couteaux. La modestie du vent nous condamna à un train de sénateur, en compagnie de la chaloupe de l'Hermione, et ce fut un peu tardivement que nous abordâmes le banc de sable convoité qui ne découvrit pas et à défaut de pêche au couteaux, pour le pâté nous sortîmes les nôtres, les pieds dans l'eau. La tête aussi car il s'était mis à pleuvoir! Mais déjà il est temps de rehisser la voile, car si le reflux nous amena, le flux nous remporte vers l'amont où notre guide du jour nous fit visiter quelques chenaux secondaires que nous parcourumes plus aux avirons (à mains ou à essence) qu'à la voile qu'on garda pour faire joli. Bien nous en prit car le vent forcit bientôt et nous pûmes revenir du bout du monde en louvoyant dans le chenal étroit, puis de nouveau en Seudre, tirer quelques bords pour le plaisir et rentrer jusqu'au port de Mornac grace au déplacement de l'air. Les Hauts de Seudre se termineront par un repas en commun grâce aux ressources de nos sacs et aux cageots de moules que des bénévoles feront cuire pour la collectivité.

Chenal en Seudre 2018

Comme on se sent bien dans ce coin de marais sur nos canots légers, il avait été convenu que nous remettrions le couvert et passerions encore deux jours entre vapistes entre les berges vaseuses. Lever au petit matin, mais trois quarts d'heure plus tard que la veille du fait de l'heureux décalage de la marée, petit déjeuner encore offet par PNCM sur le quai, et nous revoilà partis à quatre bateaux vers les sables de la plage de Ronce les Bains. Le début du voyage fut magique, dans le calme du fond de Seudre, seuls sur l'eau, avant que les ostréiculteurs ne nous rattrapent bientôt sur leurs extraordinaires embarcations poussées par 350 cv. On signalera qu'à part deux ou trois inévitables butors, ces professionnels se montrent attentifs à nos frêles barcasses et nous font souvent un petit salut amical. Le vent léger poussant dans le sens de la marée descendante, nous avions l'impression de nous trainer, mais finalement nous pûmes aborder assez tôt à la pointe sableuse et déjeuner en regardant les brisants qui marquent le début du Pertuis de Maumusson de redoutable renommée.
La remontée se fit le vent dans le nez, heureusement suffisant, nous obligeant à tirer des bords en compagnie d'une jolie Billie-Jane que nous abandonnâmes pour embouquer le chenal du Pélard et retrouver des amis dans un coin du marais.

Lasse de Marennes
C'est un coin secret et qui doit le rester, aussi n'en fairons-nous aucune publicité. Il y avait du monde pourtant ce soir là pour fêter le retour sur l'eau après quelques travaux de la "Vaga Luna", lasse marennaise classée monument historique. Un banquet à la Astérix se tint face au soleil couchant et l'orage qui menaçait au loin. La météo avait annoncé un coup de vent. Il vint. Brutalement. Accompagné bientôt de grands abats d'eau qui mirent fin en un instant aux agapes. Les tentes, couchées dans l'herbe du talus où nous les avions plantées furent abandonnées à leur sort et nous trouvâmes refuge dans la cabane de l'ami qui accueillait l'évènement. Une dame partie avec le vent revint aussi y trouver asile après qu'un poteau électrique se fut abattu sur sa voiture.

En attendant l'orage
La navigation du lendemain se limita à un retour au moteur jusqu'à Chatressac où stationnaient nos remorques. Il ne resta plus qu'à rentrer chez soi faire sécher le matériel.

Visite aux Vieux Safrans d'Annecy

Visite aux Vieux safrans d’Annecy ou comment prendre de l’altitude ?

Texte et photos Alain B.

 

Dans le cadre du challenge de la Voile Légère Classique nous avons répondu à l’invitation de l’association des Vieux Safrans d’Annecy (VSA).

Ce challenge regroupe en plus des VSA, le Yacht club de l’Île de France (YCIF), Le Cercle de la voile d’Angers, Les Rendez vous de l’Erdre et bien sûr la Petite plaisance des Amis (du Musée Maritime de La Rochelle).

voile en montagne Annecy

Les VSA regroupent des propriétaires de voiliers anciens et classiques : petits quillards : Requin, Dragon, Star, Aile, Corsaire mais aussi dériveurs : Sharpies 9 m², 12m², Monotypes de Chatou, au total une bonne quarantaine de bateaux.

L’Association loue un grand bâtiment qui peut abriter tous les bateaux pendant les travaux d’entretien, ce qui est confortable et favorise une vie associative active et conviviale puisqu’il y a même une « cantine » !

Tous ces bateaux naviguent dans le cadre exceptionnel du Lac d’Annecy avec des escapades sur le Léman ou le Lac du Bourget.

Nous avons participé avec l’Ingénue, ce canot anglais qui navigue avec Voile & Avirons dans les Pertuis et dont on trouvera ici la vraie légende : "flotille Vap"

Dans une ambiance sympathiques et accueillante nous avons été parfaitement bien reçus et nous les attendons sur notre plan d’eau de La Rochelle pour le trophée des Amis les 25 et 26 août .

Attention ce sont de fins barreurs !

Le Lac d'Annecy vu de L'Ingénue

Quelques jours en Seudre 2017

En consultant le calendrier des festivités nautiques dans les Pertuis Charentais 2017, il était apparu qu’on pouvait aisément fin aout en enchainer plusieurs en Seudre et alentour, pourvu qu’on se dote d’une solution de continuité de notre cru. C’est ainsi qu’après avoir été fastueusement reçus par le club de l’Éguille Voile et Nature, on a pu participer au Voiles de Mornac, puis rejoindre le Chantier Rabeau à Bourcefranc.
Jean-Michel et Yannick, ces membres de la diaspora vapiste vivant en pays Nantais, nous racontent ici leur participation à ces réjouissances estivales.

 

Texte  ; Jean-michel COURONNE et Yannick, l’équipage de « Fleurd’Orient », un Bayraider 17 

Photos : Jean-Michel Couronné, Yannick, Jean-Luc Louis.

Des Voiles de Mornac au Chantier Rabeau en aout 2017.

 

Samedi et dimanche

C’est par un beau dimanche d’aout que nous avons découvert les festivités des « Voiles de Mornac », une des nombreuses manifestations nautiques dans le bassin de Marennes Oléron.

Notre association de petits voiliers « VAP » (Voile-aviron dans les Pertuis) était invitée à Mornac sur Seudre, un village classé parmi les plus beaux villages de France, au nord de Royan.

Nos embarcations, si elles sont récentes pour la plupart, sont souvent gréées au tiers avec leurs voiles et coques de couleurs. Elles s’intègrent très bien avec les vieux gréements plus imposants qui participaient à ce rassemblement.

La veille au soir une dizaine de bateaux, sans le nôtre qui n’arrivera de Saint-Nazaire que le lendemain, avaient rejoint le petit port de L'Éguille au fond de la Seudre, pas très loin, en amont de Mornac .

La soirée y fut festive, pour se faire le gosier nous a-t-on dit, et au réveil à 5h du mat’ le dimanche, il y avait des frissons. Mais la marée commande et la mer descend vite, il fallait faire vite pour ne pas se retrouver le cul (du bateau) dans la vase.

Depart matinal sur la Seudre

La flotille avait prévu de s’échouer pour midi au sud d’Oléron, sur la plage de Gatseau en face l’estuaire de la Seudre, cependant les vents défavorables n’ont pas permis cette halte. Finalement c’est à peine posé sur le sable de Ronce les Bains, côté continent, que les voiliers ont dû repartir, car la renverse se faisait déjà sentir.

C’est donc au retour des bateaux qui embouquaient la Seudre, que nous avons rejoint la flotte à partir de la cale de La Cayenne, non pas celle du bagne, mais d’un petit port ostréicole ainsi nommé où se jette le canal de Marennes dans la Seudre. Alors nos belles voiles ont remonté le fleuve sous le soleil, avec un vent léger et portant. La Seudre reste claire comparée à la Charente plus au nord, c’est pourquoi elle est une « rivière » d’élevage de naissains d’huitres, grâce à la qualité de son eau.


 

Voiles de mornac 2017


 

Il était prévu que nous allions rentrer à la queue leu-leu dans un ordre bien défini dans le chenal tortueux de Mornac, rive gauche, aussi une escale s’est imposée dans un étier en attendant le top d’entrée. Après quelques ronds dans l'eau en attendant le signal, tout avait bien commencé, mais bien que nous soyons très disciplinés comme il se doit, au fur et à mesure que nous avancions dans le chenal bordé de carrelets et cabanes colorées, la belle ordonnance a eu quelques ratées, si bien que nous sommes arrivés dans un joli désordre. C’est ainsi que Fleur d’Orient, trop rapide, prenait la première place au lieu de la septième allouée, car pour freiner dans le courant il ne reste que les avirons, mais ramer à contre sens des autres, ce n’est pas facile quand on manque d’espace.

Nous avons été accueillis micro en main par Pierre, notre président de l’époque, consigné à terre avec regret, ou comme lui-même aurait dit, puni de ne pouvoir naviguer. Ce fut une belle prestation de nos petits bateaux entrant à la lueur du soleil couchant, parmi ces voiles multicolores se frayant un passage dans ce très ancien port de pêche et de commerce, situé au bord du marais. Ce village vit au rythme des marées et a conservé tout son caractère traditionnel, à l’image de nos voiliers modestes amarrés le long des quais ou des pontons des cabanes bariolées.

Pour l’animation se fut réussi. D’abord un bain forcé de l’équipier de Fleur d’Orient, Yannick, en voulant nous amarrer provisoirement sur une berge herbue et abrupte. Yannick trempé, Yannick désolé, mais Yannick changé à l’abri des regards dans une de ces petites cabanes qui longent l’étier.

Heureusement, nous avions nos rechanges dans nos sacs étanches, pour les soirées bien arrosées (nous parlons de la pluie, naturellement). Nous n’avons pas de cabine de bains, nous essayons si possible d’être en autonomie complète, mais ce n’est pas toujours facile surtout pour avoir le pain ou le rosé gardés au frais.

Finalement, tous, nous avons posé nos bateaux docilement. Sur un avant-quai, comme le Drascombe de Jean Pierre ou bien coincés sur une cale envasée comme la bande à Isabelle et Patrick.

Voiles de mornac 2017 échouage

Quant à nous, nous avons choisi de nous mettre à couple du Pirmil de Françoise et Philippe, jusqu’à se coller à marée basse dans le reste de filet d’eau. C’est vrai qu’avec leur faible tirant d’eau, dérive et safran relevés, nos bateaux sont bien adaptés à l’échouage et la navigation dans les étiers de cette région de la Charente Maritime.

Après une soirée et un diner musical sur les quais à la lumière des projecteurs dans les voiles des vieux gréements, ce fut bivouac sous tentes pour beaucoup dans un petit bois, pas bien loin de nos bateaux, tandis que certains ont préféré un repos confortable à bord d’un gros vieux gréement.

Rares furent ceux qui cabanèrent, car dormir sous la tente sur le bateau n’est pas toujours confortable, surtout quand le canot s’incline sur la cale envasée. Mais il y a des avantages : certes il faut supporter le bruit de la fête, en revanche on a le privilège d’être proche, suivant nos envies, des bars ou des sanitaires du port.

Mornac soirée

Lundi

Le lundi en matinée comme la mer était basse, c’est une ballade à pied qui nous à fait découvrir ce paysage ostréicole, où la vue se perd dans ce labyrinthe d’anciens marais salants, reconvertis en claires pour l’affinage des huitres ou bassin d’élevage de crevettes ; puis Mornac nous accueillait, avec son église romane, ses maisons peintes en blanc, ses boutiques d’artisanat, et ses ruelles fleuries .

Après un déjeuner partagé sur les quais, ce fut une découverte sous voile des achenaux qui borde la Seudre en amont de Mornac, guidé par Bruno, le local de l’étape.

Il est surprenant de voir depuis la terre ces voiles qui glissent au-dessus des marais, surtout avec la marée haute et un gros coefficient. C’est un grand plan d’eau qui s’offre à nous pour régater, sans l’écran d’arbres qui nous déventeraient comme souvent en rivière, même si certains déclarent forfait, et comme Taka, la plate blanche de JB, préfèrent se planquer dans les roseaux au premier méandre .

Mardi

Le mardi nous avions rendez-vous au chantier Rabeau à Bourcefranc, pas loin du pont d’Oléron, mais dans l’estuaire de la Seudre la flotille s’est divisée. Certains ont sorti leurs bateaux de l’eau à La Cayenne, appelés à terre par quelques obligations, certains non motorisés ont préféré s’échouer à Gatseau au sud d’Oléron, d’autres comme nous, ont suivi Bruno vers une langue de sable en face du château d’Oléron. Il faut dire que les courants divergent ou s’opposent, surtout à la fin des marées, et ce n’est pas facile suivant la force du vent d’être dans le bon timing : soit trop tôt, soit trop tard avec le courant contre, il importe donc d’optimiser.

Fleur d orient devant le fort louvois

Finalement une poussette à la godille-essence fut nécessaire en passant sous le pont d’Oléron avant de s’échouer sur le banc d’Agnas, où on a été tout surpris de voir un si grand nombre de petits bateaux à moteur posés là pour une pêche de palourdes miraculeuse.

Voiles de mornac 2017 apéro

 

Un moment de détente pour un pique-nique, apéro solidaire et très coloré en compagnie de nos ostréiculteurs accompagnateurs sur leur lasse à voile. Ensuite, bien sûr, la sieste s’est imposée avant de rejoindre les hangars bleus du chantier Rabeau. Finalement nous sommes arrivés au complet en fin de soirée comme prévu, après une rafale de vent inopinée qui nous a tous surpris.

Bateaux ancrés ou échoués à marée haute sur le sable fin, bivouac en haut de plage à côté des ateliers.

Re-apéro avec vue sur mer, au soleil couchant, décor d’un autre temps.

Ce soir-là, beaucoup ont sorti avec difficulté leur canot de l’eau, non pas à cause d’un abus d’un quelconque breuvage, mais de l’accès des remorques difficile sur la plage .

chantier Rabeau 2017 échouage

La soirée fut mémorable, dans de cet ancien chantier naval. Folle ambiance et repas cuisiné aux fruits de mer délicieux. C’était coques en stock mais quand même pas woodstock malgré l'odeur de sciure!

La soirée s’est passée entre les machines à bois sous les charpentes empoussiérées, à côté d’un vieux gréement en cours de restauration. Chants de marins, Brassens ou Antoine, grattage de guitare classique, pour gosiers asséchés, ohyé!


 

Mercredi

Malgré l’odeur du café servi, brioches et confitures, le petit déjeuner fut trop matinal, l’atelier respirant encore l’odeur de la bonne cuisine de la veille.

au chantier Rabeau 2017

Profitant du début de la marée descendante nous sommes rentrés seuls par la mer avec une escale au Chateau d’Oléron.

Après bien des bords dans le chenal étroit qui nous à amené aux premiers pontons, l’arrivée fut tranquille, à contre courant au pied de la citadelle.

Le bateau bien rangé, prêt à partir, il était l’heure de la visite des remparts, puis du marché, enfin d'un petit resto, mais déjà il était temps d’appareiller.

Ah les cons ! iIs ont enlevé l’eau autour des pontons ! les mouettes ont pied.

Safran, moteur, dérive, tous bien plantés dans la vase : nous voila obligé d’attendre. Eh oui, dès qu’on aborde les pontons flottants, on retrouve le réflexe des plaisanciers aux docksides.

Après bien des titillements, des mouvements oscillants à l’arrivée des premiers centimètres d’eau, nous avons enfin décollé, bon pour un petit nettoyage des appendices (du bateau s’entend).

De retour « En passant par Marennes  avec not’e bateau » nous avions programmé une escale « chez nos amis voileux. ». Éclade de moules et chambre d’hôte dans une grande maison bois, ça vaut le détour .

Comme nous venions de naviguer ensemble la veille, bien fatigués, notre hôte et moi, tous les deux à plat, finalement nous n’avons parlé que de « flat-twin ». Ah, vieille mécanique, quand tu nous tiens !

Fleur d orient bayraider 17 

Fleur d’Orient a rejoint Saint Nazaire, son port d’attache sur l’estuaire de la Loire, et son équipage a fait le plein de bons souvenirs .

L’Éguille, Mornac, le chantier Rabeau, un mélange d’étonnements.

C’est sûr qu’on y reviendra.

***

Deux canots aux Glénans

 

Texte et photos : Patrick

 

- Tiens pourquoi pas les Glénans!
- Même pas peur.

La météo n'est pas mauvaise ; Jean-Paul a une grosse envie de mettre les Glénans au tableau de chasse d'Alose ; quant à Amzer-zo, lui, il connait : alors on y va.

VAP en route vers les Glénans
Donc nous quittons nos copains de la ballade "Golfe tour" pour rejoindre la pointe de Trévignon notre base de départ où il y a une cale large et de la place pour laisser nos camping cars ainsi que leurs remorques.
Trévignon présente l'avantage d'être à moins de 10 miles de la côte promise, donc à distance légale pour nos canots armés pour 6 miles.
Nous préparons donc nos bateaux le soir, assurons une bonne nuit à terre et le lendemain de bonne heure nous effectuons la mise à l'eau et direct sur un seul bord vers Penfret.
Mer plate et petit vent de 5 noeuds  nous portent tranquillement vers l'ile principale qui nous offre un mouillage sur ancre pour un bon casse-croûte suivi d'une sieste.
Après cette application du "principe de précaution" (comme dirait Nadau) nous appareillons pour une petite virée vers l'ile du Loch agrémenté d'un passage sur les rochers de la Tête de mort, mais pas de soucis avec un temps de curé et une eau limpide comme aux Caraibes nous pouvons voir le fond et évaluer la profondeur. Trois petits bords pour éviter l'ile de fort Cigogne et nous voila prêts pour aborder à la cale de l ile St Nicolas.
Aïe! il y a un gros bateau gris avec une déco bleu-blanc-rouge sur son côté. Nous passons au ras du navire gris qui nous observe mais qui ne bronche pas. Bon, ce n'est pas parce que nous n'avons rien à nous reprocher qu'ils auraient le même point de vue.
Que fait un marin qui, après une grande traversée, débarque à terre ? Il se dirige par instinct vers le bistrot : donc nous ne dérogeons pas à la règle, puis petit tour de reconnaissance et après avoir immortalisé notre présence sur l'ile, un gars du coin nous indique deux bouées où nous pourrons passer la nuit sans problèmes.au port
Et là, à dix mètres de nos canots, un "capitaine" téléphone bruyamment à sa femme (on suppose) : "Devine chérie : il y a trois fous sur des mouille-culs qui sont aux Glénans et en plus ils vont coucher à bord, ils sont en train d'installer leurs taud pour la nuit! J'en crois pas mes yeux!"
Il est vrai que lui, il va passer la nuit sur un 11m double barre à roue et confort à l'avenant.
Bref! Ceci dit le réchaud du bord nous procurera un petit repas chaud puis dodo les petits, pas de télé ce soir et tant mieux.
Après une nuit calme, le réveil est salué par un lever de soleil magnifique, mais le beau temps, ça n'a qu'un temps, il est prévu 35 noeuds de vent.
"Tiens du crachin. Hum... le vent ne devrait pas souffler si fort que cela" se dit le vieux marin.
Et ce sera effectivement le cas. Le départ de St Nicolas nécessitera le moteur et son (avi)ronron ne nous quittera pas jusqu'au continent. Dommage, mais quand même un super souvenir.
La sortie de l'eau à Trévignon sera musclée, car même sans vent il y a une houle qui implique de s'y mettre à  deux pour tenir le bateau tandis qu'un troisième s'affaire à la manoeuvre du treuil. Plus jamais nous ne  partirons de Trévignon car par un vent fort il est impossible d'en ressortir son bateau et il ne resterait  plus qu'à aller à Portmanech avec la complication de récupérer la remorque. La prochaine fois on optera pour un départ de Bénodet ou Port La Foret.
Les Glénans c'est MAGNIFIQUE on ne s'en lasserait pas, c'est à faire et même bien fait c'est à refaire.

visite immortelle

 

 

Vap Golfe Tour 2017

Texte :Patrick

Photos : Patrick ; Jean-Michel C.

Quand un amoureux de la petite mer propose à ses copains voileux de venir en découdre avec les courants du Golfe du Morbihan, cela donne quatre jours inoubliables et ce fut : la "VAP GOLFE TOUR 2017"

Cinq voilavirons de notre association de La Rochelle arrivent en force à Saint-Armel, notre point de départ. Le rendez-vous est chez Patrick qui possède une petite maison sur place. Trois bateaux viennent de La Rochelle, mais la diaspora est représentée par Fleur d'Orient basée à Nantes et qui vient jouer dans son jardin, mais aussi l'Alose qui, malgré son immatriculation Vannaise, arrive en réalité de Lyon.

Calesaintarmel2 r

Premier jour

La première nuit est passée sous tente dans le jardin, et au matin on s’ébroue pour aller mettre à l'eau à la cale du Passage, bien aidé par le fourgon de Patrick qui arbore une boule d’attelage à l'avant de son véhicule, ce qui n'était pas du luxe vu l’étroitesse de la cale

Pendant que certains commencent à gréer, d'autres vont stationner les remorques sur notre terrain de base et c'est en milieu de matinée que nous nous dirigeons vent arrière vers l'ile de Lern puis, doucement, passons devant l'ile d'Arz et allons beacher sur l'ile d’en face à Ilur.

Dans une petite baie magnifique et abritée sur fond de sable blanc immaculé (ou presque) nous posons pieds à terre pour une plaisante visite du petit hameau, mais aussi pour sortir du sac le casse-croute. Faute de bistrot nous débouchons nos bouteilles puis... digérons sur le sable au soleil en faisant une petite sieste. Oui oui ! au soleil ! Nous profitons du micro climat ( il est vrai que nous sommes alors protegés du vent ).

Pique nique sur la plage d'Ilur

- Hé !les gars, ça remonte il va falloir s’y mettre, car nous allons a la pointe de Kerners. nous attend une bonne pizza et notre camping.

Ça se complique car il va falloir naviguer contre le courant et là l'expérience du marin du coin sera utile.

- Tiens, pourquoi il va à babord ? Ce n'est pas la route !

- Si ! si bien sur, parce que à 500m il y a un contre courant qui va nous permettre de ruser et de gagner un temps précieux

Beau Merle, le bateau basque, est impressionné par la force du courant, mais taille la route ; Let’er buck après un empannage résoud son problème de voile passée par dessus le mat ; Amzer zo tourne autour et surveille son monde, et tous finissent par arriver sans encombres au port de Kerners où nous pouvons mettre nos canots sur bouées et regagner terre grâce à l’annexe gentiment prêtée par notre restaurateur.

Belle traversée avec un beau soleil mais un joli vent de force 4, un peu froid aux doigts mais chaud dans les coeurs.

Les tentes sont vite montées et c'est face à la mer , presque les pieds dans l'eau que, assis aux tables du petit bistrot, nous dégustons les pizzas déjà commandées et livrées sur place et réchauffées par dessus le marché par notre hôte qui avait ouvert sa buvette spécialement pour nous. Quelle classe ! L'intendance est à la hauteur.

On se refait la navigation de la journée.

- Tu as vu le courant c'est dingue, et les rochers où nous sommes passés !

- Non, mais il y avait au moins 1m50 d'eau!

- Tu sais l'eau ici est aussi claire qu’en Méditerranée !

- Oui, mais elle est froide.

- Oui, mais elle est claire.

- Mais froide.

- Hé les gars faut faire dodo

Le soleil est couché, le froid arrive vite, nous allons nous mettre sous la couette et faire de beaux rêves. Ou des cauchemars, chacun fait comme il veut.

Deuxième jour

- Ha ! ce matin ça vente fort.

- Comme d’hab!

Petit briefing.

Devant les légères réticences, nous optons pour un changement de programme : plus tranquille car passer devant Berder avec six nœuds de courant, plus le vent et l'eau froide et sans sécu, ben …

Nous tombons d’accord pour dire que nous sommes là pour nous amuser et non pour faire des exploits. Bref, départ en direction de l'ile de Conleau en passant entre l'ile au Moines et l'ile d'Arz puis Arradon et port Anna.

VAP Echouage en Morbihan

La traversée s’avère sans problèmes par un vent certes soutenu mais très maniable et du soleil. Encore du soleil ! hé oui.

Un petit coup de VHF au port de Conleau pour donner notre heure d'arrivée et savoir quelle sera notre bouée d'amarrage ? Cerise sur le gâteau, une annexe nous attend afin que nous puissions débarquer. Elle a été gentiment préparée par le maitre de port que Patrick avait joint deux jours plus tôt

 

-Hé !les filles et les gars, c'est pas fini vous avez 300m pour aller planter vos tentes et on revient pour le resto où un menu nous attend (pas terrible finalement, et on n’y reviendra pas le lendemain).

Encore et encore des anecdotes sur la navigation du jour, puis on se glisse dans le duvet

Une seconde journée bien remplie, plein de bons souvenir sauf l'addition du resto. On ne peut pas réussir partout, demain sera un autre jour.

Troisième jour


-Ah ! Mais ce matin ça souffle !
- O buffe point trop cha p’tit.

Patrick qui a dormi dans son Amser zo de 3m50 pourra témoigner que dans la nuit il y a eu plusieurs rafales à décoiffer une bigoudène !
Durant le petit dèj’ au camping de Conleau, ça discute ferme car il est prévu au programme de descendre vers Arradon, puis l'ile de Berder et de remonter en passant entre l'ile au Moines et Arz puis se refaire une seconde escale  à Conleau le soir.
Bref beaucoup de vent et un peu de pluie (c’est à dire qu’on sera complètement trempés) nous pousse à tout simplement remonter la rivière vers Vannes. On est en vacances ( "amzer zo"en breton : on a tout le temps ! )
Une équipe partira visiter Vanne à pied et les autres en bateau, qui ne verront finalement de la ville que l’écluse et le dessous d’un pont. 
Nous accostons le long d'un quai pour casser la croute et retour au près à contre courant, mais avec le soleil revenu, jusqu’à notre bouée au port de Conleau. 
Ce petit retour est très sympa, du louvoyage sous le soleil, ma foi, ça ne se refuse pas.
Ce soir nous faisons un refus de tribord à notre resto d’hier qui peut toujours nous attendre et mangeons au camping, ce que nous ne regrettons pas
Après avoir refait le monde, dodo, car demain nous sortons les bateaux à la cale de Port Anna après avoir recupéré nos remorques grâce a Jo le taxi. En effet, comme le vent est prévu assez fort, de plus en plein dans le pif, la solution de facilité est adoptée par la majorité après concertation.
Et la soirée se termine chez Patrick à St Armel où une ventrée de spaghettis sauce tomate nous est concocté par Francoise et Jean-Michel.
Demain matin retour aux bercails La Rochelle ou Nantes.
Seul deux irréductibles, l’Alose et Amzer zo partent pour une virée aux Glenans ! Oui rien que ça.
C'est vrai qu'Amzer zo n'en est pas à son coup d'essai pour les Glénans, et l’Alose en a vu d’autres. Cela fera l'objet d'un autre reportage.

***

Voilà , c'est ça la promenade en voile aviron. Naviguer en totale autonomie, à la robinson, ou alors profiter des commodités, mais passer par des chemins que peu de bateaux empruntent, beacher le temps d'un repas avec sieste (principe de précaution d’après Nadau ) et pour seuls visiteurs une mouette et un lapin de garenne 
 

Le jour de l'Hermione

 

Hermione, baie de La Rochelle fev 2018

Premier février 2018, l’Hermione qui avait quitté depuis deux jours son abri dans le port de Rochefort et descendu la Charente, devait faire son entrée à La Rochelle pour s’y faire admirer pendant un mois.

L’idée d’aller la saluer au large avait forcément germé dans quelque cervelle, mais pour une fois les voilavirons étaient restés au sec, et plusieurs vapistes, infidèles à leur coque de noix, embarquèrent sur un trimaran Corsair. Parti après beaucoup de monocoques bien plus gros, dès que le vent eut forci, l’engin montra vite sa vélocité et arriva bien avant le reste de la troupe aux abords de l’Hermione. Un des navires de Croisière-Inter-Iles y polluait déjà le paysage, ainsi que des bateaux bleu-orange de la SNSM, mais ceux-ci on y tient vraiment et ceux-là on les aiment bien finalement.

Comme il fallait bien faire des photos pour justifier le déplacement, le trimaran virevolta autour de la frégate avant de rentrer avant tout le monde au port . Il aurait été sage de freiner le bateau car il fonçait droit vers un joli grain. Mais le moyen de ne pas surfer?

Bref, on s’est mouillé, et il faisait plutôt frisquet.

Hermione et trimaran

 

 

Voile-avirons sur l'Erdre 2017

 

 

Texte, photo et vidéo : Christian

 

Voile-aviron sur l'Erdre 2017

 

Si vos goûts du moment vont vers l’acier, le bois brut plus qu’au vernis et au cuivre, si vous préférez les carrelets aux châteaux, si vous êtes plus Schumann que Michel Portal ou si le clapotement furieux des marées vous manque alors l’Erdre ne sera pas votre Rendez-Vous cette année.

Imaginez quand même une aubade musicale dans le petit matin ou le murmure des saxos qui approche, vous frôle et s’éloigne ou bien un pas de danse au rythme d’un big band pour dégourdir ses jambes à l’heure de l’apéro. La musique s’invite à chaque escale et même sur l’eau.

De l’Erdre secrète et bucolique du départ jusqu’à la foule sur les passerelles et les quais de Nantes, vont se succéder de larges espaces, des échappées sur les châteaux.

Vous serez nombreux à partager la fête, musicale et nautique, à la fois spectateur et acteur, surtout si vous venez en compagnie d’autres VAPistes déjà addicts.

Cette navigation là comporte un risque à bien considérer, celui d’y prendre goût et de revenir l’année suivante avec ou même sans son bateau...

 

VAP au bassin d'Arcachon

Textes : Annie-Claude

Montage video : Christian

Photos : Isabelle


Pour une petite virée des Vapistes, en septembre 2017, quatre « canots » de VAP s’en allèrent naviguer sur le fameux bassin à partir d'un confortable camp de base à Andernos.

Voilaviron devant une cabane à Arcachon

Malgré une météo moyenne, Chico Mendès, Josépha, L’Ingénue et Curlew rejoints par un sandbaggy local, ont paradé avec bonheur au milieu des parcs à huîtres … sans y causer de dommages ce qui n’est pas si évident !

Lors de la première sortie, quelle ne fut pas notre surprise, en contournant les célèbres cabanes tchanquées, de constater que nous évoluions au milieu de baigneurs … qui avaient pieds !!!! oups !

Ok, le bassin d’Arcachon ce n’est pas les 40èmes rugissants mais il faut quand même tenir compte des marées et des chenaux pour éviter de passer la nuit sur le sable en attendant que l’eau revienne ….

Quelques escales de pique-nique mémorables, à marée basse au milieu du bassin ou sur le port de l’Herbe, et pour clôturer ces belles journées de navigation, de joyeuses soirées chez nos hôtes que nous remercions encore pour leur accueil chaleureux, elle est pas belle la vie  ?

Tous gardent un excellent souvenir de ces quelques jours et ne demandent qu’une chose :

Y RETOURNER 

Cette petite vidéo en témoignera mieux qu’un long discours ! 

 

 

De joyeux Vapistes en quête d’émotions
Avec quatre canots traversèrent la Gironde.
Ce n’était pas la traditionnelle ronde
Mais la découverte de nouveaux horizons.

Habitués aux vastes étendues
Ils découvrirent avec bonheur ce petit paradis
Il faut cependant être marins accomplis
Pour regagner la terre le soir venu

Tout change, tout est chamboulé
Au rythme des courants et des marées
Mais le bassin et ses atouts ont su les ravir 

Ses célèbres cabanes, ses charmants villages
’île aux oiseaux, la pêche aux coquillages ….
Nos vélirameurs conquis rêvent d’ y revenir !

Remontée de canot Andernos